‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 454 sur 638 · SAL · texte numérisé non relu

SAL

1 SAISETTE (sèzè-l'), s. f. Voy. ci-dessous s\is-

SAl'siR. Il i'Àjoutex: || Saisir quelqu'un dans ses biens, csercer une saisie sur ses biens. Co:nme les tribunaux ne pourraient pas faire saisir le préfet par corps ni dans ses biens pour la non exécution du contrat, Corresp. de Napoléon I", t. xix, n' (5880.

t SAISIR-.\URÊTER(si:-zir-a-r6-té), ». o. Terme de droit. Opérer une saisie-arrét.

t SAISIR-EXÉCCTER (sè-zir-è-gzé-ku-lé), 0. a. Terme de droit. Opérer une saisie-exécution.

t SAISIR GAGER (sèzir-ga-jé), ». o. Terme do droit. Opérer une saisie-gagerie. Les propriétaires et principaux locataires de maisons ou biens ruraux, soit qu'il y ail bail ou qu'il n'y en ait pus, peuvent, un jour après le commandement et sans permission du juge,saisir-gager, pour loyers et fermages échus, les eflets et fruits dans lesdits maisons ou bâtiments ruraux et sur les terres, Code de proc. an. art. 8i9.

SAISISSEMENT. — HIST. XVI* S. Âjoutei : Saisissement des deniers d'icclle boeste, mantellier, Glo-isaire, Paris, I8G9, p. 57.

t SAISONNIÈIIE. Ajoulez : || Variations saisonnières, variations atmosphériques suivant les saisons. Ces caractéristiques [du climat d'Ajaccio] sont ainsi formulées: grande pureté de l'atmosphère ; vicissitudes atmosphériques peu marquées ; variations sJiisonnières graduelles, Journ. offic. 24 avril I87r., p. 2836, 3' col.

— REM. Il se dit aussi au masculin. L'accroissement saisonnier annuel do la lièvre typhoïde, le Progrcs médical, )7 mars 1877, p. 2uo.

t SAISSETTE (sè-sè-f), s. f. Un des noms vulgaires de la touzelle à barbes, planchon, Rev. des Deux-Mondrs, )5 sept. (87t, p. 4U. |[0n dit aussi saisette. Le blé saisetle d'Arles qui a l'avantage do bien résister aux grandes chaleurs, heuzé, la France agricole, carie n° i.s.

t SAIWE (sè-v'), s. f. Terme d'exploitation houillère. Niveau ou galerie de saiwc, niveau auquel, ou galerie par laquelle s'opère l'assèchement des eaux qui abondent naturellement vers les travaux des puits.

t SAJOD (sa-joul, s. m. Petit singe, voy. sapajou. Les sajous, ces gentils petits singes de l'Amérique du Sud..., E. BLANCHARD, Rcv. dcs Deux- J/oniics, I" mai 1876, p. (u7.

I 2. SAKl (sa-ki), s. m. Nom d'une espèce de rosier. Aussitùt que s'étend la vue [dans la vallée de Kezanlik, au sud des Balkans], on ne découvre que des rosiers sakis couverts de llcurs [d'oii l'on tire l'essence de rose], Journ. offic. 2'J juil. (874,

p. 5350, 3' col.

t 3. SAKI (sa-ki), .T. m. Vin de riz. Des coupes sur pied haut, dites à saki.... si l'on met dans les coupes dont nous parlons du vin de riz très-chaud qui est le saki..., eu. bla.nc, Journ. offic. 27

Oct. 1873, p. 6573, 1" col.

t SAKIICII (sa-ki-é), s. »i. Pompe à chapelet, en Egypte. Le sakieb est, comme on sait, une sorte de pompe mise en mouvement par un buflle, un chameau ou un 4ne : elle consiste en deux roues engrenées qui montent et descendent à la fois une grappe circulaire de homhoimes; ces bombonncs plongent dans le fleuve, s'y reniplissenl, remontent et se déversent dans une rigole, E. bergebat, Journ. offic. 25 juin (876, p. 4527, 2" col.

t SALABRE (sa-la-br'), s. m. Sorte d« drague pour la pèche du corail. L'ancien système de pèche au moyen du salabre est toujours en usage; un a essayé sur d'autres points d'augmenter le produit de la pèche par l'adoption de dragues plus fortes, de scaphandres et de cloches à plongeur, Journ. offic. (2 avril 1874, p. 2697, 2» col.

SALADE. Ajoutez : || 10° Fig. et populairement, laire une salade de, mettre en salade, mettre en confusion, en capilotade.il H* Salade russe, salade fortement épicee, faite avec toute sorte de légumes, des homards, des crevettes.

tSALAI)ÉltlSTE(sa-la-dé-ris-t'), s. m. Celui qui, dans l'Amérique espaKnolc, possède, dirige un taladero ou usine oii l'on prépare les viandes salées. Le chef de l'usine, le saladérisle, dirige ses affaires de loin, parait rarement au saladero et quitte peu Buenos-Ayres ou Montevideo..., E. dai- REAUX, Rev. des Deux- Mandes, là janv. 1876, p. 336.

