BAD
— Etym. Lat. aucupuri, épier, proprement, chasser aux oiseaux, do avis, oiseau, et capio, prendre.
AU UV.I.X. Ajoutez : Il 3« S. m. L'au delà, co qui est au delà. 11 y a de l'au delà dans Molière, p. ALBERT, la Littérature français', au xvii* siècle, p. 259. De loin en loin l'homme entrevoit cet au delà, et se relève du fond de son cloaque, TAiNE, Littérature anglaise, ii, v, § 3. La vénération, la prooccupation de l'obscur au delà, ID. i6. §*.
t AUDIBLE (ô-di-bl'), adj. Mot forgé du latin. Qu'on peut entendre. Après un court assoupissement, Chopin demanda d'une voix à peine audible : Qui est près de moi? p. liszt, Les derniers moments de Chopin.
— ÊTYM. Lat. audibilis, do audire (voy. cuir). AUGET. Ajoutez : || 6° Terme de maçonnerie.
L'espace en forme d'auge compris entre deux solives, deux chevrons, deux lambourdes.
t AURAV (ô-rè), s. m. Terme de marine. Nom donné dans les ports aux points d'appui, tels que bois ou canons enfoncés en terre, auxquels les na vires sont attachés par des cordages.
t AURIGIDKS (ô-ri-ji-d'), s. f. plur. Groupe d'étoiles filantes qui paraissent partir de la constellation du Cocher [Auriga).
t AUTO-CONFESSEUR (ô-to-kon-fè-seur), s. m. Celui qui fait sa propre confession. C'est un autoconfesseur qui s'absout et se glorifie des pénitences qu'il s'infiige, CB. Baudelaire, t. ii p. 435, éd. définitive.
t AUTONOMISER (ô-to-no-mi-zé), «. a. Donner l'autonomie. Il s'agirait de savoir jusqu'où cette nouvelle province (la Bulgarie] que l'on voulait autonomiser, s'étendait en définitive, Journ. de Genève, 4 juill. 1877.
AUTRE. — REM. Ajoutez: \\ 9. Voltaire a dit autre de: L'art de se détruire est non-seulement tout autre de ce qu'il était avant l'invention de la poudre, mais de ce qu'il était il y a cent ans, Louis XIV, (8, dernière page, éd. de KehI. Cette tournure n'a rien de mauvais; aujourd'hui on .^.rait plutôt : tout autre qu'il n'était.
t AUVIEU (6-vi-é), s. m. Nom vulgaire du pin cembro, ch. broilliard, Rev. des Deux-Mondes,
i" avril 4877, p. 667.
t AVANT-BASSIN (a-van-ba-sin), s. m. Étendue d'eau située dans un port en avant du bassin. I] Droit d'avant-bassin, droit qui se perçoit sur les navires qui entrent dans les avant-bassins d'un port.
AVANT-COURRIÈRE. Ajoutez : |] Fig. C'est par là que fut consacrée la naissance de saint Jean-Iîaptiste, pour être l'avanl-courrière de celle du Fils de Dieu, boss. Élévations, x, 3. La pénitence est sa vraie avant-courrière, id. ib. x, 4.
t AVANT-MÉTRÉ (a-van-mé-trê), s. m. Terme de construction. Partie d'un devis dans laquelle on évalue aussi exactement que possible les dimensions et les volumes des ouvrages ; on l'appelle ainsi ])ar opposition au métré définitif qui se fait après l'exécution et qui sert à régler les sommes ducs aux entrepreneurs.
t AVANT-PROJET. Ajoutez: \\ 2" Plans sommaires, maquette d'un projet de construction qui devra être ultérieurement développé.
t AVEULIR (a-veu-lir), 0. a. Néologisme. Rendre veule. Ce refrain, qu'elle aveulissait encore en ralentissant les notes finales, l'obsédait, alph. baudet, Jack, 7.
t AVOISINEMENT (a-voi-zi-ne-man), s. m. Action de celui qui s'avoisino ; étal do celui qui devient voisin. Avoisinement des protestants vers 1 Église romaine, titre d'un livre de Camus, évêque de Belley, dans Biblioth. critique, Amsterdam, (710, t. IV, p. 406.
