‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 563 sur 638 · ORT · texte numérisé non relu

ORT

chamarrés de rubans, font oortégo aux époux, A. tiielriet, Rev. des Deux-ilondcs, i" mai 18 {la Poésie populaire en France et la vie rustique).

NOIR. Il 2i' Ajoutes : \\ Mettre dans le noir, atteindre le noir de la cible, et, figurémcnt, réussir. Un auteur qui n'a pas mis complètement dans le noir, Journ. ojJic. ts oct. I877, p. 6827, 3' col.

t NOTAIRERIE (notère-ric), s. f. Afl'ectation d'appuyer ses assertions sur des actes notariés (mot forgé par Sainte-Beuve). On se demande pourquoi toute cette notaireric compliquée de sentimentalité à propos d'un respectable docteur de Sorbonne, fils d'un huissier au parlement, sainte-beuve, Port-Royal, 3- éd. t. iv, p. 564.

t NUGATOIRE (nu-ga-toi-r"), adj. Oui a le caractère de la frivolité, qui n'est pas sérieux. Celte proposition, je pense, signifie j'existe ou je suis pensant; cl pourtant, quand les cartésiens disent : je pense, donc je suis, c'est comme s'ils disaient : j'existe pensant, donc j'existe; et, si cela n'e.st pas tout à fait si nugatoire que cet argument de Chrysippe : s'il est jour, donc il est jour, il n'en est pas bien éloigné, jean du hamel, Réfl. crit. sur le System:; cartésien de la philosophie de il. Régis

— ETYM. Lat. nugatorius, frivole, de nugator, celui qui dit dos frivolités, de nugx, frivolités.

t NYST.AGMIQUK (ni-stagh-mi-k'j , adj. Qui a rapport au nyslagme(voy. ce mot au Dictionnaire). Il Substantivement. Un, une nystagmique , une personne affectée de nystagme, le Progrès médical,

I" sept. «877, p. 670.

PAR

bon; l'orient est trop exprimé dans orienté pour qu'on reçoive une teile locution.

OFFERTE. Ajoute: : || 6» Offrande au prêtre. En outre de cette somme presque fixe dans le casuel il y en a d'autres : il y a les oblations, les offertes à l'autel, il y a les quêtes, les mariages, les enterrements, Jour», offic. 28 jnov. t876, p. 8752, ("col.

2. OFFICIER. Ajoutez : — REM. Au n' 1, un exemple de Mirabeau est cité où se trouve officier de morale; mais cet emploi ne lui appartient pas, il est bien antérieur et de l'abbé de Saint-Pierre : Je voudrais être un jour à portée de voir et d'embrasser un aussi digne officier de morale; vous savez que c'est ainsi que l'abbé de Saint-Pierre appelait ses collègues les gens d'Eglise, j. j. Rousseau, Lettre à H. Grume, curé d'Ambérieux en Bugey, li déc. 1763.

t OLIGURIE (o-li-gu-rie), s. f. Diminution de la sécrétion urinaire, le Progrés médical, ( •' sept. (877, p. 675.

— Etym. '0)1^0;, peu, et oJpov, urine.

OPINIO.Vau Supplément. Ajoutez : || 8° Discours préparé ou prononcé pour soutenir une opinion. Il propose à l'assemblée d'ordonner que les opinions préparées sur le procès [de Louis XVI] soient déposées sur le bureau, imprimues , distribuées à tous les membres, thiers, Hist. de la révolution, W éd. (846, t. ni, p. (59. Robespierre demande la parole, et, quoiqu'il eût été décidé que toutes les opinions seraient imprimées, il obtient la parole, ID. ib. p. (60.

ORCANÈTE. — ÉTYM. Ajoutes : M. Néandre N. de Byzance, arménien, rectifie ainsi ce qui est dit : « Le mot qui signifie couleur en arménien est non pas orak, orakanel, mais érang. Quant au verbe oroganèm, il signifie arroser. Colorer, se colorer, c'est nercaném, de nerc, couleur. »

ORDRE. Ajoutez ; || 28° Terme de droit. Ordre judiciaire : Si un arrangement et un règlement entre les créanciers inscrits et la partie, ce que dans la pratique un nomme ordre amiable, ne se réalisent pas dans le mois, un juge commissaire est nommé à la réquisition de la partie la plus diligente, et alors, après sommations et autres procédures déterminées, on fait dans les formes do droit une distribution qui peut être soumise au tribunal, puis devant la cour : c'est ce qu'on nomme ordre judiciaire.

OREILLARD. Ajoutes : \\ 3° Hibou oreillard, .sorte de hibou. Quoique Edward eût les nerfs solides, le cri des oiseaux de nuit et particulièrement celui du hibou oreillard, commun dans la conlrée, le fit plus d'une fois tressaillir, Rev. Brit. oct. (870, p. 375.

