‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 75 sur 638 · BIC · texte numérisé non relu

BIC

— ÊTYM. Persan, ablcham, cocon, devic, Dict. li'gm.

t BIAURICULAIBE (bi-ô-ri-ku-lè-r'), adj. Qui va d'une oreille à l'autre. Diamètre biauriculaire.

— ETYM. Bi, deux, el lat. auricuia, oreille.

t BIBASIQUE. ^joulcj : Il Acide bib.isique, acide qui, en combinaison, ne peut être neutralisé que par deux équivalents d'une base.

t BIBASSË (bi-ba-s'), s. f. Fruit du bibassier. Bibassesûu nèfles du Japon, fruit jaune, de la grosseur d'une prune. Annonce d'un marchand de comestibles.

t BIBELOTER (bi-be-lo-té) , v. n. Néologisme. Marchander, acheter des bibelots. La première occupation du voyageur dans toutes les villes du Japon, c'est de bibeloter,... c'est qu'on est ici sur la terre du bibelot, je ne dis pas de l'art, g. Bousquet, Hev. des Deux-Mondes, (5 janv. («74, p. 293.

t BIBELOTS. — ETYM. Ajoutez : Sans pouvoir, rattacher les deux mots l'un à l'autre, il n'est pas inutile de noter, à côté de bibelots, le vieux beubelez, qui signifiait bijoux,objets d'ornement : xii' s. Dune ve'issiez entre els les beubelez doner, E les chiens enveier, e les oisels porter, ï'/i. le }[art. T. 3729, éd.Hippeau. '

t BIBI (bi-bi), s. m. Il 1' Terme familier de tendresse. Mon bibi, mon chéri. {| i° Nom d'un chapeau de femme. Sous le régie de Louis-Philippe, les monstrueux chapeaux de dames furent remplacés par les bibis microscopiques, E. de la cé- DOLLitnE, Ilist. de la mode, ch. xvi.

BIBLE. Ajoutez : \\ i' Dans le moyen âge, nom donné à des poèmes moraux et satiriques. La Bible de Guyot de Provins.

I BIBLICISME (bi-bli-si-sm'), s. m. Doctrine biblique, caractère biblique. 11 était dune constant qu'on pouvait dans l'Église d'Angleterre professer des doctrines rationalistes, et qu'à la seule condition de glisser avec quelque légèreté entre les angles saillants des articles formulés au temps d'Elisabeth sans aucune prévision des problèmes discutés de nos jours, il était licite de battre en brèche la forteresse du biblicisme, réville, Rev. des Deux-Mondes, (5 août (s75, p. 890.

t BIBMCISTE (bi-bli -si-st'), s. m. Celui qui étudie la Bible, travaille sur les textes bibliques. 11 [Rowland Williams, ecclésiastique anglais] em^ ploya les dernières années de sa vie à traduire les livres prophétiques de l'Ancien Testament.... s'il eût vécu, il eût sans doute eu à subir plus d'un assaut des biblicistes anglais , réville, Rev. des Deux-Mondes, I5 août (875, p. 891.

t BIBLIOLÂTRE (bi-bli-o-lâ-tr"), s. m. Celui qui a l'idolâtrie des livres. Ah ! mon ami . pardonnezmoi ce mot, vous êtes vous-même un grand bibliolâtre, de brosses. Lettres sur Vllalie, xlix (ce mot est souligné dans l'original).

— ETYM. B;ê'iov, livre, et XaTpEÙEiVj adorer

t BIBLIOL.iTRIE (bi-bli-0 lâ-trie) , s. f. Se dit, chez les protestants, d'un attachement trop servile au texte de la Bible.

— ETYM. Ta BiêJ.ia, la Bible, et ).aTpEÎo, adoration.

I!IBL10.M.\NIE. Ajoutez :'La bibliomanie, comme disait feu M. Patin [Guy Patin], a été une des maladies de ce siècle [xvii'] ; chacun, par un luxe curieux, a voulu avoir des livres, et former de grands corps de bibliothèques , vigneul-mahville, Mél. d'hist. el de litt. p. 46.

t BIBLIOTAPIIE (bi-bli-o-ta-f), s. m. Nom qu'on a quelquefois donné aux bibliomanes, à cause du soin qu'ils ont de renfermer leurs livres et de ne les prêter à personne.