t 2. BAC (bak), s. m. Abréviation dont se servent les joueurs en parlant du baccarat. Taillant un petit bac, ALPH. DAUDET, Joum. OffiC. 4876, p. 9490,
t BACTÉRIE au Supplément. Ajoutez: \\ On dit aussi bactéridie. M. Pasicur met hors de doute ([ue le principe toxique c'est bien l'être organisé, la bactéridie, Journ. offic. 3 mai 4 877, p. 3232, 3* col.
t BADAUDOIS (ba-d6-dol), s. m. Terme de plaisanterie. Le monde des badauds, la gent badaude. Les caillettes de tout parage.... formèrent 1« corps des vivandières, et les racoleurs enrélè-
BAR
reiit sans peine tout le badaudois, pirom, dans SAINTE BECrs, lYonr. lundis, t. vl {Alexis Firon).
t BAUIG.VOLLK (ba-di-gno-l"), s. f. Nom proviDcial d'une espèce de bourrce. Qu'elle (une délibération du conseil général d'Indre-et-Loire] a frappé les... bois dur, cotrels, badiguoiles, bourrées, charbon de bois et de terre, Décret, 24 novembre <876, Bullftin det Uns. fiariie supplem. n' 94, p. 368.
t UÂILLO.N.\EMKNT(bâ-llo-ne-man, IJmouilkes), s. m. Action de bâilioaner. || Fig. Le bliUounenient de la presse.
t BALADER (SE) (ba-la-dé), t'. réft. Terme populaire. Se promener (à et là, trùler. 11 y a le misérable C... (avocat assassiné par la commune en <87ij, qui a joué un sale râle dans celte affaire-là [émeute du 22 janvier (87t], et qui se balade encore dans Paris, aussi tranquille qu'un petit Jean-Baptiste, l« Père Duchène de l»~i, cité par M. Du Camp, Rev. des Deux-Uondes, juillet IS77.
— ETïM. Ancien français, baladeur (voyer. ba
lUDIN).
BALLOTTAGE. ^;ou»ex : || 2' Action de bal lotter, de mettre en présence deux on plusieurs opinions. Cette première partie du discours de H. d'Aguesseau parait n'être que le ballottage des plaidoyers des avocats pour et conlre, meslin (de Douai), Questions de droit, verbo conquête, s» i .
t BALME. Ajoutes : || 2' Balme ou baume a aussi le sens de col»au , monticule. Dieu m'a fait mon petit nid au bord du Rhône sur une balme plantée d'arbres maladifs, mais d'où je vois le Moul-Blanc et les Alpes, j. sodlabt (de Lyon), dans SAiNTE-BEDVE, A''out!. lundis, t. m [les Poêles français, recueil publié par M. Crépet).
2. B.AXDE au Supplément. jl;outeî : '' 8* Bœuf, vache de bande, Toy. vache n° 23, au Supplément. Il On dit bande d:ins le même sens par abréviation. Prix de bandes; chaque bande sera composée de quatre animaui au moins, Journ. offic.
U févr. 1873, p. (U23, 2' col.
BAQDET au Supplément. Ajoulex ; || 6' Jeu du baqi'.i. jeu qui se joue dans les fêtes publiques de cerla..>s pays, la Drôme par exemple. On a un grand baquet plein d'eau oii l'on jette des pommes, des poires, des oranges, de petits jouets, qui flottent à la surface ; des enfants, des jeunes gens et même des hommes de l'endroit avancent la tcte sur l'eau, cherchent à saisir avec les dents (car il est défendu de se servir des mains) quelques-uns de ces objets flottants qui an moindre contact s'éloignent de leur bouche: des rires s'élèvent quand on voit ces bouches ouvertes s'acharnera la poursuite d'un objet qui leur échappe, et ils redoublent quand quelqu'un des poursuivants, emporté par son ardeur, tombe, ce qui arrive parfois, la tête la première dans l'eau. C'est ce jeu qui a suscité la locution : jeter dans le baquet pour : faire rire à outrance; expression qui se trouve dans Mme de Sévigné (voy. baquet au Supplément).
t BARBINES (bar-bi-n'), s. f. pi. Nom de la collection des ordonnances rendues de <427 à <4B( • d'après Boucher d'Argis, celte collection a été ainsi dénommée du nom du compilateur Jean Barbin ; ce qui parait certain, c'est qu'elle a été rccueillio sous le titre de ordinalionej barbinœ (dalloz).
t BARBITOX. — ÊTYM. Ajoutez : M. Néandre N. de Byzance nous apprend que ce mot est persan aussi, bor(>ou(/i. Comme ^l'^ë'.-.oi n'a. pas de tenants en grec, il serait possible qu'il fût en effet d'origine orient;! le.
