ASI
geuse) el compliquées, aristocratismo de maniùrcs s'exagérant à plaisir pour trancher plus nettement avec la banale vulgarité des mœurs générales, E. MONTKGUT, Rev. des Deux-mOTides, i" déc. (876, p. 612.
t ARISTO.NYME (a-ri-sto-ni-m'), adj Se dit de celui qui arislocratise son nom bourgeois. Voltaire ai istonyme, v. qukhard, Supercher. litt. 2' éd. t. m, col. 970. (On sait que le père de Voltaire s'appelait Arouel tout court.)
— ËTYM. 'AoiiTo;, excellent, et ôvO|jix, nom.
4. ARlTBMfmQlIE. Ajoulei : || 2' Fig. Manière d'évaluer. Il (M. Ch. Lévêque] cite ce mot de Volney au premier consul : Les veilles sont une fausse arithmétique du temps, ahtii. mangin, Joum. ofjic.
40 août IS72, p. 5467, I" col.
t ARKOSE (ar-ko-z'), s. /■. Grès à grains de quartz ot de feldspath; arkose commune (dans laquelle le quartz domine), arkose granitoïde (dans laquelle c'est le feldspath qui domine), arkose micacée, renfermant du mica(hyalomicle granitoïde, ou granité recomposé), ilanuel de géologie, Huot etd'Orbigny, 4 852, p. 34, Roret, éditeur. C'est la pierre que la compagnie adjudicataire de la fuuriiilnre du pavé de Paris fait venir actuellement de Saoneet-Loire et de Belgique.
ARMÉ. Ajoutez : || 6" Canne armée, canne dans laquelle une épée est cacLée.
ARMURE au Supplément. || 8° Ajoutez : || L'armure d'un métier à tisser la soie ou la laine est la disposition particulière des lisses de ce métier; l'armure de l'étoffe est la disposition des fils résultant de la disposition et du nombre des lisses. Le taffetas, le satin sont deux armures différentes ; l'armure donne à chaque genre d'étoffe un aspect particulier qui sert à la distinguer des autres, et qui résulte des combinaisons établies entre les fils de la chaîne et la trame. Le mot d'armure s'applique plus souvent et plus volontiers à la disposition des fils de l'étoffe qu'à la disposition des lisses du métier.
t AR.NAL'LDISTE (ar-nô-di-st'), s. m. Disciple d'Arnauld; sobriquet donné aux solitaires de Port- Royal. On dénonçait, dès 4 644, Port-Royal des Champs comme un lieu d'assemblées dangereuses.... le sobriquet d'arnauldisles circulait, sainte- BEUVE, Port-Royal, 3' édition, t. ii, p. 248.
t ARROGAÏION (a-rro-ga-sion), ». f. Le même que adrogation (voyez ci-dessus).
t ARROTL'RE.ME.NT (a-rro-tu-re-man), s. m. Terme de droit fi'odal. Action d'arrolurer.
t ARROTURER (a-rro-tu-ré), v. a. Terme de droit féodal. Rendre roturier, donner le caractère roturier. Considérant qu'il a toujours été de principe sous le régime féodal que les droits essentiellement nobles et récognilils de la directe ne pouvaient être arroturés par voie d'accensement.... considérant qu'en supposant qu'il fiU possible d'arroturer cette rente.... qu'une conséquence nécessaire de ce fait et des principes ci-dessus est que la clause d'arroturement insérée dans le contrat do 4726 était nulle de plein droit.... que, par une con.séquence ultérieure, la rente n'a pu être féodale..., Arrêt de la cour de cassation du (O février (806, dans Répertoire de jurisprudence de Merlin, t. iv, p. )o.
— ETYM. À, et roture.
i ARTICCLATEUR.TRICE (ar-tiku la-leur, tris'), adj. Oui produit l'articulation des mots. Les muscles aiticulateurs, LEGOtJvÉ, le Temps, 4 mai 4 877, S* page, -i' col.
t ARTIFICIÉ, ÉK (ar-ti-fi si-é, ée), adj. Néologisme. Altéré artificieusemenl. Rien que la vérité, mais aussi toute la vérité, et non une vérité mutilée, masquée, arlificiée au gré de l'esprit de parti théologique ou politique, montalemiieut, l'Espagne el la liberté, dans Bibliothèque univertelle et Revue suisse, n° de mai (876, p. (08.
t ASCOLIES (a-sko-lie), s. f. pi. Terme d'antiquité grecque. Le deuxième jour des fêtes athéniennes en l'honneur de Bacchus ; l'on y sautait d'une seule jambe sur des outres huilées. \ — ÊTYM. Tôt à-îxwXia, de iTy.oc, outre.
tASCOMYCiîTES (a-sko mi sè-l'), s. m. pi. Famille de champignons en forme d'outre. De la fécondation dans les hyménomycètes et ascomycètes , Journ. oflic. 8 sept. (877, p. 6208, 4" col.
