ALB
qu'il chassa dans les mers et au fond des déserts. En arabe *o i* 'jcnja ou oo-ic ^if.'it.
AcA. C'est le turc Is-l a^hâ, maître, seijjueur, chef.
Aigrefin. C'était autrefois le nom d'une monnaie qui avait cours en France. En portugais, xarafim, .verajîm, désigne une monnaie des Indes orientales, que Baumgarten, au commencement du xvi° siècle, a[)pelle en latin seraphi. C'est l'arabe-persan ^Jil achrajt ismonetae aure;»', geims, valens vu reaies hispanicos» (Vullers). Le mut semble formé de oyï! nclirnj, très-illustre, comme smi synonyme <^»A^t akben, de yjS\ akbar, très-grand. Ou jx'ut voir sur le xaro^m l'article du Gloss. de M. Dozy, p. 353,
Si aigrefin, monnaie, vient de achrajt, il ne serait pas impossible que aigrejin, homme rusé, en vùit également; c'est par cette qualilicalion de très-illustres que les Araiies désignaient les plus éminents philosophes. (Voy. D'Ilerbelot, Bibliothèque orient, au mot ascltrafioun.)
Alambic. Esp. ulamhique, port, lambique, ifal. Iwnbico, de l'arabe (y^^\ (d-nnb'iq, venant du grec an^t^, vase à distiller, précédé de l'article arabe al.
Alancabuth. Terme d'astronomie. Partie de l'astrolabe. De l'arabe ^^ySjjt]^ al- anhaboût , dont le sens propre est l'araignée. L'alancabuth, en effet, rappelle assez bien l'idée d'une araignée posée sur sa toile (dont les fils sont figurés par le réseau des méridiens s'entre-croisant avec les parallèles). Voy. les fig. hj et 5/i, dans le Mémoire deSédillot sur les instruments astronomiques des Arabes.
Albara ou Albora. Nom d'une espèce de lèpre , dans les anciens traités de médecine. De l'arabe ^y^\ al-baras, la lèpre, qui a donné l'espagnol albara:o et le portugais alvaraz.
Albatros. Ce mot, écrit algalros par Flacourt et Dampier, est une altération de l'espagnol et portugais «/cr/ ()•(/:, (|ui désigne le pélican onocrotale, mais qui a étéappli(jué à plusieurs autres oiseaux aquatiques (entre autres au petit cormoran). Je ne doute pas qu'il ne faille l'assuniler au portugais alcatruz, signifiant seau d'une noria. Dans ce dernier sens, les Espagnols disent arcaduz, alcaduz, et ces expressions représentent l'arabe j-jiUJl al-qâdoûs, que Pedro de Alcala traduit alcaduç. de anoria^, ce qui ramène finalement au grec xaSos.
Pourquoi le pi'lican onocrotale a-t-il été comparé au .■îcau d'une machine hydraulique qui puise l'eau et la répand à l'extérieur? Par la même raison qui a porté les
Arabes à l'appeler uL, saqqû, porteur d'eau, disant que cet oiseau remplit d'eau son gros bec et va en remplir les petits creux dans le désert pour abreuver ses petits *. Les
' le Tiiiir du monde, a* scm. 1862, p. i58.
' CVsl par iii.id\crUince que M. Opperl (701/171. o«iVi(. d(!c. 1871, p. Uh-j) icn\ ygiJI ji.2)l ; ji.1 ne peut |jas «Ire ici procédé de l'article.
' Voï. Dozy, C/oM. p. 78.
* 'Le nom de jjbrlenr d'eau i\ur- les Persans lui donnent vient de rc que .... pour donner à boire à ses petite, on assure qu'il leur \a cherclierde
l'eau quelquefois k deux journées de rliemin , qu'il leur apporte dans la poche de son hec.n ((iliardin, Voy. en Perse, p. -iig, aao, édit. Sniilli.) oïl a l'insliiict de remplir son jjios (josier d'e;ui, et de l'aller déf;or([er dans les fos- •■fllis ilii désert de l'Ainhic pour ablirever les petits oiseaux. n (Gaj«y</ii//. liiiff. Piria. au mot Pelicam.)