AVE
c'est par les Italiens que le mot est venu dans les langues romanes.
t AVENAIUE (avc-nè-r'), s. m. Se dit, dafls la Suisse romande, avec un sens légèrement péjoratif, d'un habitant de la commune non bourgeois, d'un forain qui n'est pas, comme on dit, des noires.
— ETYM. Lat. arfi'cna, étranger, de ad, à, et t'Cni're, venir.
AVE.NANT. .Ajoutes : || 5* Terme de pratique très-employé par les agents des compagnies d'assurances. Modification introduite par l'assuré dans les conditions de sa police d'assurance, quand les valeurs assurées ont changé. Lorsqu'il résulte des termes d'une police d'assurance qu'elle doit être nécessairement suivie et complétée par des avenants ou autres conventions et déclarations émanées des parties. Projet de loi sur l'impôt de l'enregistrement, art. 7. Attendu que par police et avenant en date des (8 s»pt. «t 7 déc. (872, enrepistrés, les compagnies défenderesses ont assuré à L... 319300 fr. sur 408 balles do laine..., Cas. des Trib. 8 déc. (874, p. ((73, 3' col.
2. AVENIR. .4/o«reï: || 6° Avenir a été employé au plur. Ma mémoire, qui me retrace uniquement les objets agréables, est l'heureux contre-poids de mon imagination effarouchée, qui ne me fait prévoir que d« cruels avenirs, j. j. ROuss. Confess. VII.
AVENTURIER. Ajoute: : — SVN. aventurier, HOMME d'aventure. Aventurier a deux sens : d'abord un homme qui cherche les aventures; puis un homme qui vit à l'aventure, sans règle et qui n'a point de consistance. Homme d'aventure peut être synonyme d'aventurier, au premier sens ; mais il ne l'est pas d'aventurier au second sens ; témoin cet exemple : M. P..., un israilite saxon, qui n'est pas un aventurier, mais qui est tout au moins un homme d'aventure, bérard des guajeux. Cas. des Trib. (4 mars (873, p. 250, 2« col.
t 2. AVÉR.AGE (a-vé-ra-j'), s. m. Nom , dans le comté de Nice, du menu bétail. Pâturage d'été des avéragcs : pour terminer l'élude du pâturage d'été, il nous reste à parler du menu bétail [chèvres et moulons], connu, dans lo •omto de Nice, .sous le nom d'avérages, l. guiot, Mém. Soc. ccntr. d'agric. (874, p. 26(.
— ETYM. Bas lat. averagium , dérivé d'averia, animaux de ferme. L'anc.'franç. oocr ou ai'cir avait, entr» autres, aussi ce sens (voy. avoir 2).
t AVERS (a-vér), s. m. Le côté de la face, dans une monnaie. En général, on distingue dans la monnaie sept caractères : la face appelée aussi avers, effigie ou droit, l'opposé ou revers.... Journ.
Ojfic. (8 fév. (873, p. ((86, 3« col.
AVERTI. Ajoutes : — REM. M. Éman Martin, Courrier de Vaugcias, (" déc. (874, p. (32, observe que la (" édition du Dict. de l'Académie, («94, porte : Un adierty en vaut deux; qie la seconde, (7(8, a : Un averti, tin bon averti en vaut deux; que cette double forme s'est maintenue dans les trois suivantes; mais que dans la sixième, (835, il n'y avait plus que : Vn bon averti en vaut deux. D'après cet historique, M. Martin conclut que la vraie forme est l'ancienne : Un averti en vaut deux; et que l'addition de bon, qui n'ajoute rien au sens, en gâte le caractère proverbial. Il a raison.
— HIST. xiir s. Il [Guillaume le Bâtard], k'avertiz [prudent] fu e vaillanz, Sa gent rappelé e amoneste, Edouard le Confesseur, v. 4572.
AVERTIR. Ajoutes :\\ S' V. riifl. S'avertir, se donner à soi-même un avertissement, un conseil. N'ayez pas peur que je m'émancipe davantage; il ne me faut qu'un demi-mot d'avertissement ; et je ne sais pourquoi je ne me suis averti moi-même, BALZAC, Lelt. inédites, ci (éd. Tamizey Larroque). Je m'avertis.sais de me tenir en garde contre une première impression, si puissante toujours sur moi, J. J. nouss. 2* dial.
t AVERTISSEUR. Ajoute: :||3» Adj. Qui donne un signal. Faire usage du sifflet avertisseur, pour éviter les abordages [en mer], Journ. offic. tl oct. (873, p, 6309, i" col.
— REM. J. J. Rousseau n'est pas lo premier qui ait employé avertisseur au sens de : qui donne un avertissement. Quand cet accident [être lorgnée] m'est arrivé, il a toujours fallu m'en avertir [à cau.se de sa myopie]; et où serait ici l'avertisseur? STAAl, ilém. t. u, p. (42.
t AVESTÉEN ENNE (a-vè-slé-in, 'e-n'); adj. Qui a rapport à l'Avesta. .Sa méthode (du chanoine C. île Harlez] est la méthode coniparalive, la saule efficace en pareil cas, étendue non-seulement aux