— F.TYM. 'Aiïo;, outre, et (iOxt);, champignon.
t ASI.NIER, 1ÈRE (a-zi-nié, niè-r'), adj. Qui appartient aux ânes. La course aux ânes suit la course aux drapeaux.... les culbutes faites et les vainqueurs asiniers couronnés, on se met à casser des bouteille* suspendues, awasNi* B« auifiuHi 4ans
AlIC
STE-BELVE, A'oiiii. lundis, t. IX (J/He Eugfnie de Guérin el Mme de Gasparin, ii).
i A.'ïI.MSTE (a-zini-st'), s. m. Mot de plaisanterie forgé par Voltaire. Sectateur de la philosophie des ânes (lat. asinus). 11 est bon d'avoir un îooki^le de plus [CondillacJ, lorsqu'il y a tant d'asinistes, de jansénistes, volt. Lett. à de Hordes, 4 janv. 4 765 (Voltaire écrit loquiste).
t ASl'ECTANT (a-spè-ktan), part. prés, d'un verbe inusité aspccter. Terme de pratique, dans quelques provinces. Qui regarde, qui est tourné vers. Chalet aspeclant la mer, Phare de la Loire, Annonces.
— ETYM. Lat. aspectare, regarder, de ad, à, et speclare.
t ASI'IIAI-TEU (a-sfal-té), v. a. Opérer l'asphaltage, paver avec l'asphalte. En ce moment, on asphalte le sol de cette place [le Parvis de Notre- Dame], qui doit être rendue aussi peu sonore que possible, à cause de la proximité du nouvel Hôtel-Dieu, Journ. offic. (0 sept. 4877, p. 624:i, 2* col.
t ASSOIFEÉ, EE (a-ssoi-fé, fée), adj. Qui est en proie à la .soif. Chiens assoiffés de sang, ED. schuhé, fiel', des Deux-tlondcs, (0 fév. 4877. Son âme (de shelley] assoiflée de beauté, id. ib. ("fév. 1877,
— ETYM. À, elsoif. Ce mot est, à la vérité, fait par rapport à soif, comme a/famé l'est par rapport à faim; mais il est lourd; ot à quoi bon le créer quand on a altéré?
t ASTÈRION (a-sté-ri-on), s. m. Terme d'anthropologie. L'un des points singuliers de la voûte du crâne, situé à la rencontre de la suture lambdoïde, de la suture occipita-mastoïdienne, de la suture pariéto-mastoïdienne, et de la suture interpariélale, lorsqu'elle existe.
— ETYM. 'AiTïip, étoile.
t ATHÉTiîSE (a-té-tè-zl), S. f. Terme de grammaire grecque. Action de noter, dans un texte, une leçon comme illégitime. Si les exemples de cette liberté [emploi homérique du pronom de la 3* personne, pour la (" el la 2' personne] ont disparu du texte reçu, on le doit surtout à Aristarque, qui, trouvant cet emploi du pronom peu conforme à ses théories grammaticales, s'est débarrassé des passages gênants soit par l'athétèse, soit par des modifications du texte, olthamare, Hev. crit. (3 janv. (877, p. 26.
— ETYM. 'A*)£TTiîtc, de oSetéu, écarter, de âBetoç, rejeté, de à privatif, et 6etc;, posé.
t ATUÉTOSE (a-té-tô-z'j, s. f. Terme de médecine. Nom donné par le docteur Hammond à une maladie qui empêche le malade de maintenir les doigts et les orteils dans la position voulue, et qui leur communique de perpétuels mouvements, le Progrés médical, 28 avr. (877, p. 327.
— ETYM. 'AOetoç, qui est sans position fixe, do a. privatif, et Bcxè;, posé; mais cette formation est tout à fait incorrecte; rien ne justifie la finale ose. Il faudrait dire athélése.
f ATI.MIE (a-ti-mie), s. f. Terme du droit criminel athénien. Perte des droits civils. Plusieurs décrets, édictant contre l'auteur d'un délit défini une double peine, à la fois l'alimie et la confiscation des biens, perrot, Rev. cril. 3 mars (877, p. 44(.
— ETYM. '\ti[j.(«, de «privatif, et Tifiifj, honneur.
f ATFEXIR (a-te-nir), v. n. Tenir à, être attenant, conligu. L'antique basilique do Santa-Maria attienl au château, l. lande, Rev. des Veux-Mondes, 4 5 févr. (877.
t ATTIRA>'CE (a-ti-ran-s'), s. f. Action de ce qui est attirant. La Râpée éprouvait la vertigineuse horreur de la chute mêlée d'attirance qu'inspire la suspension au-dessus d'un goull're, th. Gautier, Capitaine Fracasse, xvii. L'attirance du gouffre, BAUDELAIRE, FleuTS du mal, Spleen el idéal, Lvii.
Al'BIER au Supplément. Àjoutex : — REM. L'aubier est non pas la couche située entre l'écorce et le liber, mais la couche située entre lo liber et le bois parfait. L'aubier est en effet la partie la plus jeune du bois, presque indistincte chez certains arbres, très-nettement marquée au contraire chez d'autres, les chênes, les pins par exemple, à raison de si couleur plus claire.
t AL'CIU'ER (ô-ku-pé), V. a. Mol forgé du latin. Épier. MonUiigne et Charron avaient l'âme trop forte Pour demeurer toujours au recoin d'une porte Aucuper jour et nuit leurs plus grands ennemis, ST-ÉVREMOND, les Académiciens, comédie (qui met ces vers dans la bouche de Mlle de Gournari K'»'^ ()** Rrchftlsinei et dea latinismes).