— ETYM. liig/.iov, livre, et TÔpot, tombeau. BIBLIOTHÈQUE. Ajoutez : — HiST. xvi' s. Mon

frère, dict il [la Boctie].,.. je vous supplie, pour signal de mon affection envers vous, vouloir eslre successeur de ma bibliothèque et de mes livres que je vous donne, mont. Lett. v.

t BIBLORUAPTE (bi-blo-ra-pf), s. m. Sorte do portefeuille oit l'on peut insérer différents papiers. Biblorhaples mécaniques sur tous formats, perfectionnement complet comme cartonnage et mécanisme, happeurs, pique-notes.... Alm. Didol-Bottin, 1870, p. 689, 4' col.

— ETYM. Biê).oc, papier, et ^iizttù, coudre. BICEPS. Ajoutez : || Kig. et familièrement, en

termes d'artistes, avoir du biceps, être fort, vigoureux.

BICHE. Ajoutez : || l' Arbalète à pied de biche (voy. arbalète).

t BICUERÉE (bi-che-rée), s. f. Nom d'une ancienne mesure agraire, dans le pays de Lyon. 11

niE

serait nécessaire de fixer la contenue du clos ;i quatre ou six bicherées do terre, bmslisle, Corresp. des conlrôl. génér. Paris, (874, p. 273.

). BICtIKT. Ajoutez: — IIIST. XVI» s. Pour chacun muid de (luelque grain que ce soit, le nu. >\ contenant XLviii bichets, mantellieh, Glossaire, Paris, (869, p. 12.

— RKM. C'est le mfmo mot que pichet.

t 2. BICUEITE. Ajoutes : — ETYM. Bichette est pour biiiuette, petite bique ou chèvre, parce que les perches do ce tiiet sont armées, au bout qu'on pousse sur le fond, do véritables cornes.

BICOQUE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Si on prend garde, on trouvera.... qu'aux guerres qui se sont passées de nostre temps, il s'est perdu plus de gcnts de bien aux occasions legieres et peu importantes et i la contestation de quelque bicoque, qu'ez lieux dignes et honorables, mont, m, le.

t BICORPOKÉITÉ (bikor-po-ré-i-té), s. f. Chez les spirites, double corporéité, Cas. des Trib.

(8 juin (875, p. 684, 2' col.

t BIDAUCT. Ajoxttez : Lesdits teinturiers ne feront imprimer de bidauct aucunes toiles neuves ou vieilles.... qu'elles n'aient de bonnes galles, Htglem. sur les manufact. août (669, Teinturier en sote, laine et fil, art. 74.

BIDO.N. 4jou(e2 .•||2'' Chez les clouliers, bout de la tringle devenu trop court pour être saisi avec la pince, l'Opinion natiunale, 30 mai ( 876, 3" page, 4' col.

— ETYM. Ajoute: : M. Bugge, Romania, n° (0, p. (45, propose une autre conjecture que celle de Diez; c'est l'island. bidha, vase serré en haut, norvégien bid, baratte , biJne, broc, vaisseau.

t BIÉKKUX, EUSE (bié-feû, feû-z'), adj. Sol biéfeux, nom , dans la Somme , d'une terre franche qui repose sur un sous-sol marneux ou crayeux, les Primes d'honneur, Paris, (87o, p. 74.

t UIKLLE. Ajoutes ; Tige rigide qui sert, dans les machines, à transformer un mouvement rectiligne ou circulaire alternatif en un mouvement circulaire continu, ou inversement.

