‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 559 sur 638 · JOR · texte numérisé non relu

JOR

Grecs, par Éd. Zeller, tiad. de Boutroux, Paris, (877, t. I, p. 335. Il [Gœlbe] professait dans ses actes autant que dans ses écrits, il soutenait par sou orgueil autant que par ses vertus, l'opinion de rimcjanence de la justice dans l'humanité, léo OCESNEL, Correspondant, <o nov. (8T7, p. 513.

IM.MI.SCER. Ajoutez : — HiST. XVI' s. Quand tu maintiens si efl'rontement que le naagistrat ne se doit aucunement immiscucr au faict des hérésies, UARNix DE STE-ALDEGONDE, ŒuvTcs, Bruxelles, (857,

t. IV, p. 472.

t IMPARTIR au Supplément. Ajoutes : — HIST. ïv* s. Arrest par lequel levesquc du Mans est condamné d'impartir le bénéfice d'absolution à cautele aux officiers du roy qu'il avoit excommuniez, et ce par la prise de son temporel (1485), Preuves des libertés de l'Eglise gallicane, livre i, p. 65.

t I.MPATRIOTE (in-pa-tri-o-f), s. m. Celui qui n'est pas patriote, urbain domlrgue. Journal de la langue française, n9i,l. iv, p. )6) (voy. ci-dessus iMFATPioTisME au Supplément).

t IMPENSABLE (iu-pan-sa-bl'), adj. Qui ne peut cire pensé. Cet abracadabra, ce wisclnwascliu de mot-s [la philosophie de Hegel] qui, dans leur monstrueuse alliance, imposent à la raison de penser des pensées impensables, paralyse l'entendement, PAUL JANET, la Métaphysique en Europe, Rei\ des Veux-Mondes, 15 mai 1877.

I.MPLANTATION. Ajoute: : \\ 2» Action de planter, de fixer en terre. L'implantation de la ligne [de Bagnères à la station Piantade] a été faite sur les indications et avec le concours de JI. l'ingénieur Vaussenat, Journ. offic. 6 oct. 1 873, p. GS65, 3' col.

t IMPOSANCE (in-pô-zan-s'), s. f. Néologisme. Caractère imposant, apparence imposante. La courtisane grave, celle qui déploie plus d'imposance à parcourir un chemin de traverse que n'en déploie l'honnête femme à suivre la voie droite, aubrïet, Monit. univ. 30 sept. (867, p. 1257, 2' col.

— ETYM. Imposant. Ce mot est fait comme prédominance de prédominant, et beaucoup d'autres.

flMPRESSIBLE (in-prè-ssi-bl'), adj. Qui est doué d'impressibilité (voy. ce mot au Supplément). Guérin était une âme merveilleuse, la plus sensible, la plus impressible, mais sans garantie contre elle-même et sans défense, sainte-beuve. Causeries du lundi, t. xv {Maurice de Guérin).

t IMPROROGEABLE (in-pro-ro-ja-bl'), adj. Qui ne peut être prorogé, qui n'est susceptible d'aucune prorogation. La ligue ferrée doit être construite dans l'espace improrogeable de quatre ans, Journal de la Meurthe, 8 déc. 1870.

■ t IMPROVOQLÉ, ÉE (in-pro-vo-ké, kée), adj. Qui n'a pas été provoqué. Crise improvoquée, É. LITTRÉ, le Temps, i oct. 1877, i" page, 6' col.

t INCANTATEUR (in-kan-ta-teur), s. m. Celui qui fait des incantations. Les druides, avant tout mires, sorciers, incantateurs, race de devins et de médecins, dit Plina, albert réville, Rev. des Deux-Mondes, )5 août (877, p. 851.

