‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 526 sur 638 · VAT · texte numérisé non relu

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rochium. La forme reroc/ii'iiin montre que le mot tient à l'ital. fcrriceito, treuil, et provient du latin ifru, broche. Yerochium est un diminutif de «cru (icntciluHi), et faro^uiou représente varochiellum.

(. VASE,», f. Ajoutez :\\i'\ei de vase, voy. VER, n* (4, au Supplément.

t VASIER, lÈRK (v4-zié, zic-r'), adj. Qui a rapport à la vase. Les droits sont dus sur les houilles par les bateaux dragueurs et les bateaux vasiors, Dnuanes, Tarif de (877, note 273.

t V.\SS1VE (va-si-v'), ». f. Nom donné, dans le déparlemeut du Cher, aux brebis antenaises, les Primes d'honneur, p. 382, Paris, (874.

— ETYM. Du Cange a vaciva bcslia, béte née d'une vache. Mais rien, dans le te.\te allégué, ne l'autorise à donner cette interprétation; et le mot serait caccinus, et non vacivus. C'est par notre vassive qu'il faut interpréter le vaciva bcstia de Du Cange; et, à son tour, ^'ossiue est interprété par le lat. vacivus, qui veut dire dépourvu : l'acivus virium, faible. En effet une béte très-jeune est une bète dépourvue [de force].

t VASSIVEAU (va-si-v6), s. m. Nom, dans le département du Cher, des agneaux d'un à deux ans, les Primes d'honneur, p. 368, Paris, 4874.

— ETYM. Dérivé de vassive.

VASTE. — REM. Ce n'est qu'après d'assez longs débats que ce mot a été admis, au xvu" siècle, eu un sens favorable et non pas péjoratif, en rapport avec le vastus latin. On soutenait que l'étendue juste et réglée fait le grand, tandis que la grandeur démesurée fait le vaste. Le témoignage le plus curieux qui soit resté de ces débats, est la très-spirituelle Dissertation de Saiut-Ëvremond sur le mot vaste, adressée à MM. de l'Académie française {Œuvres de Saint-Évremond, t. iv, p. (, Amsterdam. (726) (note de M. Ch. Berthoud).

t VASTIÈRE (va-stiè-r'), ». f. Nom, dans le comté de Nice, de certains terrains communs ; vant à la pâture. X Sospel, on les parque [les animaux], chaque nuit, dans les champs, au pied même des oliviers qu'ils doivent fumer; il en est ainsi dans les communes étendues, où le prix du transport de l'engrais, de l'étableau champ cultivé, coûterait beaucoup ; cela s'appelle faire des vastières; c'est surtout au printemps que les vaslières sont productives; l'herbe qui commence à pousser est dévorée avec avidité par les animaux affamés, L. GuioT, Uém. soc. centr. d'agric. p. 275.

— ETYM. Lat. vastus, au sens de désert, inculte t VASTITÉ. Ajoutez : Si je n'avoue avec vous

qu'il n'y a pas un coin de la vastité de ses entrail les qui ne soit rempU de vertu et rembourré d'ex cellentes intentions, Balzac, Lett. inédites, lui, éd. Tamizey-Larroque.

t VASTITCDE (va-sti-tu-d'), ». f. Néologisme tiré du latin. || 1" Grand espace désert. Tu descends avec le Nil des vastitudes de la Nubie jusqu'aux plages de la Méditerranée, u"" de gasparin, Vx'Sper, 2* éd. Paris, (862. Caravane, fil noir jeté dans les vastitudes, ID. ib. || 2° Grande étendue, au propre et au figuré. Telle était la façon la plus simple et en même temps la plus grandiose do concevoir cette décoration d'un opéra; c'est aussi celle à laquelle M. Baudry s'est arrêté, sans se dissimuler la vastitude de l'entreprise, e. bergerat, Journ.

OiJiC. 25 août 4 874, p. 6(59, ('• COl.

— ÊTYM. Lat. vastiludinem, de vaslus, vaste.

t VA-TE-LAVER (va-te-la-vé), ». m. Dans le langage populaire, volée de coups. Il regardait les gens, tout prêt à leur administrer un va-te-laver, E. ZOLA, l' Assommoir, p. 328.

t 'VATICINATION. Ajoutez : Comme je sais pourtant.... que V. A. S. est présentement dans le goût des vaticinations, voici certaine centurie, challieu, lip. à Urne la princesse de Conti, Œuvr. div. Anist. (760, p. (08.

— HIST. xvr s. L'opinion du peuple estoit vaticination n'eslre jamais des cieulx donnée sans fureur et brauslement de corps, rab. m, 45. S'il est loisible à Pana;tius de soustenir sou jugement autour des aruspiccs, songes, oracles, vaticinations, desquelles choses les stoïciens ne doublent aulcunement, hont. u, 233.

t VATICINER (va-lisi-né), V. n. Mot forgé du latin. Faire des vaticinations, des prédictions, des prophéties. Qui ne se rappelle Delescluze vaticinant dans le Réveil en (850 : Le peuple français va se lever dans ses comices, Journ. de Genève, 13 mars (877.

— ETYM. Lat. vaticinari, prophétiser (voy. vaticinateur au Dictionnaire).

