DEF
les pieds nus; Ce croquant, par hasard, portait une arbalète, Fabl. u, (2. Le Dictionnaire a tort d'y voir le sens d'homme sans consistance.
t CULBUTEUR. Ajoute: : || 2» Appareil mécanique servant à renverser un objet. On a imaginé plusieurs systèmes de culbuteurs avec lesquels la benne, poussée par l'ouvrier sur un plateau-bascule, vide son coutenu en dessous et vient se remettre debout^dcvant l'ouvrier, Reo. scientifique, 25 mars (876, p. 295.
t CUPROPOTASSIQUE (ku-pro-po-ta-ssi-k'), adj. l'ermo do chimie. Oui contient du cuivre et de ia potasse. Il Solution cupropotassique, réactif employé pour la recherche du sucre. Un travail sur le sucre inactif, réducteur de la solution cupropotassique, H. DE PARViLLE, Journ. offic. 29 mars (877,
p. 2552, C col.
t UACRYON (da-kri-on), s. m. Terme d'anthropologie. L'un des points singuliers du crine, situé à la partie supérieure du bord postérieur de la gouttière lacrymale, à la rencontre do l'os frontal, du maxillaire .supérieur et de l'unguis ou lacrymal ; c'est l'extrémité interne du diamètre transversal de l'orbite.
— ETYM. Aetxpu, larme.
t DAÏR.\ (da-i-ra), s. f. Nom, en Egypte, des biens personnels du khédive. Le khédive a donné en garantie les biens de son domaine privé ou 'de sa daïra, pour éteindre et liquider les engagements de la dette publique de ses jetais. Gaz. des Trib. 22 juin (876, p. 6(3, 2' col.
t DARE. Ajoute: : — REM. La phrase suivante, empruntée à Diderot : «Dare, dare, dare, voilà un homme qui vient en cabriolet, comme si le diable l'emportait,» a été mal comprise par M. Poitevin et par M. Littré. Dare, expression conservée danj le quart de la France, signifie derrière ou arriére! Le mot répété, comme dans dare, dare, équivaut à « garez-vous vile I» La phrase de Diderot l'expliquerait au besoin. Dare, dare, ne veut donc pas dire ; Allez vite, mais recule: vile pour vous soustraire au danger. Il s'agit d'un mouvement prompt pour se mettre au repos en toute sûreté, et non pour prendre une course, M. C..., à Montpellier, dans Petit Journal du (3 avril (877. L'explication peut être vraie pour la phrase de Diderot et pour la signification primitive, mais aujourd'hui dare, dare signifie au plus vite.
t DAUDY (dô-di), s. m. Nom anglais d'une sorte do navire. Vers six heures, un grand daudy anglais, le Julia,de Guernesey, était signalé sur la rade de Saint-JIalo, avec son pavillon en berne, demandant du secours, Extrait de la Viyie de Cherbourg ,dd.us Journ. offxc. (6 sept. (877, p. 632(, 3' col.
t DAVYUM (da-vi-om'), s. m. Nom d'un métal qui vient d'être découvert. Sur le spectre du nouveau métal, ledavyum, serge kehn, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxv, p. 6u7.
— ETYM. Davy, célèbre chimiste anglais.
t DÉBINAGE (dé-bi-na-j'), s. ni. Action de débiner, de dire du mal (voyez di^biner au Dictionnaire). Banquets fratricides oii le débinage sert d'entrée, de premier service et d'entremets sucré, Figaro, 3( mars (877.
t DÉCIMEUR (dé-si-meur), s. m. Employé chargé de recueillir les dîmes (mot forgé par Voltaire en opposition à décimaleur). M. le curé peut faire aisément ramasser par sa servante les dinies de blé et de pommes qu'on lui doit... mais il faudrait que le roi eût des décimeurs à gages dans chaque village, qu'il fft bâtir des greniers dans chaque élection, et qu'ensuite il vendit son grain et son vin, volt. Lettre à Mme Denis, (9 août (752 (au sujet de la DUne royale de Vauban).
f DE CUJUS (dé-ku-jus'), mots latins qui sont quelquefois employés dans le langage juridique pour désigner le défunt dont la succession est ouverte.
