‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 555 sur 638 · ELA · texte numérisé non relu

ELA

+ ÉBOPRIFFURK (é-bou-ri-fu-r'), J. f. Etat d'une tète ébourifl'ée. || Fig. Quelqu'un [M. de Salvandy] qui avait de l'esprit sans doute, mais encore plus de prétention et d'affiche, beaucoup de faste et d'cbouriflure, saint-beuve, Nuuv. lundis , t. iv {llist. de la Restauration, par M. L. de Vielcastel, II).

t ÉBURINE (é-bu-ri-n'), s. f. Nouvelle matière que M. Latry obtient par l'emploi des poudres d'ivoire ou d'os additionnées ou non de substances agglutinalives, Joum. offic. 20 juill. (877, p. 6326

— ETYM. Lat. ebur, ivoire.

t ÉCALAGE (é-ka-la-j'), s. m. Action de caler les voitures, Gaz. des Trib. (3 juin (877, p. 56» 4- col.

ÉCARTELÉ. Ajoutez: ^- REM. Origine de la locution écu écartelé : Revenus d'Orient, les chevaliers conservèrent comme un souvenir honorable les derniers écus qu'ils avaient opposés aux dards des infidèles, en donnant même la préférence à ceux dont la taie [plaque de métal] avait été fendue, brisée, écartelée, p. paris, dans Joum.

offic. (7 oct. (877, p. 6843, ( " Col.

t ECCLÉSIOLOGUE (è-klé-zi-0-lo-gh'), s. m. Celui qui est versé dans la science des choses ecclésiastiques. L'abbé Cochet, ecclésiologue et antiquaire chrétien, par M. Brianchon, Bibliographie de la France, n' du 27 janv. (877.

— ÊTYM. 'Exx).Ti5ia, Église, et X6Yo;,étude.

t ÉCHELLIER (é-chè-lié), s. m. Terme de bourse. Acheteur de vente ferme contre ventes à primes, paton, Joum. des Débats, (7 avril (877, 4' page.

ÉCOUTER. Ajoutez : || 7° Le temps s'écoute, locution villageoise qui désigne un intervalle de calme complet dans un jour sombre. Si, par un de ces jours de septembre où l'on doute Que Tairait une haleine et les champs des échos, La barque un aviron pour secouer les Ilots, Le ciel un astre en feu pour éclairer sa voûte. Jour morne et qui succède à de beaux jours sans doute, Si vous parlez au pâtre, en gardant sos troupeaux, Le n.iïf astrologue alors vous dit ces mots ; « Que la brise est au calme et que le temps s'écoute, » E. fro.mentin. Courrier littéraire, (o juill. (877.

t ÉCRIMER (é-kri-nié), s. m. Ancien nom des fabricants d'écrins, de coflrets, etc. Maître Jacques le huchier, Pierre Aubri l'écrinier qui fabrique de si jolis coffrets d'ivoire, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. vu {Entretiens sur l'architecture, par M. Viollet-le-Duc, 11).

ÉCRITOIRE. Ajoutez : || 4° Lieu, cabinet 011 l'on écrit (sens aujourd'hui inusité et qui provient de l'emploi de ce mot dans les monastères; voy. le n° 3). Saint-Laurent [gouvei-neurj s'en accommoda [de l'abbé Dubois], et peu à peu s'en servit pour l'écritoire d'étude de M. le duc de Chartres [le futur duc d'Orléans, régent], sr-siMON, dans Scènes et Portraits choisis, par Eugène de Lauueau, Paris,

ÉCUSSON.VÉ. Ajoutez : || 3' Orné d'un écusson d'armoiries. Les maisons, largement écussonnées, ont ce cachet de solidité massive et de sombre tristesse qui marque les vieilles constructions espagnoles, louis-lande, Rev. des Deux-Mondes, (5 août (877.

