‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 398 sur 638 · POR · texte numérisé non relu

POR

Terme d« kijoutier. Bracelet sans charnière et uni, ordinairement en argent ou en or, qu'on porte au bras,ct qu'on ne quille jamais. Bracelets semainiers, dits porte-bonheur, Journ. o/'/îc. 3 déc. 4 876, p.»98l, i"col. Un porte-bonheur dont le cercle émaillé était orné d'une pensée avec ces mots : pensez à moi. gravés en or sur l'émail noir.... Raymonde tendit nonchalamment son bras; il y agrafa le porle-bonheur, puis, s'inclinant vers ce bras blanc et potelé, il y mit rospeclueuscment ses lèvres, a. THEUR1ET. lièv. des Deiu-ilond. is avril 4 876,p. 748. t PORTE-BOURSE /por-te-bour-s'), ï. m. Celui qui porte, qui tient la bourse, pour une collecte. Les intendants pourraient, si vous le trouviez à propos, faire des échelles dans chaque paroisse, après avoir entendu les habilauts ; ce travail serait grand, mais fort utile, parce que, outre que les plus riches seraient porte-bourses, les intendants connaîtraient la force des paroisses, et pourraient faire des taxes d'offices (22 août 1684), boislisle, Corresp. conirôl. génér. des finances, p. 27.

t PORTE-BOUTEILLES Q)or-te-bou-lè-ir, M mouillées), s. m. Sorte d'armoire en fer, à claire voie, oii l'on range les bouteilles.

t PORTE-CARTES (por-te-kar-t'), s. 711. Sorlo de petit portefeuille oii l'on met ses cartes de visite. Tirant de sa poche un mignon porte-cartes on ivoire, Daudet, Jack, 1, 4.

t PORTE-CHAISE (por-te-chê-z'), s. f. S'est dit pour chaise à porteur.

— ETYM. M. Darmesteter, Formation des mots composés en français, p. 4 52, qui trouve ce mot dans Clemm [Comp. grxc. cum verb. p. 93), voit, dans ce mot que Clemm ne peut expliquer, un vocatif et un impératif: chaise, porte! C'est ainsi qu'il explique grippe-minaitd : minaud , grippe l yraite-boësse : boijsse, gratte ! virebrequin {devenu rilebrequin) : brequin, vire! (En grammaire, on désigne aujourd'hui les impératifs en les faisant suivre d'un point d'exclamation.) Si c'était le minaud qui grippe, il y aurait une inversion contraire au génie de la langue, dit M. Darmesteter. PORTÉE. Ajoutez : || 15° Terme de jeux de cartes. Cartes disposées par des escrocs de manière à être abattues au moment voulu et à faire gagner. On a saisi les enjeux, les jetons, les cartes, et l'on a trouvé dans un des recoins de la salle une portée contenant une série.... on jouait le baccarat, Extrait de la Liberté, dans les Jeux en France, i, p. 21. Le nommé M.... usait de la manœuvre qui a reçu dans le jargomdes joueurs le nom de portée ; il passait subrepticement au banquier des cartes préparées d'avance dans un certain ordre. Gaz. des Xrib. 44 déc. 4875, p. 4192, 4' col. M. le président : Vous auriez ajouté des portées..., on prépare ainsi des coups et on les a tout faits ; on joue de la sorte à coup sûr?tb. p. 4193, 4" col. || 16° Portée d'une balance, le poids qu'une balance peut porter. Balance-bascule (portée au-dessus de 400 kil.), romaine de toute portée jusqu'à 4o kil., Journ. offic. 4" mars 4873, p. 4437, 3' col. Il 17° Portée d'arrêt, ou, simplement, portée, disposition qui permet de limiter un mouvement. Ciseaux de tailleur à ressorts et à portée d'arrêt; sécateurs à portée d'arrêt, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 722. 11 est arrivé parfois que des presse-étoupes, des portées, etc. ont apporté des empêchements à des essais de cette nature [essais de machines à toute vapeur], Journ. offic. 3 fév.