ORIENTÉ. /l;ou(eî: — REM. Peut-on dire orienté vers un autre point cardinal que l'orient , comme dans cette phrase : Le côté orienté au midi, Joitrn

PAIN au .Supplément. || Proverbes. Ajoutez: Il Assez demande du pain celui qui se plaint de la faim, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Lettre du 24 janvier

PALINOD. - ËTYM. Ajoutes : M. l'abbé Tougard me communique cette note ; . Le pahnod, sorte d'académie religieuse, remonte au moins à (486; il ne peut donc être question, dans l'étymologie, de rétractation des blasphèmes des hérétiiiues. Des auteurs sérieux, par exemple M. Frère et M. G. Descard, tirent ce nom du refrain en l'honneur de la sainte Vierge qui terminait chaque pièce. »

t PALINODIER (pa-li-no-di-é), V. o. Tourner en palinodie. Comme le mérite de la création donne le droit de retoucher son' œuvre, au besoin do la palinodier et de la renier, p. bonnaud, Rev. Britannique, sept. (873, p. (35.

t PALUU (pa-lu), s. f. Espèce de garance. On a payé les paluds 60 francs; les demi-paluds, de 4( à 42 francs, Journ. offic. 28 oct. (872, p. 67(6, "" col.

t PANDECT (pan-delif), s. m. Fausse orthographe pour pandit (voy. ce mot au Dictionnaire). C'était [le chef des brahmcs de JagrenatJ le plus fameux pandecl, ou docteur, dont on eût jamais ouï parler, bernardin de saint-pierre, la Chaumière indienne, p. 64, Paris, (822.

tPANTOPHILE (pan-to-fi-l'), s. m. Celui qui aime tout (mot créé par Voltaire). J'attends avec impatience les réflexions de panlophiie Diderot sur Tancrède; tout est dans la sphère d'activité de son génie; il passe des hauteurs de la métaphysique au métier d'un tisserand, et de là il va au théâtre..., volt. Letl. à Thiriot, (9 nov. (7C0.

— Etym. n»;, itavTo;, tout, et <[.£lo;, ami PAPILLOTER au Dictionnaire et au Supplément.

Ajoutez : Il 9° Rendre papillotant. Tu n'as pas la berlue; tes yeux, que n'a pas encore papillotes Bacchus, sont bien ouverts, Lett. du P. Duchéne, 73« lettre, p. 2.

t PARABALLE (pa-ra-ba-l'l, s. m. Ce qui sert à garantir des balles, dans un tir. La foudre est tombée sur un paraballe du nouveau .stand, Extr. du Journal de Genève, dans Journ. o//ic. 6 sept. ( 873, p. 5751, 2° col.

— Etym. Parer, et halle.] t PARATATIQUE (pa-ra-ta-ti-k'), adj. Terme de

grammaire. A l'imparfait. Construction p.aratatique, Rev. critique, (( déc. (876, p. 376.

— ÉTV.M. Ilapatatixo;, avec extension, prolongé, étendu, et, en grammaire, imparfait, parce que l'imparfait semble étendre le temps; de itapo- T£Îv£iv, étendre, de naçà, et TEtvsiv, -tendre.

t PARATHERMAL, ALE (pa-ra-tèr-mal, ma-1'), ou PARATHERMIQUE (pa-ra-tèr-mi-k'), adj. Terme de physique. Qui se déplace, qui change corrélativement aux variations de la température, de ma nière à en compenser les effets.

— Etym. Ilapà, indiquant changement, et &épy.r\, chaleur.

t PARENTAILLE (pa-ran-ta-ll', U mouillées), s. f. L'ensemble des parents, avec un sens de dénigrement. Toute ma parenlaille est venue à mon jugement; j'ai manqué tomber en syncope, p. h. COURIER, Lettre écrite en (821 ou lendemain d'un procès.

t PARITARISME(pa-ri-ta-ri-sm'), s. m. Nom, en Prusse, de l'égalité de traitement accordée à tous les cuites. La politique ecclésiastique qu'on y pratiquait [en Prusse], dans les vingt dernières années, s'appelait le parilarisme; c'était un système de respect également bienveillant pour tous les cultes, G. valbert, Rev. des Deux-Mondes, (•' juin (877.

— ETYM. Détivé du lat. pariler, également, t 3. PART (par), s. m. Terme de posle. Feuille contenant la désignation du service (c'est le premier mol du libellé de la feuille : part de tel endroit tel jour le courrier). Les paquets revêtus des cachets officiels des cabinets étrangers doivent être remis sans retard et en exemption de toute visite lorsqu'ils sont transportés par des ngciils ou courriers diplomatiques munis d'une leuille do part mentionnant le nombre des colis et indiquant qu'ils renferment des dépèches officielles. Douanes, Tarif de (877, p. cxxvi. Art. 462 : Toute dépêche remise

gffic. i" nov (877. p. 7098, 3* col, Cela n'est paal i un courrier ou à un agent quelconque chargé

PIE

de la transporter est ac roaipagn^c d'une rcuille de route appelée f art, Inslnul. geneiaietia jouiars «868. Le part contient la désignation du service.... le part sert à constater les retards ou les avances^ etc. il».