t EFFECTIVITÉ (è-fè-kti-vi-té), s. f. Qualité de ce qui est cflêctif. M. Bourke, répondant à M. Dilke, dit que, lorsque des doutes se sont élevés sur l'effeclivité du blacus de la mer Noire, des représentations oui été faites à la Porte, Journ. de Genève. (8 juill. (877.

t EFFECTUATION au Supplément. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Luy recommaudanl une bricfve effcctuation de ce qu'il avait promis, marnix de saintealdegonde, Œuvres, Bruxelles, éd. Quinel, t. iv, p. 226 (ainsi efrectu.ition n'est pas un néologisme, ou du moins c'est un néologisme du xvi* siècle).

t EFFULGURATION ( èf-ful-gu-ra-sion) , s. f. Mot forgé du latin. Action de jeter, une fulguration, une vive lueur. Une véritable eirulguraticn de métaphores, éd. scuuré, Rev. des Deux-Mondes, (5 févr. (877.

— ETYM. Lat. effulgurare, do ex, hors, et fulgur (voy. fulguration).

■| ÉGOOTIER. ajoutez ; Il 2° yldj. ligoutier, égoutière, qui a rapport aux égouls, le Progrès médical, (7 mars (877, p. 208. Émanations êgoulières.

( É.LAITER (é-lè-lé),t). a. Synonyme de délaiter

ENC

(voy. ce mot au Dictionnaire). Qu'elle ne laisse pas la crème aigrir sur le lait, qu'elle travaille de son mieux le beurre une fois obtenu, qu'elle l'élaite bien, qu'elle arrive eiilin à lui donner ce petit goût de noisette particulier aux bons beurres, E. GABNOT, Avranchin, 18 mars 1877.

— ETYM. É.... préfixe, et lail.

t ÉMANL'É. Ajoule: : — REM. Ce mot se trouve dans le xvi» siùcle, mais avec un tout autre sens; il signifie sorti des mains : L'estat do voz deniers vous a esté rendu par diverses fois; oncques un patart ne fust emanué sans triple ou quadruple ordonnance, marnix de sainte-aldegonde, Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 72.

EMBAUyUlill. — IllST. xvi's. Ajoute;: Tous les offres du roy se remettoient à l'establissement de la paix en son royaume, pour ne s'embarquer en guerre estrangere durant celle qu'il avoit avec ses

SUbjeCtS, MARNIX DE STE-ALDEGONDE, ŒuVreS,

Bruxelles, éd. Quinet, t. iv, p. 225.

t EMBËTISER (an-ùé-ti zé), V. a. Jeter dans la bêtise. Comment on embétise un pauvre sire comme toi, le Vétéran, dans Dialogue de Franc- Fétu, vétéran, et Prét-àtout, jeune soldai d'un des régiments travaillés par les clubs des vrais amis du bon ordre, Nancy, l'an do la licence militaire 179U, cité par JULES renaud, Nancy en (790,

j EMBOBINER au Supplément. Ajoutez: || S" V. réfl. S'embobiner, être embobiné, enroulé autour d'une bobine. Lucrèce.... travaille à quelque ouvrage do broderie, près d'un vaste métier oii s'embobinent des laines de couleur, e. bergerat, Journ. ofl'ic. m mai (877, p. 3479, ('• col.

t EMBOUCAUT.\GE (an-bou-kô-ta-j'), s. m. Action d'cmboucauter, de mettre dans des boucauts. Ces mutations d'entrepôt [de la morue] peuvent avoir lieu sans emboucautage, ni emballage, et, dans tous les cas, sans plombage, Douanes, Tarif de t»Ti, p. CI.XXIII.

t EMBUFELETÉ, ÉE (an-bu-fle-té , tée), adj. (jarni de buftleleries. Et pour mettre le comble à leur émoi, voici — tout embuflleté de son baudrier jaune — un magnifique. gendarme qui se présente dans les bureau.x, alph. daudet, Journ.

offtc. 14 mai (877, p. 3585, 3" COl.

t ËMERISË, ÉE (é-me-ri-zé, zée), adj. Garni d'émeri. Papiers verres, émerisés , doréS; argentés, étamés ou cirés..., Douanes, Tarif de (877, note

t EMPAGANISEK(an-pa-ga-ni-zé),u.a. 1| 1° Donner le caractère païen. || 2° V.réfl. S'empaganiser, prendre le caractère païen. La papauté s'empagauise, u. BLAZE DE BUHY, Rev. des Deux-Mondes , (5 mars (877, p. 264.