BARCABOLR. Ajoutez : || 8- S. m. Gondolier. Cette pieuse philosophie du barcarole nous attacha davantage A l'idée de nous embarquer avec lui, LAMARTINE, Grasiella, épisode. (C'est l'italien barcaruolo.)
3. BARGE (bar-j*), f. f. || !• Meule de blé, de foin, daus la Vendée. La femme M.... et moi avions caché le tire-point dans sa barge de foin, Gaz. det Trib. du 7 fév. (877, p. <28, 4« col! Il 2' Dans l'Avranthin, barge de fagots, tas de faffolsà proximité de la ville pour l'approvisionnement des boulangers. || 3' Nom donné en limousin au grenier à foin situé au-dessus des étables.
I BARILLAGB au Supplément. Ajoutez : || 4» Nom, dans l'ancien droit, de l'entrée frauduleuse de boissons par petits barils, Ordonn. de juin teao tit. 4. > / ,
t mnOMf.TniouEMEYr (ba-rométri-ke-man), ado. Par un procédé barométrique. Il [M. Wyse] a recueilli de bonnes observations de latitude ot de longitude, déterminé des hauteurs baromé-
BKH
triquement..., Journ. nffic. (9 févr. (b7i, p. (2fis,
BARRE. Il 8* Ajoulex : || Fig. Rendre barres, donner un nouvel accès. Vn plan nouveau qui lui rend barres sur l'avenir, j. gourdault, Ilev. des Deux Mondes, ts mars 1877.
t BARRICAILLr (ba ri-kâ-U', « mouillées), s. f. Entre marchands de vins, commerce de barricaille, vente et expédition par petits fûts, par barriques, au lieu de ventes en gros.
— ÊTYM. Barrique, avec la finale péjorative aille.
t B.\RRICOT (ba-ri-ko), s. m. Petite barrique. Tous Us soldats étaient chargés de jambons et do barricots de vin, que leurs hôtes leur avaient donnés, FOUCAULT (intendant sous Louis Xl'V), dans SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis , t. m {Mémoires de Foucault, II).
t BAKItOIR (ba-roir), s. ni. Terme d'antiquité celtique. Construction qui barre, qui cl6l. Dos grès scmblablos à ceux du barroir de l'avenue du château ; mais ces grandes pierres plates telles que celles dos barroirset des dolmens réclamaient certainement d'autres procédés de transport [que de les rouler^, h. de parville, Joum. o//ic. 20 sept.
1877, p. 64(14. (■■' col.
t BASIO.'<( (ba-zi-on), s. m. Terme d'anthropologie. L'un des points singuliers de la base du crâne, situé sur le milieu du bord antérieur du trou occipital, et constituant chez l'homme le point central de la base du crâne.
— ETYM. Biitc, base.
t BASOl'ISANT (ba-ski-zan), s. m. Celui qui se livre à l'étude du basque, lucuaire, Ilev. critique,
<6 juin 1877, p. 378.
BASSIN. Ajoutez : || 12» Bassin d'or, nom du bouton d'or, plante commune en certaines contrées, dans les campagnes de la Bourgogne entre autres (voy. ci-dossous bassinet).
BASSINET au Supplément. Ajoutez: \\ 9' Nom de la renoncule jaune ou bouton d'or, surtout du r«nunc«!Hî rejiens, L. J'y ai ajouté des semences de violettes, de marguerites, de bassinets, de coquelicots, de bluets, de scabieuses, que j'ai ramassées dans les champs, bebn. de saint-pierre, Paul et f'irginie, ix.
BAVIil'X. Ajoutes : — REM. Baveux comme un pot de moutarde, très-baveux, et, en jouant sur le mot, très-bavard. Enguerrant leur tabellion, plus baveux qu'un pot à moutarde, rab. Pant. m. 24. Ils [les moines] sont baveux comme un pot de moutarde (xvi* siècle), uarnix de sainte-alde- GONOE, Tableau dudifjerendde la religion, Œuvres, éd. Ouinot, t. IV, p. 2-i.
t BAYLISTE (bé-li-sf), i. m. Partisan de Bayle, le célèbre critique. Marais (Mathieu), à sa date, est quelque chose comme cela pour Bayle ; il est bayliste (le mot est de lui ou il l'accepte), comme d'autres seront bientôt voltairicns, sainte-beuve, Nouv. lundi.'!, IX, art. sur Mathieu Marais.
