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vraies ou supposées du grand maître Albiroùni*? Si je ne craignais pas de paraître trop insister sur des détails de ce' genre, je dirais que le témoin (pii rapporte le |)r()|)os cidessus touchant iiuiistre Aliliuruin ne l'a pas enli'ndu luimême. 11 peut y avoir contusion eutn; le nom du magicien arabe et celui du démon sounn's à ralcliimisle llorenlin. Quoi (pi'il en soit, l'étymologie germanii|ue ail boran, le vieil ennemi, indiquée par les éditeurs de Du Cange, me send)le absolument inacceptable; et je m'imagine que si j'avais eu la force de lire jus(prau bout les pièces de celte allaire, j'y (!usse trouvé la conlirmation de celle cpie je propose, faute de quoi elle reste à l'état de sinq)le conjecture.
Alicate. Sorte de pince dont se servent les émailleurs hi la lampe. Esp. et port, alicate. C'est l'arabe \s\JM\ al-hijflt, tenailles, comme l'a fort bien remarqué M. Defrémery^, de la racine lail la<jal, recueillir, ramasser.
Alidade. Esp. aliJada, olbidada, iilhiitli(bi , de l'aiabe iiUiuJI al-'idûda. «Les lexiques, dit Engelmann, ne donnent à ce mot que le sens de -poslis junuœ (vantail de porte), mais dans un traité arabe sur la construction de l'astrolabe, je l'ai trouvé avec sa siffuilication teclinitpie, car on y lit que c'est une espèce de mustaru iJtun» ou règle^.rt II suffit, ajouterai-je, d'ouvrir un traité daslronomie arabe, pour y rencontrer ce terme siLas 'idilda avec le sens exact d'alidade, connue par exemple dans ce passage de l'yl/nw/ic.sVtf d'Abou'l-Wél'a'': «Les observations des
hauteurs méridiennes se font avec des instruments
Dans le plan du méridien est [ilacé un cercle gradué. . . sur ce cercle sont établies, aux deux extrémités d'un diamètre, deux pinnules mobiles sur la circonférence, soit au moyen d'une alidade pivotant sur le centre du cercle, soit au moyen d'un second cercle. . ., etc.*.» Et |)lus loin : «Après avoir fait tourner ïalidade, au moment du passage du soleil au méridien, jas(|uà ce que les rayons solaires traversent les ouvertures des deux pinnules , . , °. « On voit que Ytdada n'est pas une simple mastani ou lègle à tracer les lignes droites, mais précisi'menl ce que nous nommons alulade, par exenqjle, dans U: graplionièlre.
Alizaiu. Nom connnercial de la garance (d'où la substance ap[)elée en cliimi<! alizarine). Esp. aluari, que M. Dozy a noté dans son Glossaire, mais sans pouvoir en donner l'étymologie. Le mot est certainement d'origine arabe, connue le montre l'article al, car on dit aussi icari: «La graine de garance qu'on apporte de la Turquie asialicjue est appelée azala ou Izari'^.n (Rose, Dut. d'hisl. nul.
' Cps exemples, sauf le deuxième et le dernier, sont empruntes à fliisloriqne du mot AlAorim , dans le Dict. de M. Liltré.
' Boi el , dans son Trésor des recherches et antiquités nauluisis ctfrançoisvs ( 1 055 ) , dit (au mot Pathelinage) que l'expression de maistre Aliborum nous vient de la farce de Palhelin. iJans celle vieille pièce, eu effet, il y a un apothicaire de ce nom, lequel joue un rolc assez important.
' Bibliot. orient.
• nEt avoit le d. François un livre que le d. François avoit apporté, où il lisoit , où avoit plusieurs noms de diables et autres mots pour la conjuration elin»oralioii.i ( Man. de la liilil. nat. supjil. franc. n° 56o, p. gC.)
^ Juurn. asiat. janvier iKG-i, p. g9..
* (jloss. p. i/io.
' Man. n° ii38, anc. fonds de la Bibl. nal. fol. ly v°. J'e.spère donner
sous peu une ('dition de cet oiivr,ij[e im|iorlant (texte et li-.iilncliou) dont quelques passa(;es cités par M. Sédillot ont donné lieu à de vives controverses au sein de l'Académie des sciences.
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" Uari, (jarauce du Levant. {Nuuv. voc. de t'Acad.fr. l'aris, i83i.)
G ALK
t. XII, j). i3c).) Je ne doute pas que ce ne soit l'arabe i^Uas 'as'iid. (|ui si(;nilie le suc extrait d'un vcjfôlal par compression ^de la racine y.aft asar, presser, extraire le suc). Et en ellet, le Gazophyldcmm Iniiruw Peisarum traduit psslel ou gtu^de (autre matière colorante) par *.«v»} s^Lii as:lrè-i ouasimè . suc de la plante appelée ouasima^.
Alkékemge. Plante nonnuée vui{jairenient coqueret. Esp. alqncqm-ii^e , port, ulkcliciiifi. De l'arabe ^^i al-liâlmulj. Le mol est d'orijjine persane: llicliardson prononce hakixtilj et en fait la nuirelle ou la belladone ()iyAj-«/Wc). Voy. aussi Doz\, Gluss. p. là"], ei les ouvrages auxquels il renvoie.
Aleeruès. Liqueur de table fort estimée et très-agréable qui se préparait au couvent de Saiute-Marle-Nouvelle, à Kaples. Son nom lui vient du kermès végétal dont les graines lui donnent une belle couleur rouge. (Bescherelle. ) De l'arabe y»j*ll al-qinniz, le kermès.
Allah. Transcription de l'arabe M\ allah, mot formé de l'article n/ et du substantif aJI i7a/i, dieu, le Dieu, èôeSs.
Allëllu. Expression lu'braïque conservée dans les traductions latines des Psaumes, nj ^hhn Imkloû-iah , formée de hitlcloù, â' pers. du plur. de l'impératif du verbe hillel, louor, et de ùih, forme apocopée de lehovah, Jébova.
Aluadik ou Almade. Sorte de pirogue ou de radeau. Esp. et port, almadia. De l'arabe AjJ^*iI al-madla, qui, d'après M. Quatremère-, désigne un bac pour passer une
rivière, venant du verbe t5«Xfi 'uda, traverser. Le mot est encore en usage cliez les riverains du liaut Ai! : «Je restai sur la rive nue (du IVil, près de Kbartoum) , sous un soleil arden!, en face d'une madiè (bac) immobile. » (Guill. Lejean, \otj. diuis l'AJnq. orwnt. ^. )
Almagestk. Esp. almairesto. De l'arabe ^^wwwasJi nlviadjisCi, formé de l'article et du grec /jLsyhli] («xui'Ta^js). On sait que plusieurs livres arabes ont pris ce titre, emprunté du nom donné au grand ouvrage de Ptoléniée. Celui-ci a pour vrai titre MaOïjuaTix)) a-wid^n. Composition malhdmaUque. L'épitiièle ^£ji'o-7>;, la plus {rrandc, ne se rencontre dans aucun des manuscrits grecs connus, dont quelques-uns paraissent antérieurs au vnf siècle. Elle a sans doute été attribuée, dans les écoles, au livre de Ptolémée, pour le distinguer des ouvrages de pures mathémalifjues, tels que ceux d'Euclide, de Gennnus, d'Arislarque, d'Hypsyclès, d'Autolycus, etc. dont l'étude préliminaire devait j)récé(ler celle du grand traité d'astronomie (le Plolémée, et qu'on nommait \a pelile Cumposilion (voy. Halma, préf. de son édition de ÏAlmu^este, 1. 1", p. xxxiv).