COU
dos habitations voisines. Cas. des Trib. 3-4 sept.
t 2. CONVE.NANT au Supplément. 113" Ajoute: : Il Convenant se dit aussi du bien tenu par bail à convenant. Le feu se déclara dans le toit en chaume d'une maison située au convenant Le Borgne, commune de .Sainl-Nicodème, département des Cûtes-du-Nord, Gaz. des Trib. 21 oct.
(877, p. (029, 3« col.
CONVERTISSEUR. || I" Celui qui convertit les âmes. Ajoute: .- 1| Il se dit aussi au féminin. Eugénie [de Guérin], avec ses scrupules, n'auraitelle pas eu de certaines craintes pour le salut de la protestante inconvertible et convertisseuseî SAINTE-BEUVE, A'oMu. luudis, t. IX {Mlle Eugénie de Guérin et Wme de Gasparin, u).
t CO-OCCUPANT (ko-o-ku-pan), s. m. Celui qui occupe avec un autre ou d'autres. Droit de cooccupant, lasteybie, Ilev. des Deux-Mondes, dans scholl, Programme, p. (4.
t COPARTAGR (ko-par-ta-jé), s. m. Terme de droit. Celui qui a une part dans un partage d'héritage. Le partage fait par l'ascendant [par exemple par un père en son testament) pourra être attaqué pour lésion de plus du quart ; il pourra l'être aussi dans le cas où il résulterait du partage et des dispositions faites par préciput, que l'un des copartagés aurait un avantage plus grand que la loi ne permet, Coile civil, art. (079.
COQ. Ajoutes :\\S° Sorte de fer de blanchisseuse. Aussi s'appliquait-elle, muette, soigneuse, repassant les bouillonnes et les entre-deux [du bonnet] au coq, un œuf de fer fiché par une tige dans un pied de bois. e. zola, l'Assommoir, chap. v.
CORAILLEUR. Ajoute: : \\2' S. f. Corailleuse. Elle était corailleuse. c'est-à-dire qu'elle apprenait à travailler le corail, lamart. Gra:ieUa, m, 9.
CORBEAU au Dictionnaire et au Supplément. Ajoute: : || 9° Engin de pèche. Quatre ouvriers mineurs avaient été surpris péchant dans la rivière d'Allier, non plus avec des filets ou des corbeaux, ces engins-là ne vont plus assez vite, mais bien avec des cartouches de dynamite confectionnées exprès, Extr. du Moniteur du Puy-de-Dôme,dans le Nouvelliste de l'arr. d'Avranches , du 8
oct. (877.
t CORDÉE. Ajoute: : || 3" Terme de mineur. Temps employé à dérouler et enrouler sur le trenU la corde qui monte et descend les bennes. Actuellement cette marche [celle de l'ascension dos bennes] s'est améliorée, et nous avons pu constater des cordées de 55 secondes. Revue scientifique du 25 mars (876, p. 293.
t CORDELISEK (kor-de-li-zé), v. a. |i 1" Ceindre le corps d'une corde comme les cord£liers. || 2° I". réfl. Se cordeliser, se ceindre le corps d'une corde.
— HIST. xvr s. Ils [les huguenots] ne tiennent en aucun honneur la sainte corde dont les frères mineurs se cordelisent, marnix de ste-aldegonde. Tableau des différents de la religion. Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 22.
— ËTVM. Voy. cohdelier.
t CORRÉALITÉ (kor-ré-a-li-té), s. f. Terme de droit romain. Solidarité entre débiteurs. La librairie Marescq aîné vient de mettre en vente un Traité de la solidarité, précédé d'une étude sur la corréalité et la solidarité en droit romain, et contenant sur chaque question la jurisprudence la plus récente, par M. Eugène Loison. docteur en droit, Ga:. des Trib. (9 avr. (877, p. 376, 4- col.
— ETYM. Lat. correus, débiteur engagé solidairement avec d'autres, de cum, avec, et reus, qui a contracté un engagement.
I COTERD (ko-tèr), s. m. Nom, dans la Suisse romande, de réunions de villageois, de femmes surtout, qui causent devant une maison ou dans l'inlérieur de la maison. Le roman ne parait être d'abord qu'une simple pastorale: on est en plein village, on assiste au coterd, on va faucher et faner, E. RAMBERT, Jlibl. uiiivcrs. ("août (877.
— ÉTVM. Bas-lat. cota, cabane (voy. coterie). t COTÉRIADE (ko-té-ri-a-d'), s. f. Sardines deco-
tériade, celles que l'armateur distribue aux marins de l'équipage à l'arrivée des bateaux, Douanes, Tarif ie (877, p. CLXxvii.
— ÉTVM. Ce mot semble tenir à coterie. COTISER. Ajoutes : || 3" Absolument. Payer une
cotisation. Lorsqu'un sociétaire aura cotisé pendant dix-huit années...., il aura droit à une rente.... Statuts annexés au décret du (I janv. (877, Bull, des lois, partie suppl. ("' sem. (877, p. 719.
t COUFFIN (kou-fin), s. m. Le même que coulTe (voyez ce mol au Dictionnaire). Sacs, couffins et au-
CRO
trcs récipients, Règlement des Docks de Marseille,
tmu, p. 15.
