‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 515 sur 638 · TRU · texte numérisé non relu

TRU

.signes, comme les vieux neumes du piain-chant, ne sont ni des lettres ni des notes; ils représentent des groupes d'indcxions, des mouvements de la voix..., E. GAUTiEii, Journ. ojjic. 25 janv. 1870,

p. 748, 3- col.

t 2. TROQUET (tro-kè), s. m. Nom vulgaire du mais.

TROrriNER. — HIST. Ajoutez : xii* S. Vieille iert, si alloit troîinant, Roman de Brut, manusc. f" 21, recto, 9" col. dans polgens. Archéologie franc, t. ii, p. 249.

t TROCBADOURISME (trou-ba-dou-rism*), s. m. Néologisme. Genre, manières de troubadour. A propus d'antiquité classique, à propos de tout ce licubadourisme [en Italie et chez Pétrarque] qui f.isait dire à Cavour : Nous n'avons que trop chanté, H. HLAZE DE BURV, Rev. des Deux-Mondes, 45 juill. 1874, p. 272. Le Lac de Lamartine, reprit-il [le peintre Delacroix] en hau,ssant les épaules de pitié, une romance, mysticisme et troubadourisme, id. le Temjjs, 20 février 4877 3« page, 2' col.

TROUÉE. Ajoutez : \] i' Fig. Faire sa trouée, pénétrer dans les esprits et y exercer une inffuence durabh. L'ouvrage de Beccaria, patronné par Voltaire et les encyclopédistes français, eut une vogue immense; il fit sa trouée, comme on l'a dit, et brisa dans le droit criminel de l'Europe les routines traditionnelles. Gaz. desTrib. 8-9 juin

t TROUGNE (trou-gn'), ». m. Nom vulgaire du troène commun.

— Etysi. Voy. ci-dessus troène.

t TROUILLET (trou-llè. Il mouillées), s. m. Nom vulgaire du mélilot officinal.

TROUSSE. Ajoutez : || 14" Terme do pêche. En Normandie, ligne amorcée d'un paquet do vers qu'on laisse traîner au fond de la rivière, dans tes temps d'orage, pour prendre des anguilles; ces poissons sont sivoraccs qu'ils s'attachent à l'appât, et, plutôt que de lâcher prise, se laissent tirer hors de l'eau, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïèrcs, p. Ml.

TROUSSÉ. Ajoutez : || 8» Une affaire troussée, une affaire perdue, manquée. Le roi est sans gardes; selon mon mouvement, dès cette heure, je lui envoyerais dix compagnies françaises et quatre de Suisses, mais, si on le fait, le siège du Castclet est troussé, bichelieu. Lettres, etc. t. vi, p. 4 45(4 638).

t 2. TROUSSEAU (trou-sû), s. m. Nom, dans le Jura, d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, 4869, p. 2S4.

TROUVÈRE. Ajoutez : — REM. On a dit au féminin trouveresse. Les plus difficiles s'extasièrent devant la souplesse inventive, la précision étonnante que la trouveresse (Clotilde do Surville] avait su imprimer à la langue du xv* siècle, p. bon- NAUD, Revue britannique, déc. 4874, p. 369.

— UEM. Trouveresse est formé comme demanderesse, chasseresse, etc. On sait que Clotilde de Surville est une fiction et que ses œuvres prétendues sont un pa.stiche.

t TROYE.'V (tro-iin), s. m. Nom d'un cépage, dans la Haute-Saône, les Primes d'honneur, Paris

t TKUANDISME (tru-andl-sm') s. m. Manières, esprit de truand. On devine qu'il [Frans Hais] adorait ces trognes enluminées..., et que leur truandisme le ravissait, E. behgerat, Journ. offic.

i\ OCt. 1877, p. 7083, !• COl.

t TRUC. — HIST. Ajoutez : x\n' S. Se li deables li trichierres. Qui tant set truc, barat et guile, GAUTIER DE coiNCï, Ics iliracles de la sainte Vierge, p. 615, éd. abbé Poquet.