4873, p. 789, 3" COl.

— liEM. Il est dit au n° 4 que la portée d'un navire, pour signifier ce qu'un navire peut porter, est un terme ancien. Le voici employé dans un texte récent: Le vapeur Singapour, de la portée de 2000 tonnes, Journ. o/'/îc. 2 sept. 4 873, p. 5688, 3' col.

PORTEFAIX. Il 1° Ajoutez : || Par extension. Quant au caractère d'esprit que je demanderais (chez des élèves en diplomatie], j'avoue que j'aimerais mieux, du côté de la vivacité, qu'ils en eussent moins que plus, pourvu qu'ils fussent laborieux et qu'ils ne fussent pas des portefaix de littérature, qui, chargés de grec, de latin, d'histoire, ne savent faire aucun usage de leurs connaissances, M. DE TORCY, dans Rev. critique, 20 févr.

t PORTE-FENEtRE (porte-fe-nè-tr') , .s-, f. Fenêtre servant de porte. Ils achevèrent silencieusement le tour de la pelouse et vinrent s'asseoir en face des portes-fenêtres du salon, sur un banc do gazon que garnissaient d'épais massifs de pétunias, k.iHEUME-r,Iiev. desDeux-Mond.t" mai 4 876, p. 1.^.

POUTKFEUILLE. Ajoutez : Il 8° Nom d'un petit matelas pour le maillot des enfants dans certaines

l'Oll

provinces. On y ajoute [au maillot moderne], à ce que nous apprend le rapport, dans la Haute-Saône, le Doubs, le Jura, l'enveloppement dans un portefeuille, c'csl-à-diro dans un petit matelas ou coussin de plumes ou de crin, rattaché sur le devant par des rubans, moyen facile et commode de préservation contre le froid. Jour», offic. 4 5 mars

t PORTEFEUILLISTE (por-te-fcu-lli -st' , /( mouillées), s. m. Celui qui fabrique des portefeuilles. Le rapport des portefeuillisies (de l'exposition de Vienne] résume ainsi l'insuflisance des conditions actuelles du travail, Journ. offic. 4 8 oct. 1875, p. 9428, 4" col. M. C..., portefeuilliste de Paris, le Temps, (2 oct. 4876, 2° page, 6° col.

t PORTE-FOUET (por-te-fûuè), s. m. Celui qui porte un fouet. L'Ajax de Sophocle ne porte pas pour titre la Mort d'Ajax, qui est sa principale action, mais Ajax porte-fouet, qui n'est que l'action du premier acte, corn, [a Gai. du palais. Examen. t PORTE-GREFFE (por-te-grè-r), s. m. Terme d'arboriculture. Sujet sur lequel on grefle des espèces ou des variétés moins robustes. De telles exagérations laissent entière la valeur réelle de la plupart des vignes en question [vignes américaines], soit à litre de porle-grefles de nos variétés d'Europe, soit même pour quelques-unes en tant que source dirccle de vins estimés, plancuon, Jicc. des Deux- Mondes, 15 janv. 4877, p. 271.

t PORTE-ISOLATEUR (por-ti-zo-la-leur), s. m. Support, dans une ligne télégraphique, des isolateurs qui isolent les fils, Journ. offic. 27 févr. 4 875, p. 4 510, 3« col.

t PORTE- LANTERNE (por-te-lan-tèr-n'), s. m. Nom d'un fulgore qui appartient à l'Amérique méridionale, et doiit le front, renllé comme une vessie , brille d'un éclat phosphorique suffisant pour qu'on puisse lire sans le secours d'autre lumière, H. PELLETIER, Petit dict. d'entom. p. 79, Blois, 1868.

PORTE-MALHEUR. Ajoutez : || 2° Le blaps portemalheur, coléoplère qui habite nos appartements et qui y cause beaucoup de dégâts.

PORTE-MANTEAU. Ajoutez .-115° Partie du harnachement des troupes à cheval, fixée près du troussequin de la selle, et renfermant divers objets d'habillement.

