MED
ÊTYM. Lat. manus, main, el curare, suigiier.
Voy. au Diclionuaire Mancluvb. La forme en > est acceptable.
MAME.YIKNT. Ajoutes : — REM. Au xvr siccle, à côté de maniement, on a dit manianre. Vous sçavez que ni sou E.tcellence [le prince d'Orange], ni aulcun des siens n'ont jamais ou maniance d'un seul denier public, marnix de ste-aldegû.-jde, Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 73.
MANUFACTL'KE. Ajoute: : || S" Fig. Les manufactures de l'esprit humain, les produits du travail intellectuel, les livres. Le commerce des pensées est un peu interrompu en France; on dit m6mc qu'il n'est pas permis d'envoyer des idées do Lyon à Paris; on saisit les manufactures de l'esprit humain comme des étoffes défendues, volt. Lettre d ÉUe de Beaumont, I3 janv. ("65.
— REM. Voltaire a dit manufacture de vins pour production de vins. Monsieur le comte, vos manufactures sont fort au-dessus des miennes ; mais aussi Votre Excellence m'avouera qu'elle est un peu plus puissante que moi ; je commence par la manufacture de vos vins que je regarde comme la première de l'Europe, volt. LeU. au comte d'Aranda, 2U déc. (771.
(. MARBRE au Supplément. Ajoutez : || 15° .\nciennement, marbre d'hôtel, plaque de marbre indiquant le nom d'un hôtel. Le président à mortier de Visemont fut le premier [magistrat] qui fit mettre sur sa porte le marbre d'hôtel, duclos, cité par H. bai'dbillart, dans Journ. ofjic. 25 août
)877, p. 6972, 2» COl.
M.\RÉE. Il 1° Ajoute; : |{ Faire marée, prendre le temps où la marée est favorable pour entrer dans un port ou en sortir, Journ. offic. (9 octob.
(877, p. 6872, 3' col.
t MARGOUILLISTEau Supplément. Ajoutez: — REM. Il est dit que margouilliste est une qualification méprisante imaginée par Voltaire. C'est une erreur. Margouilliste était le nom d'une secte de convulsionnaires, comme on le voit par ce passage-ci : C'est qu'en présence des recrues des convulsionnaires..., qui faisaient secte, et des sectes à plusieurs branches, les augustiniens, les vaillantistes, les margouillistes.etc, il fallait bien intervenir, SAINTE-BEUVE, Port-Iioljal, 3' éd. t.vi, p. 79.
t MARiAXISME (ma-ri-a-ni-sm'), s. m. Prévalence du culte de la Vierge. Le marianisme, cette tendance à faire d'une religion nationale une religion de boudoirs, Journ. de Genève, (I oct. (877.
t MAR.MITO.N.NERIE (mar-mi-to-ne-rie), s. f. L'ensemble des marmitons. Hola! ho! toute la marmitonerie, qu'on se dépèche, th. Gautier, Capitaine Fracasse, m.
— ETYM. Uarmitonner (voyez ce mot au Supplément).
MARMOT. Ajoutez : || 5" Nom, en Suisse, du cochon de lait apprêté de manière à avoir un goût de gibier, Itevue brilanique, nov. IS7-t, p. 76.
M.VTEI.AS au Supplément. Ajoutez : || i' Dans l'ancienne procédure criminelle , interrogatoire sur le matelas, dernier interrogatoire de l'accusé, ainsi dit du matelas sur lequel on retendait après la torture, a. iiAVR\,Rev.des Deux-SIondes, (5 sept.
t MATHANASIANA (ma-ta-na-zi-a-na), s. m.
Recueil des dires de Mathanasius. Les Mémoires littéraires de Saint-Hyacinthe ont été publiés sous le nom de Mathanasiana ; Mathanasius était le pseudonyme sous lequel Thémiseul de Saint-Hyacinthe avait publié le Chef-d'œuvre d'un inconnu. Saint-Hyacinthe même est un pseudonyme; il s'appelait Hyacinthe Cordonnier.