ETYM. 3' personne du présent de l'indicatit du

verbe partir.

t PASCAMN' (pa-ska-lin), s. m. Imitateur de Pascal. M. Nicole fait gloire de copier jusqu'à ses défauts |de Pascal]; tous les pascalins en sont logés là, BHiENNE, dans ste-beuve, Port-Royal, t. iv, p. 420, .■)• éd.

PASSADE au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutei : !| 9° En termes de fauconnerie, mouvements curvilignes de l'oiseau, qui consistent en une descente oblique suivie d'une remontée, M\- BEV, la Machine animale, (873^ p. 229.

t PASTEURISER (pa-steu-ri-zé), ». o. Traiter les vins par le procédé de M. Pasteur; ce procédé les préserve d'altération, et consiste en une manière de les chauffer. Les procédés de M. Pasteur ont fait leur chemin, au moins à l'étranger; en Hongrie, le mot est fait, on pasteurise les vins avec le plus grand succès, ED. pebrier, National, 5 novembre (872.

t PASTORELLE (pa-sto-rè-l'), S. f. Pastorale, morceau de musique instrumentale qui imite le chant des bergers. Je choisis une pastorellc que j'abrégeai, et que je mis en trio pour l'entrée des compagnes de Colette [dans le Dei^in de villaye], j. J. Bouss. Confess. vui (c'est un italianisme).

t PATIBCLER (pa-ti-bu-lé), v. a. Mettre au patibulaire, au gibet. L'imposture du charbonnier ayant été découverte, il fut patibulù et peudu, LUZEL, dans Archives des missions scienlifiques , <873, t. I, p. 34.

— f.TYM. Voy. PATIBULAIRE.

t PENTHIÈRE (pan-liè-r'), s. f. Terme de douanes. Étendue de terrain confiée à la surveillance d'une brigade.

— ÊTVM. Peut-être ce mot n'cst-il pas autre que pantiére, filet; en effet autrefois les agents des brigades tendaient des filets aux endroits oii ils soupçonnaient devoir se produire un passage de contrebandiers. ,

f PÊRAT. Ajoutez : Il 2" Nom, dans le bassin de la Loire, dos gros blocs de houille, Bel', scientifique,

■16 fovr. (876. p. IU5.

t PÉRI.'tfÊrRISER (pé-ri-mé-tri-zé), l'. a. Circonscrire par un périmètre. || V. réfl. Se périmétriser, se circonscrire. 11 n'est pas permis aux maîtres de forges de se former en syndicats, de se périmétriser (je suis oblige de créer ce mot pour bien exprimer ma pensée), c'est-à-dire d'établir le périmètre dans lequel ils pourront prendre leur approvisionnement. Enquête, Traité de commerce avec l'Angleterre, t. a, p. 665.

t PÉRISATCRNE (pé-ri-sa-tur-n"), s. m. Révolution d'un satellite autour de la planète Saturne. Le périsaturne de Titan (Titan est un des satellites), TISSERAND, jlcad. des sciences, Comptes rend.

t. LXXXV, p, 60.5.

t PHlLOSOPHISfi, t,Z (fi-lo-zo-fi-z6, zée), adj. Qui a reçu les idées philosophiques. Toute une tribu intellectuelle, née de Calvin, restée très morigénée en s'émancipant, très-philosophisée d'ailleurs et sécularisée, sainte-beuve, Causeries du lundi, t. XT (tf. Saijous).

■j- PMILOTTO.MAN (fi-lo-tto-man), s. m. Celui qui aime les Ottomans, qui est de leur parti. Pbiloltomans et turcophobes, o. VAi,BERT,7{ei). des Deux- Mondes, I" oct. 1877.

t PHOTOGLYPTIOUE (fo-to-gli-pti-k') , adj. Qui appartient à la phologlyplic (voy. ce mot au Supplément), Journ.ojjic. 3 nov. <877, p. 7)2i, 2* col.

t PHOTOGRAPHIER (fo-to-gra-fi-é), v. a. Représenter par la photographie, jj Kig. Ils [les personnages d'un roman de .M. L. Veuillot] sont tous pris au daguerréotype, ou photographiés, comme on dit aujourd'hui, avec un relief puissant, saintebeuve. A'oiir. lundis, t. i {H. L. Vcjtillol, i).

tPHYSIO.VO.MIOUE.ME.NT(fi-zi-o-no-rni-kc-man), adv. Au point de vue de la physionomie. Physionomiquement, la caille se présente comme un type d'oiseau sédentaire, G. de cherville, le Temps, Il sept. 1877, 4' page, I" col.