• t EMPÊTRE (an-p6-tr'), s. f. Nom, en basse Normandie, de l'entrave qui lie les animaux. Cet agneau [volé] était empêtré, et l'empêtre a été retrouvée au bord de la pièce, le Nouvelliste de l'arrond. d'Avranches, (9 août (877.

— f.TYM. Voy. EMPETRER.

t EMPHASE, ÉE (an-fa-zé, zée), part, passé d'emphaser. X quoi on donne le caractère de l'emphase. Que les grands mots et le ton empbasé Au sens commun n'ont jamais imposé, j. B. rouss. ÉpUres, II, 2.

t EMPUASER (an-fa-zé), v. a. Donner le caractère de l'emphase. Je vais Te peindre ces devoirs qu'ici tu nous emphases, boissï, les Dehors trompeurs, XI, ( 1 .

t EMPIÈCEMENT (an-piè-se-man), s. m. La pièce ou bande d'étoffe, qui va d'une épaule à l'autre, entre le col et le corps de la chemise. Elle le frotta [son fer] sur son carreau, l'essuya sur ua linge pendu à sa ceinture, et attaqua .sa trente-cinquième chemise, en repassant d'abord l'empiècement et les deux manches, e. zola, l'Assommoir, ch. V.

t EMPOIGNE au Supplément. Ajoutez: || 2° Ce qui sert à empoigner, à saisir, poignée. Les bains [pour tremper le verre]... sont contenus dans de petits bacs en tôle, posés sur roue, et munis d'un double fond en treillis qu'on peut enlèvera volonté à l'aide d'empoignes, Journ. offic. 2 mai (877, p. 3(98, (" col.

t ENCANAILLEMENT (an-ka-nâ-lle-man , Il mouillées), s. m. Action d'encanailler, de s'encanailler. L'encanaillement, prélude aristocratique, commence ce que la révolution devait achever, T. HUGO, l'Homme qui rit, ii, i, 3. En dehors de la scène [en parlant de Sophie Arnould], un démon d'esprit, de cet esprit parisien,... qui avait en plus, à cette époque, un arôme aristocratique qu'il a

ENT

perau dans l'encanaillement de ses divers argots,

ALPH. DAUDET, Joum.offic. (6 juiU. (877, p. 5246, 3" col.

t ENCIIAVIGNER (an-cha-vi-gné), v a. Incommoder les autres par une haleine puante, comme M. de Chavigny. Elle [la duchesse de Mecklembourg] disait de Mme de Longueville que , dès qu'elle ouvrait la bouche pour parler, elle enchavignait tout le monde; d'oii il parait que M. de Chavigny avait au plus haut degré le mime inconvénient que Mme de Longueville [une haleine félidel, SAINTE-BEUVE, Port-Hoyal, 3* éd. t. v,

t 2. ENCLIN (an-klin), s. m. Action d'incliner le corps, la tète. Je sais que les l'ères jésuites, s'ils se rencontraient cent fois le jour, ils se lèveraient le bonnet; et nous autres nous ferons l'enclin de tète toutes les fois que nous nous rencontrerons, SAINT FRANÇOIS DE SALES, dans Histoire de sainte Chantai, 7' éd. Paris, I87u, t. i,

t ENDf:MICITÊ (an-dé-mi-si-té), s. f. Terme de médecine. Caractère endémique d'une maladie, c'est-à-dire d'être toujours due à une cause locale.

t ENDINION (an-di-ni-on), s. m. Terme d'anthropologie. Point de l'endocrâne situé au centre de la croix de l'endocrâne, au niveau de l'inion de l'exocrine (pour inion, voy. ci-dessous).