t BÉ.\TK.\lËNT(bé-a-te-man), adv. D'une façon béate. Henri Fonfrède fait un crime à Chateaubriand de cette fin du discours académique, puis il ajoute béatement..., sainte-beuve. Chateaubriand et Sun groupe littéraire, Paris, <86(, t. ii, p. 109.
t BEATISSLME (bé-a-ti-ssi-m'), adj. Superlatif, à forme latine, de béat. Les papes donnent l'exemple : Beatissimcs, sanctissimes, révérendissimes, suppléants du Christ..., andbb lefèvhe, Courrier littéraire, <0 sept. <877.
— ETYM. Lat. beatissimus, superlatif de beatus (voyez BÉAT). Beatissimus comme qualification d'un dignitaire ecclésiastique se trouve dans Du Cange.
BEC. Ajoutes ; || 14* Bec noir, sorte de parure de tête pour les femmes dans le xviii" siècle. Los vieilles dames poussèrent la prudence jusqu'à replacer dans leurs clievcux le bec noir, m"' de BRANCAS, dans ste-beuvi, Août), lundis, t. viii {3Iarte Leckzin.fka, ii).
t BECIIElt. Ajoutez : Il i' Populairement et figurément, bêcher quelqu'un, le dénigrer, l'attaquer. X Pâques ou à la Trinité,... quand les poules auront des dents, quand le Tintamarre no bêchera plus le Figaro, qui s'en moque comme d'une guigne, la Revue théâtrale illustrée, 2" uuméro de <b77.
tBP.IlÊMOTH (bé-é-mof), s, m. Animal dont la description se trouve dans le livro do Job (chapitre XL), et que les anciens luterprèles s'accordaient à prendre pour l'éléphant, tandis qu'il n'est autre que l'hippopotame, comme Bochart l'a sup-
nov
posé le premier; car tous les traits de la description s'y rappurtint, et enlin son nom le prouve, puisque ce nom n'est autre que le P-elie-moûl égyptien qui a été liêbraïsé et signifie le bœuf lies eaux {\X)\t le Bibel I.exicun de Schenkei; article /Wicmo(h par Schrader, Leipzig, (869).
t BIÎNISSEUR, KUSE (bé-ni seur, seû-z'), s. m. et f. Approbateur de parti pris, personne qui trouve tout le inonde bon, qui excuse tout. Celte expression vient de l'argot théâtral et des meludrames oii certains personnages ont toujours la main étendue pour béuir tout le monde.
t BENJAMITE (bin-ja-mi-t), s. m. Nom, dans la Bible française, des descendants de Benjamin, des membres de sa tribu (les Allemands disent Benjaminite). Les Bonjamites, ou le Lévle d'Éphraïm, est un espèce de petit poëme en prose de sept à huit pages, qui n'a de mérite que d'avoir été fait pour me distraire , quand je partis de Paris, I. J. ROUSSEAU, Lettre aU prince de Virtemberg, tH fév. (765. Il Dans ses Confessions, xi, Rous.seau parle sur un ton très-différent du Lévite d'Ephraïm, et comme d'un de ses meilleurs ouvrages.
t BKUCKMENT au Supplément, ajoutes:— HIST. XVI' s. Olympe, qui encor esmeuo avoit la teste Du bercement passé de Tireuse tempeste, de BRACH, Imil. (' 78, rec(o.
t BETFAÏNE (bèt-ta-i-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde de la betterave, Journ. o//ir. C'fév.
1877, p. 79(, 3" col.
— ETYM. Bette.
t BIBION (bi-bi-on), s. m. Diptère de la grande famille des tipulides. Le bibion des jardins, bibin hortulanus, Journ. of^c. 6 mai (872, p. 303r>, 3° col.
— ETYM. Lat. bt'btonein, moucheron qui nait dans le vin.
t BIBLIOLOGIE (bi-bli-0-lo-jie), s. f. Science des livres. Répertoire bibliographique universel, contenant la notice raisonnée.... d'un grand nombre d'ouvrages.... relatifs à toutes les parties de la bibliologie, par Gabriel peignot, Paris, 1812
— ETYM. B S/tov, livre, et Joyoc, doctrine. tBICA.MÉHISTE (bi-ka-mc-ri-st'), s. m. Partisan
de deux chambres dans un gouvernement constitutionnel.
