LEO
romande, d'un vint frais qui dcsoiiid asscr régulicremcnt le soir des hauteurs du Jura; il souffle du nord-ouost ou du nord.
— tTTy. Probablement le^ura.
t Jl'XO.MEN, lE.NSE (ju-no-niin. niè-n'), adj. Oni a le caractère de la déesse Junon. Il |Uaphaêl] lui a attribué [à la Vierge' un caractère de sérénité tout humaine, une espèce de beauté ronde, une santé presque junonienne, éd. et J. de GONCOUHT, dans saiste-beuve, iVoiip. lundis, t. i (Idées ts sensations, par Jfif. de Ooncourt).
+ KALKM>.\mE (ka-lan-do-r"), s. m. Voy. cidessus CALENDAIHE.
t K.AL.MOrK, OCKE (kal-mouk, mouk'), adj. Oui appartient à la race mongole. Klle [Mme Swetchine] n'avait pas de beauté : petite, les yeux légèrement discordants, la pointe du nez kalmouke, mais avec cela une physionomie qui exprimait la force de la vie cl la pénétration de riniclligcnce, SAiNTE-BECVE, Aour. lundis, t. i {lime Siceichine).
t KNEzE (knè-z'), s. m. Nom des princes du Monténégro. La Porte refuse d'obtempérer aux exigences du knèze de Cettinie, a. leroï-beaulieu, Rec. des Deux-Mondes, i" mai IS77.
— ETYM. Slave, knia:, prince.
t K.SODTEK (knou-té), i-. a. Frapper avec le knout. Des martyrs qu'on knoute, qu'on violente ou qu'on jette en exil, l'Univers, si avr. )S77.
LA II 6" Ajoutes : || Là-haut, pris substantivement, les espaces au-dessus de la terre. Qu'ai-je à faire vraiment de votre là-haut morne. Moi qui ne suis qu'élan et tendresse et transports.'' M"" ac- KER5IANN, Poésies philosophiques. Paroles d'un amant.
t LACrSTRKR (la-ku-stré), ti. a. Fouiller les habitations lacustres, Joum. des Débats, il nov. 1877, 2* page, 1" col.
t LACUSTRECR (la-ku-streur), s. m. Celui qui fouille les habitations lacustres. Joum. des Débats, H nov. 1877, 2" page, i" col.
t LAÏCAL, ALE (la-i-kal, ka-l'), adj. Qui a rapport aux laïques, par opposition à clérical.
— HIST. ivi' s. Le pape ne peut déroger ni prejudicicr, par provisions beneficiales ou autrement, aux fondations laîcalcs et droits des patrons laïcs de ce royaume, p. pithou, 3" (le mot est bon et mérite d'ctre retenu et employé).
t LAÏCAT (la-i-ka), s. m. Les laïques, le monde laïque. Le laîcat catholique, qui craint toujours d'envisager les questions religieuses, le XIX' siècle, ♦ nov. 1877, I" p. I" col.
t LASIHDA au Supplément. Au lieu de : Terme d'anatomie. La suture occipitale qui ressemble au lambda des Grecs, mettez : Terme d'anthroiiologie. Point médian de la suture lambdoïde, situé au sommet de l'écaillé occipitale.
t LAMBERTIN.\GE (lan-bèr-ti-na-j'), s. m. Le goût raffiné cher à Fontenelle et à la société de Mme Lambert. 11 [Mathieu Marais] exècre ce lambertinage, comme il l'appelle, qui régnait sous la régence et tenait le dé à l'Académie, sainte- BELVE. iVoup. lundis, t. ix (art. Mathieu Marais).
LANXEau Supplément. || 21° Ajoutez : ||Tube en cuivre qui s'adapte au tuyau mobile et llcxible t'alimentanl à un réservoir et lançant l'eau oîi l'on veut. L'arrosage à la lance coûtant moitié moins que l'arrosage pratiqué à l'aide des tonneaux, on a donné au premier un grand développement, Joum. ofjic. du 12 sept. 1877, p. 627», 2' col.
LAQL'EL'R au Supplément. Ajoutez : || Ouvrier exécutant les ouvrages appelés laques. Il faut produire vite et à bon marché, et l'on finit par oublier les procédés patients des anciens laqueurs, pour suffire aux demandes de nos marchands de nouveautés, o. Bousquet, l'Art japonais, Rev. des Deux-Mondes, 15 mai 1877.
t LATITANT an Supplément. Ajoutez : — REM. Latitant est d'un usage très-fréquent dans les procédures criminelles en Belgique, oii les contumaces dont on ne connaît pas le lieu de refuge sont désignés par la double expression de fugitif on latit.int, qui embrasse ainsi la double idée d'une fuite à l'étranger ou d'une retraite cachée dans le pays (du bois, avocat à Gand).
