BEN
allans vagabonds par le pays non affolez ni impniLii» de leurs membres.... Item que nulz censiers, hibiiureurs, u'autrcs ne donnent ausdictz truands, blitrcs ou blilreauls non afl'olés de membres, aulcuns vivres ai aullres choses. Ordonnance de Phi- Ufipe le Bel (père de CharlesQuint), du 22 sept. <.'j06, dans Placcarts de Flandre, 1. 1, p. 2. La forme hlilre, blilresse, etc. semble montrer qu'autrefois Ve de belitre était muet, et que c'est par corruption qu'il a été accentué.
BEI.LE-FILLK. Ajoute: : — tUST. xvf S. Le père sera divisé contre le filz, et le filz contre le père, la mère contre la fille, et la fille contre la mère, la belle mère contre sa belle fille, et la belle fiilo contre sa belle mcre, Luc, xii, 6.1^ Kouv. 'festam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, (525.
BELLEMENT. — HIST. Ajoutez : || XV s. Ur me dictes : fault il courir. Ou se je irai tout bellement? Rec. de farces, etc. p. 250, p. l. jacob. Il XVI' s. En ceste vilaine baltaille des deux frères Perses, Clearchus Lacedenionien, qui comniaiidoit les Grecs du party de Cyrus, les mena tout bellement à la charye, sans soy haster, mont, i, asô.
i UELLfiHIC (bel lé-rik) ou BELLIUIC(bèl-U-rik), ». m. Nom d'une espèce de myroboian.
— Ktym. Arabe, icti/cii/, du persan ieltleh, deviC; Dict. étym.
t BELLÉROrUO.V (bèl-lé-ro-fon), s. m. Lettre de liellérophon, voy. lettre, n« i.
t BELLIGÉRANTE (bèl-li-jé-ran-s'), s. f. Néolut;isme. Ëtal de belligérant. Dans de telles conditions de belligérance, les emblèmes actuels, n'ayant plus de valeur, seront nécessairement remplacés jiar d'autres plus un harmonie avec le progrès des temps, Rev. britannique, déc. (874, p. 3lo. X peine la révolte des Étais du sud venait-elle d'éclater, le gouvernement anglais se décidait à accorder aux rebelles tous les droits de la belligérance, a. lau- CEL, Rev. des Deux-Slondes, (5 août 4 876, p. 8»5.
t BELLIGËRER (bèl-li-jé-ré), v. n. Néologisme. Faire la guerre. Capable de belligérer, Juurn.
offlC. * août <870, p. <368, 3* COl.
— KTYM. Voy. BELLIGÉRANT.
t BELLO.NE. Ajoutez : || 2- La 28* planète lèlescopique, découverte par M. Luther.
t BELLU.VIRE (bèl-lu-è-r'), s. m. Terme d'antiquité. Gladiateur combattant des bêtes féroces. Il ne manque pas d'esprits agréablement sceptiques qui, lorsqu'un belluairefait de périlleux exercices, Viintciit paradoxalement la mansuétude des lions, TH. GAUTIER, daus Courrier de Vaugelas, i" févr. <»76. p. MS. Il Esclave attaché au service des animaux du cirque. Les belluaires ont levé les grilles des antres souterrains, th. Gautier, dans Courrivrde Vaugelas, (" févr. <876, p. U8.
— kl YM. Lat. bellua, animal féroce.
BELOCE. Ajoutez : — UEM. Ce mot n'est pas
particulier à la Normandie; il est usité, entre autres, dans la Suisse romande.
t BÉLON (bé-lon) , s. m. Chariot de vendange, eu Lorraine. Les routes sont tout le jour sillonnées de béions chargés do raisins,... a. theubiet, Rev. des lieux-Mondes, ("juin (874, p. BU3.
t BÉLOSrO.ME (bé-lo-sto m'), s. m. Terme d'entomologie. Genre de punaises aquatiques (hémiptères hétéroptères). Les béluslomes n'habitent que les parties chaudes du globe. Dans l'eau s'agitaient des dytiques analogues à c»uï de nos mares,... ainsi que des béloslomes, sortes de punaises aquatiques, E. BLANCiiAiio, Rev. des Deux-Mondes, i" oct.