FORTEMENT. Ajoutez :' \\ 2° État de la santé, manière dont on se porte. Elle m'a réjoui de m'avoir assuré de votre bon portement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. || Portement, inusité aujourd'hui en ce sens dans le français, se dit dans l'Aunis : demander le portement, Gloss. aunisien^ p. 4 37.

t PORTE-MONNAIE (por-te-mo-nê), .?. m: Espèce de petit portefeuille dans lequel on met de la monnaie, et qui sert de bourse. || Au plur. Des portemonnaie.

\ PORTE-PAROLE (por-tc-pa-ro-l'), s. m. Celui qui porte parole pour d'autres, qui transmet des paroles. Qu'il n'avait été qu'un intermédiaire, une sorte de porte-parole pour transmettre à l'agent de change l'ordre de Mme D..., Gaz. des Trib. 21 mai 1874, p. 483, 4* col. Il Fig. Le livre d'Auguste Comte [Cours de philosophie poii(î'uel,qui se multiplie, est notre porte-parole écouté et puissant, É. LiTTRK, la Philos. positive, janv.-îc\r.tH7', p. 1 16. t PORTERESSE (por-te-rè-s'), s. f. Nom, dans les marais salants qui environnent le bourg de Batz (Loire-Inférieure), des femmes qui prennent le sel dans les œillets, et le portent sur leurs têtes dans de grandes écuelles de bois jusqu'aux muions oîi elles accumulent le sel, le Temps, 4 sept. 4875, 2° page, 4" col.

t PORTILLON. Ajoutez : || 2° Petites barrières qui ferment les chemins de fer dans les passages à niveau. Ces passages sont fermés de petites barrières ou portillons que les passants ouvrent euxmêmes, à leurs risques et périls, et qui se referment par leur propre poids, Ordre de police, 23 juill.

I l'ORTIONNER (por-sio-né) , v. a. Diviser par portions, assigner à chacun la portion à donner ou à recevoir.

— HIST. XVI* s. Se sont efforcez et efforcent contraindre lesdictz libraires de payer lesdictes sommes, auxquelles ils les ont exlraordinairement et excessivement et induement taxez, cotizez et porlionncz pour ledict octroy, Privil. des libraires de Paris, 15I3, à la suite de l'Ane, coust. de Normandie, f° 154, rec(o, 2' col.

tPORrLAND(port'-land'), s. m. Ciment hydraulique. Les vagues furieuses ont détruit les rampes en maçonnerie, cimcn.tées au portiand, qui déleu-

pos

dcnt-,<s escaliers et les abords des maisons, Jnurn. oflic. (6 mars ts^i, p. <85i, 3' col

t PORTOIU. Ajoutez : || 2- Sorte do fauteuil qui sert à porter des infirmes. Fauteuils à roues, à m:inivelles, portoirs, garde -robes. Annonces. Il 3- Nom, dans Maine-et-Loire, de petits cuviers ovales où, des hottes, l'on verse la vendange, les Primes d honneur, Paris, )H72, p. ist.

2. PORTRAIT. Ajoulex : \\ 7" Dame à portrait, dame décorée du portrait de la souveraine encadre de diamants, qui se porte comme une décoration. Princesse Agathoclée Gortchakoff, née Bakhmetew, dame à portrait de l'impératrice de Russie, Aimanach Ce Gotha, année <87t, p. 135. || 8° Au temps do Colbert, feuilles contenant tous les renseignements demandés par la direction du personnel d'une administration sur les employés de cette administration. On dit aujourd'hui signalement (voyez SIGNALEMENT au Supplément).

t PORTRAITIQUE (por-trè-ti-k'), adj. Qui appartient au portrait. Votre ligne n'eût pas été la véritable ligne, la ligne de beauté, la ligne idéale, mais une ligne quelconque altérée, déformée, portraitique, individuelle, DIDEROT, Œuv. compl. 4831, t. L\, p. u.