— ÉTYM. 'Evôov, en dedans, et ïviov, nuque.

t ENDOCRÂNE (an-do-krâ-n'), s. m. Surface intérieure de la boite crânienne.

— Ktym. "EvSov, en dedans, et crdne.

ENDORMEUR. Ajoutez : || S' Au féminin, une

endormeuse, une chanson de berceau. Ces berceuses, qu'on nomme en Lorraine des endormeuses, A. THEuniET, Rev. des Deux-Mondes, i" mai

t ENDOSMOSÈR (an-do-smo-zé), v. a. || 1° Exercer une action endosmotique. || 2° V. réfl. Subir une action endosmotique. Les globules rouges de l'enfant... s'endosmosent et se déforment plus rapidement au contact des réactifs, h. de parville, Journ. offic. 3( mai (877, p. 4(28, (" col.

t ENDUCAILLER (S') (an-du-kâ-llé, Il mouillées), V. réfl. Se mêler parmi les ducs considérés comme mauvaise compagnie. Quand il [Collé] sortait ces jours-là de sa maison bourgeoise, il disait qu'il allait s'enducailler, comme d'autres auraient dit s'encanailler, saintb-beuve, Nouv. lundis, t. vu {Collé, Correspondance inédite).

t ENFOUISSABLE (an-fou-i-sa-bl'), adj. Qui peut être enfoui. Même à l'état sédentaire, il [l'ArabeJ ne se croit tranquille possesseur que do ce qu'il détient; il préfère la fortune mobilière, parce que rien ne la constate, qu'elle est facile à convertir, facile à nier et enfouissable, E. Fromentin, Un été dans le Sahara, p. (6.

t ENSOMMEILLÉ, |ÉE (an-so-mè-llé , liée, Il mouillées), adj. Néologisme. Alourdi par le sommeil. Le garçon bégayant, aux yeux ensommeillés, qui marche d'un pas de somnambule, p. arène, le Temps, 28 oct. (877, Feuilleton, 1" page, 3' col.

ENTACHER. Ajoutez : || 4" Accuser, inculper. 11 [Voltaire] a levé les épaules quand la cohue s'est mise à contrarier le roi et à vouloir entacher les gens, volt. Lettre à Veymerange, 26 fàv. (77(. J'avoue que je ne sais rien de si ridicule que la rage d'entacher; il y a eu des choses plus odieuses du temps de la Fronde, mais rien de si impertinent, ID. Lett. à Richelieu, 27 fév. (771.

ENTR'ACCOKDER (S'). Ajoutez: || 2° Se concéder l'un à l'autre. Leur opposition [des dominicains et des jésuitesl ne les remue-t-clle pas toujours assez pour les empêcher de s'entre rien accorder qu'à la dernière extrémité ? Bibliothèque critique, mie, nod, t. ii, p. 58. || On remarquera la séparation que l'auteur a mise entre entre et accorder.

t ENTRIC-BA LANCER (S') (an-trc-ba-lan-sé), v. réfl. Se balancer l'un l'autre, se faire équilibre l'un à l'autre. Quoique, à regarder les témoins seulement par rapport à leurs personnes, ils puissent s'entre-balanccr les uns les autres. Bibliothèque critique, Bâle, (7ui), t. ii, p. 62.

ENTRE-COLONNES. Ajoutez : || 2" Nom, au xvw siècle, de luges do l'Opéra situées du côté de la reine, au rez-de-chaussée, JoMr/i.,o//i(;. 22 sept.