TRUCUER. — ETYM. Ajoutez : On lit dans Ph. Mouskes : Mais Valencenois s'ont turkié. S'ont leur iermite [le faux comte do Flandres] rehucié (rappelé], Et autre fois rasseuré, v. 25016. Turkier, dans le dialecte picard ou flamand, est l'équivalent de irucher; ici il paraît signifier : ont intrigué, trompé. Il n'est pas impo.ssible d'aller de ce sens à celui do mendier qu'a aujourd'hui truchcr; car les mots passent souvent d une signification favorable ou défavorable à une signification qui a même caractère. Remarquez que, dans le dialecte du Hainaut et de Valenciennes, truque si- "iiifie encore aujourd'hui finesse, fraude, imposuire. Cela posé, il serait possible de rapprocher truchcr, turkier, truque, de l'allemand triegen irilgcn, tromper.

t TRUCUERAO (tru-che-rô), TRUCUERON (truche-ron),î. m. Noms vulgaires du millepertuis per-

foré

Tl'B

t TRCCCLKNCE. (iru-ku-lcn-s'), t. f. Mol forgé du latin. Apparence terrible et farouche. Il ne les hausse pas jusqu'à la truculence en appuyant un croc de sanglier sur une lèvre calleuse, comme en ont les vieilles des Tentations de saint Anioinf do Téniers, th. gactier, Portraits conlemp. Henri UonnifT.

— ETYM. Lat. truculenlia, de tntcuUnlus, farouche, de trux, féroce, et le double suffixe ulentus.

T TRCCl'LENT, E.VTK (tru-ku-lan, lan-t'), adj. Mot forgé du latin. Qui est d'apparence violente. Je renonce i décrire les étulTes dont nos jeunes rajahs firent étalage : cela re.sscmblait aux sompluosités les plus truculentes des tableaux de Paul Veroncse, le Temps. I6 dtc. 1872, 2» page, 3* col.

— ET^TJ. Lat. trueukntus (voy. truculence cidessu-sl.

+ TRCFFICULTECR (tru-fi-kultcnr), $. m. Celui i]ai cultive destnifTes. Constantin et d'autres trufli- I ulteurs m'ont affirmé avoir trouvé des truffes..., II. BONNET, cité par j. s. planchon, Rev. des Deuxilondes, ("avril I87S, p. «60.

t TRl'FFICULTCRE (tru-fikultu-r'), t. f. Culture des truffes. La trufficulture, pour employer le mot incorrect qu» l'usage a consacré, la production artificielle d>* la truffe, est en ce moment à l'ordre du jour dans plusieurs départements de la France, J. e. planxhon, 7?er. des Deui-Uond. 4"avr. 1875, p. 63*. Le conseil général du département de la Dordogne vient d'affecter une somme de 1,000 francs i un concours spécial de trufficulture, Joum. des Débals, 25 juillet (876, 2' page, 5' col.

t TRUFFIER. Ajoutez : || 3* Homme qui cherche et déterre les truffes. Les rabassiers ou truffiers du Vaucluse, j. s. planchon, Rev. des Deux-ilondes, t" avr. (875, p. 928.

t TRUFFIGÈNE (tru-fi-jè-n'), adj. Qui engendre des truffes. Une sorte de galle produite sur les racines des arbres par des piqûres de mouches dites truffigènes, j. e. planchon, Rev. des Deux- Mondes, c avr. (875, p. 637.