PIED. Ajoutez : Il 42° Dans l'argot des ca.scrncs, un pied de banc, un sergent, behnadille, Je Français, 28 août (877, 2' page, 6» col.

i PIEDTO.NNE (pié-to-n'), s. f. Unité mécanique exprimant chez les Anglais la force (le travail) nécessaire pour élever d'un pied le poids d'une tonne, c'est-à-dire de mille kilogrammes, vernieh,

pno

le Temps, 27 sept. (877, Feuilleton, t" page, I" col.

t PIÉMONTISER (pié-mon-ti zé), V. a. Donner lo caractère piémontais. Il ne semble pas frajipé du changement dont s'affligent tant d'artistes qui prétendent qu'on leur a gâté Rome, depuis qu'on l'a piémontisée, CH. bertiioud, Journal de Genève, (.1 juill. (877.

t PLArOMSER. Ajoutez : || 2" Y. a. Rendre conforme au caractère idéaliste de Platon. Le héros do roman et de drame [Don Carlos], poétisé et platonisé à distance par Schiller, sainte-beuve, A'oiii'. lundis, t. v, p. 297, Paris, (866 {Don Carlos et Philippe II].

t PLL'TOCRATIOUE (plu-to-kra-ti-k'), adj. Qui appartient à la plutocratie. Après cette société plutocratique, figurent les quatre entrepreneurs qui ont obtenu la propriété du chemin de fer Central- Pacifique et des autres lignes de Californie, Journal de Genève, 22 aoilt (877, 3* page, B' col.

— ÊTY.M. Plutocratie (voyez ce mot au Dictionnaire).

POIS au Supplément. Ajoutez : || 10° Pois d'Angole, dits aussi pois d'Amérique, rouges et noirs : on en fait des colliers. Elle s'amusait à lui faire un collier avec des pois d'Angole rouges et noirs, BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, la Chaumière indienne, p. 86, Paris, (822. Ma femme et mon enfant, répondit l'Indien, ne manqueront jamais de colliers rouges tant que notre jardin produira des pois d'Angole, ID. ib. p. (23.

t PORTE-COURONNE (por-te-kou-ro-n'), s. m. Celui qui porte une couronne. Frédéric II, le plus sensé, le plus éclairé parmi les écrivains portecouronne, SAINTE -BEUVE, Nouv. lundis, t. m, p. 238, Paris, (870 [De la Connaissance de l'homme). ■

t PORTE-SABRES-B.\ÏOXNETTES (por-te-sabreba-io-nè-t'), s. m. Terme employé dans l'administration de la guerre pour désigner un effet de grand équipement qui sert à porter les sabres-baïonnettes.

(. POSE au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 6° Action de se poser, en parlant d'un oiseau. La première inspiration qui suit l'instant même de la pose, ou, si l'on veut, du posément de l'oiseau, diminue la réplétion des sacs aériens péripulmonaires, CH. bobin. Sur tes variations de siège du centre de gravité des oiseaux, dans Bulletin mensuel de la navigation aérienne, (877.

t POSTINE (po-sti-n'), s. f. Nom, dans les Landes, d'une petite porte de derrière. Il s'était installé à minuit et demi dans un sillon de la vigne qui est clôturée de tous côtés, lorsque, vers deux heures de la nuit, il aperçut un homme qui longeait la palissade du côté du couchant; il le suivit des yeux sans quitter sa place, et bientôt après il enfcndit le bruit d'une postine qu'on fait sauter; il vit un homme s'introduire dans la vigne par le passage qu'il s'était fait. Gaz. des Trib. B oct. ( 877,

p. 965, 3" col.

— ETYM. Même origine que poterne (voyez ce mot).

t PRÉEXCELLENCE (prè-ck-sè-lan-s'), s. f. Supériorité en excellence. Quant à Mars, Apollon et Jupiter [de Rubens), leurs conseils célestes n'ont guère trait, ce semble, qu'à la préexcellence de la bière d'orge sur la bière de houblon, e. berge- BAT, Journ. offiC. (( sept. (877, p. 6260, 2" col.

— ETYM. Pré..., et exceller {voy . précellencf.). t PRESSUHRe (prè-su-rée), s. f. Nom, dans la

Suisse romande, de la vendange soumise au pressoir.

PRINCESSE. Ajoutez : || 7° Familièrement, aux frais de la princesse, c'est-à-dire aux frais de l'administration, de la mai.son, du patron, etc. Messieurs les maires ont voyagé, comme Tondit, aux frais de la princesse, le XIX' siècle, (7 sept. (877, (" page. S" col.

t PROCRASTINATION (pro-kra-sti-na-sion), s. f. Mot forgé du latin. Remise au lendemain, ajournement. Chénedollé écouta trop le démon de la procrastination, comme on l'a appelé; il n'invoqua pas assez la muse de l'achèvement, sainte-beuve, CItaleaubriand et son groupe littéraire, Paris, (86(, t. ir, p. 200.

— ETYM. Lat. procrastinalionem, de pro, en avant, et crastinus, do domain, do cras, demain.

t PROGRESSISME (pro-grè-si-sm'), s. m. Caractère, tendance du progressiste (voy. ce mot au Dictionnaire). Naguère encore Berlin était la capitale du progressisme allemand, il y régnait en

maître, g. valbert, Rev. des Deux-Mondes, (" sept.

t PUDIBONDERIE (pu-di-bon-de-iie), s. f. Néologisme. Recherche, affectation d'une pudeur excessive. Par un raffinement de pudibonderie dévote et aussi parce qu'il n'y a pas de petites économies, Mlle Constance avait pour habitude do s'habiller sans lumière, a. tiieuriet, Rev. des Deux-Mondes, t" oct. (877, p. 488.