— ÉTVM. Bi'oç, dard, et oxoijia, bouche.
t BELZÉBUTII. Ajoutez : — HIST. xiv s. Se çou cstoit Bugibus le maufé [le diable). Sel devroit on lui répondre en non Dé, Uuon de Bordeaux, V. 34(7.
BÉNÉDICITÉ. Ajoutez : — HIST. xvi" s. El me desplaist de veoir faire trois signes de croix au beiii'dicite, autant à grâces (et plus m'en desplaist de ce que c'est un signe que j'ay en révérence et continuel usage, mesmement au baailler), mont, i,
t BÉNÉDICTINE (bé-né-di-kti-n'), s. f. Édition savante. Ricarie l'avait traduit, et en avait donné une fort belle édition avec des notes, des scholies, des variantes et tous les embellissements d'une bénédictine, diderot, Bijoux indiscrets, u, 6. |{ Inusité aujourd'hui.
— KTVM. Bénédictin, à cause du savoir de ces religieux et di's éditions qu'ils ont publiées.
t BÉNÉDlCTIMSME(bé-né-di-kti-ni-sm'), s. m. Oualité de bénédictin, de moine de Saint-Benoit. U se llatte d'avoir.... de quoi former une preuve
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démons! rai ive du bénédictinisme prétendu de saint l'homas d'Aquin, Mém. de Trévoux, (725, t. i, p. 83.
t BÉNÉFICENCE. Ajoutez : — REM. Bien avant J. J. Rousseau, Malherbe s'était servi de ce mol : Par leur bénéScence, ils [les rois] accroissaient [ceux qui étaient sous leur charge] do commodités et de richesses, I.exiijue, éd. L. Lalanne.
i BÉNÉFICIAIRE.MENT (bé-né-fi-si-é-re-man), adv. Terme de droit. Sous bénéfice d'inventaire. Il y a quelques mois, décédait à Angoulènie, un sieur M..., dont la succession ne fut acceptée que bénaficiairemcnl par ses héritiers, Gaz. des Trib.
6 juin 1875, p. 543.
t BÉNÉFICIEMEN'T (bé-né-fi-si-man ), s. m. Il 1° Terme d'assurances maritimes. La valeur, le profit, le bénéfice que la compagnie assmeur peut retirer des marchandises avariées par le sinistie prévu. Un chargement do bateau est assuré pour 40 000 f r ; par suite d'accident, il y a une perte ou détérioration de 20000 francs que la compagnie paye ; mais elle parvient à obtenir par ses soins une valeur de (2 000 francs sur les marchandises avariées; ces (2 000 francs sont le bénéficiemeut. Il 2* Il se dit aussi de l'opération qui est faite pour donner une valeur quelconque à une marchandise qui, après un sinistre, resterait sans valeur, ou pour augmenter la Taleur que cette marchandise avariée peut encore avoir. Un chargement de grains est submergé; quand on le retire de l'eau, il vaut bien encore quelque chose, mais il a certainement perdu plus de 75 p. (uo de la valeur en étal sain ; si ces mêmes grains, au lieu d'être revendus à vil prix, sont étendus dans les greniers et séchés, ils prendront une plus-value tris-sensible ; les dépenses qui auront été faites pour donner cette plus-value sont des frais de bénéficiement.
t BiC.NGALE. Ajoutez : || 2" 'Voy. feu, n" 20.
