CAV
est le grec xipxoupo;, lat. cercurus. La difficulté est de passer de xîpxoupo; à caraquc. Mais peutêtre caracora, qui est dans Du Cange (voy. cara- CORB au Dictionnaire), ofl're-t-il une transition.
t CARBOXARISÏE (kar-bo-na-ri-sf), s. m. Celui qui appartient au carbonarisme, qui en adopte les doctrines. Cette société moderne, ni légitimiste, ni carbonariste, ni jacobine, ni girondine, ni quoi que ce soit du passé, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. vu (If. Emile de Cirardin, l).
t CARBCROMÈTUE (kar-bu-ro-mè-tr'), s. m. Instrument propre à analyser les carbures. M. Coquillion décrit les appareils qu'il a employés, soit comme eudiomèlres pour déterminer la composition des gaz, soit comme carburomèlres pour analyser les carbures qui s'échappent des foyers industriels, soit comme grisuumClres pour doser le grisou dans les mines, Journ. o(^c. 6 avril 4 877,
p. 2686, 2* col.
t C.4RDIN'ALABLK (kar-di-na-la-bl'), adj. Qui peut être élevé au rang de cardinal. Ceux qui parlaient ainsi, Montaigne nous le fait remarquer, étaient personnes de grande autorité et cardinalables, c'est-à-dire du bois dont on fait les cardinaux, SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. n {Uontaigne en voyage). || Ce mot est fait comme papable.
t CARDLNALESQCE (kar-di-na-lè-sk'), adj. Qui appartient aux cardinaux. La pourpre cardinalesque de son nez, th. gaOtier, le Capitaine Fracasse, XII.
— ETYM. Ital. cardinalesco, de cardinale, cardinal ; color cardinalesco, pourpre.
t CARNAL. — ETYM. Ajoutez : Il serait possible que l'étymologie fût tout autre. Du moins M. Néandre N. de Byzance, arménien , signale le mol arménien caran, cordage de navire, et kharan, corde. L'on sait qu'un certain nombre de termes de mer sont venus de l'Orient.
t CARNAVALESOUE (kar-na-va-lè-sk'), adj. Qui a un caractère de carnaval. Une fantaisie un peu trop carnavalesque, lagenevais, Rev. des Deux- Uondes, dans scholl. Programme, p. 4 3.
— ETYM. Carnaval; ilal. carnavalesco.
CAROTTE. Ajoutez : || 4* Masse de terre extraite par les instruments de sondage. On voit quels sont les avantages de ce procédé [le sondage au diamant] : grande rapidité d'exécution et facilité d'obtenir des carottes de terre très-longues qui indiquent d'une manière précise la nature et l'inclinaison des couches traversées, figuier, i'Aïinée scientifique, 4875, p. 4 98.
t 3. CARREAU (ka-rô), s m. Altération de carrousse (voy. ce mot au Dictionnaire). Cet esprit si rigoureux [le cardinal Borromeo], mangeant souvent avec les Suisses ses voisins, pour les gagner à mieux faire, il ne faisait nulle difficulté de faire des carreaux ou brindes avec eux à chaque repas, SAINT FRANÇOIS DE SALES, dans Hist. de sainte Chantai, Paris. 4870, 7° éd. t. i, p. 255.
CARTO.NNER. Ajoutez : || 4' Mettre un carton )dans un livre, substituer une ou plusieurs pages aux pages primitives. Aujourd'hui (4 809) la presse, qu'on prétend être libre, est dans l'esclavage le plus absolu ; la police cartonne et supprime, comme elle veut, les ouvrages.... rien de plus irrégulier, rien de plus arbitraire que ce régime, Discussions sur la liberté de la presse, la censure, la propriété lilléraire, l'imprimerie et la librairie qui ont eu lieu dans le conseil d'État, pendant les années tsoi, 4807, 1810 et 4 84 4, rédigées et recueillies par le baron Locré, Paris, 484 9, in-8«, p. 67.
t CASTRENSE (ka-stran-s'), adj. f. Voy. paix au Supplément.
— ETYM. Lat. castrensis, de castrum, pris dans le moyen âge au sens de bourg.
t CATGUT (kal'-guf), s. m. Corde à boyau employée dans les ligatures chirurgicales. Ligature de la continuité de l'artère brachiale au-dessus du pli du coude avec un simple fil de catgut, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. 658.
— ÊTYM. Angl. ca(gu(, de cat, chat, et gut, boyau.
t CATOLLIEN, lENNE (ka-tul-liin, liè-n'), adj. Oui est de la manière de Catulle, poète latin élég.int et très-fidèle à la pureté du langage. Les vers [du P. Commire sur Santeul] sont jolis, catullicns, saiiNte-beuve, Port-Uoyal, 3' éd. t. v,
t CA'VAGE. Ajoutez : || 8" Action de creuser. Les carrières de plâtre ne peuvent être exploitées par cavago, mais seulement à tranchées ouvertes, DELAPORTE, Pandecles franc, t. v, p. 200,
CHA
4 804 (il renvoie à la déclaration du IS janvier
CAVALCADE. Ajoutez : \\ 3° Il se dit aussi d'une troupe de gens montés sur d'autres bêtes que des chevaux, i ce moment arrivait de la plaine une petite cavalcade composée de deux mulets, montés chacun par une femme en costume de ville, et abondamment enveloppée de voiles; un nègre les précédait assis de côté sur un âne, e. fromentin, Vne année dans le Sahel, p. 318.