— ETYM. Voy. PUDIBONDAGE, autro néologisme qui est au Dictionnaire.

t PULVÉRIER (pul-vé-rié), s. m. Sablier, petit vase contenant une poudre. 11 [un enfant] me regardait écrire et a pris le pulvérier pour du poivre dont j'apprêtais le papier, Eugénie de guérin, dans STE-BEUvE, iVour. lundis, t. m [Maurice et Eugénie de Guérin).

— ETYM. Lat. fictif, pulverarium (voy. poudrier).

t PULVÉRISATEUR. Ajoutez: \\3' Fig. Pulvérisateur d'espèces, botaniste qui réduit les espèces en poudre, c'est-à-dire qui les multiplie outre mesure à l'aide de la plus légère difl'érencc, planchon, Revue des Deui-Mondes, (5 septembre (874, p. 404.

t PYRAMIDE. ÉE (pi-ra-mi-dé, déo), adj. gui est en forme de pyramide. L'équipondération d'un groupe pyramide et la somptuosité du coloris constituent seules, il faut le dire, l'intérêt de l'ouvrage [la Descente de Croix de Rubens], e. bergerat, Jnurn. offic. (( sept. (877, p. 6260, C" col

t QUASI-CONTRACTER (ka-zi-kon-tra-kié), v. n. Terme de droit. Faire un quasi-contrat. Attendu que V.... n'a aucune action contre D.... .et B..., qui n'ont ni contracté ni quasi-contracté avec lui, Ga:. des Trib. « sept. (877, p. 87 (, 3» col.

t OUIRITES (kui-ri-t'), s. m. pi. Terme d'antiquité, avec un 0 majuscule. || 1" Sabins fondus dans la population romaine. || 2° Citoyens romains vivant dans la condition privée, bourgeois romains. Ce stratagème est l'inverse de celui de César, qui apaisa une émeute militaire en apostrophant les mutins du nom de Quiriles, comme qui dirait citoyens ou messieurs, SAINTE-BEUVE, Ifouv. luudis, t. VI (/c maréchal de yillars) . || 3° 11 se dit quelquefois au singulier et au pluriel, par plaisanterie, des Romains actuels. Deux fois par an, à la madone de mars et à celle de septembre, un usage antique et solennel veut que le bon peuple romain se porte en foule à la foire aux jambons de Grottaferrata... toute la sainte journée, le yuirito s'empifire sur l'herbe, sous des oliviers ou sous des tentes. Journal de Genève, (2 septembre (877, ("«page, 6' col.

— ETYM. Lat. Quirites, de Cures, nom des anciens Sabins.

RADICAL. Ajoutez : || 7' Terme d'astronomie. Point radical, point du ciel d'où les divers groupes d'étoiles filantes paraissent diverger. Par exemple, le point radical des Léonides est dans la constellation du Lion.

t RAMASSEMENT (ra-nià-se-man), s. m. Action de se ramasser sur soi-même. S'enfonçant dan.s son fauteuil avec le ramassement de l'homme qui se dispose à écouter, alph. daudet, le Temps, 6 oct. (877, Feuilleton, (" page, 2« col.

t RAPINADE (ra-pi-na-d'î, s. f. Œuvre de r.ipin. Il y a peu de temps encore régnaient sans contestation la peinture proprette, le joli, le niais, l'entortillé, et aussi les prétentieuses rapinades, qui, pour représenter un excès contraire, n'en sont pas moin» odieuses pour l'œil d'un vrai amateur, CH. BAUDELAIRE, t. III, p. 1(6, édition définitive.

t RASSÉRÉNANT, ANTE (ra-sé-rc-nan, nan-t'), adj. Oui rassérène. Sa familiarité prolongée [de Gœthe) est saine pour l'esprit et rassérénante, SAINTE-BEUVE, Nouv. luudis, t. III, p. 298, Paris, (870 [F.ntretiens de Gœilu; el d'Eckermann).

t RAITIUER (ra-li-ré), ii. a. Attirer de nouveau. Quant à Faust, qui, av»c tous ses abîmes de corruiition humaine et de perdition, m'effraya d'aoord et me fit reculer, mais dont l'énigme profonde me rattirait sans cesse, je le lisais assidûment les jours de fête, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. m {Entreliens de Gcelhe et d'Eckermann, i)

— ETYM. /(?..., et attirer.