». LEOM.N nu Supplément. — HIST. xvi* s. Ajoute: : [Don Juan d Autriche] usant de toutes sortes de ruses et du uicl de sainte douceur et
clémence envers ceux qu'il cogiioit avoir en norreur sa peau et condition léonine, marnix de stealdegonde. Œuvres, 1857, p. 3i.
t LIBEKTIMSMK (li-bèr-ti-ni-sm'), s. m. État d'esprit de celui qui ne s'assujettit ni aux croyances ni aux pratiques de la religion révélée.
— HIST. XVI' s. Vous voies manifestement comment cestuy-ci, pour basiir les fondements de son libertinisme, falsifie cllronlement lessainctes Kiritures, PB. de marnix de ste-aldegonde, Wc.t/Mnse apolngctique à un lihfHe fameux qui a esté publié par un certain l-'bcrtin, nommant son dit libelle .intidote, Lcydin, 1598.
— ETYM. Libertin, nu sens ancien.
tUED(lid),ai» pîur. L!F.i)ER (li-dr'),s.»H. Mot allemand désignant les chants, et particulièrement les chants populaires. Dans une étude très-complète qu'il a faite s.ir le lied et la poésie populaire de l'Allemagne, M. Ed. Schuré donionirc très-bien à SOM tour quel profit ont tiré de l'étude des chansons populaires les grands poètes de l'Allemagne; il fait voir par de nombreux exemples quel sang jeune ces lieder du peuple ont infusé à la poésie lyrique, andré theuriet, la Poésie populaire en France et la vie ntslique, Rev. des Deux-Mondes, I" mai 1877.
t 2. LIG.VTCRE (li-ga-tu-r'), s. f. Sorte de monnaie usitée au Cambosio et en Cochinohine, Joum. o{f\C. 7 nov. 1871, p. 4340, 2° col.
t HGNARD (li-gnar), s. m. Terme populaire de dénigrement. Soldat de la ligne.
t LINOLEUM (li-no-lé-om'), s. m. Toile de jute enduite d'un mélange de poudre de licge et de vieille huile de lin. Douanes, Tarif de 1877, note 609.
LIOCIDITÉ. Ajoutez :\\2' Terme de droit. Qualité de ce qui est liquide, c'est-à-dire dégagé de tout passif. Lorsqu'une cour d'appel a constaté.... que la créance réclamée par une des parties est inférieure au minimum de ce qu'elle doit certainement à son adversaire, l'incertitude, quant au montant du surplus de la dette, n'empêche pas la créance de remplir relativement la condi.-on de liquidité exigée par l'article 1291 du Code civil, Coi. des Trib. is juill. 1877, p. 693, 2" col.
t LIVRESQUE (li-vrè-sk'), adj. Qui a rapport aux livres (avec un sens péjoratif) ; c'est un mot forgé par Montaigne (fascheuse suffisance qu'une suffisance pure livresque). Son esprit [d'Hippolyle Rigaud], très-réel , très-vif, était pédantesque, livresque, sentait quelque peu le collège, Sainte- Beuve, Nouv. lundis, t. i {M. Prévost Pnradol). Pédaulisme livresque, colincamp, la Tradition classiqueauxiK' siècle, daina Correspondant, lo oct.
t LOGISTIQUE. Ajoutez : \] 4° S. f. Partie de l'art pilitaire qui a pour objet l'étude des voies et moyens pour amener le plus promptcment possible les troupes mobilisées, avec leur matériel et leurs convois, des camps et des lieux de garnison aux points de concentration, et des points de concentration sur le théâtre des opér.itions militaires. La logistique sert de base à la stratégie. || Adjectivement. Les élèves entreprendront une campagne logistique sous la direction du colonel..., Joum. offic. 3 juin 1874, p. 3719, 2' col.
t LONGERON (lon-je-ron), s. m. Pièce de fer qui entre dans la construction des wagons de chemin de fer, Joum. offic. 2 oct. 1874.
t LOUIS (lo-ri), s. m. Nom donné, sur les chemins de fer, à une espèce de voiture qui sert aux ouvriers à tran.sporter leurs outils et autres objets, le Temps, 28 août 1877, 3" page, 3' col.
LOVAL. — REM. Ajoutez : || 2. Marchandise loyale et marchande. On sait qu'autrefois des règlements ont existé qui déterminaient la longueur, la largeur, les procédés de la fabrication, la teinture et l'apprêt de certaines marchandises. Une marchandise n'était pas loyale, lorsqu'elle n'avait pas le confectionnement prescrit; car elle n'était pas conforme à la loi. Elle n'était pas marchande non plus; car, par cela seul qu'elle n'était pas conforme à la loi, elle était hors du commerce, la matière et la façon en eussent-elles été vingt fois meilleures que si le fabricant l'eût fabriquée loyale.... Ces règlements étant abolis ou tombés en désuétude, ces mots ; loyale et marchande n'ont plus eu le même sens. Applicables désormais à toutes sortes de denrées et marchandises, ils n'expriment plus qu'une qualité qui a cours sur le marché, DE LAMABaE et le poitevin. Traité du contrat de commission, t. lu, p. 122, l^éd. 1845.