— ËTYM. Lat. de, au sujet, cujus, de qui (la phrase complète est de cujus successione agitur).
t DÉCURTft (dé-kur-té), .«. m. Circoncis. Sa Majesté Impériale [Catherine 11) a donc assommé ces maudits décurtés [les Ottomans], DinER. Letl. xxvi, à Falconel, éd. Assézat, t. xvill, p. 3(8.
— ETYM. Lat. decurtatus, raccourci, do de, et curtus, court.
t DÉFERLANT, ANTE (dé-fèr-lan, lan-t'), adj. Qui déferle. Dans ces parages, le canot de sauvetage affrontera des brisants redoutables, souvent il luttera contre une mer dure, déferlante, et contre
DEN
aes courants d'une extrême violence, ^Irmiiaire du sauvetage, t. xn, p. 82.
t DËFIEUR (dé-li-eur),s. m. Celui qui défie.
— HIST. xvi» s. 11 cuide que s'il p»ut ce deffieur surprendre..., de brach, Im. {' 68, recto.
(.DÉFILER. Ajnute: : || 3' Défaire les fils d'un tissu, le décomposer en lilanionts. On dégage ensuite quelques fils [du ti.ssu douteux], on les détord entre les doigts, on les défile; et c'est à la longueur des filaments primitifs qu'on reconnaît leur nature : si ces filaments ont plus do quarante millimètres de longueur, il y a certitude qu'ils no sont pas de colon, Douanes, Tarif de m-l, note 50S.
2. DÉFILER. Ajoutez : || K.rt/I. Se défiler, passer sous le feu de l'cnnomi en sachant profiter de tous les obstacles et accidents de terrain, pour se tenir à l'abri de sa vue et de ses coups.
t DÉFILEUR (dé-fi-leur), s. m. Terme de marine. Navire qui détile, qui file le long de. Dans ces parages [au nord et au sud do Terre-Neuve], la pêche a été véritablement désastreuse pour les navires dont les équipages étaient établis à terre et pour les défileurs du golfe, Journ. offic. s oct.
(877, p. 6694, 3* COl.
t DÉGOLFER (dé-gol-fé), V. n. Terme de marine. Sortir d'un golfe. La mer était grosse, et ce n'est qu'avec peine que j'ai pu dégolfcr le cinquième jour après mon départ, Journ. offic. 25 mai
(877, p. 3995, (" COl.
t DÉGRAVELLEMENT (dé-gra-vè-le-man), s. m. Action de retirer le gravier. L'ingénieur chargé des travaux de la Bièvre reconnut son intelligence [de Fieschi] en le nommant chef d'équipe des ouvriers chargés du dégravellement de l'aqueduc d'Arcueil, Journ. offic. du 30 août (877, p. 606o, 2* col.
— ËTYM. Voy. DKGRAVELER au Dictionnaire.
t DÉHOUILLER (dé-ou-llé. Il mouillées), V. a. Exécuter le dchouillement. L'expérience a démontré que ces méthodes.... permettent de débouillor entièrement toutes les grandes couches, Rev. scientif. 25 mars (876, p. 295.
t DÉLOGE (dé-lo-j), s. m. Nom propre employé par jeu de mots dans celle locution: Faire Jacques Déloge, déménager la nuit sans tambour ni trompette, c'est-à-dire s'en aller et s'esquiver. Le pendard ! il fait Jacques Déloge ; il a raison, il vaut mieux être plus poltron et vivre plus longtemps, Comédie des proverbes, p. 74. || On dit dans le même sens: Prendre Jacques Déloge pour son procureur.