RAVAGEUR. Ajoutez : \\i' Adj. Ravageur, ravageuse, qui ravage le moral. Elle [Mme de Gaspnriu] s'est gardée de la contagion des romans

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ravageurs et troublanU, sainte - beuve, Souv. lundis, t. IX {Klle Eugénie de Cuérin et Mme de Gasparin, ii).

t RAVn"EMEXT (ra-vi-Te-man), i. in. Action de raviver, fout cela se r«trouve, ou devrait se retrouver en nous, vers la fin de la vie, avec un rafraichissement et un ravivemcnt de souvenirs miMés d'une secrète tendresse, s.\inte-beuve, Nouv. lundis, t. IV {le Père Lacordaire, u).

t REBO.MBÉ, ÉE (rc-bon-btS bée), adj. Dont le bombement est redoublé. Celte tète [de Chateaubriand] attirait et pétrifiait les yeux : des cheveux soyeux et inspirés sous leur neige, un front plein et rebombé de sa plénitude..., lamart. Cours familier de liliérature. lo' entretien.

t RÊCALCITRAXSE (ré-ka!-si-tran-s'), I. f. État de celui qui est récalcitrant. Persister dans le système de récalcitrance absolue, a. mebeu, la Papauté, p. lis, Paris, 1878.

— ETïM. ilfcalci/rant.

+ RECAVER (SE) (re-ka-vé), V. réfl. Terme de jeu. Se caver de nouveau après avoir été décavé. Il Fig. Passe encore de ne pas payer ses dettes, mais.... nous faire perdre des millions pour courir les aventures dans Tespoirde se recaver, ça, je ne leur pardonne pas. e. violet-le-dlc, le IIS sitcle. 8 nov. 1877, 2' page, 2' col.

t BECOXOI-"ÊKEl'R(re-kon-ké-reur), s. m. Celui qui reconquiert. Jl (le Cid Campeador] a été, somme toute et malgré ses alliances avec les mécontents, un recon'iuistador, un rcconquéreur de l'Espagne sur les Arabes, sai.nte-beuve, Nouv. lundis, t. vu {Corneille, le Cid, u).

RECRUTECR. Ajoutes : |l Au féminin, celle qui recrute, qui fait du prosélytisme. La protestante inconvertible et convertisseuse , une recruteuse d'âmes, SAINTE-BEUVE, .Youi). iMiidrs, t. IX {Sllle Eugénie de Guérin et Mme de Gasparin, u).

t RÉCURRESCE. Ajoutez : || 2° État de ce qui revient, se reproduit. Nous avons observé que, dans Tannhseuser, la récurrence des deux thèmes principaux, le motif religieux et le chant de volupté, servait à réveiller l'attention du public, CH. B.iiDELAiRE, t. m, p. 211, édition définitive.

i REI>f.COUVRIR (re-dé-kou-vrir), r. a. Découvrir une seconde fois. Il a fallu que, de nos jours, M. Floquet, dans son zèle si méritoire, la redécou- Trlt en quelque sorte (la première période de la carrière oratoire de Bossuet],SAiXTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. u [Bossuet, u). (Voyez bedécouverte au Supplément.)

t RÉFLEXIF. Ajoutez : || 2' Qui a le caractère de la rcflexion ou méditation. Notre auteur prétend justifier que la connaissance est essentiellement connue par elle-même, parce qu'autrement, dit-il, on serait obligé d'admettre le progrès à l'infini dans les connaissances réflexives; or il faut éviter le progrès à l'infini, jean du hamei,, Réflexions cril. sur le système cartésien de la philosophie de M. Régis (isat), p. 5).

t BEFORCER. Ajoute: : || i' Activement. Forcer de nouveau. Il [Breteuil] fit semblant de trouver le souper bon et le vin encore meilleur; le curé, charmé de son hôte, ne songea qu'à le reforcer, comme on dit dans les provinces, sai.nt-simon, dans Scènes rt portraits choisis dans les Mémoires du duc dt Saint-Simon, par Eug. de Lanneau, Paris, 1876, t. II, p. 64 {le cardinal Dubois marié).

t RÊFCLGEXT, EXTE (ré-ful-jan, jan-t'), adj. Ilot forgé du latin. Qui brille, qui jette un éclat. Bien savent-ils... Que votre vie acquise et conservée Est pour le bien des mortels réservée ; Non des mortels de mérite indigents. Mais de mortels de vertus réfulgents, J. B. bouss. ÉpUres, i, 4.

— ETYM. Lat. refulgere, briller.

RÉGLEME.VTAIRE. Ajoutez :\\3' S. m. Nom

donné, dans les établissements religieux d'instruction secondaire, à l'élève chargé de sonner les divers exercices prescrits par le règlement de la maison.

t RÉINTRODUIRE (ré-in-tro-dui-r'), v. a. Introduire une seconde fois. Je ne plaide pour aucun des éléments contraires en présence, je ne fais que les exposer; et, si je plaidais pour l'un d'eux exclusivement, ce serait pour celui que M. Renan représente, et qu'il est venu réintroduire, à son heure, dans notre courant français un peu appauvri, saiste-beuve, Nouv. lundis, t. u {M. E. Renan, u). (Vovez béintboduction au Supplément.)

t RELIGIOXNEL, ELLE (re-li-ji-o-nèl, nè-l), adj. Qui appartient à la religion. 11 (Deleyre] y gagna d'avoir contre lui la haine religionnelle, comme il l'appelait, la plus forte de toutes et la

RET

plus acharnée, saInie-beuve, A'ou». lundis, t. iv, (/>iicis épistolaire, u).

