Alhabor, Alchabor, Alchabar, l'étoile Sirius, appelce
' Lit), m, r.ip. XVII. Passage qui correspond an folio 4a du tiian. arabe, lilusiplirs fois cilé dans mon travail.
' C/o»». p. 1 gg.
■' \ oy. Cliorbonneau , Dlcl.fr.-ar. aux moLs avlicliaut cX chardtm. Voy. aussi cmduii, où l'auleur donne les deux formes ou;.i. IJwichifcl tij-iji. kitarclioùf. '
♦ Tome II, p. 17A, noie .'i.
' LVUymologie a élé mise hors kV'. doute par Silv. de Sacy dans un mémoire inséré au tome IV du recueil de l'Académie des inscriptions et belleslettres.
" Voy. Dozy, Gloss. p. 307.
' Astarolh est l'/ljlarte des auteurs latins.
AST
par les Arabes yy^^ (^t**J' ach-chi ra al-'iihuûr, Siriiis passant (sur la \ uie luclûe).
g. Aliémini. C'est encore Sirius, jUJt ^t***^' ach-clti'ra al-yenulul, Sirius du Yt'iiien, par o|iposilion à Procyoïi aj)pelé Sirius de Syrie. (Voy. plus loin Ascliémie.)
1 0. Alinerzamonnairicd , étoile qui est sur l'épaule orientale d'Orion. En arabe, «Xs^LJI -v^il al-mcrzam an-nCuljid, nom qui semble pouvoir être interprété le lion a^dc.
11. Alphéraz, Alphérath, étoile a de Pégase; ^^-yJI aljaras, le cheval.
la. Alpheta, a de la Couronne boréale. En arabe, iSJi\ al-feka. .
i3. Alruccabah, l'étoile polaire; en arabe, iù^yi arroukha, le genou.
i/î. Arided, Arioph, Arisph, étoile de la queue du Cygne; en arabe, oiJl ar-ridj , mot qui sijjiiifie celui qui suit, celui qui vient après. (Voy. HvdiJ, au mol Aiz.v3i.)
i5. Asangue, la constellation de la Lyre; en arabe, ^uaJl as-saiidj, qui est probablement une altération du persan 3j^ tcheng, harpe, luth.
i6. Aschémie, l'étoile Procyon; en arabe, i^UJl actichâmi, le Syrien, ^^LJ! (^ytiJi acli-chi'ra iich-cliâmt, Sirius de Syrie. (Voy. Aliêmini, ci-dessus.) L'e final de aschémie montre que le mot a été fait sur le féminin iCyiUJi achchiimln.
17. Aschère, Sirius. C'est l'arabe ^^^ji-aJI acli-chi'ra, qui teprésente le grec "Eelpios.
18. ;45u^i«, constellation d'Orion; en arabe, l)jJi aldjauzû (qui se dit aussi de l'ensemble du 3° sifjue du zodiaque, les Gémeaux). Bescherelle donne la forme plus correcte algiausa.
ig. Ataur, constellation du Taureau; en arabe, ^jaJI alh-tliaiir, qui se dit aussi de l'animal. L'Encyclopédie méthodique cite les variantes atir, alyr, alin.
ao, Baten-Kailos , étoile ^ du milieu du corps de la Baleine; en arabe, ij-ia^S ^^ balnqailous. iJ«/n signifie ventre, et qiiitous est le grec K>7toï.
21. Cazimi. rCc mot arabe est employé par les astronomes de ce pays pour marquer le disque du soleil; lorsqu'ils disent qu'une telle planète est en cazimi, c'est conune s'ils voulaient dire qu'elle ne paraît point éloignée de 16 minutes du centre du soleil, le demi-diamètre de cet astre étant de 16 minutes.;? (Lalande, Dicltonnaire des mathénialiques de l'Encyclopédie.) Le njot arabe est ^tw. ■^. djesm, corps, mot constanunent employé par les astronomes en parlant des astres domis d'un diamètre apparent : (j(*<wJI fCwo^ iJa (lia djesmi ch-clwinsi, sur le disque du soleil, en caziini.