M.VFRICULE. Il 2° Ajoutez : || Dans l'argot des casernes, user sa matricule, avancer dans son temps de service, bernadille, le Français, 28 août (877, 2" page, 6» col.
MATRO'.VAL, ALE(ma-tro-nal, na-l'), adj. Qui appartient aux matrones, aux dames. [Chateaubriand] parlant des femmes romaines, de ce caractère matronal et digne qui les distingue dès la jeunesse bien plus que la grâce, sainte-beuve, Cliciteaubriand et son groupe lilléraire, Paris, (80i, 1. 1, p. 398.
— ETYM. lat. matronalis, de malrona, dame (voy. matrone).
tMËCÉVIES, lENSE (mé-sé-niin, nié n'), adj. Qui appartient à un Mécène. Ce sont aujourd'hui les villes qui remplacent les grands seigneurs dans le rôle mécénien que l'histoire de l'art leur attribue jusqu'au siècle dernier, E. bergerat, Journ. offic.
t MÉDICO-LÉGAL, ALE (mé-di-ko-lé-gal, ga-l'), adj. Qui concerne la médecine légale.
MIG
t MÉMCO-LÉGALEJIKNT (mé-di-ki>lé-ga-leman), adv. Au point de vue médico-légal. Je regardai comme un devoir de remonter dans le passé [pour étudier une sorte d'aliénation], et de continuer une surveillance médicale dans l'avenir ; ce procédé avait deux mérites : médico-légalement, il était scientilique ; moralement, il était hounôte, LAsfcouE, i'Vnion médicale, t" mai (877, p. 7(2.
mGi.É. Ajoutez : || S. m. Le mêlé, nom populaire d'un mélange d'eau-dc.-vie, de cassis et cl'anisette ou de liqueur de menthe.
t MÉLOPHUUK (mé-lo-fo-b'), adj. Qui hait la musique. Les préfets mélophobes, le National, 28 août 1877, i" page, 6* col.
— ETYM. iWi-oi, musique, et ço6iw, craindre.
t MÉ.VÊE (mé-néo), s. m. Nom, chez les Grecs, d'uu livre contenant les prières et les hymnes à réciter en chœur; il est divisé en douze tomes, un pour chaque mois. Tous les faux actes du saint [saint Thomas, apôtre] et les menées des Grecs portent que le roi infidèle, irrité contre l'apôtre qui avait baptisé plusieurs personnes de la cour, le livra à ses soldats pour le mettre à mort, et que ceux-ci, l'ayant conduit sur une montagne voisine, le tuèrent avec uno lance, godesgart, t'ie des saints, t. xii, p. 29(.
— ETYM. Miiviîov, de |iT|v, mois.
t MF.XOfTER (me-no-té), v. a. Enchaîner par des menottes. Et tu crois follement, dans tes mains de pygméo, Menotter notre zèle et bAillonner nos cris ! BARTHÉLÉMY, Némésis, Liberté de la presse. Il Le Dictionnaire a menotte.
t MEXfALlTÉ (man-ta-li-té) , s. f. Tcrnw; de philosophie. Etat mental. Les événements contraires [à l'esprit de (789] ne pouvaient empêcher et n'ont pas empêché de se produire le changement de mentalité inauguré par les encyclopédistes, H. stupuv, la Philosophie positive, nov. déc. (877, p. 452.
t MÉONIDE (mé-o-ni-d'), s. m. Terme d'antiquité. Homme de la Méonie ou Lydie. || Le Méonide, le poète de Méonie, Homère. Eh quoi! ditil, tu fis Armidc, Et tu peux accuser ton .sort ; Souviens-toi que le Méonide, Notre modèle et notre guide. Ne devint grand qu'après sa mort, FONTANES, Stances à Chateaubriand.