t REMAXIAGK (rema-ni-a-j'), s. m. Action de remanier, de modifier d'ensemble. L'homme est probablement poussé par un instinct providentiel à ce remaniagc continuel du tableau de sa vie passée, doudan. Mélanges et Lettres, t. iv, p. 68.

t REMASTICAGE (rc-ma-sti-ka-j'), s. m. Action de remastiquer. Ces travaux [à exécuter dans le palais du Louvre] sont les suivants : démasticage et rcmasticage des glaces, des cbissis sur combles, éclairant la grande galerie..., Journ.oflic. 21 juin

1877, p. 5905, 2' col.

t REMOXÉTISATION (re-mo-né-ti-za-sion), s. f. Action de remonétis»r. La Nation de New-York reproche à SI. Sherman d'avoir entièrement passé sous silence... la question de la remonétisalion de l'argent, Jouni. de Genève, i octobre < 877, 3" page, 2* col.

t REMOXÉTISER (re-mo-né-ti-zé), ». a. Remonétiser un métal, reprendre les payements en ce métal. Faut-il remonétiser l'argent, et non-seulement l'or [aux Ëtals-Unisj"? Journ. de Genève, 2 octobre (877, 3' page, (" col.

— f.TVM. Re..., et lat. moneta, monnaie. RENDRE au Supplément. Ajoutez : — REM. On

lit dans Sainte-Beuve ; En l'approchant [Royer- CoUard], on sentait tout d'abord une supériorité naturelle; aussi tout le monde lui rendait, Nouv. lundis, t. IV {Histoire de la restauration, par il. L. de Vieil-Castel). Rendre signifie ici rendre hommage, céder. Cette acception, que je n'ai trouvée nulle part ailleurs, est sans doute une expression familière ; du moins Sainte-Beuve l'a soulignée.

t RENGaRIER (ran-ga-ri-é), f. o. Engager de nouveau (mot tombé en désuétude). J'eus grand'peine à me laisser, non pas persuader, mais aller à la bienséance; lui-même [le duc d'Orléans] me dit encore plus de merveilles, et, quoique malgré moi, je me laissai rengarier, saint-simon, Mém. t. xn, p. 322, éd. Chéruel et A. Régnier fils.

— ËTYJl. Re... préfixe, et lat. angariare, forcer, faire violence, de ^yy^Peùih, forcera servir de courrier. Le mot serait mieux écrit rangarier.

t RÉPARATIONNAIUE (ré-pa-ra-sio-nê-r'), s. m. Nom, dans le bassin de la Loire, des mineurs chargés du boisage et du muraillement des puits, Rev. scientif. 20 févr. 1876, p. H 95.

t RÉPÉriTRICE (ré-pé-ti-tri-s'), s. f. Femme qui remplit les fonctions de répétiteur. L'administration [des sourds-muets] la retint (Thérèse Meunier] dans l'établissement en qualité de répétitrice; elle remplit ces fonctions et celles de monitrice aux ateliers avec un admirable dévouement jusqu'en (859, Journ. ojjic. <4 sept. 1877, p. 6303, 2' col.

t RÉPLICATIOX (ré-pli-ka-sion), s. f. Action de doubler, doublement. U est vrai que, pour bien faire, votre imprimeur devrait être dans ce paysci; il faudrait avoir deux corps, l'un à Paris pour y ramasser ces matériaux, et l'autre en Hollande pour y faire imprimer l'ouvrage que l'on composerait ; cette réplication, comme l'appellent les scûlastiques, n'étant pas possible.... bayle. Lettre à Mathieu Marais, 2 oct. H 698.

— ETY.M. Lat. replicaUonem, action de répéter (voy. répuquer).

RÉPLIQUE. Ajoirtei : || 6° Répétition d'un ouvrage moderue. Cette réplique [une répétition des Moissonneurs] n'était pas complètement achevée au moment de la mort du peintre [Léopold Robert], CH. CLEMENT, Léopold Robert, d'après sa correspotidance inédile, ch. vi.

t REPRENANT, ANTE (re-pre-nan, nan-t'), adj. Qui reprend, qui redresse. Jamais il n'y eut de vérité, ni plus haute ni plus spirituelle, ni plus convaincante et plus vivement reprenante que celle de Jésus-Christ, BOss. Élevât, sur myst. xviii, (3.

RESSOURCE. Ajoute: : || 5" Terme de fauconnerie. Synonyme de remontée, ;en parlant de l'oiseau, mahey, la Machine animale, ik73, p. 229.