— I.TYM. Lat. bi, deux, et caméra, chambre.
t BICHROMATE (bi-kro-ma-f), s. m. Terme do chimi.-;. Sel contenant le double d'acide chromiciue de ce qu'en contient le sel neutre. Bichromate ce potasse.
t BICHROMATE, ÉE (bi-kro-ma-té, tée), adj. Combiné avec le bichromate de potas.se. Gélatine bichromatée, Joum. offic. 3 nov. (877, p. 7i2o, 3« col.
t BIDOCHE (bidoch'), s. f. Dans l'argot des casernes, le morceau de bouilli qu'on sert au soldat, BEBNAD1LLE, le Français ,• 28 août (877, 2" page, 6' col.
t BIENFACTURE (biin-fa-ktu-r'), s. f Terme suisse. Action de bien faire une chose, soui avec lequel on la fait. 11 laisse les meilleurs souvenics dans notre fabrique [d'horlogerie], oii étaient connues ses exigences de bienfacture, Joum. de Genève, 8 mars (877.
t BIE.NVEILLAMMENT (bien-vè-lla-man , U mouillées), odii. D'une manière bienveillante. Ma pelote, dites-vous, est toute couverte d'aiguilles, et, vous ajoutez trop bienveillamment, très-fines, éd. fournier, dans ste-beuve, Nour. lundis, t. X {la Comédie de La Bruyère, par M. Edouard Fournier).
2. niLLON. Il 3» Ajoutez : || Nom, dans le Midi, en Savoie, en Suisse et en Piémont, du tronc d'arbre scié par les deux bouts, qu'il soit équarri ou non. On peut faire de cet arbre deux billons, c'està-dire en partager le tronc en deux fragments dune suffisante longueur pour que chacun d'eux puisse être débité en bois de service.
t BIOGUAPIIIER (bi-o-gra-fi-é), V. a. Néologisme. Écrire la biographie de quelqu'un. Les hommes ne valent guère à cette heure qu'on 1rs biographie; les écrivains se rabattent sur les bêtes, Journ. la Lanterne du 28 avril (877.
BLEU. Ajoutez : || 12' S. m. Dans l'argot des casernes, nom du conscrit qui vient d'arriver au régiment encore vêtu do sa blouse bleue do paysan, bkrnadillb, lé Français, 2» aollt (877, 2' page, 6* col. C'est le même que pied-bleu (voy. ce mot au Supplément).
f BOAT (bût'), s. m. Mot anglais qui signifie bateau et qui tend à s'introduire à cause des exercices nautiques. Un beat, monté par cinq jeunes
BKA
fe-ciis et un marin, a chaviré [à ArcachonJ, Exlr. du Petit itoniteur de Bordeaux, dans Jour». o//ic. 3» aolll t877, p. &95I, 3' COl.
1 BOBAK (bo-bak), s. m. Nom indigène de la niarmollo de Pologne, arclomys bobac. C'est l'animal que La Fontaine, Fabl. x, i, a nommé, à lorl, germain du renard et dont il a décrit les comlials (voy. De queUjues mots slaies passés en français: Avis aux éditeurs de La Fontaine, Mais,
is77, p. 7).
t BOCOUILLON (bo-killon, U mouillées), s. m. Terme de chasse. Lieu disposa pour se mettre à l'affût du gihier. X coté (du chemin de ronde do la forêt de Saint-Germain] est un cUump d'un peu plus de trois hectares appartenant à M. P..., ijui en a fait un hocquillon [pour tous les faisans sortant de la forêt]. Cour d'appel de Paris, note pour Mit. J.... et H.... contre M. P....
— KTYM. Le même, avec un autre sens, que boquillon (yoy. ce mot au Diclionnairel.
t 2. BOtiilE (bo-gh'), ». m. Poisson de la Méditerranée, sparus bonps, L., boops vulgaris, Cuvier.
— ErvM. Prov. buga, esp.,port. et ital. boya, du lat. bogas, du grec pwxa.
BOISÉ. Il I* Àjoutei : Il 11 se dit aussi en ce sens avec la préposition de. Une haute montagne boisée de pins sombres et toujours verts, E. phouentin. Un été dans le Sahara, p. 27.
t BOSCARESQl'K au Supplément. Ajoutes :
— REM. Bùscaresque est moins un mot forgé par J. J. Rousseau, qu'un italianisme, comme il y eu a beaucoup dans ses écrits : italien, boscareccio.