— ETYJI. Truffe, et le sufûxe incorrect gène (voy. ce suffixe).

t TRUSTE (Irn-sf), ou TRrSTI (tru-sli), ou TRUSTIS (tru-slis"), s. f. Dans l'histoire des Germains en Gaule, fidélité et assistance. La truslis et l'antruslion royal sous les deux premières races, DEUJCHE. Paris, (87*. En somme le mot trusti me parait correspondre assez fidèlement à notre terme secours, pris, comme il arrive souvent, dans le sens d'assistance armée, p. hocquain, les Germains enGaule, d^ns Rev. polit, et lilt. 27 mars (876

— ETYM. Bas-lat. trustis, du germanique trust fidélité.

TS.\R. — ÉTYM. Ajoutez : L'origine russe du mol est contestée. La forme tsar du slave liturgique (ancien Slovène) vient de Ki'.'jip, Ccesar, d'après Miklosich {Lexieon palieoslovenico-gra-co-latinum, p. (10*). La lettre de l'écriture cyrillienne qui commence ce mot a le son du groupe français ts, jamais celui de tz. On trouve également en slave liturgique les formes kesar et tsésar. Les langues slaves modernes écrites avec les caractères cyrillicns possèdent la forme tsar (russe et bulgare); dans les langues slaves modernes écrites en caractères latins, la lettre c vaut Is français ; de là le nom car (prononcé ttar) commun au tchèque, au croate, au Slovène. Tzar est une fausse orthographe qui ne rend pas en français le son du mot Ifor, commun à toutes les langues slaves (note communiquée par M. Abel Hovclacque).

t TSETSÉ (isélsé), s. f. Nom d'une mouche {gkissina morsitans) de l'Afrique méridionale, dont la piqûre est mortelle pour les bestiaux. Il [le voyageur en Afrique] peut perdre tout à coup ses moyens de transport, ses dernières chances de salut par une nuée de tsetsés, une petite mouche dont la piqûre tue en quelques instants bctes de somme et bestiaux, x. marmier, Rec. Brilan. juill.(87*,p. (0*. IlOntrouve aussi tzelsé.

t TSt'GA (tsn-ga), i. m. Genre de la tribu des sapins, qui n'est connu que dans l'Amérique du Nord. Les tsugas se distinguent par des aiguilles flancs comme celles des sapins, avec les concs fendanu comme ceux des épicéas, broillard, Uev. des Deux-Uondet, (5 avr. (876, p. «rj.

t TUART (lu-ar), s. m. Arbre de lAustralic. Le tuart cl le kari, deux cucalyj/lus d'une grosseur fabuleuse, Journ.-offic. 2( nov. (872, p.7(7o,2'col

tTOBICOr,F^(tu-bi-ko-r), t. m. pi. Nom générique donné à des annélides qui vivent d.ins des tubes on concrétions calcaires plus ou moins mcaibr;incux.

TUU

— ETYM. L,it. tubus, tube, et colère, habiter.

t TCBU'ARE (tu-bi-pa-r), adj. Oui produit les tubes, chez certains animaux inférieurs. Glandes tubipares, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 285.

— ETYM. Tube, et lat. parer*, produire.

Itt.. Ajoutez : ||4' Tué à l'ennemi, tué dans un combat. Des élèves de l'école, peintres, sculpleurs ou architectes, devenus soldats pendant la guerre de (870, et tués à l'ennemi, comme disent les bulletins militaires, sous les murs de Paris, caro,

Joum. offic. 26 OCt. (877, p. 6998, (™ COl.

TL'ECR. Ajoutez : — IlEM. Cyrano de Bergerac a dit, au féminin, tueuse : Le vent seul do ma tueuse (mon épée] ayant étouffé mon ennemi, le Pédant jnué.

t TUIE (tuie),ï./'.Lcmêmequethuie(voy.cemot au Dictionnaire). Les essences à redouter [pour les incendies] sont la tuie, lesbrandes, les bruyères, la fougère, quelques genêts et quelques genièvres; les plus dangereuses sont les quatre premières, mais, avant toutes, la tuie et les brandes, Enquête sur les incendies des Landes, p. 252.

t TL'ILÉE (tui-lée), s. f. Nom donné à la belle coquille dite bénitier.

t TCLIPOMANE (tu-li-po-ma-n'), s. m. Celui qui a la tulipomanie. Tous ces braves gens, dirigés sur Harlem, étaient-ils des tulipomanes?