t DÉMËLURES(dé-mê-lu-r'),s./'. pj. Cheveux qui tombent quand on les démêle. Chez beaucoup de perruquiers on lit, en annonce ; Achat do démélures ; postiches en tout genre.
t DÉ.UOGORGON au Supplément. /l;ou«ei; — HIST. xvi" s. L'ancien père des dieux Demogorgon demeura en son abysme et au parfond centre do la terre; si n'en peult oncques cschaper, jean le MAIRE, Illustrations de Gante, i, 28. Et estoyent tous enfans d'Herebus, c'est-à-dire Enfer, filz do l'ancien Demogorgon et de l'obscure profondité des abysmes appelle Chaos, lU. ib. X costé gausche de la grande chauldiere, à trois toises près les gryphes de Lucifer, tirant vers la chambre noire de Demogorgon, bab. Pant. m, 22. {| Demogorgon est une ancienne altération do demiourgon (voy. DÉMIURGE au Dictionnaire), qui se trouve dans
RABKLAIS, Pant. IV, 47.
t DÉMOGRAPHIE. Ajoutez : — REM. C'est à Guillard (né en (799) qu'on doit la création du terme de démographie, lamouroux, Rapport au conseil municipal de Paris, 27 févr. (877, p. 4.
t UÉMONERIE (dé-mo-ne-rie), s. f. Action, intervention d'un démon. Ne saurait-on avoir le .Socrate sans les démoncries, comme dit Montaigne ? SAINTE-BEUVE , Port-Royal , J' éd. t. m, p. 34(.
t DÉMONV'.ME (dé-mo-ni-m'), s. m. Genre spécial de pseudonyme dont un auteur se sert quand il fait paraître un ouvrage avec une indication comme celle-ci : « Par des travailleurs et des commerçants •, québard. Supercheries littéraires, 2" éd. t. III, col. 850 a b.
— ETYM. Arjuic, peuple^ et ôvona, nom.
t DENSIMÉTRIE (dan-si-mé-trie), s. f. Terme do physique. Mesure de la densité; emploi du demimètre (voy. ce mot au Dictionnaire).
t DENSIMÉTRlyUE (dan-si mé-tri-k'), odj. Oui a rapport à la densimétrie, au densimèlre. Constater la quantité d'huile lampante à 80ii dc^-rés densimétriques qu'elles [les huiles brutes de schiste et deboghead] fournissent, Douanes, Tuiif de (877, n* 277.
DIS
t DKSTU, CE (dan-tu, tue), ad;. Armé de denU. Limaces,^ limaçons, insoctcs de mille sorips, nés dentus, armés d'appareils formidables, michelet, l'Oiteau, p. (75,
— Hisr. xui* s. Sengliers grans cl dentus, dont grandement v a, Dnon. T. 1671.
+ DÉPUILÔSOPHISER (dé-fi-lo-zo-fi-zé) , v. a. Ôler le caractère philosophique. || V. réjl. Se déphilosophiser, soter le caractère philosophique. Il y cul un toile général contre : l'abbé philosophe [Raynal] qui, après s'être déprètrisé autrefois, venait se déphilosopbiser aujourd'hui, sainte-beuve, A'ouc. lunda, t. u (Uémoires de Ualouet, ui),
t DËPISTEDR (dé-pi-sleur), ». m. Celui qui dépiste, poursuit, découvre. M. Emile Campardon, un des plus ingénieux dépisteurs de curiosités littéraires et théâtrales, alph. Daudet, Joum. o/pc. 23 avril (877, p. 30(7, 3* col.
t DÉPOÉTISER (dé-po-é-tizé), r. a. Oler le caractère poétique. 11 y a longtemps que le Niagara est dépoétisé : on y entend aujourd'hui le sifilct des locomotives, Joum. offU. 25 mai <877,p. 3995, 3» col.
