‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 569 sur 638 · ALD · texte numérisé non relu

ALD

Turcs donnent ce ni<;ine nom de porteur (Venu ^giy» Uu» sdqn (joîuhuu au chardonneret en cage, à qui on a a[)[)ris à l'aire monter son eau [)our boire.

Albotin. Terme de l'ancienne pliurinacie : le ti'n'ljintUe et sa résine, autrefois si employée en médecine. Esp. albolin. De l'arabe aIoJI (il-boloiiin, térébinthe. iM. Dozy n'a pas relevé ce mot dans son Glossaire.

Alboucor. Li(|uour iju'on relire di; l'arbre de l'encens. (Bosc, Dict. d'Iiist. nat.) C'est l'arabe ;^^i nl-hoiil;lioûr, encens, bois d'aloès, et en jjénéral parl'inn à brûler. Ellious Boclbor [Dicl. fr.-ar., au mot encenn'j redouble le ^ kli. En [)ortu|jais. par la Iransfornialioii si fréquente du ^ kit en y, le mol arabe est devenu allidjor, encens, parfuii:.

Alcade. Esp. alctilde. De l'arabe ^^-^Wi al-cjâdï, juge (da verbe ^^-kii ijada, jujj(^r). Le second / qui est dans l'espa- {j'nol alcnlde [)rovient de la prononciation empliati(|ue du Qb (/. 11 ne faut pas confondre ce mot, comme étymoloijie, avec (dcuide. V oy. Caïu.

Alcali. Esp. et [)ort. «/<•«/(. De l'arabe JjJt^Z-iyrî/î, cendres de soude ou la plante elle-même. Dans certaines réjfions du midi de la France, on réserve le nom de c(d'iou aux cendres de sarments de vij;ne. Le nitre est quelquefois appelé ((/jv//( par nos alclnmistes.

Alcaiiraza. Vase de terre à rafraîchir l'eau. C'est un mot que nous avons emprunté à l'espagnol et qui vient de l'arabe j'CÛ' (d-hourrâ:, cruche. En Egypte, l'alcarraza porte le nom de diy hardak, dont nous avons fait bardacjue et bidasse. Le mot est turc; cependant il seml)le se rattacher à la racine arabe 6,j barad, refroidir, d'où dérive assurément »iÇ barrâda , qui désigne aussi un vas(; à rafraîchir les liquides , et qui a donné l'espagnol cdbarrada.

Alchimie. Esp. alqmnuu, port, idijiumia, alclumia, ital. uklumia. De l'arabe L.«vJ3i (d-bnûâ, fermé de l'article ul et du grec x.t^f/ia ou ^iifxsîa, chimie.

Je joins ici l'étymologie de quelques mots que nos alchimist(;s avaient empruntés aux Arabes, mais qui ne ligurent plus, pour la plupart, dans les dictionnaires modernes. Le dictionnaire d'alchimie de Martin Ruland' en contient beaucoup d'autres également pris à la langue arabe, (juoique leur origine, tant ils sont défigurés, soit souvent didicile à établir. Mais je crains (ju'on ne me reproche d'avoir déjà trop grossi ma liste. (]et inventaire suffira pour montrer à quel point s'altèrent les mois étrangers qui ne sont pas d'un usage courant. Il ferait voir aussi, si cela était nécessaire, que l'alchimie nous est venue directement des Arabes.

1. Acazdir, kazdir, kasdir, kacir, fasdir, sasdir, étain pui', de jJi;i!l id-qazdlr, même sens.

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