BÉNIN. Ajoutez : — REM. Sainte-Beuve a dit bénigne au masculin ; Ce serait se faire une bi»Ji ff.usse image, en effet, que de ne voir dans le bénigne prélat [saint François de Sales] qu'un adorable mystique, 1 'irt-Royal, i, (0. 11 y a là une intention de l'écrivain, et bénin ne rendrait pas son idée. On peut voir à l'historique que bénigne s'esl dit jadis au masculin. D'ailleurs c'est un nom propre d'homme : Bénigne Bossuet.
BËMB. Ajoutes : jj 6" Bénir de,accorder comme bénédiction. Jouissez en paix de la fortune dont la Providence a béni votre travail, j.j. rouss. LcU.à Rey, aortt (766.
— HIST. Il XVI' S. Ajoutez : Si les princes .sont touchez de veoir le monde bénir la mémoire de Trajau et abominer celle de Néron, mont, m, 20.
t BENJAMINE (bin-ja-mi-n'), s. f. Terme de marine. Grande voile goélette de cape, et aussi le foc d'artimon. Je suis resté à les observer en cap sous la benjamine et le grand hunier. Rapport du capitaine Touffet, dans Journ. o//ic. 29 jauv. (874, p. 846, 2' col.
BENJOIN. — ÉTYM. Au lieu de ce qui y est, lisez : Espagn. benjui, menjui; portug. benjoim, hdjoiiix, beijuim ; ital. belzuino , helijuino ; de l'arabe loubdn djdwi, encens javanais, d'après Valentijn, Besclirijving van Groot Java, p. 67, approuvé par Dozy.
i BENNE. Ajoutez : || 2' Se dit aussi du coffre dans lequel on monte et l'on descend les mineurs dans une mine. 113° Nom, en Dauphiné, en Provence et dans le bas Languedoc, d'un grand vase en bois formé de douves et cerclé de fer; on s'en sert pour vendanger, afin que, si le fruit s'écrase, le jus ne se perde pas ; elle a deux oreilles percées d'un trou et où l'on peut passer un biton pour la porter à deux.
t BENNIER (bè-nié), s. m. Synonyme de boisselier, BELMONDi, Code des contrib. directes, Paris, I8(S, p. 1(6.
BENOÎTE. Ajoutez : || 2° En alchimie, la beuoile s'est dit pour la bienheureuse opération do la pierre philosophale. Et croit autant qu'il le souhaite Oue la benoîte s'en va faite, furetièhe, Yoy. de Mercure.
t BENTURONG (bin-tu-rongh'), S. m. Genre de mammifères, propres aux îles de la .Sonde.
— F.TV.M. Malais, bin^oûranj , devic, Dict. élym. t BÉQUET. Ajoutez : |i 6' Fig. en termes de
théâtre, raccord. Les auteurs du Voyage dans la lune n'ont pas échappé à la loi générale, et, depuis deux semaines environ, il ne s'est guère passé de jour sans qu'ils arrivassent à la répétitien chargés do racjords, de petits bouts de papier, de
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liéquets, Comme on dit en argot do coulisses, le Figaro, 27 oct. (876.
BÉyUlLLKR. H 1' Ajoutez : Et lors sortit aiec grands cris Un béquillard il'une portière, Fort basané, sec et tout gris, Bé^uillanl do même manière Que Boyer béquille à Paris, Yoy. de Bachaumonl et Chapelle, p. 8, La Haye, (7(4.
IIEKCEAi;. Il 7" En termes d'architecture, voûta à intrados cylindrique. Berceau en plein ccintre, surbaissé, surhaus.sé, en anse de panier.
t BERCEMENT. Ajoutez : Sa faiblesse [du cardinal de Richelieu] augmentant, les médecins lui conseillaient do s'en retourner ; il fit le voya"o dans sa litière, dont le bercement endormait son mal, HENHi BLAZE UE BURY, Rev. des Deux-Uondes,
(6 août (876, p. 939.