(877, p. 6436, (" col.

t ENTRE-SORT (an-tre-sor), s. m. Chez les saltimbanques, théâtre en toile ou en planches, voiture ou baraque, dans laquelle se tiennent les monstres, veaux ou hommes, brebis ou femmes, que l'on I

ÉRD

exhibe, j. vallès, La Rue, l'Enlrc-sorl. \\Au plur. Des entre-sort.

— ETV.M. Entrer, et sortir, parce que le public entre, regarde et sort.

t ENTKETISSIIRE (an-tre-ti-su-r'), s. f. État de ce qui est entietissu.

— llIST. xvi* s. Ainsi de nous doux que tant do mers et tant do terres séparent, pour tenir les deux branches de nos amitiez eu leur liaison et entretissure promise, de bracii, ii, cvi.

t ENVELOPPANT. Ajoutez : |[3' Fig. Qui gagne les cœurs comme en les enveloppant. Cette grâce tragique, cette douceur harmonieuse dont les plus farouches, les plus brûlantes héroïnes de Kacine gardent le charme enveloppant, ai.pii.

DAUDET, JounioJ officiel, 20 août (877, p. 5S9i,

t ENVEU.SAILLER (S') (an-vèr-sâ-llé. Il mouillées), V. réfl. Se donner à la cour, alors qu'elle résidait à Versailles. On y voit [dans le Journal du duc de Luynes, pendant le règne de Louis XV]... ce que la noblesse était devenue, depuis qu'elle s'était enversaillée, sainte-ueuve. Causeries du lundi, t. XV [Olirier Lefévre d'Ormesson).

t ÉPEURÉ, ÉK (é-peu-ré, rée), adj. Qui est en proie à la peur (dans la langue du département do la Meuse). Laurent passa le dernier sous le porche; il regarda d'un air épeuré la C6te-des-Prètres, A. TiiEuaiET, Rev. des Deux-Mondes, (" octobre (877, p. 493.

tÉPlBOLIE (é-pi-bo-lie), s. /■. || 1» Enphy.siologie, imbrication, disposition des parties, l'une i, la suite de l'autre ou l'une sur l'autre. || 2° En médecine, synonyme d'éphialte, de cauchemar.

— ÊTYM.'EniêoXTi, action de jeter sur, deJTii, sur, et pàXÎEiv, jeter.

ÉPISCOPAL. Il 2' Ajoutez: || Au singulier, un épiscopal, un homme appartenant à l'Église anglicane. Cette note [qu'en se mettant à genoux devant l'eucharistie on n'entend pas l'adorer] est plus digne d'un calviniste qui ignore les anciennes cérémonies de l'Église que d'un savant épiscopal, Riblioth. cn'(i(;ue, Amsterdam, (7(o, t. iv, p. (d.

t ÉPLOIEMENT (é-ploî-man), s. m. Action de rendre éployé; état de ce qui est éployé. Do beaux faisans atteints dans l'éploiement de leurs brillantes ailes, roqueplan, Parisine, p. (93.

t ÉPOMINE (é-po-mi-n'), s. f. Épitoge ou chausse fourrée d'hermine que les avocats portent sur l'épaule gauche; on appelle aussi cet iiisigno chaperon.

— ÉTYM. Dérivé irrégulior de Èntoiiiç, la partie supérieure de l'épaule, de èni, sur, et w|aoç, épaule. Epomis est dans Du Gange, avec le sens de superhumerale.

tÉPONGEAGE(é-pon-ja-j'), s. m. Action d'éponger. Attendu qu'une clause du bail accorde à la compagnie le droit de puiser de l'eau à la fontaine établie dans la maison pour les besoins du service de la station et de l'épongeage des chevaux. Gaz. desTrib. 3 juin (877, p. 534, 3* col.

t ÉPONTILLE. Il 11 se dit aussi en dehors de la marine. Cetie incomparable force centrifuge do la terre qui, en se soulevant tout à coup, écrasera dans une nuit toutes les épontilles d'une galerie de mine et réduira en atomes des charpentes de seize pouces carrés qui supportaient un poids immense, Journ. officiel, (8 avril (877, page 2949,

3» col.

t ÉPOS (é-pos'), s. m. Terme d'antiquité. Chant narratif. 11 y eut probablement d'abord l'âge des chants narratifs qu'on appelait épos ; l'âge do l'épopée a suivi, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. x [Histoire de la Grèce, par M. Grote).