t PORT-ROYAL. Ajoutez : Il On a dit aussi Port-Réal. M. d'AndiUy et Mlle Le Maître, avec toutes les religieuses de Port-Réal, lc((. de Chapelain à Balzac, du 25 janv. <638, dans sajnte- BEUVE, Port-Royal, 3' éd. 1. 1, p. 388.

t PORT-ROYALISTE (por-ro-ia-li-st'), s. m. Membre de Port-Royal, partisan de Port-Royal. Quand je considère cette assemblée de Port-Royalistes, Biblioth. crittque, Amsterdam, <708, t. m, p. ('». Nicole n'était pins et n'avait jamais été de la race des Port-Royalistes purs, sainte-beuve, Port-Royal,

3' éd. t. IV, p. 602.

t PORTCGAIS (por-tu-ghé), s. m. Langue parlée dans le Portugal, voisine de l'espsgnol, et appartenant, comme lui, au groupe des langues romanes.

■I . POSE. Il 4" Ajoutes : \] Perdre la pose, perdre l'attitude que le peintre avait donnée à son modèle. Du jour au lendemain il change, il échappe; sans cesse, pour parler comme les peintres, il perd la pose, et, avec la meilleure volonté du monde, il ne réussira pas à la retrouver, a. claveau, Journ.

Ofjic. <"juill. <875, p. 4837, 2' COl.

t POSÉE. Ajoutez : Il 2° Endroit où un navire pose sur le fond. Le projet du prolongement du chemin de fer de Vitré à Fougères, jusqu'au point ûii s'elTcctue la posée des navires dans le canal du Couesnon, Rapport du préfet de la Hanche, dans l'Avranchin, 8 nov. <874, Supplément.

POSITION. Ajoutez : || 13- Par position, au sens positif, en opposition à par privation, au sens négatif (inusité en cet emploi). La pauvreté ne se dit point par position, mais par privation, c'està-dire, non pour avoir, mais pour n'avoir pas, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

POSSE.^SEUR. — HIST. Ajoutez : xii" s. La quelle chose quant ot oît ses possieres [le possesseur d'un esclave], (t Di'al. Grégoire lo pape, (876, p. <u.

t PO.STAL. Ajoutez : || Carte postale, synonyme de carte-poste (voy. ce mot au Supplément). Les cartes postales destinées à circuler à découvert..., Décret du 2u-30 dâc. 1872, art. 22.

t POST-BlBLlQUE (post'-bi-bli-k'), adj. Qui est après la Bible. M. Renan divise en deux périodes distinctes l'histoire de l'hébreu moderne, c'est-àdire de l'hébreu post-biblique, a. hovelacque. Linguistique, p. (72, Paris, (876.

4. POSTE. H 2' Ajoutez : || En termes de fortification, on donne particulièrement le nom de poste militaire à un lieu fortifié d'une manière permanente, mais, en général, mal flanqué et n'ayant qu'un médiocre profil.

t B. POSTE (po-sf), s. m. Nom, en Provence, d'une espèce de filet. Il [un squale] dévorait les thons pris aux filets dits postes, que tendent les pécheurs le long de nos eûtes, Extr. du Sémaphore, dans Journ. ofJic. 2 oct. (876, p. 7280, 2' col.

t POST-GLACIAIRE (post'-gla-si-é-r'), adj. Terme Je géologie. Qui est après la période glaciaire. Lo climat, dit post-glaciaire, s'est adouci, Journ.

ofUc. 31 oct. (87.1, p. 664(, 3» COl.

* POSTHÉTO.MISTE (po-sté-tomi-st'), s. m. Celui qui pratique la circoncision. Le Guide du posthélomiste, par L. Terquem.

— ETVM. noifti;, prépuce, et TO|iT|, .section.

t POSTUn-MEMEST (po-stu-me-man), ado. Dune manière posthume. Un livre dit juste autant que l'auteur a voulu; des lettres et des papiers publiés

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