— Erv.M. Lat. incantatorem, d'oii est venu enchanteur {\oy . ce mot), ([ui est la forme française.

t LNCOXVEXANCE. .ijOUteZ : — SYN. INCONVE- NANCE, DISCONVENANCE. Inconvenance n'est pas disconvenance. On entend par disconvenance des choses qui ne se conviennent pas l'une avec l'autre ; cl j'entends par inconvenance des choses qu'il ne convient pas de faire, volt. Lett. à l'abbé d'Olivet, 27 nov. <764.

t INDIEN.NAGE (in-diè-na-j'), s. m. Synonyme d'indiennerie, qui est au Supplément. Les indiennages et en général tous les ateliers d'impression sur étoffes. Journal de la Meurthe, M oct. 1876.

t IXDISCONTIMJÉ, ÉE (in-di-skon-ti-nu-é, ée), adj. Qui n'est pas discontinué. Rien ne .se présente à mes yeux pour mieux faire voir quel était son attrait et sa vie intérieure [do sainte Chantai] que de dire que c'était unfiat »oJ«n(as indiscontinué. Mémoires de la mère de Cliangy, m, 24 ()6.42), dans Uist. de sainte Chantai, t. i, p. 632, 7' éd. Paris, (870.

t INDUSTRIER. Ajoutez : \\ 2" V. a. Donner le caractère industriel. Industrier en betteraves les terrains arides, l'Âvranchin, I4 avril 1872.

t INÉDIAT (i-né-di-a), s. m. Terme de médecine. Ëlat dans lequel on ne prend aucune nourriture, u' WARLEMONT, Indépendance belge, 19 oct. I89i.

— ETYM. Lat. inedia, de in négatif, et edere, manger.

t INÉVKILLABLE ( i-né-vè-Ua-bl', Il mouil- DiuT. DE L.\ L.-Naui; m.» NI, Al-:;.

lécs), adj. Qui no peut être éveillé. Cette grande nuit sans fin, le sommeil inévcillabic, c'est peutêtre la seule chose qu'il désire encore avec dprelé, et qui le passionne, sainte-beuve, A'oui). lundis, t. II [le Poème des champs par M. Calemard de Lafayette).

t IXFRALAPSAUISME (in-fra-la-psa-ri-sm'), s. m. Système des infralapsaires ou d'Arminius, qui ne considérait la cliute d'Adam que comme un fait de la libre volonté humaine ; il fut condamné par le synude de Dordrecht ; mais ses idées ont prévalu dans le protestantisme.

— ETYM. Voy. iNi'RALAPSAiHE au Dictionnaire.

INFRUCTUEUX au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 3" Infructueux à, inutile à. Ce n'est pas la seule maison de Paris où l'on a changé la pratique pénible et laborieuse de l'hospitalité endos retraites oisives et infructueuses au public; et c'est à quoi le roi est bien résolu à remédier, le chevalier Pontchartrainà l'abbé de la Roquette, 6 janvier 1 7UG, dans depping, Corrcsp. admin. sous Louis XIV, t. I, p. 83U.

t INGLOUIEUSEMENT (in-glo-ri-eù-ze-man), adv. D'une manière inglorieuse (inglorieux est au Dictionnaire). M.... a disparu inglorieusement dans un coin, après avoir encouru la prison pour dettes, PII. AUDEBRAND, Charivari, 4 janv. (876.

t INGRÈS (in-grê), s. m. || l" Mot forgé du latin et inusité. Terme de la doctrine hermétique. Entrée, communication. Il n'y a que les esprits qui ont ingrès ensemble, c'est-à-dire qui s'agrègent, qui se communiquent. || 2" Fig. Actiond'entrer, de se faire place dans les esprits. Il [l'abbé de Saint-Pierre] n'avait pas l'ingrès, comme le disait un jour Leibnilz, et, pour parler français, ses idées ne sont pas entrantes, sainte-beuve. Causeries du lundi, t. xv {l'abbé de Sainl-i'ierre) .

— ETYM. Lat. ingressus, action d'entrer (voy. iNGiiESSioN au Dictionnaire).

f INION (i-ni-on), s. m. Terme d'anthropologie. L'un des sept points singuliers de la voûte du crâne, situé sur la ligne médiane au haut de la nuque ^t marqué souvent par une saillie appelée protubérance occipitale externe.

— ETYM. 'Iviov, nuque.