>ja. C/irtra,scera, l'étoile Sirius. (Voy.ci-dessuS;44c/ière.)
28. Eifinin, étoile de deuxième grandeur, y du Dragon ; de l'arabe ^JJ^^ et-tanm, le dragon (animal) et le Dragon (constellation). On trouve encore cette étoile désignée sous
AST
le nom do Rastabcn, altération de (jj^i^ (j»'j ras et-tanln, la tète du Dragon. Et est l'article [)our el.
2 h. Kitllichisil, le cœur du Lion (liégulus); en arabe, ,Xwi)l u--Aï q(db el-asad, de qalb, cœur, et asad ou cscd, lion.
2/1 bis. Kalbolaciab, a dn Scorpion (Antnrès); en arabe, tjyUJI t Jj qalbou 'l-àqrab, le cœur du Scorpion, formé du même mot initial et de àqrab, scorpion (^l'auimal et la constellation).
2 5. Knlbclazjpiar,a. du Petit Cliii'u (Procyon): en arabe, yt»si)l 4 Ji3l al-kalb ul-as<rhar, le Petit Chien , de kulb ou };clb, chien et asghar, plus petit, par opposition à al-kalb al-ukbar, le Grand Chien, Sirius.
26. Kébir, Kabir. Ce sont des noms de l'étoile Sirius, venant peut-être du mot .mS keb'ir, grand, le Grand Chien , mais que j'aime mieux regarder comme des altérations de j)jj.£ àboiir (voy. Alhabor, n" 8), parce que Sirius se nommait al-akbar, et non al-kabir.
27. Rasnlgcthi, Razalagethi, et d'Hercule; en arabe, u»I^ ^[Â ras al-djilthï, la tète de l'Agenouillé. Al-djâllà, l'honnue agenouillé, est le nom de la constellation.
28. Basalague, Razalageusc, a ou la tête du Serpentaire; en arabe, f\y^ ^^) ras al-hawâ, de ras, tète, et de Ijaivû, preneur de serpents.
29. Zubenel-chemali, étoile /S de la Balance (plateau septentrional); en arabe, <jUviJ! yW' az-zoubân ach-cliemûh, de (jU^ zoiibnn, dont le sens est mal défini^, et jUi chcmillï. septentrional.
30. Zubcncl-génuhi , a de la Balance (plateau méridional); en arabe, j»^ U^' az-zoubân al-djcnoûbï; j;j-fc=>. djcnoûbi, signifie méridional. (Voy. l'article précédent.)
3i. Alcliitot, l'axe de la sphère, le pôle du monde; altération de l'arabe cjJaJiJl al-qoutb (ou du pluriel tjj.kJUI al-qouloûb), essieu, pôle, étoile [)olaire.
Sa. Alliabos, le clou qui joint l'anneau de suspension à l'astrolabe; en arabe, (j«y.il al-habs, d'une racine signifiant retenir, emprisonner.
33. Alphelath, petit cercle placé au centre de l'astrolabe ; en arabe, (j«AiJt al-Jals, proprement la petite pièce de monnaie appelée en grec iê'o>.(5s , obole, mot dont le terme arabe est une altération. (Pour le changimenl de «en ih, cf. alphératli, de (j-jÀ^I al-faras.)
3/1. Alzubra, la onzième maison de la lune; en arabe, iiyjJ! az-zoubra, le dos, entre les épaules. Cette mansw de la lune est en eiïet marquée jiar deux étoiles placées eiilre les épaules du Lion.
35. Almélian, trou circulaire au centre de l'astrolabe; en arabe, ^J^\ al-mahn. (Voy. L. A. Sédillot, Supplémenl au Traité des instruments aslronumtqiws des Arabes, p. 2 2 5.)