— ETVM. 'Eno;.

t ÉQUIPONDÉRATION (é-kuipon-dé-ra-sion), î. f. Juste pondération. L'équipondération d'un groupe pyramide et la somptuosité du coloris constituent seules, il faut le dire, l'intérêt de l'ouvrage [la Descente de croix de Hubcns], e. bergerat, Journ.

ofl'ic. (1 sept. (877, p. 626U, ("COl.

— EïYM. Voyez équipondéhant au Dictionnair«.

] ÉUECHTHfJlDE (é-rè-klé-i-d'), adj. f. Terme d'antiquité. Voyez mer au Supplément.

t ÉREINTAGE (é-rin-ta-j'), s . m. Synonyme d'éroinlement. Un éreintage manqué est un accident déplorable; c'est une flèche qui se retourne, eu. BAUDELAIRE, t. III, p. 283, éd. définitive.

t ÉROTISME (é-ro-ti-sm'), s. m. Penchant erotique, tendance erotique. On aurait voulu que, sans renoncer à aucune hardiesse, à aucun droit de l'artiste sincère, il purgeât son œuvre do tout

EIP

soup<;oa d'crotisme et de combinaison Irop maliirrie en ce genre, saimsbei. ve, Aour. luiidii', t. iv [Salammbô, par M. G. Flaubert, i).

t ESCAUVBRKUX, EISE (c-ska-la-breû, brcù-?.'), adj. Hardi, décisif (ancien mot tombé endésuélude). Mon Gil Blas, grand, maigre, escalabrcux.... me conduit chez l'imprimeur Baylie, où il me loue sans fa<;on une chambre au prix d'une guincc par mois, CHATEAUBB. Méin. d'outre-tombe, t. ii {l'eltelelifr, Iravaxu lUtéraires, ma société arec Uingaul, etc.).

t ESCALOPE, ÊE (è-ska-lo-pé, pcc), adj. Terme provincial. Replié en deux et fixé avec une épingle. Ses joues blondes que couvraient à demi les pattes escalopécs de son bonnet, G. fuiubbht, Madame Bovary, i, s.

— Etyn. Escale ou escalope, nom, en Bretagne, d'un petit bonnet rond avec de grandes pattes que les femmes replient en deux et fixent avec une grosse épingle à boule dorée sur le milieu de la léte.

t ESCCLE-Vr, ENTE (è-sku-lan, lan-t'), adj. Mot forgé du latin. Oui a de l'esculcnee, qui est bon à manger. L'analyse a découvert des parties esculcntes dans des substances jusqu'ici réputées inutiles, B[Ui.t.Ai-s\vARiN, Physiologie du goiV, i,

— ÈTYM. Lat. esculentus (voy. escllence au Supplément).

t ESPÉREtJR (è-spé-renr), s. m. Celui qui espère.Ne sommes-nous pas tous espéreurs insensés? N. MABTiN, Uarmonies de la famille, les Espdreurs insensés.

t ESPlîîASSE (è-spi-na-s'), s. f. Nom provençal des lieux plantés en sapins, ca. broilliard, Rev. des Deux-Mondes, ("avril (877, p. 666.

tESPONTE(é-spon-t'),s./'. Nom donné aux massifs de mines qui sont laissés sans exploitation entre deux concessions, pour empêcher les eaux de l'une de pénétrer dans l'autre, defooz, Points fondamentaux de la législation des mines((858), p. 255. S'il arrivait qu'un exploitant se permît d'enlever du charbon par exemple de l'esponte d'une concession voisine, il devrait non-seulement rétablir une esponte artificielle, mais encore rembourser la valeur du charbon enlevé, id. ib. p. 255.