I INOSÉ, ÉE (i-no-zé, zée), adj. Qui n'a pas été osé, tenté. Au commencement du xviil* siècle, s'élevait un homme qui devait vouloir ne rien laisser inosc, FRÉD. GODEFR0V, Ilist. de la lillér. franc. t. V, p. 3 (il s'agit de Voltaire et de la Henriade).

t INQUlSrriONNER (in-ki-zi-sio-né), v. a. Soumettre à des inquisitions. Ne pas permettre que les contribuables fussent vexés, inquisitionnés, Journ. olfic. (7 février (875, p. 1271, i"col.

■f INRACONT.\BLE (in-ra-kon-ta-bl'), adj. Qui ne peut être raconté. Le bonheur fait d'une foule de joies menues et inracontables, DAUDET, Jack, i, 7.

INSECTE. Ajoutez :— UEM. Ce mot était parfois féminin au xvii« siècle : Cette insecte [la cigale], qui crie assez haut d'elle-même, fait encore plus de bruit quand on la touche, d'ablancourt, Lucien, l'Apophrade ou le mauvais grammairien, t. m, Paris, )688.

INSINUANT. Ajoutez : — REM. M. Thiers a dit insinueux; [Saint-Just] appelant Louis (Louis XVI) un tyran modeste et souple, qui a opprimé avec modestie, qui se défend avec modestie, et contre la douceur insinueuse duquel il faut se prémunir avec le plus grand soin, Ilist. de la révolution, 14* éd. 1846, t. m, p. 188. Ce mot n'est pas bon : si on le tire du lat. sinus, il sera l'opposé de sinueux, ce qui ne signifie rien ici; si on le tire, comme il le faudrait, à'insinuer, la formation est incorrecte, les verbes actifs ne formant pas des adjectifs en eux.

INTOLÉRABLE. Ajoutes : — REM. Intolérable se dit avec la préposition d. Il est devenu intolérable même à ses amis.

— lllST. xvi' s. Que si toute nation, mcsme la plus modeste que l'on sçauroit trouver au monde, toutesfois se trouve le plus souvent rude et presque intolérable i ceux qu'elle a subjugués, marnix de sTE-ALDEGONDE,œ«i;rcs,Bruxelles, 1857, t. IV,p. 54.

t INTERl'ARIÉTAL, ALE (in-tèr-pa-ri-e-lal, la-1'), o(/;. Terme d'anatomie. Suture inlerpariélale, suture comprise entre l'os intcrpariétal lorsqu'il existe, et l'occipital. H S. m. Os du crâne qui, chez beaucoup d'animaux et quelques hommes, remplace l'écaillé de l'occipital.

t INTRANSMISSIBLE (iu-tran-smi-ssi-bl'), adj. Qui n'est pas transmissible. Que les parts étaient intransmissibles, sauf en ce qui concerne..., Caz. des Trib. )4 oct. 1877, p. )005, 2* col.

t INTRANSMISSIBILITÉ (in-tran-smi-ssi-bi-lilé), s. f. Qualité de ce qui est intransmissible.

t INUTILISER (i-nu-ti-li-zé), v. a. Rendre inutile. Berthier retint Jomini dans son état-major pour l'inutiliser, sainte-beuve, Nouv. lundis, t.xiii {te Général Jomini, m). || L'adjectif inutilisé est au Dictionnaire.

t IRRÉÉLIGIBLE(i-rréé-li-ji-br), adj. Qui n'est pas -reéligible, foisseï. Étude sur te comte de Jfontalembert, dans le Correspondant, )872.

• t IRREMPLI.SSABLE (i-rran-pli-sa-bl'), adj. Qui ne peut être rempli. L'infini du cœur et du dedans le plus vaste et, si l'on peut dire, le plus irremplissable de tous, ste-beuve. Chateaubriand et son groupe littéraire, Paris, (86), t. i, p. loo.

t IRRESPECT (irrè-spè), s. m. Manque de respect. Celte persécution mélangée de pitié, cet irrespect du malheur, H. de balzac, le Père Goriot, t. i, p. 68.

t IRRIGABLE (i-rri-ga-bl'), adj. Qui peut recevoir une irrigation. La plaine de Sig [en Algérie] a une surface irrigable de 7ouu hectares, Journ.

offic. (2 nov. <877, p. 7340, 2« col.

