ALP
Almagha. Substance employée en peinture, et plus connue sous le nom de rou^c indien ou rottjje de Perse. Nous avons pris It; mot de l'espagnol nlmagra ou alnidijre, qui est l'arabe iytll al-maghrn , ocre rouge.
Almargex. Terme de l'ancienne pharmacie : poudre d'almar/jen, corail pulvérisé, autrefois enq)loyé en médecine. De l'arabe yl^vi' al-mordjûn, corail. C'est le mot qui, emplové comme nom de femme dans les Mdle et une Nuits, a été transcrit Morgiane par Galland. (^Ilist. des quarante voleurs. )
Almêne. Poids de deux livres (un peu moins d'un kilogramme). Esp. almena. C'est l'arabe LUI al-rnenil, (|ui nest autre que le grec ancien (xvà, mine, poids d'une livre, dont la valeur a été doublée chez les Arabes d'Espagne.
ALBI1CA^TARAT OU Almucantabat. Terme d'astron. Cercles de la sphère parallèles à l'horizon. C'est un pluriel arabe calJaÀJiii al-mouqantarât , que nous avons emprunté avec sa signification aux traités astronomiques en cette langue. Golius cite le singulier aJo^JL* mouqantara, dans le sens de cadran solaire.
Almiide ou Almoude. Mesure de liquides dans la péninsule Hispanique. Esp. abnud, port, abnude. De l'arabe 3^1 al-nioiidd, qui est le même mot que le latin modium, mais dont l'origine paraît sémitique (hébr. "ip, niD niad, middah) : «L'arrobe de Casiille contient seize litres, le cantaro d'Alicante douze, Yalmude des Canaries vingt-cinq. . . » (Victor Hugo, Les Misérables, t. I", p. 33a.)
Alpdanette ou Alpiianesse. Sorte de faucon identique à Yalfaneque des Espagnols , que M. Dozy suppose avoir tiré son nom de celui du petit animal nommé jnnec on fennec. (V. ce mot plus loin. ) On aurait dit d'abord kiLiJI jL bâ: al-fanec, le faucon (propre à la chasse) du fanec; puis, pour abréger, on aurait supprimé le terme bâz, faucon. (Voy. Dozy, Gloss. p. io5.)
Alphard. Etoile de deuxième grandeur, a. ou le cœur de l'Hydre. C'est l'arabe i>Jô\ al-fard, runi(|ue, ^l^t i^î fard cch-choudja , l'unique de l'Hydre. Ce nom lui vient de ce qu'elle est la seule étoile brillante de la constellation, les autres étant de quatrième grandeur ou au-dessous. Dans le traité d'astronomie de Lalande, on lit alphrad au lieu d'alphard.
Alphémc. Ancien terme de pharmacie : sucre candi, sucre d'orge, pâte faite d'amandes et de sucre, etc. Es|). alfeûique, port, alfcnim. De l'arabe OsajUJ! al-fânul, qui vient du persan J^liflnld ou «XajLj pdmdlt, sucre [)urifié, saccharum pcnidium , dit Meninski. H y a un verbe persan ^^i>^\a fânïden qui signifie raffiner le sucre.
' Frcylag Irailuit **-j oumima par indigo, erreur qui provient sans doute de ce que la guède est quelquefois nommée ^sîtS *^ indigo sauvage. Bazi f mon. sup. ar. de la BiLI. nat. n° looô, p. /i8 vci-so) dit que la ouasima •ert à teindre I» clieveux. Niel)ubr rapporte bien qu'il a vu des vieillards qui se teignnimt la barbe en rouge ( Voy. en Aral), p. a'yo); mais je n"ai vu buiie part qiio lus Orientaux eaiployasaeul à un usage analogue une teinture
bleue telle que celle du pastel. Peut-être ouasima s'est-il dit aussi de la garance, chose d'autant plus possible que l'arabe »p/oi(it'iiia (/"ou«t), qui est la garance, parait originairement identique  vuitède ou f;uètle.
' llist. (les sultans Mamel. Il, i, i5() (dans Dozy, Gloss. p. liS), et Joui iml lies .S'uuuiitj, janvier i8ii8,p. lib.
' Ijt Tour du moitde, i" sein. i80a, p. i8>j.