t LURONERIE (lu-ro-nc-rie), s. f. Caractère de |
MAN
luron. Il [Piron] a laissé une réputation de fone, de luronerie, d'enluminure joviale, i|ue ses écrits ne soutiennent pas, ou ne justifient qu'imparfaitement, sainte-beuve, A'ouu. /«nrfi'y, t. ni{.ilcxis Piron).
t LUTUÊRANISER (lu-té-ra-ni-zé), v. n. Suivre la doctrine de Luther, le luthéranisme. Son commentaire [de Jacques Lefcbvre d'IislaplesJ sur les Epitres de saint Paul avait été imprimé à Paris en K) 12, avant la naissance du luthéranisme; ainsi on n'avait pas raison de lui reprocher qu'il luthéranisait, Biblioth. critique, I709, t. ii, p. 377.
MACHIAVfiLIQUE. 'Ajoutes : — iiist. xvi» s. Instruits en la caballe raachiavellique, maunix de STE-ALBEGONDË, Œuvres, éd. Quinct, t. iv, p. 31.
t MACROCÉPIIALE. Ajoutez : ]| 2» Terme d'anthropologie. Qui a la tète allongée par une déformation artificielle. || Les Macrocéphales, peuple Scythe qui se déformait la tête de cette façon, HippocRATE, Des airs, des eaux et des lieux, t. u, p. 59, éd. Littré.
t M.\GAZINE (ma-ga-zi-n'), s. m. Mot anglais signifiant un ouvrage périodique composé d'articles de littérature ou de science. La bibliothèque [de Commerce à New-York] a une salle des périodiques ou journaux où l'on trouve 417 des meilleurs journaux, recueils périodiques, magazines et revues de l'Amérique et de l'étranger,
G. DEPPING, Joum. ofjic. 27 aOÛt 1877, p. 6019, 3° col.
— HEM. Notre mot magasin n'ayant plus que rarement cette signification (voy. magasin n° fl au Dictionnaire), on trouve assez souvent magazine pour désigner les recueils anglais ou américains qui portent ce titre.
— ETY51. Angl. magazine, qui est notre mot magasin.
t MAILI.OTER (ma-llo-té. Il mouillées), v. a. Tuer à coups de maillet, sorte de .supplice. Ces tourments se prolongèrent pendant dix-huit jours, au bout desquels il [l'ass.issin de Guillaume d'Orange] fut roué et maillotté, ayant supporté pendant un si long espace de temps ces tortures inouïes, A. MAURY, Rev. des Deux-Mondes, i" oct.
— HIST. xvi' s En dernier martire, fut roué et maillotté, brant. Œuvres complètes, t. ii, p. 174, éd. Ludovic Lalanne.
— ETYM. Maillot, équivalent de maillet.
t MALANDRINAGE (ma-lan-dri-na-j') , s. m. Genre de vie de malandrins, de voleurs, de pillards, LOUIS lande, iiei'. des Deux-Mondes, l"août
t MALAXEUR (ma-la-kseur), s. m. Celui qui malaxe. Gaz. des trib. 23 mars (877, p. 285, 2» col.
t MÀLKLAIRANT, ANTE . (mal-flè-ran, ran-t'), adj. Qui répand une mauvaise odeur. La Seine s'est épurée, elle a rejeté loin de ses rives tous les corps d'état malflairants qui les encombraient, MAXIME DU CAMP, Rev. dcs Deux-Mondes, i" nov.
t MANCHESQUE (man-chè-sk'), adj. Qui est de la Manche, province d'Espagne, qui tient de Don Quichotte, chevalier de la Manche. Palmerin [nom d'un héros de roman de chevalerie], chevaliers de Sufl'olk, venez confesser au chevalier du Tage et au manchesque Normand [c'est St-Ëvremond luimême) que toutes les Oriancs et les Angéliques du monde ne sont pas dignes de déchausser la sans-pareille Caroline d'Euston, st-évremond, Pour madame de Beverwert, Œuvres, t. iv.
MANCHON. Ajoutez : || 5° Enveloppe en toile blanche qu'un des partis, dans les simulacres de guerre, met autour de sa coifl'ure, pour se distinguer d'une manière visible de l'autre parti.
MANCHOT. — Ajoutez : ]\ xvi' s. 11 vous despouille de la puissance que la bouche de Dieu vous donne sur les séductions du peuple et sur ceux qui vueillent introduire dieux estranges.... bref il rend vostre autliorité du tout mancliotle et affolée en tout ce qui dépend de la première table de la loi, marnix de ste-aldegonde , Œuvres,
1857, t. IV, p. 458.
t MANICDUE (ma-ni-ku-r') ou MANL'CURE (manu-ku-r'), s. m. et f. Celui, celle qui s'occupe do guérir les affections des mains. I^onsidérant que la veuve R... et Victor R..., son fil.s, annoncent au public leur profession de pédicure et manicure ou manucure qu'ils exercent en commun, Gaz. des Trib. 29 juill. 1877, p. 736, 3' COi.