BOUCASSIN. — ETYM. Ajoutez: M. Néandre N. de Byzance tire ce mot du turc boghasse, sorte de toile. X la même origine il faut rapporter bocassin. (|ui est au Supplément.
t BOUCLEMENT. Ajoutes : \\ i° Fig. Terme genevois. Action do clore, de régler un compte. Ce n'était plus qu'un petit procès avec les cantiiiiers qui arrêtait le bouclement, Journ. de Gendte, 4i juin. (877 (voy. BOUCLER DU Supplément).
BOUDEL'R. Ajoutez : \\ 4" Il se dit des animaux qui ne profilent pas, des végétaux qui ne se développent pas. Quant aux huîtres de drague pêchées à Auray, beaucoup deviennent boudeuses et refusent de croître pendant une saison, mais rattrapent le temps perdu à la saison prochaine, a. bouchon-
BRANDELV. JouTO. Ojfic. 25 janV. < 877, p. 548,
l"Col.
t BOrnL'livRE. Ajoutez : — ÉTYM. Bogue 2 (voy. cide.ssus); prov. bugui'era; esp. boguera; port, bogueiro; ital. bogara. C'est proprement le filet à prendre les bogues; c'est un grand filet horizontal, qu'on jette le soir à la mer et qu'on retire le matin.
■ t BOURBOXISER (SE) (bour-bo-ni-zél, v. réfl. Se ranger du parti des Bourbons. U [Ducis] blanchira peu à peu, il se bourbonisera, jusqu'à ce qu'en 18)4 et <8<6 il ait pris la teinte marquée que lui voulaient ses amis d'alors, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. IV {Dncis épislolaire, m).
t 2. BUCRRÈLEKIE (bou-rè-le rie), s. f. Action de bourreler, de tourmenter; acte de bourreau.
— HIST. XVI* s. Défendre nostre liberté de leur joug (des Espagnols], nos testes de leur bourellerie. MARNix DE SAiNTB-ALDEGONDE, Œuvrcs, éd. de Quinet, t. iv. p. 55.
BOURSE au Supplément. — REM. vljoulei : Antre est l'explication a'un écrivain plus .incien. « La bourse d'Anvers fut bâtie en < 631, et prit son nom d'une maison qui était dans le même lieu, sur laquelle il y avait un écusson d'armoiries chargé de trois bourses ; et c'est de là qu'est venu le nom de bourse, qui depuis ce temps est employé partout comme à Anvers pour dénoter le lieu public du rendez-vous des marchands, • uissON, Lelt. XLi, Voyages, (68».
î IIOUTIEN (boutiin), ». m. Nom donné, dans la traduction du roman de Gulliver, à des gens d'un pays divisé en deux partis : les petits boutiens, qui prétendaient qu'on doit casser un œuf à la coque par le petit bout, et les gros boutiens, soutenant qu'on doit le casser par le gros bout.
t BOUTRIAU (bou-tri-6), s. m. Morceau de bois massif, à arêtes vives à l'une de ses extrémités, destiné à ce que l'on appelle 1 écalage des voitures. Gaz. desTrib. I3 juin (877. p. 669. 4' col.
t BRACllYCfiPHALE. Ajoutez : — HEM. La définition est insufrisante; elle doit être l'inverse do celle du dolichocéphale, c'est-à-dire : crâne dans lequel laplus grande largeur l'emporte sur la plus grande longiirur.
JIKA.N'CAHUau Supplément. ijoulci: |1 i'Grande
CAO
balance a l'usage des ejùciers en gros, etc., en Normandie. X vendre, une paire de meules, une roue de moulin et de grandes balances dites branc.ird avec poids en fonte, le Nouvelliste de l'arr. il'Àiranches, 25 fév. (877.
t BRA^IÈRE (bra-ziè-r'), s. f. Ustensile où l'on a du feu, un brasier. Une petite brasière en cuivre, oit l'on brlile, les soirs d'hiver, pour se chauffer, les noyaux enllammés d'olives, lauart. 6'raziella, m, (2.
— ErVM. Voy. brasier; ital. braciere.
t BREGMA. Ajoutez : || Terme d'anthropologie. Bregnia ou point bregmatique, l'un des points singuliers de la voûte du crâne situé à la rencontre de la suture coronale et de la suture sagittale.