2. B1E.\, ado. — REM. Ajoutes : || 7. X la REM. 2, il est noté qu'on dit : bien de fertiles prairies, au pluriel. Mais au singulier comment faut-il dire? Mme de Sévigné a mis l'article défini : Mme de Cnitaut a bien du bon esprit, Lett. (6 août (677 Cela n'est pas fautif; mais on dirait aussi : a bien de bou esprit.

t BIEN-UISANCE (bicn-di-zan-s'), s. f. Qualité du bicn-disant(mot fait par rapport à bien-disant, comme bienfaisance par rapport à bienfaisant). Ce fut certainement un bel esprit, et qui pouvait pietlre sa bien-disance entre les exemples, malh. Lexique, éd. L. Lalannc. De quelles inventions et de quelle bien-disance combattrez-vous tons les peuples de la terre, qui, d'un consentement universel, croient le contraire de ce que vous leur voulez persuader? m. ib.

— HlsT.xvr s. Le désir de plaire, de faire monstre de leur biendisancc, s. julien, JUesl. hist. f'( ), verso.

t I IIIKN-F.VIRE.— REM. vljou(«: || 3. Aux exemples cités ajoutez ceux-ci de Malherbe : Celui-là sait très-mal comme la libéralité doit être exercée, qui choisit un méchant pour lui bien-faire, malii. Lexique, éd. L. Lalanne ; Puisque je suis si curieux de savoir à qui j'aurai bien-fait.... id. ib.

t 2. niEN-FAIRE (biin-fè-r'), s. m. L'action de bien-faire, de faire du bien. Vous ôtez ce qu'il y a lie plus beau et de plus spécieux au bien-faire, qui est de donner, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Le bien-faire est, de soi-même, une chose désirable, ID. ib.

BIENFAISANCE. Ajoutes : || Bienfaisance universelle, bienfaisance qui n'exclut personne. C'est lui [Voltaire] qui sur la scène a fait un sentiment religieux de la bienfaisance universelle, uarmonïEL, art. Tragidie.

BIENFAII EUK. — REK. Au xvif siècle, on écrivait bienfacteur. Béni soit mon bienfacteur, puisque M. de Vaugelas le veut ainsi, et que pour si peu de chose, il ne faut pas se mettr» mal avec sesamis, balz. Lett. à Chapelain, 4 janvier (639, liv. XX, lett. (. Celui [cardinal de Richelieul qui, ayant trahi Sa Majesté bienfactrice.... montciial, iUm. t. I, p. 3. La Bruyère écrivait aussi bienlacteur et bienfactrice (voy. l'édil. Walkenaer, p. 74().

t BIEMIEUKECSEMENT (biè-neu-reû-zo-man), adi). D'une manière bienheureuse.

— HIST. xii° s. Altre chose est ke nos vivons en ;)eu,altre chose est ce ke nos sûmes fait u creeit; Il i!st, altre chose est vivre bieneurousement , et

DICT. DE LA LANGUE FRAN'.Al-E.

niG

altre chose est vivre essenlialment, H Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 263.

BIENTÔT. — REM. Ajoutes : || 2. Quand bien tôt est opposé à bien tard, il doit s'écrire en deux mots : Vous arrivez bien tôt. U n'en fait qu'un lorsqu'il signifie incessamment, promptement : 11 n'est pas encore ici, mais il viendra bientôt.

BIENVEILLANT. Ajoutes : || 2° Substantivement. Moins je l'ai trouvé naturel, dans ma situation présente, de la part d'un bienveillant.... i. j. rouss. Lett. à IJussaulx, (6 février I77(.

2. Bli^RE. Ajoutes : || 2° Nom donné par la superstition populaire, en Normandie, à des spectres blancs, semblables à un cercueil, qu'on dit rencontrer la nuit couchés en travers des chemins. Annuaire de la Manche, (832.