t DÉRAILER. Ajoult: : 1| Fig. Dérailer au figuré pour dévier, comme l'employait l'autre jour dans un fort bon article tout classique M. Gaston Paris, un jeune savant fils de savant, sainte-beuve, A'our. Jundù, t. vi {Vaugelas).
t DÉROI'GIR. Ajoutez : — HIST. xirr s. Et \'cspée lues [aussitôt' dcsrougisl, S'est biele et nete et esclarcic, U Chevaliers as deux espées, publié par Fôrstcr, v. (US30.
t DÉSAKÇONNEMEXT (dé-zar-so-ne-man), s. m. Action de désarçonner; état de qui est désarçonné. Il Fig. De cette première secousse, de ce désarçonnement inattendu, il nous est resté cette conviction, à savoir que ceux qui admirent d'abord un tel ouvrage [io Ronde de nuit de Rembrandt] ne sont point sincères, E. bergebat, Joum. offre. 25 sept.
(877. p. 6482, 3* col.
t DÉSÉDIFIER (dé-zé^i-fi-é), v. a. ôter l'édification (euphémisme pour scandaliser). Elle [la paroisse] avait un autre droit, celui d'être édifiée et non pas d'être désédifiée, Joum. de Genève, «8 sept. 1877.
tDÉSE.>"CA.\AlLI.ER (dé-zan-ka-na-llé, Jlmouillées), V. a. Tirer du milieu de la canaille. || V. réfl. Se désencanailler, perdra les manières, l'esprit de la canaille. Les goûts bas contractés dès la jeu- Desse ne se désencanaillent jamais, E. about, l'Infime, i.
+ DÉSE.VGAÎXER (dé-zan-ghê-né), v. a. Tirer de la gaine. |: Fig. Il fallait désengalner la morale de tout ce revêtement artificiel, sainte-beuye, Nouv. lundis, t. m {De la connaissance de l'homme au xvn' et au xyui' siècle, p. 236, éd. de (865).
+ DÉSENMOBLIR (dé-zan-no-b!irl, v. a. Ôlcr la noblesse. Ne se sentant point la capacité de l'étude, ils [les bohèmesl ont regardé l'étude comme une bassesse qui déscnnoblit le génie, veuillot, Odeurs de Paris, u, 5.
t DESSALAGE (dè-sa-la-j'), s. m. Action de dessaler. Voici un moyen.... d'opérer le dessalage des viandes et du poisson salés, le Nouvelliste de l'arrondissem. d'Arranches, (B avril (877.
DÉTERMI.XATIF. Ajoutez : Il 2' Qui décide, qui tranche. L'esprit critique rend les hommes déterminatifs, et leur fait préférer leur goût et leurs conjectures, qu'ils croient dictées par le bon sens, à toute tradition et à toute autorité, Bibliolh. crit. t, m, p. <3(, Amsterdam, (708.
t DEVELNARD (dé-vè-nar), s. m. Terme populaire. Celui qui est en déveine. Delobelle rencontrait toujours sur le boulevard un déveinard comme lui, alpii. daudet, Fromonl et Risler.
— ETYM. Déveine. Veinard est an Dictionnaire.
t 2. DICTATEUR (di-kU-teur), s. m. Celui qui dicte, nom que prenait plaisamment Voltaire, quand il dictait à son secrétaire. L'hermite de Tourney et des Délices est dictateur, parce qu'il a mal aui yeux, volt. Leur, à Thiriol, 5 déc.
— ÊTYM. Dicter. Le vrai mot serait dicteur, comme chanteur de chanter.
DIGÉRER. Il 7* Ajoute: : || Se digérer, être l'agent de sa propre digestion. Si l'albumen de la graine est charnu, s'il est actif, il se digère luimême, et l'embryon n'a qu'à absorber les produits de cette digestion, h. de pabville , Journ. offic. ï» mars (877, p. 2552, c col.
t DISPERSEMENT (di-spër-se-man), s. m. Action do disperser; élat de ce qui est dispersé. Malgré