— ETYM. Bas-lat. sponda, levée, digue; du lat. sponda, bord du lit ; ancien franc, esponde. La digue est comparée à un rebord de lit.

t ESQUK (è-sk'), î. f. Synonyme méridional de èche (voy. ce mot au Dictionnaire). La dorade ne mordait guère, et le merlan faisait fi de l'appât, devinant peut-être que le mouredu ou l'esque portaient l'hameçon perfide dans leurs flancs, la Jeune république de Marseille, dans Journ. offic. 2 oct. (877, p. 6602, ('• col.

I ESTAQl'E (è-sta-k"), ». f. Nom, à Bordeaux, d'une estacade. L'individu qui était avec nous, nous conduisit jusqu'à l'eslaque de Courrépau à Bègles, Ca2. d« Trib. 2(-22 mai (877, p.49(,4'co!.

— ETYM. Voyez estacade.

ÉTANG. Ajoutez : || 3* Fig. Ne voir qu'un étang, être stupéfait (voy. voir au Supplément).

t ÉTEINTE. Ajoutex :— RE>.i. Ce substantif, indiqué comme n'étant usité que dans la locution: à éteinte de chandelle, a été employé au siècle yiassé dans un sens plus général. Je ne manquai pas de l'en croire, sitCit que j'eus crié assez fort et assez longtemps pour avoir une éteinte de voix, DE BROSSES, Lettres hist. et crit. sur l'Italie, t. I, t«((re (0.

ÉTERSUEU. Ajoutez : || 4* Produire en éternuant. Quelqu'un a dit : La Fontaine poussait des fables, Tallemant parlait des anecdotes, Pétrarque distillait des sonnets, Piron éternuait des épigrammes; éternuer c'était son mot à lui; eh bien, on ne retient pas un éternument, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. vu [Alexis Piron).

ÉTOFLER. Ajoutez : |i 4* S'étoiler, se garnir d'étoiles ou de lueurs comparées à des étoiles. Je suis rentré vers la nuit... je ne distinguais plus la mer, je l'entendais; Alger s'étoilait de lumières, E. FROMENTIN, {/n« année dans le Sakel, p. (32.

ÉTOLE. /l;ou<«ï : || 2' Élole d'or, nom d'un ordre de ehevalerie dans l'ancienne république de Venise. Ce sénateur est toujours un homme qui a passé par les ambassades, un procurateur de .Saint- Marc, nn chevalier de l'étole d or, un sage grand, en un mot une des premières tètes de l'État par le rang et par le génie, j. j. bouss. Lettre à Dupont, Venise, 25 juill. (743.

{ Kt'PilÉ.UlE (eu-fé-mie), s. f. Synonyme d'eu-

phémisme. Cette eupbémie, cet adouci-ssement était bien cynique, volt. Dict. phil. Euphêmie. — ETVM. K'j?r,ui«, voy. ELPHtMISME.

t EUUOPÉE.N.NEMENT (eu-ro-pé-è-ne-man) , adv. Il 1* X la façon européenne. || 2* Dans toute l'Europe. La terrasse des Feuillants [aux 'l'uilerics] et le bois des marronniers du côté do l'eau étant si luropécnnement reconnus comme lieux solitaires, TH. GAUTIER, La jeune France, Daniel Jovard.

ÉVINCÉ. Ajoutez ; || 2* Ancien terme de droit. Dont on procure la dépossession, en parlant d'un bien, d'une valeur. Si, la chose d'autrui ayant été léguée, les héritiers l'ont achetée pour satisfaire un legs, et qu'elle soit depuis évincée par des créanciers du vendeur, il n'est point dii de garantie par les héritiers du testateur; mais ils sont seulement tenus de céder au légataire leur action contre le vendeur, lebrun, Traité des successions, IV, chap. ((, secl. iv, u» s ((692). X qui faut-il que la chose ait été évincée [pour qu'il y ait lieu à garantie]? il n'importe que ce soit à l'ai hetcur luimême à qui la chose vendue soit évincée, ou à son successeur en ladite chose, pour que l'acheteur ait l'action de garantie, potkjeh, rroi(t!de(o lenfe, n° 97.