BIP.VRE. — ETYM. Ajoutes: D'après d'Arbois de Juhainville [Revue celtique, t. ii, p. (27), bièvre est bien d'origine celtique; mais il provient non pas du comique befer, qui est lui-même un dérivé, mais du gaulois 6e6er. Au reste, ce mot se trouve dans plusieurs langues aryennes -.russe, bobr, castor, loutre; persan, bebr, castor.

t 2. BIFFE (bi-r), s. f. || l" Instrument employé dans l'administration du timbre pour annuler les empreintes des timbres apposés par erreur ou supprimés. Il 2° Empreinte de cet instrument. Des pièces d'ordre employées à l'atelier général du timbre portent ces mots : biffe du timbreur débiteur, biiTe du timbreur créditeur, pour indiquer la place de l'empreinte de l'outil servant à chacun d'eux.

t BIFFURE. Ajotttes .-y 2° Action de biffer. L'arrôt.... ordonne la rayure et bifi'uredola sentence....

BACHAUMONT, Mém. t. XXXV, p. 372.

t BIFIDrrÉ(bi-fi-di-té), s. f. Qualité de ce qui est bifide. La bifidilé de la colonne vertébrale.

f BIGAILLE. Ajoutez : — ETYM. Bigaille est, dans l'Aunis, le nom du menu fretin, du petit poisson, Gloss. aunisien , la Rochelle, (870, p. 72.

f BIGALET (bi-ga-lè), s. m. Ternie de murine. Sorte de ponton. Deux pontons ou bigalets, appartenant à l'Ëtat, le Fort et la Julie, venus de Cherbourg, avaient été mis à la disposition de l'ingénieur qui dirigeait le sauvetage [d'un navire coulé], Journ. offic. (9 avr. (873, p. 2675, 3° col.

BIGAME. Ajoutes :]]%'• Terme de chimie. Corps bigame, corps dont les combinaisons s'effectuent dans le rapport de deux équivalents des corps qui s'unissent.

BIGARRER. Ajoutes : \\ 3- V. réfl. Se bigarrer, prendre, recevoir des bigarrures. Il n'y a point de valet qui ne soit de race de rois, ni de roi qui ne soit de race de valets : tout se bigarre de cette façon avec le temps, malh. Lexique, L. Lalanne.

t BIGLF,SSE(bi-glè-s'), s. f. Femme qui est bigle, qui louche. Mlle du Plessis est toujours à un pas de moi.... l'autre jour la biglesse joua Tartuffe au naturel, sÉv. 7 juill. (67(. Votre enfant [le fils de Mme de Grignan] était chez Mlles de Castelnau; il y aune cadette qui est toute jolie, toute charmante; votre fils la trouve à son gré et laisse la biglesse [c'était l'aînée] à S.-inzei, ID. (ojanv. (68!).

t BIGORRE (bi-go-r'), s. m. Nom, dans le xvii" siècle, de nouvelles à la main que l'abbé Bigorre adressait à diverses personnes. Vous connaissez les petits Bigorres, sÉv. Lett. inèd. éd. Capmas, t. ii, p. 356.

(. BIGOT. — ETYM. Ajoutes : Ce mot est d'origine assez douteuse pour qu'on en rapproche tout ce qui parait y tenir. M. Ch. Nisard, Parisianismes, Paris, 1876, p. 22, rapporte le verbe bigolter au sens d'impatienter ou de s'impatienter : là bigotle tout ton soûl, liigotter pourrait avoir des relations avec l'espagnol hombre de bigote, homme ferme, et bigote, moustache.

t BIGOTELLE (bi go-tè-1') ou BIGOTÈRE (bi-gotè-r'), s. m. Anciennement, pièce d'étolîo ou de cuir dont on se servait pour tenir la moustache relevée. Sa bigotelle et sa pincette [objets de toilette d'Énée], SCARRON, Virg. iv.

— ETYM. Espag. bigote, moustache.

I BIGOURDAN, ANE (bi-gour-dan , dan'}, adj. Qui appartient au Bigorre. Sans parcourir les fertiles et riantes vallées de Tarbes, de Bagnères, de Laruns, et sans admirer les chevaux de la race bigourdane qu'on y élève,.... ueuzk, la France agricole, p. (5.

t<. BIGRE. -Ijou/cï ; Il 2'' Bigre à l'huile, expression grossière par laquelle on désignait les minimes, parce que saint François de Panle, fondateur do l'ordre, leur avait piescrit de ne nian-

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