COUP au Dictionnaire et au Supplément. Ajoute: .11 29* Le coup de poing de la lin, e.\pres.sion qui, depuis les Mystères de Paris d'Eugène Sue, se dit communi-ment pour exprimer le dernier coup porté, le dernier trait. Il traite nos enfant.s de jaunes commun.irds, de libertins, de gamins pervers, déjeunes drùles.... et il termine son article par celte phrase, qui est le coup de poing de la lia : l'Université était athée; elle est aujourd'hui radicale, fr. sarcey, le AIX' siècle, n août («77.
t COPRETTE (kourè t'), s. f. Se dit, dans certaines villes du nord de la France, de petites cours entourées de logements. Il y a dans les courettes de Lille de véritables sauvages, Journal de la Meurlhe, I7 oct. 1876.
t COUKREAU (kou-rô), s. m. Nom, à Bordeaux, d'une sorte de navire. Un jeune homme me demanda deux bateaux pour transporter sur un courreau qui se trouvait en rade [à Bordeaux] sept fûts de rhum, Coi. des Trib. 21-22 mai (877, p. 491, 4' col.
— ETY.M. Bas-Iat. curellus. ciirrellus, char, véhicule, dérivé du lat. currus, char.
COURTAUD. Ajoutez : — REM. Courtaud de boutique, cette expression vient de ce que, autrefois tous les gens de haute condition portant des vêtements longs, il n'y avait que les gens du peuple qui portassent des habits courts; un courtaud de boutique est un homme vêtu d'un habit court et servant dans une boutique. Bibliothèque critique, Amsterdam, (7os, t. m, p. 324.
COUVER Ajoute:: || h' Neutralement et populairement. Couver, se mettre sous les pieds ou entre les jambes un pot de terre rempli de braise et de cendres chaudes; habitude des femmes en Normandie.
CRACHOIR. Ajoute: : || î» Nom, au xviir siècle, de loges de l'Opéra situées du côté de la reine au rez-de-chaussée, yourn. o//ic. 22 sept i»77, p. ciac, <"col.
t CUASSERIE (kra-se-rie), s. f. Acte de crasseux, de vilain. Vous lui avez fait, je suis trop poli pour dire une crasseric, mais enlin une chose qui ne se fait pas, E. ABOUT, l'inidme, n.
t CRÉ.MEUX. Ajoute::— HIST. xvi's. Le beurre cresmeux, de bracb, t. u, p. 162.
t CIIÈOLE.ME.VT (kré-0-le-man), adj. X la façon dos créoles. Miss Tilda Jefl'crson, une enfant paresseuse. Paresseuse créolement, eknest d'herviLLY, À la Louisiane.
t CRÊPELU. Ajoute::— REM. Th. Gautier a dit crespelé (mieux écrit crèpelé) : Nous avons vu en songe se pencher du haut des terrasses blanches ces belles filles aux tresses d'or crcspelces, dans SAINTE-BEUVE, A'ou». lundis, t. VI (Th. Gautier, 1).
t CRËPELURE (krè-pe-lu-r'), j. f. État d'une chevelure crèpelue. Deux longues mèches se détachaient capricieusement des crèpelures, tu. GAUTIER, le Capitaine Fracasse, u.
t 2. CREUSEMENT au Supplément. Ajoutes : Il 2* 11 se dit aussi au propre, en creusant, en enfonçant. U faut lui planter (à une jeune fille] creusement dans son esprit la vraie crainte de Dieu, et l'élever es pins saints exercices de dévotion. Lettre de saint François de Sales, dans Histoire de sainte Chantai, Paris, (870, 7* éd. t. i, p. 3(7.
t CRISTALLOÏDE. Ajoutez : || 2° S. m. Terme de botanique. Partie de l'albumen des graines des plantes, laquelle est la forme de réserve de l'azote, VAN TiEGHEM, Acad. des se. Comptes rend.
t. LXXXIV, p. B8(.
t CROMWELLISTE (krom'-ouè-list'), s. m. Partisan de Cromwell. C'est [le principe d'un pouvoir qui réside dans le corps de l'État indépendamment du droit divin des rois] le fondement des cromwellistes et celui des parlementaires qui ont détrôné Jacques II, abnauld, danssAiNTE ■-beuve, Porl- Roijal, 3' éd. t. V, p. 467.
( . CROQUANT. Ajoulei : — REM. C'est à cinq heures du malin que j'ai quitté le puits, car les voitures des croquants de Fontenay, Bagneux, commençaient à rouler, Letlrede VassassinUoyaux, natif de l'Indre, dans Gaz. des Trib. (4-(B mai (877, p. 465, 4* col. Ici croquant signifie paysan sans aucune signification défavorable. C'est aussi au sens de paysan sans signification défavorable qu'il faut entendre croquant dans ce passage de La Funlaiiic : Passe un certain croquant qui marchait