E. BERGEBAT, Joum. ofjic. 3( OCt. (877, p. 70S2, 2* col.

TULLE, ^joiifcï: Il Tulle illusion, tulle de soie très-fin, très-clair, tellement qu'à peine il est aperçu; c'est le genre d'illusion qu'il produit. En (827, mon père [M. Doguin à Lyon] cré.i sur ses métiers bobin le tulle illusion ;, on sait l'immense développement qu'a pris cet article qui a fait la fortune de la fabrique des tulles unis à Lyon, et qui ne fut que beaucoup plus tard copié par les Anglais, Enqxtéte, Traité de comm. ave'-. l'Anglet. t. V, p. *59.

— ÉTYM. Ajoutez : Il est bon d'ajouter ici que, contrairement à une opinion généralement répandue, les tissus qui portent le nom de tulle n'ont jamais été confectionnés dans la ville ni dans l'arrondissement [de Tulle], J. verne, Géogr. iUust.de la France, p. (57. Mais cela ne nous dit pas d'où le nom de (uUe a pris naissance.

t TUXG (tungh'), s. m. Arbre de la Chine qui produit une huile. L'exportation en huile de tung représente vraisemblablement une valeur de plus de quatre millions de taéls, Joum. ojp.c. (4 oct. (873, p. 6369, (" col.

|'fuPAÏA(tu-pa-ia)s.m. Mammifère insectivore. Des insectivores de l'Archipel Indien, les tupaïas, habiles à grimper sur les arbres, ont absolument la physionomie des écureuils, E. Blanchard, Rev. des Deux-ilondes, (•' août (874, p. 6oo.

TURBAN. Ajoutez : || 6" La partie d'une casquette, d'un képi, d'un bonnet de police, qui entoure la tête. Art. 6.... Il n'y aura qu'un filet d'argent autour du collet et des parements de la capote, et un galon d'argent autour du turban de la casquette, Ordon. de police, (•' août (866. Glapisson ôta sa chique, la mit dans le turban de son bonnet de police, passa ses longues moustaches entre son pouce et son index, E. sue, le Colonel de Surville, ch. i". !l 7° Sorte de potiron. Voici le bonnet d'électeur bizarrement côtelé, le turban, la courge brodée, /onrn. ojjic. (8 oct. (87*, p. 6997, 3' col.

t TDRBANÊ, ÉE (tur-ba-né, née), adj. Coiffé d'un turban. Sur la stèle principale et turbanée, placée à la tète du défunt, oit la profession do foi musulmane doit être placée, CH. féraud, Revue africaine, janvier-février (876, p. 2*.

t TURBINEUR (tur-bi-neur), s. m. Ouvrier qui, dans une fabrique de sucre de bcllerave, fait aller une turbine, les Primes d'honneur, p. 5123, Paris, (87*.

t TURBIT (tur-bif), s. m. Espèce de pigeon à cravate. En continuant la revue des volières, nous apercevons les turbits, pigeons à cravate ou pigeons hiboux, E. BLANCHARD, Rcv. dcs Deux-Uondes, (5 juin (874, p. 854.

(. TURC. Ajoutez :\\li' Rouge turc ou ruugc d'Andrinople (voy. andrinople au Supplimenl), sorte de rouge. La moitié des toiles que nous achetons est teinte en rouge turc, EnquClc, Traité de comm. avec l'Anglet. t, iv, p. *96.

t TURCOPHILE (tur-ko-fi 1'), adj. Qui aime les Turcs. Les démonstrations turcophiles des Hongrois, Je Temps, (9 sept. (877, 2* pn^e, *• col. Il S. m. Les turcopbilus.

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