— ETYM. Maioviôïi;, do Maiovii, Méonie.
tMÉOTIDE (mé-0-ti-d'), adj. fém. Palus Méotide,
nom ancien delà mer dite aujourd'hui merd'Azow. Il Par extension. Qui a un caractère d'impureté paludéenne. On a dit que l'air rejeté dans la circulation générale par les ventilateurs d'hôpitaux constituait unesorte de pluie méotide chargée d'insectes, de miasmes, do pellicules, maxime du CAMP, Revue des Deux-Mondes, i" août I870, p. 630.
— ËTYM. MaiûTi;, ainsi dit des MaitiTatj peuple Scythe.
t MKRCANTILISTE (mèr-kan-ti-li-sf) , s. m. Celui pour qui la monnaie et les métaux précieux sont la richesse par excellence, sinon la seule, Journ. offic. 27 sept. (877, p. 652i, 2° col.
MERIXGUE. — ETYM. M. Ch. Berthoud conteste l'étymologie do Mehringen, qui est au Dictionnaire. Il ne croit pas qu'il y ait de Mehringen, et suppose qu'on a voulu parler de Meyringen, beau village du Hassli dans l'Oberland bernois, qui produit en effet beaucoup de crème, mais point de meringues; malgré l'analogie du mot, il n'eu a jamais exporté, d'autant plus que cette pâtisserie est peu exportable de sa nature. Les Allemands ont le mot Meringel, mais il parait provenir du français.
t MESSIX, INE (mè-sin, si-n'), adj. Qui est de Metz, du pays de Metz. Sa conduite généreuse [du docteur A. Paulin] lui acquit alors, dans la cité messine, de ces amitiés qu'on ne noue qu'une fois dans la vie, sainte-beuve. Nouveaux lundis, t. vi {Appendice, Journ. offie. Un cas de pédanterie)
t MÉI'IVElIR(mé-ti-veur), «. m. Nom, dans quelques provinces, du moissonneur. Le métiveur a des rêves plus hardis, andbé theuriet, la Poésie populaire en France et la Vie rustique, Rev. des Deux-Mondes, (" mai (877.
— ETYM. De même origine que métayer.
\ MËULIER. Ajoutez : \\ 2° Monolithe celtique. Le transport des meuliers se conçoit facilement; il a suffi sans doute de les faire rouler sur euxmêmes.... un meulier connu sous le nom de Pierre au moine, il. de parville, 20 sept. (877, p. 6403, 3' col.
MIGXON au Supplément. Ajoutez : || 8° Au pi. Des mignons, sorte de souliers d'enfants. Alfred de Musset, tout enfant, eut un jour de petits sou-
MOU
liers rouges fort jolis, qu'on appelle, je crois, des mignons; et, pendant qu'on les lui mettait pour aller i la promenade, comme cela tardait un peu, il s'impatientait et disait à sa bonne : Dépêche-toi, jo veux sortir, mes mignons seront trop vieux, SAINTE-BEUVE, Causeriesdulundi,\..x\ (Critique religieuse, par Scherer).
MlXÉRALlSATliUR. Ajoutez : || 2° Ad;. Qui donne à un liquide des qualités minérales. Le vin jouit de l'avantage de conserver longiemps intact son élément minéralisateur [lo fer qu'il contient], ce qui est contestable pour les eaux, mtmo pour celles qui sont le plus saturées d acide carboniiiue, Journ. offic. (0 sept. (877, p. 6212, 3« col.
MIROIR. Il li'. \joulei : || Terme do mineur. Surface polie qui, dans la houille, fait une séparation entre les planches do schiste et le banc massif du toit, Rev. scientifique, 25 mars (876 p. 296.
t MISRAÏ.M (mi-sra-im') ou MlZRAI.M(mi-zra-im'), s. VI. Nom hébraïque de l'antique Egypte. Les momies égyptiennes que Cambyse et le temps ont épargnées sont maintenant la proie do mains rapaces ; Mizraïra guérit les blessures, et Pharaon est vendu pour fabriquer du baume, u. taine, Ilist. de la littér. anglaise, t. i. liv. ii, ch. m, g iv.
