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par les paysans, et à qui on attribuait des sentiments monarchiques ou conservateurs.
— ÊTY.M. Ajoutes : Le latin rus se rattacha au zend rotioh, libre espace, Rev. crit. 23 déc.l876,
t RUS.MA. — ÉTYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. étymol., rejette l'arabe rusma, trace; et il dit que notre rusma est une corruption du turc khoroim a, qui n'est lui-même que la transcription du grec Xpiu|ia, onguent, fard.
t * ■ RUSSE (ru-s'), adj. Qui appartient aux Russes. L'empire russe. || S. m. Le russe, langue parlée en Russie; c'est une langue slave.
t 2. RUS.SE (ru-s'), s. f. Nom, dans l'AuniSjde la mésange et quelquefois du rouge -gorge, Gloss. aunrsien, p. 115.
— ETYM. Lat. rmsus, rouge foncé (voy. noux).
t RUSSIEN, lENXE (ru-siin, siè-n'), adj. Ancien nom, chez nous, du peuple que nous appelons aujourd'hui russe. Je me sers du nom de Russes pour désigner les habitants de ce grand empire.... les gazettes et d'autres mémoires depuis quelque temps emploient le mot deRussiens; mais, comme ce mot approche trop de Prussiens, je m'en tiens à celui de Russes, que presque tous nos auteurs leur ont donné, volt. Jlisl. de l'empire de Russie sous Pierre-le-Grand, i, 1 . On peut dire que c'est grâce à Voltaire que le mot Russe a prévalu.
t RUSSIFIER (ru-ssi-fi-é), v. a. Néologisme. Rendre russe, obliger les habitants d'une contrée à adopter les usages, la langue des Tinsses. || On dit aussi quelquefû'is russianiser, tiré soit de Russian qui se disait dans le siècle dernier pour Russe, soit de l'anglais Russian.
fRUSSOPHILE (ru-so-fî-r), adj. Qui aime les Russes; se dit surtout de ceux des Slaves qui sont attachés à la cause des Russes. || S. m. Celui qui est du parti des Russes. Les russophiles anglais qui marchent à la remorque de M. Gladstone, Joum. des Débats, 21 août 1877, I" page, 6» col.
RUSTICITÉ. Ajoutez : — MiST. xvi" s. Il y verra [en Savoie] solitude et fréquence, Rudesse et art, savoir, rusticité. Tout faire un beau par la diversité, J. PELLETIER DU MANS, io SaVOyC (1572), p. 372,
Chambéry, 1856.
RUSTIQUE. Ajoutes : \\ 9" Qui imite les choses de la campagne. Grand assortiment de kiosques en fer, toiture, peinture dite rustique, Caz. des Trib. 27-28 août 1877, aux annonces. || Bois rustique, bois brut avec son écorce et l'insertion encore saillante des branches. Chaises rotin, pieds bois rustique, ib. Ces étroites allées bordées de branches de fonte imitant des bois rustiques. P.. zola, la Curée, 1. 1| Fer rustique, fer imitant le bois rustique. Meubles de jardin en fer rustique.
1. RUSTRE. Ajoutes : — REM. Racine écrivait ruste : 0 Dieu, dit-il, Neptune, que vous êtes ruste et grossier I Ce sont tous de francs rustes, Lexique, éd. P. Mesnard, qui ajoute que telle était la prononciation du temps. C'est d'ailleurs un archaïsme ; en effet il n'y a point de second r dans le lat. rusticus.
f 2. RUSTRE. — ÉTYM. On trouve aussi ruste. « Ce mot, dit le Diction, de Trévoux, vient de l'ailem. Rullen, signifiant ces losanges percées qui servent à arrêter les clous à vis des serrures et des trappes des portes; plusieurs ouvriers appellent encore ainsi les pièces do cette figure dont ils se servent. » L'allemand actuel dit Raute, qui signifie lance et losange percée en rond; et telle parait bien être l'élymologio de ce mot. Comme le sens de l'allem. Raute est d'abord losange, il est probable que le sens do lance n'est venu que parce que cette arme de tournoi avait une forme losangée. Dans nos provinces de l'Ouest, rustre, à cause de sa forme en pièce plate carrée, percée au milieu d'un trou rond, s'est dit, par euphémisme, pour chaise percée (note communiquée par M. Roulin). .
t RUTILER' (ru-ti-lé), v. n. Néologisme. Etre rutilant. Les champs de blé rutilent et appellent la faucille, qui ne répond pas, Joum. de Genève, isjuill. 1877.
— KTVM. Voy. RUTILANT.
t RUTIQUE (ru-ti-k'), adj. Terme de chimie. Acide rulique, acide résultant de l'action modérée de l'acide azotique sur l'essencede rue. || Aldéhyde rutiquc, ou hydrure de rutyle, composé qui forme la presque totalité de l'essence do rue du commerce.
t RUTYLE (ru-ti-l'), s. m. Terme de chimie. Radical formant, à l'état d'hydrure, la presque totalité de l'essence de rue du commerce.