I ÉVOLUTIF, yljoulei: Il 2° Terme de marine. Qui a rapport aux évolutions d'un navire. On améliorerait d'une manière notable les qualités évolutives du bâtiment, en..., Journ. ojjic. H avril (877, p. 2797, ('• col.

t EXCLUSIVITÉ (èk-sklu-zi-vi-té), s. /■. Qualité de ce qui est exclusif. Qu'ils lui ont cédé uniquement le droit de traduire et publier ledit ouvrage en langue espagnole, sans mention aucune d'exclusivité, et par conséquent sans s'interdire la faculté de concéder le droit de traduction et de publication à un tiers quelconque, Gaz., des Trib . :io-3i juin. (877, p. 74U, 3' col.

EXISTENCE. Ajoutez : \\ 1" Au plur. Terme de commerce. Quantités existantes, réserve, provisions. Une série d'accidents atmosphériques qui ont exercé une influence doublement funeste en ce sens qu'ils ont contrarié, d'un coté, la production courante [du sel] en même temps qu'ils causaient, de l'autre, la destruction d'une partie des existences antérieures, Journ. ojfic. ('"'nov. (877,

t EXOCRÂNE (ègh-zo-krâ-n') , s. m. Surface externe ou superficielle de la boîte crânienne. — F.TYM. 'ESm, en dehors, et crâne.

EXPÉDITEUR ..-Ijoîjfeî .'Il Au féminin, expéditrice. Mme... a remis à la compagnie des messageries nationales un colis qu'elle a déclaré contenir des articles pour dentistes, sans autre indication spéciale ; or, en fait, la déclaration était sincère, mais l'expéditrice avait omis d'ajouter que ces articles étaient en or ou en platine..., Gaz. des Trib. 23-24 avril (877, p. 394, 2" col.

EXPÉDITION au Supplément. — REM. Ajoutez: Il 2° Au n* 5, il est dit qu'en termes de pratique l'expédition est une copie légale, non revêtue de la forme exécutoire, d'actes notariés ou de jugements. Mais parfois expédition signifie la copie même revêtue de la forme exécutoire, ainsi que cela résulte de ce texte : Les greffiers qui délivreront expédition d'un jugement avant qu'il ait été signé, seront poursuivis comme faussaires. Code de procédure civile, art. (39.

t EXPOIlTAllLE (èk-spor-ta-bl'), adj. Qui peut être exporté. Ce produit n'est pas exportable, de sa nature.

t FAFIAU (fa-fi-ô), s. m. Terme de métallurgie. Nom donné aux fers en billettes, ou fers plats. Douanes, Tarif de (877, p. lxxxvi.

FAILLIR. Ajoutez : || 10° S. m. Le faillir, l'action de ne pas réussir. Ma fille, si Dieu veut que nous nous en retournions à mi-chemin, il faut être aussi prompt au faillir qu'au faire, saint FRANgois de SALES, dans ïllist. de sainte Chantai, T éd. Paris, (87U, t. i, p. 625.

t FANCHONNETTE. Ajoutes : || 2' Terme de toilette. Synonyme de fanchon (voy. co mot au Dictionnaire). Elle |la reine] porte siir sa tête une pointe do dentelle noire, une sorte de fanchonnetle, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. vu [Marie Leckzinsca, ii).

t FANTOMATIQUE (fan-to-ma-ti-k'), adj. Qui a le caractère du fantôme. Ce ne sont pas des corps dans leurs vêtements blancs, mais des formes indécises et fantomatiques, quelque chose comme

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