MITALXE. Ajoutez : \\ 8" Voleuse, détourneuse à la mitaine, femme portant des souliers plats, et qui, dans un magasin, fait tomber une ou deux pièces de dentelle qu'elle ramasse avec le pied déchaussé et qu'elle cache dans son soulier ; ces voleuses ne s'adressent qu'aux dentelles de prix, Journal des Débals, (I nov. (877, 2" page, 6» col.
t MODKLLISTE (mo-dè-li-sf), s. m. Celui qui fait des modèles. On installe un atelier de modellistes à l'hôtel d'Egmont, oii se trouvait alors le dépôt des cartes et plans [de la marine], Journ.
offic. (7 juillet (875, p. 5466.
t MOLIÉRESQUE (mo-lié-rè-sk'), adj. Qui appartient à Molière. Bibliothèque moliéresque, par M. Paul Lacroix, Paris, (875. Iconographie moliéresque, par le même, Paris. (876.
t MÔ.MERIE (mô-me-rie), s. f. L'ensemble des mômes (voy. ce mot au Dictionnaire). Le populaire et la momeric se portent au-devant du bataillon, j. VALLÈS, la Rue, la vie de province.
t MOXSIEURISER ( mo-sieu-ri-zé), v. a. Dire monsieur à quelqu'un au lieu de citoyen. || Absolument. Que ceux qui veulent monsieuriser rentrent dans les coteries qui admettent ce langage; mais ces messieurs doivent renoncer à être employés par la république. Circulaire du Directoire signée par Carnot, dans Rev. des Deux-Mondes, (5 août (877 [Un ministère sous la révolution).
— ETYM. Monsieur. Monsieuriser est fait comme monseigneuriser.
t MÔRDORER (mor-do-ré), r. a. Donner la couleur mordorée. || V. réfl. Se mordorer, prendre cette couleur. Les gazons se mordorent, la terre scintille comme un écrin, th. Gautier, dans Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. vi {Th. Cautier, m).
t MORMO.XISER (mor-mo-ni-zé), t'. a. Donner le caractère mormon. L'individu est libre de se développer en tout sens, de s'associer sous toutes les formes, d'élire et d'entretenir des ministres du culte pour l'évangéliser ou le morraoniser, saintebeuve , Nouv. lundis, t. vu {M. E. de Girardin, II).
1. MORXE. Ajoutez :\\3' Substantivement, apparence morne. Je remarquai un morne et une sorte d'indignation qui se peignit sur tous les visages, SAINT-SIMON, dans Scéneset portraits choisis dans les Mém. du duc de Saint-Simon, par Eug. de Lanneau, Paris, (876, t. ii, p. (32.
(.MOUCHER au Supplément. Ajoutez: || Se moucher du bras, s'est dit pour se moucher sur la manche. Ils [les moines] sont baveux comme un pot de moutarde, et se mouchent du bras comme un boucher cjui escorche un veau (xvi" siècle), marnix de ste-aldegonde. Tableau des dilferends de la religion. Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 23.
MOUFLE. Ajoutez :\\i' Garni de moufles (voy. MOLFLE a]. Cette magnifique opération (la pose d'un pont sur le Nil] a été faite à l'aide de quatre gros treuils, agissant chacun sur trois câbles moufles à quatre brins sous le tablier et manauvrés par 64 hommes, Journ. o/'/ic. 29 juin (872, p. 4394, ('■-■ col.
MOURIR. — ÉTYM. Ajoutez : M.l'ahbé Tougard remarque que moriri n'est pas du latin ficlil, qu'il se trouve dans Plaute et dans Ovide (voy. Dictionnaire latin- français, de Quicherat), et qu'une étude liturgique publiée par la Revue de l'art