— ETYM. Voy. irrigation. Pourquoi ne pas dire arrosable?

t ISOXOME. Ajoutez : \\ 2' Terme d'antiquité. Drachme isouome, nom donné par les Grecs à l'unité monétaire d'argent des Égyptiens, ou sekcl, HÉVILLOLT, Journ. olfic. 3 oct. 1877, p. 66(9, 3' col.

t ITHAClENS(i-ta-siin), s.m. pi. Parti religieux opposé aux priscillianistes (le Dictionnaire a ce mol), à la fin du iV siècle, et qui tirait son nom d'ithacius, évèque de Sossuba. Il leur appliquait ce qu'écrivait autrefois Sulpice Sévère au sujet des ithaciens, sainte-beuve, Port-Royal, 3" éd. t. IV, p. 92.

f JANSÉNIE (jan-sé-uio), s. f. Pays imaginaire habité par les jansénistes. Description du pays de Jansénie, où il est traité des singularités qui s'y trouvent, des coutumes, mœurs et rsligion de ses habitanls, par Louys Fontaines, sieur de Saint- Marcel, (688 (l'auteur véritable de ce pamphlet contre les jansénistes est un certain Zacharie, capucin de Lisieux). Ou a dit que les jansénistes avaient eu dessein de former une petite république dans le nord, d'y réaliser le pays de Jansénie, SAINTE-BEUVE, Port-Royal, 3" éd. t. iv, p. 375 (note communiquée par M. Félix Bovet, de Neuchâtel, Suisse!.

— ETYM. Voy. JANSÉNIEN, au Dict

JEUNEUR. Ajoutez : || 2° Le grand jeûneur, nom d'une statue de pierre placée autrefois au Parvis Notre-Dame , et représentant un homme qui tenait d'une main un livre et qui de l'autre s'appuyait sur un bâton orné de serpents entrelacés; on en ignorait l'origine et la signification; on le nommait aussi vendeur de gris (voy. gris au Supplément). Oyez le voir [le vrai] d'un sermonneur Vulgairement nommé jeûneur. Pour s'être vu selon l'histoire Mille ans sans manger et sans boire, Mazarinade, dans Journ. offic. 22 nov.

1877, p. 7658, 3° col.

t JOBELIN. Ajoutez : — IllST. xvi" s. Au mesme temps qu'il nous veut enjobeliner par ces ofires importunes d'une paix faicte en peinture, c'est alors qu'il [Don Juan d'Aulrichc] pille et ravage tout le pays, marnix de ste-aldegondb. Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. (39 (lo verbe enjobeliner prouve l'existence du substantif jobedn).

t JOGUI(jo-ghi), s. m. Mauvaise orthographe et mauvaise prononciation pour yoghi (voy. ce mot au Supplément). Les faquirs, les santons, les joguis, les brabmes et leurs disciples voulaient argumenter tous à la fois contre le docteur anglais, BERNARDIN DE ST-piERUE, la Chaumière indienne, p. "7, Paris, 1822.

t JOIGNEUR (joigneur), s.m. L'ouvrier qui a.ssemble le soulier ou la bottine, qui fait la couture, qui donne la forme soit au soulier, soit à la bottine.

f JO.NATIIAN (jo-na-lan),s. m. Frère Jonathan, ou, simplement, Jonathan, nom que les Anglais donnent au peupla des États-Unis.

— ETYM. Au commencement de ce siècle, une série de lettres parut en Europe, qui étaient écrites d'Amérique, engageaient les Anglais à y émigrer, et étaient signées par un quacker Frère Jonathan. C'est de là sans doute que vient la dénomination.

t JOilAN (jo-ran), s. m. Nom, dans I.' Suisse SI l'i'i.. - 'i^

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