36. Mûri, indicateur à l'extrémité de l'alidade. Ce mot, qui fait songer à notre 7H(Vc, est ordinairement écrit en arabe ^iy» mourï; cepemlunl j'ai trouvé aussi l'orthographe toy» moûri par un j ou, iiotuiiimi'iit dans XAlma-
' Je pense (|ii'il finit voir d.ins rf mot Ii' persjiii ^jb; zouhân , qui si/^nifie prupremunl langue el wdit ausïi Je la puiiile d'une iauce, de l'aiililluii iruiie
boucle, etc.; les deux zoubtni sont les deux pinces ilu Siorpiim, don! l.i loujtellatiun fait corps avec la liali'"ce.
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Ifeste d'Abou l-Wéfa dont le inanuscril' est [i;i'néralcnicnt si coiTi'rt. Li' mot arabe n'est pas dans les dictionnaires, du moins avec ce sens. 11 paraît être un (lr'ii\é tlu verbe ^^Ij ma, voir, à la li° forme, montrer.
87. Shtifitih, planchette pour les tracés astronomiques; en arabe, Aaçyu» -^njilj", surface |)lane, tablette.
38. Sunulain, étoiles a et /S du Sajjittaire; en arabe, j^i-Ail! as-sowii(h''ii) , les deux sounuls. Le souraJ est un oiseau fanta>tii|ue dont il est question daus les contes musulmans^.
3(). Fdviirtiin, /S et 7 de la Petite Ourse; en arabe, yjJOi> Iwqndcm, les deux veaux, duel de J<î-i Janjud.
Atua.noii. l'our des alcbimistes. «On se servait de ce mot. il n'y a pas encore longtemps, dit Bescberelie, pour désigner un fourneau construit de iai;on qu'avec le même feu on pouvait faire plusieurs opérations dillérentes. » Esp. aUmor. qui a pris un sens Irès-dillerent, tuyau de fontaine. (\'oy. les explications de M. Dozy, Gloss. p. ati, Q12.) ])i'\'i\v;\\)o ^jjjià\ iil-taniioûr, en bébreu, iî;ri lannoûr, four, mot d origine araméenne. (pii se rattache à la racine iioûr, feu. De là aussi vient Unidour. (Voy. ce mot.)
Aatiioi-, cité par Bescberelie, est une altération de ullianor; on sait avec quelle facilité les sons A- et t permutent dans la langue du peuple. Dans le Lexicon alchemtœ de Martin Huland, on trouve encore: titlioiwr, uitlhonor, furnus, atiiiior, olla perforata.
Atlé. Espèce de tamarix. De l'arabe aAjI athla, même sens.
AiDi'.nK. Àuance particulière de la robe du cheval. Blanc, bai et alezan, dit l'un; couleur fleur de mille-pertuis, dit un autre; «ex aibo fuscus, nigris distinctus maculisr, dit le P. Pomey, cité par Ménage: couleur fleur de jK'cher, disent Landais et Bescberelie. Enfin M. Litlré ajipelle aubère un cheval «dont le corps est recouvert d'un mélange de poils rouges et de poils blancs, la crinière et la fjueue étant de même couleur ou de nuance plus claire. » L'i'-lyniologie de ce mot difficile a été signalée par le P. Guadix : l'espagnol Itobero (qu'on écrit aujourd'hui overo^^ est tiré du nom arabe de l'outarde, t^jU^^ liobâra. Le |)lumage de cet oiseau présente en effet toutes les variétés de couleur que nous venons d'énumérer; le blanc, le rouv, le cendré; dominent, et les |)!unips portent un duvet rose à leur naissance. 11 est vrai (jue l'auteur de l'étymolog'ie veut comparer la robe rosaire du cheval aubère moins au [ilumage de rouliuil(;(ju'à sa cliair lors(ju'ello est cuilc '.
Chardin parle de VmiU'rrè oumme très-commun en