‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 399 sur 638 · POT · texte numérisé non relu

POT

posthumcment disent un peu plus qu'il n'aurait voulu, É. uttré, Litt. et hist. préf. p. 4.

t POSTIER (po-stié), s. m. Cheval do poste. On a examiné hier au concours hippique la classe des chevaux de selle.... les postiers ont comme toujours été très-admirés. Jour», o/'/îc. 8 avril (860,

p. 486, 6' col.

't POSTILLE. — HIST. Ajoutez : \\X\i' s. Sire, pour veriflier ce que par postille j'ay adjousté à mes dernières, Corresp. de Lamothe Fénelon, t. i, p. 44. Pour le regard du postille qui est en colle du roy du xm du passé, ib. t. i, p. 2(5.

t POSTILLONNfi, ÉE(po-sti-llo-né, née. Il mouillées), adj. Muni d'un postillon ou espèce de garnitnre plissée. Ceinture avec frange postillonnée, Joitrn. offic. 3 avr. (872, p. 2327, 3» col.

t POST-MERIDIEN, IKNNE (post'-mé-ri-diin, diè-n'), adj. De l'aprc-s-midi. 11 reste assez d'espace pour les colloques post-méridiens, brillat-savauin, Physiol. du yoiU, Méd. xiv.

— ETYM. Lat. postmeridianus, de post, après (voy. puis), et meridianus, de midi (voy. méridien).

POSTULER. — IIÎST. xiv° S. Ajoutez : Laquole amende nous lui avons quitée et remise, considérée sa poureté, et qu'il a juré par son serment qu'il ne l'avoit pas faicte [une fenestre] pour vendre, maiz Dour la donner à un procureur qui avoitpostulé'pour lui, B!6(. des c/i.( 871, xxxv, p. 602.

POT. Il 11° Ajoutez : Il Petit pot se dit aussi du pot au rouge. Les petits abbés ignares, qui se parfumaient d'ambre et mettaient du petit pot et des mouches, L.duP. Duchêne, 9« lettre, p. 7. || 20» Marchand au pot renversé, débitant qui ne vend rien qui soit consommé chez lui, chaque consommateur emportant la boisson qu'il achète.

— REM. Sourd comme un pot : l'anglais dit : deafas apost, sourd comme un poteau; il est possible que le français sourd comme un pot soit une altération de sourd comme un post {pnst veut dire poteau). Cela paraît d'autant plus probable qu'un pôt se dit encore en Normandie pour un poteau. X la vérité, on objecte que sourd comme un pot répond à une habitude essentiellement française qui joue sur le double sens du mot sourd : qui n'entend pas et qui ne résonne pas (un pot de terre étant très-sourd en ce sens). Mais cela est hypothétique, tandis qu'il est certain qu'on a dit en anglais : sourd comme un poteau.

PO TAGE. Ajoutez : — REM. On peut voir au iV 2 que le bel usage au xvu" siècle voulait qu'on dit potage de santé, et non soupe de santé. Mais l'exemple suivant montre que le potage do santé difi'érait notablement de ce que nous nommons un potage : Si c'est un potage de santé, et qu'elle [une personne qualifiée] vous demande du chapon bouilli, qui est ordinairement dessus, la poitrine passe pour le meilleur endroit, les cuisses et les ailes vont après, de ccurtin, la Civilité françoise, Paris, (69.1, p. (07.

f POTAGISTE (po-ta-ji-sf), adj. Cuisinier expert dans la préparation des potages. Tous ceux qui s'asseyent à ma table vous proclament potagiste de première classe, brillât-savarin, Physiol. du goût, Méd. VII.

f POTASSERIE (po-la-se-rie), s. f. Usine oii l'on transforme les résidus de la distillation des mélasses en salins qui contiennent du carbonate de potasse, les Primes d'honneur, p. (26, Paris, (871.

POTE. — ÊTYM. Ajoutez : Au même radical qui est dans pote appartiennent l'angl. to pout, bouder, et le pa]\ois polen, protubérant.

t POTÉITfi (po-té-i-té), s. f. L'essence du pot en soi (terme fabriqué à l'imitation de la scolastique). Un jour, Platon discourait de ses idées, assurant qu'une table avait sa tabléité, et un pot sa potéité ; pour moi, dit Diogène, je vois bien un pot et une table; mais je ne vois ni potéité, ni tabléilé. — C'est, lui répliqua Platon, que tu as des yeux pour voir la table et les pots, mais tu n'as pas assez d'esprit pour concevoir la tabléité et la potéité, RAC. Lexique, éd. P. Mesnard.

