‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 6 sur 638 · ABS · texte numérisé non relu

ABS

sidioles de Sainte-Constance date d'après les uns du temps de Constantin, d'après d'autres du temps de Charlemagne, Revue critique, août 1875, p. Ui5. Dans quelques édifices, comme àYviron [en Grèce], des absidioles s'interposent entre les branches [de la croix], de vogïé, Rev. des Deux-Mondes, 15 janvier 187«, p. 297.

ABSINTHE. Il 3° Ajoxdez : Avaler son absinthe, subir patiemment quelque chose de désagréable. Si je n'avais trouvé notre petit Livry tout à propos, j'aurais été malade ; j'avalai là tout doucement mon absinthe, sÉv. lett. à Cuitaut, s décembre 1679.

t ARSINTHIQUE (ab-sin-ti-k'), adj. Qui a rapport à la liqueur faite avec l'absinthe. Empoisonnement absinthique, th. bou.ssel, Journ. ojJic. 24 mars 1872, p. 20SI, 2° col.

t ÀBSI.VTHISME (ab-sin-ti-sm'), s. m. Maladie causée par la liqueur faite avec l'absinthe. On doit aujourd'hui distinguer l'empoisonnement par l'absinthe pure ou absinthisme de l'empoisonnement par l'alcool ou alcoolisme, a. d'astre, Rev. des DeuT-Mondes, 15 mars I.S74, p. 472. L'absinthe finit par conduire à l'épilcpsie ; mais l'absinthisme est dilTéri'nt de l'alcoolisme, h. de parville, Journ. ofUc. t" juin 1876, p. 3751, i" col.

ABSOLU. Ajoutez : || 11° En mécanique, le mouvement absolu d'un point est le mouvement de ce point rapporté à des points de repère fixes ; par opposition à mouvement relatif, qui est ce même mouvement rapporté à des points de repère mobiles. || 12° Ajoutez: || X. l'absolu, en termes de commerce, complètement. Laine entièrement dégraissée et desséchée à l'absolu, Journ. offic. 7 février 1872, p. 926, 1" col. Il 13° Terme de thermodynamique. Zéro absolu, voy. zéro, n° 2. || Température absolue, température comptée à partir du zéro absolu, ou — 273 centigrades.

t ABSOLUITÉ (a-bso-hi-i-té), s. f. Néologisme. Caractère de ce qui n'a rienderelatif ni de contingent, en termes de philosophie. La véritable apologétique suit la voie interne : elle se propose de fonder l'absoluité du christianisme sur le fait qu'il répond parfaitement à tous les besoins de l'humanité. l'Alliance libérale (journal religieux qui parait à Genève), 18 sept. 1875.

— ETYM. Absoluilé est formé d'absolu comme assiduité d'assidu, continuité de continu.

t ABSORBABLE (ab-sor-ba-bl'), adj. Qui peut être absorbé. Nous regarderons comme substance t ixique toute substance absorbable qui, introduite dans l'économie animale, peut amener la mort en modifiant le fonctionnement des organes, henne- GV\',Eludesurl'act. des pois. -p. 5, Montpellier, 1875. ABSORBANT. 4;ou(e; : || 7" Terme de physique. Qui a la propriété d'absorber de la chaleur. Pouvoir absorbant d'un corps, le rapport de la quantité de chaleur qu'il absorbe à la quantité de cha leur qu'il reçoit.

t ABSORBATION (ab-sor-ba'sion), s. f. Néologisme. Ëtat d'un esprit absorbé. Ce que l'on a le plus de peine à supporter dans l'infortune, c'est l'absorbation, la fixation sur une seule idée, stael, Influoice des pass. i, 6.

— REM. Absorption ne se prenant pas au figuré, Mme (le Stael a été conduite à créer absorbation.

t ABSORBEMENT (ab-sor-be-man), s. m. Ëtat d'une âme occupée entièrement. Dès les premiers absorbements, l'âme n'a qu'une vue de foi confuse.... Interpr. sur le cantique, dans boss. Et. d'orais. n, 4.

— REM. Entre les deux mots absorbation et absorbement, tous deux pris au figuré pour signifier rét,at d'une âme préoccupée, absorbcmcnt vaut mieux, d'abord parce qu'il est plus ancien, puis parce qu'il est moins lourd et plus régulier.

ABSORBER. — HIST. xm' s. Ajoutez : E la clarté, lie de vus vint Absorba tant mes oilz et tint.... iiiouard le Confesseur, v. 2)19.

\ ABSTENTIONNISTE (ab-stan-sio-ni-sf), s. m. Celui qui s'abstient lors d'une votation, qui no prend pas part à une affaire. Il y a à la bourse comme ailleurs un certain nombre d'abstention-' nistes en ce moment, la Semaine financière, 7 mai

'^tAl^Sl'RACTEDR. Ajoutez : — HIST. xvi« s. Cet

abstractcur d'idées ou essences.... vouloit à toutes forces ou extrémités que je l'eusse accommode de lieu pour faire la réduction des qu,itre cléments, NOËL DUFAiL, Contcs d'EutrapH [dcs bons larrecms),

f° 511, verso. , . ,, , ,

ABSTRACTIVEMENT. Ajoute: : Il 2° Dans le lanbstraction faite , en ne tenant pas

gafro gênerai

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