BERCEUSE. Ajoutez : || 3» Sorte de siège qui communique un balancement. On a trouvé le corps d'une personne assise dans une berceuse et tenant son enfant étroitement serré dans ses bras, Journ. offtc. 8 janv. (875, p. (030, (" col.
t BERCIIE (bèr-eh'), s. f. Terme do marine. Ancienno petite pièce de canon de fonto verto [bronze] qu'on nomme aussi espoir de fonte, Dict. de Trévoux.
— niST. xvi° s. Pour amonitions do guerre.... six que berches et perrieres de fonte de fer do maintes grosseurs et charges , Déclaration du voyage du capitaine de Gonneville et ses compagnons, Rouen, (9 juin (605, ms.
( . BERGE. Ajoutez : \\ 3° Terme rural. Berge ou crinière, portion laissée en friche et située au delà de la raie qui termine un champ et à laquelle aboutissent les sillons.
BERLINE. Ajoutez: \\ 2' Dans les houillères, cluiriot sur lequel on charge la houille au fond du puits.
2. BERNE. — ÊTVM. Ajoutez : Les mariniers do la Loire appellent berne une petite voile.
3. BERNE (bèr-n'), s. f. Un des noms du ver macaque (voy. MACAQUE', n' 2).
t BEKNËDE (ber-nè-d'), s. f. Se dit, dans le sudouest de la France, d'un lieu planté do vtrnes. L'obligation pour les habilanls de concourir à l'extinction des incendies pouvant se déclarer dans les forè»6, montagnes, brandes et bernèdes du captalat de Buch, se retrouve dans diverses baillottes ou transactions plus anciennes, notamment des 25 janv. (604, (4 nov. (745 et 7 août (746, Enquête sur les incendies des Landes, p. 207.
— ÉTYM. Prononciation gasconne do vernede , bas-lat. verneda, lieu planté de vernes(voy. veiine).
t BEUNIQUET. Ajoutez : — REM. On a dit aussi barniquel. La dîme est au baruiquet, L. du Père Duchéne, 235' lettre, p. 6. Est au barniquet, signifie ici est perdue. C'est dans le même sens que la célèbre chanson : Dans les gardes françaises, emploie être au berniquet : Mon coulant, ma branlante [ma boucle de chignon, ma chaîne d'orj. Tout est au berniquet.
t BÉUOÉ (bé-ro-é), s. m. Nom donné par les naturalistes à une espèce de polypes non sédentaires (acaleplu..).
t BERyUlNADE (bèr-ki-na-d'), s. f. Composition littéraire où les réalités de la vie sont peintes à l'eau de rose ; ce mot ne s'i-mploie guère qu'ironiquement, en parlant de pièces où l'on veut diro ijue l'auteur n'a pas su jeter l'intérêt dramatiqtio nécessaire.
— ÉlYM. Berquin, auteur de contes, de petits drames et de narrations ou de conseils pour les enfants, qui ne sont pas sans mérite, mais où la vertu triomphe trop facilement.
f BERS (bér), s. ni. Terme provincial. Berceau.
— HIST. xvr s. Le flot muable.... qui fut hors do Venus, DE BRACH, Œuv. t. i, p. 253.
— ETYM. Bers, radical do berceau (voy. ce mol).
t BERSAILI.ER (bèr-sd-llé. Il mouillées), s. m. Nom des chasseurs dans l'infanterie italienne. La formation des régiments do bersaillers en quatre bataillons, Journ. oflic. (6 mars (872, p. (865, ("col.
— ÉTYM. Ital. bersagliere, de bersagliare, lirer au but, bersaijlin, but, cible, anc. fram;. bersail, do bercer ou berser, chasser à l'arc et à la llècke, que Diez tire du lat. vervex, au sens de bélior à romjire les murailles.
t BERTAUCIIE (bèr-tô-ch'), s. f. Nom, en Chan> pagne, d'une espèce de charrue de fer, les Primes d'honneur, Paris, (800, p. 254.
t BERTIIE. yljouteï .•II*' Nom, dans le Rhône, d'un vase de fer-blanc dans lequel le lait est apporté