2. CAVALIER au Supplément. Ajoutez :\\ 3' \ue cavalière, vue prise en marchant (voy. cavalièrement au Supplément).
t CÉUULAIRIC (sé-du-lè-r'), s. m. Terme de droit. Créancier porteur d'une cédule, synonyme exact de chirographaire.
f CELT (sèlt"), s. m. Terme d'antiquité. Hache de bronze.
— ETYM. Celte.
t CELTOPUILE (sèl-io-fi-1'), s. m. Amateur d'études sur les Celtes. Un savant cellophile,M. Miln, vient d'adresser une communication..., Joum.
Ofjic. 46 déc. 4876, p. 9397.
— HIST. XVI» S. Les noms des personnages introduits en ce dialogue, Celtophile, Philausone, Philalethe, H. EST. Veux dialogues du nouveau langage françois italianizé.
— ÊTYM. Kélxrii, Celte, et çt).oc, ami.
t CENDAL. — ÊTYM. Ajoutez : M. Néandre N. de Byzance tire ce mot du turc sandal, étoffe de soie, ajoutant qu'il y a dans le persan sundus, étofl'e de soie, d'où l'arménien sendous', qui se trouve dans la traduction de la Bible (Ëzéchiel, XVI, 4 0), traduction qui date du v* siècle.
t CENTRALISME (san-tra-li-sm'), s. m. Système qui opère la centralisation. Le joug du centralisme universitaire, l'Univers, te oct. 4 876.
CHAISE au Supplément. Ajoutez : || 7° Chaise de poste, nom, au xviii' siècle, de loges de l'Opéra situées du côté de la reine au rez-de-chaussée, Journ. offic. 22 sept. (877, p. 6436, I™ col.
t CHALEF (cha-lèf), s. m. Nom vulgaire de Velseagnus angustifolia, L., famille des élœagnées, arbuste du midi de la France, dit aussi olivier de Bohème.
— ETYM. Arabe, kalaf, saule d'Egypte.
fCHAMjELÉON ou CHAMÉLÉON"(ka-mé-lé-on),
s. m. Plante. || Le chaméléon noir, la carline noire. Il Le chaméléon blanc, la carline blanche. || Suivant M. Ed. Lefranc, Bulletin de la société botanique de France, année 4 867, pages 48 et suivantes, le chamaeiéon blanc de Théophraste et de Dioscoride est V atractylis gummifera. L. D'après Théophraste, si une femme vouiak éprouver la vitalité de son mari, elle lui en faisait laver le corps ; s'il résistait, il vivrait. M. Lefranc met en regard ce qui arrive sous la tente arabe oii, dans des dissensions domestiques, des femmes servent traîtreusement à leur mari une tasse de lait où a infusé la racine à'alractylis : ce qui cause la mort.
— ETYM. Xa(iai)iMv , lion nain, parce que cos plantes aux feuilles épineuses et féroces sont tout à fait acaules.
t CUA.MARRAGE (cha-ma-ra-j'), s. m. Action de chamarrer. 11 y a dans la mise des femmes moins de prétention et plus d'harmonie ; on évite le chamarrage avec autant de soin qu'on le recherchait autrefois, l. reïbaud, Rev. des Veux- Mondes, 4 6 juillet (867, p. 934.
tCHAMlLLARDES (cha-mi-llar-d'. Il mouillées), s. (. pi. Titre d'un pamphlet contre Chamillard, docteur de Sorbonne et ennemi de Port-Royal, auquel on l'avait imposé comme directeur. Vous croyez sans doute qu'il est bien plus honorable de faire des Enluminures, des Chamillardes et des Onguents pour la brûlure, racine, cité par saintebeuve, Port-Royal, 3" éd. t. vi, p. 4(0,
t ClIAMP-FERMAGE (chan-fèr-ma-j'), s. m. Clôture en planches qui enferme un terrain destiné à recevoir des constructions. Deux bataillons du 74' de ligne, arrivés par le boulevard de Charonne, rompirent à coups de hache le champ-fermage qui protège le cimetière [du Père-Lachaise] aux environs de la rue de Bagnolet, maxime du CAMP, Rev. des Deux-Mondes , 4" oct. 4877, p. 6B5.
t CHAMP-KERMER (chan-fèr-mé), v. a. Entourer d'un champ-fermage un terrain où l'on va construire.
t CHAMPIONNAT (chan-pi-0-na), .? m. Qualité de champion. Dimanche prochain, 45 juillet, aura lieu, à Neuilly-sur-Scine, la course nautique an-