— ÉTYM. Esp. saladero, lieu où l'on sale, de salnr, saler.

SALAIRE. Ajuute; : || Proverbe. Toute peine mérite salaire.

DICT. DE LA langui; 1 r!A.-\(;AlSE.

t SALANQUE {sa-lan-k'), s. f. Nom, dans le Midi, de terrains salés. Le Roussillonost aussi accidenté que la Provence; on y distinguo : (" la salanque ou terrain salé, voisin de la mer..., heuzé, la France agricole, p. 6. Roussillon : 2° Les terres imprégnées de sel et situées près de la Méditerranée sont appelées salanques, ID. ib. carte n° 5.

— ETYM. Lat. sal, sel.

SALANT. Ajoutez : \\ i' S. m. On appelle salants d'assez grandes étendues de terres voisines de hi mer et recouvertes d'une couche très-mince d'efflorcscences salines, H. de pahville, Journ. offic. I7

nOY. 187), p. 4498, 2« Col.

SALE. Ajoutez : || V" Linge sale, linge qui a servi et que l'on met de coté pour l'envoyer à la lessive. || Mettre au sale, nuttre parmi le linge sale. Il Laver son linge sale en famille, voy. linge. Il S' En parlant des personnes, qui manque à l'honneur, vil, méprisable. Fabius Persicus. homme si sale et si abominable que les plus sales et les plus abominables ne s'en approchaient qu'avec horreur, malh. Lexique, éd. L. Lalanue.

SALÉ. Ajoutez : || 7" Claim (terrain concédé pour une exploitation, aux États-Unis) salé, expression américaine qui signifie terrain oîi l'on a semé des minéraux qu'il est censé produire naturellement. Il n'y a jamais eu sur les lieux.... d'autres diamants que ceux qu'y avaient placés à l'avance les prétendus découvreurs, .. en d'autres termes, le daim avait été salé, pour nous servir d'une expression de mineur. Extr. du Courrier de San- Francisco, dans Journ. ojfic. i'' déc. 1872, p. 8071, 2« col.

SALER. Ajoutez :\\i' En termes de mineur américain, saler son trou, y répandre des fragments de minerai, pour faire croire à la riches.se du lieu. Vers (849, l'usage de saler son trou n'était pas rare dans les régions minières, Journ. offic.

31 déc. (872, p. 8166, 2" COl.

— HIST. Ajoutes : xii° s. Salatins vint armés sor liart Blancemaille, Un ceval sejorné.... Aine ne gosta d'avaine, lait boit et car [chairj c'en sale, h Romane d'Alixandre, p. )H.

t SALERS (sa-lèr), s. m. Nom d'une race de bœufs française, Journ. offic. 14 fév. (873, p. (083, 2» col.

— ÊTYM. Salers, chef-lieu de canton dans le Cantal, arrondissement de Mauriac.

SALEUR. Ajoutez : \\ Saleur d'anchois, profession sujette à patente, et qui figure au Tarif des patentes.

t SALICIONAL (sa-li-si-o-nal), s. m. Dans l'orgue, jeu d'étain dont les tuyaux étroits vont en se rétrécissant juscju'à l'orifice, léon pillaut, Journ. offflC. 2 juin. 1877, p. 4997, (" COl.

— ETYM. Lat. salix, saule ; ce nom lui venant des flûtes champêtres qu'on fait avec l'écorce fraîche d'une branche de saule, et dont il est une imitation.

t SALICYLATE (sa-li-si-la-f), s. m. Terme de chimie. Nom des sels de l'acide salicylique. M. le docteur Déclat signale à l'attention l'action bienfaisante du salicylate de fer, ii. de parville, Journ.

offic. 6 janv. (876, p. (43, (" col.

t SALIXEUR (sa-li-neur), .5. m. Fabricant de sel. Les dangers que présente, au point de vue de la sauté publique, un procédé employé depuis quatre ans environ par certains saliueurs pour dérouiller leurs chaudières, Extr. de l'Eclio du Nord, Journ offic. du 30 sept. (873, p. 6(33, 2' col. Il On dit mieux salinier, parce que la terminaison eur se rapporte à un verbe : porteur, celui qui porte, et la terminaison icr, à un substantif : portier, qui garde une porte; salinier se rapporte à saline.

t SALINIER. Ajoutez : || i' Ad). Salinier, salinière, qui est relatif à la production du sel. L'industrie .salinlère, très-florissante aujourd'hui dans l'Ile de Sardaignc, donne au port de Cagliari une grande activité commerciale, Journ. offic. (5 avr.

(874, p. 2748, 2« COl.

t SALITRE. Ajoutez :\\ C'est aussi un des noms du nitrate ou azotate de soude. L'industrie du nitrate de soude ou salitre dans l'Amérique du Sud, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 730.

SALLE. Ajoutez : \\ iS' Le -public qui remplit un» salle. I.a salle entière applaudit.

t SALMIÎE (.sal-méc), s. f. || l'Ancienne mesure, usitée dans le Midi. Le beau blé qui no valait que quinze livres en vaut vingt et une la salmée; on l'appelle ainsi [àUzès], et cette mesure contient environ dix minots ou un peu plus, bac. Lexique, éd. P. Mcsnard. || 2" Nom, dans les Bouches-du-

Rhéno, d'uno mesure agraire do soixante-dix arcs, HARRAL, les It-riyations dans les liouclies-da- Rhime, Pari.s, (876, p. 7t.