POTENCE. Il B" Ajoutez : || Fig. Brider la potence, ne pas réussir, manquer son coup. 11 [M. do Cbaulnes] me mande qu'il se pourrait vanter d'avoir fourni une assez belle carrière et de n'avoir point bridé la potence, sans la douleur mortelle qu'il a d'avoir été contraint d'offrir au pape ce charmant comtat [d'Avignon], sÉv. Lettres inédiles, éd. Capmas, t. i, p. (47. L'édition Régnier portait d'avoir fourni bride la potence, leçon inexplicabla.

POTENTAT. Ajoutez : — REM. Mme de Gasparin a risqué le féminin de potentat : Le duc de Lorraine, modeste, eu petit état, comme il con-

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vient au mari d'une potentato [Marie-ThérèseJ, Voyages à Cotutantinople, 2' éd. Paris, (867.

1 p'oTENTlELLE.MENT. Ajoutez : Dieu seul est inlini, absolument infini, activement infini; mais, s'il est activement, potentiellement infini..., Journ. de Trévoux, août (737, p. (34(.

POTERNE. Ajoutez:— REM. La poterne est un passage souterrain qui fait communiquer entre elles différentes parties de la fortification, lo corps de place avec lo fossé, la demi-luno avec son réduit, etc.

t POTEl" (po-tè), s. m. Trou fait en terre pour mettre une semence. Dans la première période ((862 à (866 inclus) lo semis domine soit à la volée, soit par trous ou potets ; la plantation n'est qu'une petite exception. Rebois, des montagnes, Comptes rend. (869-74, 2" fasc. p. 28. Â l'origine, les trous ou potets préparés pour recevoir des glands étaient do petite dimension (30 centimètres do c6té).... on agrandit les potets jusqu'à leur donner un mètre à un mètre cinquante de long sur cinquante centimètres de large, ib. p. 7U.

— KiVM. Diminutif de pot, lo trou étant considéré comme un petit pot.

t POTUmiEN (po-ti-niin), s. m. Partisan de, hérésies de Pothin sur le dngmo do la trinité.

t POTICHO.MANIE (po-ti-cho-ma-nie), s. f. Manie d'imiter les potiches chinoises avec des vases de verre, à l'intérieur desquels on colle des images en papier découpé. Telle fut, au xviii" siècle, la mode du parfilage et des découpures, qui s'est reproduite de nos jours sous le nom de décalcomanie, potichomanie..., Journ. o/pc. 8 janv. (876,

p. 205, 3° col.

POTIER. Ajoutez : || 3° Potier, nom vulgaire d'une espèce de crabron, h. pelletier. Petit dict. d'entomol. p. 63, Blois, 1868.

t POTINAGE (po-ti-na-j'), s. m. Synonyme de potin, au sens de petits commérages. Mettre un terme à ce potinago, Journ. de Genève, ( 7 mars (877.

POTIRON. — KTYM. Ajoutez : Comme lo sens primitif de potiron est champignon, M. Devic, Dict. étym., adoptant mais rectifiant l'opinion de Ménage, qui y voyait un mot arabe, propose pour origine l'arabe foutour, champignon.

POUCE. /Ijoufez; || 7° Populairement. Et le pouce, se dit après l'expression d'une quantité, pour exprimer qu'il y a quelque chose en plus. On remarquait MM. Frank Ramson (pesant 212 livres), .... Lyons, président de laBanque'(260 livres et le pouce), le Rappel, (5fév. (873.

— KEM. Il est dit dans le Dictionnaire que, populairement, malade du pouce signifie fainéant. Non ; malade du pouce se dit de celui qui n'a pas d'argent, qui n'aime pas à en donner, qui ne peut pas avancer de l'argent, comme on fait avec le pouce (comparez jouer du pouce à jouer, n° 6).

t POUDET (pou-dè), s. m. Nom, dans Tarn-et- Garonne, de la serpe. Le couteau dont il s'est servi était caché dans son lit, ainsi qu'une serpe ou poudct; il avait aiguisé ou fait aiguiser avec soin ces deux armes, qui, comme instruments de travail, ne lui étaient d'aucune utilité. Gaz. des Trib.

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