‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 514 sur 638 · TRO · texte numérisé non relu

TRO

t TROClIOT(tro-cho), s. m. Nom que les boucha leurs donnent aux paquets de moules, Gloss. aunisien, p. 15 1.

— ETY.M. Ancien franc, troche, faisceau; comparez trochée 2.

TROENE. ,4;oh(cï ; || 2° Troène d'iigypte, nom donné au henné.

— ETYM. Ajoute; : Origine inconnue, dit le Dictionnaire. M. Bugge, Jlomania, n' 40, p. 159, partant des formes antiques, tronne, troine, tronus, suppose un primitif (n'igTnus, qui lui semble dérivé d'un radical trug ou plutôt (ri<j« par l'analogie de plusieurs noms d'arbres formés à l'aide du suffixe nui: quercinus, chêne, fraxinus, frêne, corpinus, charme. Maintenant, suivant lui, trugi est d'origine germanique: vieux haut-ail. harttrugil (har(,dur), quicst lecor;niJ sanguinea; suéd. try, \cloni(cra xglnstema et aussi le ligusirum vulgare (ou troène) ; dans les patois suédois, (ryietifri/d.Ccs rapprochements fort iugéuicux sont fort plausibles.

t TROGLODYTISME (tro-glo-di-ti-sm'), t. m. Manière de vivre des Troglodytes; vie dans des cavernes, Revue des Deui-ilondes, 45 déc. 4875, p. 796.

t TROÏKA (tro-i-ka), s. f. Voiture russe attelée de trois chevaux qui sont placés de front. La troïka est un grand traîneau qui peut contenir quatre personnes se faisant face, plus le cocher; elle est attelée de trois chevaux, F. ciîaulnes, Journ. offic. ♦ août 4873, p. 62i:!, 1* col.

— ETYM. Russe, tri, trois; troïka s'applique à tout ce qui est triple.

TROIS. Ajoulcj: — REM. Dans un langage familier, si rapide que l'écriture peut à peine le suivre, Mme de Sévigné a dit: C'est la trois ou quatrième fois que..., 25 mat 4 689. Maintenant cela se dit couramment.

t THOIS-ÉPI.VES (Iroî-zé-pi-n'), s. m. Nom vulgaire do l'épinoche.

t TROIS-SIX. Ajoutez : — REM. La dénomination d'esprit s'applique aux produits dont la richesse alcoolique est plus grande [que celle des eaux-de-vie, 38 à 65 degrés] ; les esprits à 85 degrés centésimaux (33 degrés Cartier) sont spécialement appelés trois-six, Douanes, Tarif de 4 877, note 4SI.

t TRÔLE. Ajoutez: \\ 2° Terme de pêche. Filet à la trôle, filet qu'on traîne çà et là dans l'eau. Certains des pécheurs de cette station [baie de Galway] se servaient de filets dits à la trôle, et les' autres accusaient cet engin de dépeupler les bancs, d'effaroucher le gios poisson et de détruire le frai, Journ. offic. 25 juin 4873, p. 4486, 2» col.

t TUÔLÉE tro-lée), s. f. Bande de gens allant ensemble. M"* de Sens vient passer une partie de l'automne chez moi, à Cliambord, avec une trolée de femmes do la cour. Lettre du maréchal de Saxe, dans SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. xi {Uaurice comte de Saxe, m).

— KTYM. Trôler.

TROMHONE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Au son des trombons et hauboys, J. A. baïf, Poés. i° 207, verso.

t TROMPE-CHEVAL (tron-pe-cheval), s. m. Nom vulgaire du rhinanthe glabre. || Au plur. Des trompe chevaux.

f TRO.MPE-CONSCIENCE (trom-pc-kon-si-an-s'), s. m. Ce qui est à la conscience ce qu'un trompel'œil est à l'œil, le père jkbosie, dans Feuille d'avis des montagnes, Loclechauxde- fonds, canton de Neuchdtel, 28 janv. 4875.

TROMPER. — HIST. xiv» S. Ajoutez : Si s'en fussent râliez les Flaments... ainsy se fussent les seigneurs trouvé trompez et desgarnis de leurs gens, J. LE BEL, Vraijes chroniques, t. i, p. 491. Et si tu vouldras trunipcr [mocquer] aucun, dites ainsi : Dieux vous donne bonne nuit et bon repos et bial lit, et vous dehors, Rcv. critique, 5* année, 2' semestre, p. 400.

TROMPETER. — HIST. || xvi» S. Ajoutez : Us ne trompettoient autre chose que rcpcntance, que rceneration, que sainteté de vie, que révélations célestes, PII. DE marnix de ste-aldegonde. Œuvres, Bruxelles, 4R57, t. iv, p. 482.

TRONÇONNÉ. Ajoutez : || 2» Mutilé. Â quelle main entière du plus vaillant homme du monde ne préférerais-je celle de Mucius, toute troiiçoiinéc et rôlie comme elle fut? malh. Lexique, éd. L. Lalarne.

TROPE. Ajoutez : || 2' Nom d'un signe musical, du;/, les Hébreux. Ces signes mystérieux appelés par les Hébreux neguiroths ou trupcs; ces

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