— EiYM. Bas-lat.solmalo, charge, du lat. sagma, grec aiyiia, bât.

t SALMOMDfiS (.<al-mo-ni-dé), s. m. pi. Nom d'une famille de poissons qui contient vingt et un genres. [On veut produire par croisement] une variété de salmonidés, ayant la taille et la qualité du saumon, qui conserverait les habitudes de la truite, R. BoucaoN-BRANUELY, Rapp. au ministre de l'intér. Journ. offic. 28 oct. («73, p. 6.')89, 2' col. La rapidité du courant et la fraîcheur de l'eau ne sont pas des choses indispensables â l'élevage des salmonidés, id. tb. p. 6590, (" col. || On dit aussi les salmonés.

t SALONCIIE (sa-lonch'), s. f. Nom, dans l'Oise, du pulygonum aviculare, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 64.

t SALOPETTE (sa-lo-pè-f), s. f. Vêtement, cotte ou pantalon, qu'on met par-dessus ses habits, pour éviter de les salir. Dans la soirée du crime, l'accusé [ouvrier carrier à Vieillevigne, Loire-Inférieure] était chaussé de souliers; il portait un pantalon bleu dit salopette, fort malpropre, comme l'est un vêtement de travail qui n'a pas été blanchi depuis longtemps. Gaz. des Trib. (3- (4 sept. (875, p. 882, 3' col. Le jour de Pâques, R... [la profession n'est pas indiquée] portait des vêtements sales, une salopette en toile bleue unie et un bourgeron bleu rayé. Cour d'assises des Ardennes, Gaz. des Trib. 12 nov. (876, p. (io2, 2' col.

— ETYM. Salope.

SALORGE. — ETY.M. Du lat. sal, sel, et orge, finale inexpliquée, dit le Dictionnaire. M. Bugge, Romania, u° (u, p. (67, explique cette finale : elle représente le lat. Iwrreum, magasin, dépôt ; et en efiet Oudin traduit salorge par magazzino di sale; horreum s'est changé en orge, comme ccrtus en cierge. Il ajoute que horreum se retrouve dans l'italien Or San Michèle, nom d'une église à Florence, autrefois une grange. Il n'y a rien à objecter à cette interprétation.

t SALPA (sal-pa) ou SALPE (sal-p'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom des mollusques du genre biphore. Les salpas et leurs générations alternantes, Journ. offic. 3( août (875, p. 7403, 2° col.

— ÉTYM. SâXnïi, lat. salpa, nom d'une .sorte do poisson, dit en français saupe (voy. ce mol).

t SALTATRICE (sal-ta-tri-s'), s. f. Mot forgé du latin. Danseuse, mime, pantomime. Voici la danse des antiques saltatrices et des modernes aimées, H. HOussAYE, Rcv. des Deux-Mondes, (•■' février (875.

— ÊTYM. Lat. saltatricem, de saltare, sauter (voy. salteb).

SALtlKR. Ajoutez : \\ 9' En termes militaires, saluer le boulet, faire un mouvement au moment oii un boulet passe auprès de soi en sifflant. Le plus brave salue toujours les premiers boulets.

t SALUEUR. — HI.ST. XVI" s. Ajoutez : Un de ces gentils de Sainte-Catherine [bateleurs qui prétendent résister à l'action du feu] qu'on nomme autrement salueurs, fut entré en un four allumé, si tost que le four fut fermé sur luy, il fut réduit en cendre, baudon. Trois livres des charmes, Paris, (683, p. 276.

SALUT. Il 2" Ajoutez : Il Hors de l'Église point de salut.

SALUTAIRE.MENT. Ajoutez : — IIIST. xvr s. Dieu par .sa bonté nous vueille illuminer à les [enseignements de Jésus-Christ] spirituellement et salutairement comprendre, Epislre exhorl. aux Epistres, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, (525.

f SALVAGNIN (sal-va-gnin), i. m. Nom d'un cépage qu'on dit avoir été introduit dans le département de l'Ain par Voltaire, jarrin. Journal de l'Ain, 9 mai (876, 4' page.

SALVE. Ajoutez : — REM. Dans le xvi* siècle, Lanoue le fait féminin, et d'Aubigné masculin. Au commencement du xvii' siècle, Richelieu {Lettres, etc. t. VI, p. (41) lo fait dans une même pièce féminin et ma.sculin : une double salve, et, quelques lignes plus bas, un beau salve. Aujour-^ d'hui il est toujours féminin.

t SAMARITANISMB (sa-ma-ri-ta-ni-sm'), s. m. Doctrine des Samaritains, consistant en ceci que, tout en se rattachant au judaïsme, ils n'admettaient de l'Ancien Testament que le Pentatouque, VERNES, Revue critique, 3 oct. (874, p. 210. si.ppr.. --33

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