RETENIR II 7* Ajoutez : || Garder un chef d'accusation contre un accusé. S'il est vrai qu'à l'égard de ces nombreux sinistres, les preuves ne sont pas suffisantes pour servir de base à une accusation, et s'il convient de ne retenir contre C... que l'incendie allumé chez M. B...., Gaz. des Trib. B sept. (877, p. 864, 3» col. M. le président: Messieurs les jurés, ce fait n'est pas retenu ; seulement il

SÉV

était nécessaire de montrer que l'accusé se trouvait toujours près des foyers de l'incendie, 16. 4* col. 11 nie s'être rendu coupable d'un autre vol,.... vol qui n'est pas retenu à sa charge par l'arrêt de renvoi...., ib. 8 sept. (877, p. 872, 3- col.

t RÉTRÉCISSANT, ANTE (ré-tré-si-san, san-t'), adj. Qui rétrécit, qui rend étroits l'esprit ou le cœur. Le danger était qu'avec tant de vertus acquises, de pensées do mortification, une piété sincère, mais rétrécissante [chez le duc de Bourgogne], on se trouvât n'avoir sur le trône, en fin de compte, qu'un séminariste couronné, sainte- BEUVE, iVour. lundis, t. u, p. lio, (864 {Louis XIV et le duc de Bourgogne).

t RHÉOSTATIQUE (ré-0-sta-ti-k'), adj. Qui a rapport au rhéostat (voy. ce mot au Dictionnaire) Machine rhéostatique, Journ. offtc. (O nov. (877, p. 7367, 3« col.

t RHÉTORIQUEUR (ré-to-ri-keur), s. m. Celui qui fait de la rhétorique, qui tient des discours vains et pompeux. C'est ainsi qu'on parle (n'en déplaise aux rhétoriqueurs), quand on est dans le vrai des choses et qu'on ne marchande pas, SAINTE-BEUVE, A'oiir. lundis , t. i {Mme de Sévigné).

— HlST. XV s. Orateurs grans rhétoriqueurs. Garnis de langues esclatantes, coouillart, les Droits nouveaux. || xvi" s. Or ay-je depuis expérimenté ce qu'auparavant j'avoy' assez preveu, c'est que d'un tel ouvre [Défense de la langue françoise] je nerapporteroy' jamais favorable jugement de nos rhétoriqueurs françois.j. dub^llay, Œuvres, Paris, (569, Episire au lecteur, p. 3, verso.

— ETYM. Mot fait comme s'il y avait un verbe rhétoriquer, tiré de rhétorique.

t RIVEUSE(ri-veil-z'), s. /'. Riveuse de bottines, ouvrière qui rive les clous des bottines. Gaz. des

Trib. 8-9 oct. (877, p. 977, 2' COl.

f RODPIOU (rou-piou), s. m. Dans les hôpitaux de Paris, étudiant en médecine qui remplace bénévolement un externe dans son service. M. Sainte- Beuve racontait au jeune docteur Grenier.... qu'il avait eu l'honneur d'être roupiou sous Dupuytren, SAINTE-BEUVE, Nouv. luudis, t. xiii {Ma biographie, en note). ^

t RUINE-MAISON (ru-i-ne-mê-zon),s. m. Homme dépensier, qui ruine une maison. Dire que j'ai retiré cinquante francs de ma pauvre caisse d'épargne pour les prêter à ce ruine-maison, eu. de Bernard, les Ailes d'Icare, u, 9. l\Au plur. Des ruinemaisons.

SABREUR. Ajoutez : || 2» Nom donné, en Provence, au parti des princes durant la Fronde, à cause que le baro.i de Saint-Marc, premier consul d'Aix, venu à Paris, accusait de tiédeur les membres du parlement, et répétait à tout venant qu'il les sabrerait tous. Revue hist. t. v, p, as.

S-i^UMURE. — ETY.M. Ajoutez : Saumure vient directement du bas-lat. salemoria, qui manc;ue dans Du Cange, et qui est dans un manuscrit du vu* ou du vm' siècle (voy. Rufus, éd. Daremberg, p. 257).

t SAUVABLE (sô-va-bl'), adj. Qui peut être sauvé. On propose au gouvernement de Naples pour tendre au pape une planche de salut, pour sau ver ce qui est sauvable dans ce malheureux pouvoir temporel qui fuit de tous côtés comme un vase fêlé..., LE PEINCE NAPOLÉON, séanco du Corps législatif, (•' mars (861, Moniteur, n° 274.

t SEMPITERNELLEMENT au Supplément. Ajoutez : — HIST. XVI' s. Le moins de mon plus sera vous remercier; et, si les reniercicmens doivent estre mesurez par l'atléction des bien-facteurs, ce serainfiniement, sempiternellement, rab. Pant. m, 5. Nos docteurs signalent sempiternellement et à tous propos qu'il faut croire..., mabxix de ste- ALDEGONDE, Tablcau des dill'erends de la religion, Bruxelles, 1857, ii, p. 54.

t SENS.\TIONISME (san-sa-sio-ni-sm'), s. m. Philosophie de la sensation. Sainte-Beuve blâmait l'emploi du mot sensualisme pour désigner la doctrine de Condillac, quoiqu'il l'eût employé luimême dans cette acceptation; il voulait qu'on dit sensationisme, parce que le mot sensualisme désigne une inclination et se prend en mauvaise part, CH. secrétan. Discours laïques, iv, Paris

t SÉVIGXISTE (sé-vi-gni-sf), s. m. Celui qui s'occupe de .Mme de Sévigné et de ses lettres. .M. Monmerqué, le sévigniste, d'aimable et sou-

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