— EfVM. Bp.:-||jia.
t BREGMATIQCR (brègh-ma-tl-k'), adj. Oui appartient au bregma. jj Point bregmatique, voy. ci-dessus.
t BKl.NGUER (brin-ghé), r. n. Courir, sauter çà et là. Un jeune chamelet qui se mit à bringuer de laplus belle l'a(;on lorsqu'on voulut le charger, V. LARGEAU, le Sahara, (" voyage, p. 232.
— ETYM. Autre forme de fringuer < (voy. ce mot au Dictionnaire).
BRISQUE. Ajoutez : \\ 8" Chevron, en argot militaire. Un vieux sergent à trois brisques, le ilX' siècle, 20 août (877.
BRISURE. Ajoutez: || 5° Brisures de riz, parties brisi es dans les tiges de riz. On paye les riz, par (Ou kil.: brisures, de 33 à 38 fr., Journ. o//ic. 30 juil. 1877, p. 5504, c* col. Le riz décortiqué ou nettoyé doit contenir des brisures; si le fabricant veut les séparer, il ne lui est pas tenu compte d'un nouveau déchet.... on permet l'importation temporaire des brisures de riz isolées, destinées à être nettoyées; un déchet de manutention de 3 pour (ou est accordé lors de la réexportation, Douanes, Tarif de (877. p. lxxxi.
BRONZE au Supplément. Ajoutes : || S" Petit bronze, petits objels en bronze. Fabricant de petit bronze, émail cloisonné, .4im. Didot-Bottin, (877, p. 76-i, 4' col. Il On dit aussi : bronzes d'art, bronzes d'ameublement, bronzes d'église, ou religieux.
BRUYÈRE au Supplément. ||6» M. Muston (de la Drome) rectifie ainsi la définition : Nom donné, dans les magnaneries, aux légères ramures où les vers à soie montent pour tiler et suspendre leurs cocons; cette ramure est ordinairement en bruyère; mais OD lui conserve ce nom lors même qu'elle est formée par d'autres plantes.
t BUCEROS (bu-sé-ros'), s. m. Espèce d'animal. Nous avons [à Dell, lie de Sumatra) en ce moment un galéoplthèque (singe volant), un grand bucéros, Journ. o//ic. 9 juin (877, p 4273, i" col.
t BUFFOMEN, IEN.NE (bu-fo-niin, nièn'), adj. Qui appartient à Buffon. On n'a jamais mieux .«aisi [que Gôthe ne l'a fait) dans toute sa portée la conception bufionienne des époques de la nature, SAINTE BEUVE, Nouv. lundis, t. IV {Entretiens de Gôthe et d'Erkermann, u).
t B'YZANTINISME au Supplément. Ajoutes : Le byzantinisme reste l'écueil des civilisations arrivées à un certain degré d'avancement.... dans l'ordre intellectuel, il signifie subtilité maladive ; dans l'ordre moral, dépravation rélléchie et raffinée ; quant au luxe enfin, corruption du luxe lui-même par les mauvaises mœurs, et des arts par un faste
outré, B. BAUDHILLABT, Joum. OfjiC. (2 Sept. (877, 3" col.
t CABIAI. Ajoutes : l| Autre espèce de cabiai {cavia capybara) très-répandue à la Guyane, ainsi que dans les pays baignés par l'Orénoque et le Maragnon. 11 habite toujours au bord des eaux. Cet animal atteint près d'un mètre de longueur; il est donc le plus grand des rongeurs connus, Jour». offre. I.) mars (h77, p. (9oo, )'• cl 2' col.
CÂBLER. Ajoutez :\i2° Transmettre par câble sous-marin. En même temps on lui transmet chaque jour (au New-York HeraldJ, par le câble transatlantique, on lui câble, comme dit le Daily Graphie en forgeant un nouveau mol qui ne t;irde]a pus sans doute à passer dans la langue américaine, le mouvement maritime de tous les ports, Journ. offic. (4 janv. (877, p. 335, ('• col.
t 5. CACHE (ka-cb'),s. m. Terme d'imprimerie. Feuille intercalaire non imprimée que l'on met entre chaque feuille dans les ouvrages soignés, ]jour éviter le décalcagc. Les signatures sur ch.Tcuno des épreuves efaicul couvertes d'un cache ;