VÉG

t VAUDEIRE ou VAUDÈRE (vôde-r'), ». f. Nom d'un vent qui vient de la vallée du Rhône et souille par rafales sur le lac de Genève ; c'est une espèce de foUn (voir ce mot au Supplément). ||I1 y a un diminutif vauderon, ». m.

— ÊiVM. Origine inconnue. Le proverbe patois dit : Vaudeire do malin Fa vcri lo moulin; luudcire de né Fa scizi lé goUiés (vaudeire du matin Hiit tourner le moulin, c'est-à-dire amène la pluie; vaudeire de la nuit fait sécher les llaques d'eau (noie communiquée par M. Ch. Berthoud). Il Ce mot est au Dictionnaire sous la forme vaudaire.

VAUDEVILLE. — ETYM. Ajoutez : Voici des exemples de la forme voix de ville : • Adrian Le Roy, dans son recueil publié en (57(, Livre d'airs de cour mi: sur le lutte, nous donne une preuve que l'une des deux appellations [airs de cour] avait succédé à l'autre [voix de ville]. Dans sa dédicace à très-excellente Caterine de Clermont, comtesse de Retz, il dit, au sujet des chansons qui suivent dans son volume r/ns(ruc(i'oft pour la tablature du lutte : Je me suis avisé de lui mettre en queue pour le seconder ce petit opuscule de Chansons de cour beaucoup plus légères, que jadis on appeloit voix de ville, aujourd'hui airs de cour. En (B6(, LayoUe avait publié à Lyon Chansons et voii-de-ville, et en (575, quoi qu'en eut dit A. Le Roy quatre ans auparavant, on voyait encore paraître à Paris Recueil de chansons en forme de voix-de-ville, par Jean Chardavoine, » ED. fournieh, Chansons de Gaultier Garguilk, p. 7, Janet, (858.

t VADTROT. Ajoutez : — REM. Le grèbe n'a jamais été appelé vautrot que dans la table du vol. IX de VUist. des oiseaux de Buffon, oîi on lit, p. 272, ch. I : « Vautrot populairement dans quelques provinces: grèbe, vol. m, p. (07. • Or, à ce renvoi, on trouve douze synonymes provinciaux pour geai ; aucun d'eux ne ressemble à grèbe, qui est ici évidemment une faute d'impression pour geai. Le vautrot n'est donc synonyme que du geai.

t VACVERT. Ajoutez : On y ravaude, on y cousine, On y chatouille sa voisine; Bref, tant en été qu'en hiver, On fait le diable do Vauver, les Aventures de il. d'Assoucy, t. u, p. 22i, 2 vol. Paris,

— IIIST. Ajoutes : xiv* s. Aux chartrenx de Vauvert emprès Paris, pour Lxxiu muys de vinages qu'ilz prennent chascun an sur ladicte terre à héritage ((378), vahin. Archives adininislr. de la ville de Reims, t. m, p. 494.

VEAU. Il Proverbe. Ajoutez : |1 Changement d'herbe réjouit les veaux, se dit paur exprimer que les changements plaisent d'ordinaire aiix jeunes gens. Il On voit à la boucherie plus de veaux que de bœufs, c'est-à-dire il meurt plus de jeunes que de vieux.

t VÉCOHDIE (vé-kor-die), s. f. -Mot inusité tiré du latin. Sottise, manque de cœur, d'esprit. Aurai-je toujours sujet de me plaindre de la vécordie du dur et de l'indisciplinable Rocolot [un imprimeur] ? BALZAC, Lett. inédites, x, éd. Tamizej'- Larruque. Que dites-vous de la fatale vécordio de Rocûlet? ID. ib. XII.

— ETYM. Lat. vecordia, de ve, particule privative, et cor, coîur.

VÉCD. Ajoutez : || Fig. Il est, dans cet amas de documents et de souvenirs qu'ils [les gens du xviii' siècle] nous ont laissés, bien des drames ignorés..., j'entends des drames vécus, de véritables événements dramatiques où des personnages en chair et en os ont joué leurs rùles, clahetie, Journ. olJic. 9 déc. (876, p. 9(66, 3* col. Son École des frères [du peintre Bonvin] est un excellent tableau, solidement peint, vrai de ton, vu, vécu, éprouvé et coloré comme un Ostade, Rev. Britan. juin (874, p. 458.

— REM. Le temps vécu se peut dire à l'exemple de Desportes : Le temps vescu devant ne m'estoit que langueur, Cléonice, Lxvm.

t VEDELET (vé-de-lè), s. m. Dans le Puy-de Dùme, petit pâtre qui reste avec les veaux et les mène à leurs mères, les Primes d'honneur, p. 446, Paris, (874.

— KTYM. Ane. franc, vedel, veau (voy. ce mot), t VÉUISTE (vé-di-sf), s. m. Savant qui s'occupe

de l'étude du Véda, jlcv. critique, (i dec. 1875,

t VÉGÉTAILLER (vé-jé-tâ-llé. Il mouillées), v. n. Végéter, avec un sens péjoratif. Vivre dans l'inactiou, dans l'obscurité. Je no veux point faire sensation, je veux végétailler doucement, B. constant, l.f.tlre à Mme de Charriére, dans ste-beuvë, Portraits littér. t. lii, B. Constant et Mme de Charriére,

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