BOR
t nOXCAnE(bon-ga-r";. s. m. Serpent très-venimoux de riiide. coht.vmijkbt. Cours de gvnyrùpliie-, lu' éd. Paris, 1873, p. 557.
j BONGO (boti-go), s. m. Nom, dans la Guinée, de la plus belle espèce d'auiilope, cortasibebt Cours df géi>graphit, fO' éd. Paris, «873, p. 622.
BO.NHEl-R. — HIST. Il ivi' s. Ajoutez : M'egarant par les champs, du bon-heur adressé, Je découvre à mes pieds un jouvenceau blessé, despobtes, Roland furieux.
BOXIIO.M.ME. Àjoulex .HIO* Terme de thé.llre. Entrer dans la peau du bonhomme, s'identilier avec son rôle. 11 n'était plus Frederick Lemaltre ; il était le comte de SauUcs; l'acteur Bignon, dans son pittoresque langage, appelait cela : entrer dans la peau du bonhomme ; l'expression curieuse est restée, j. claretie, l'Illustration, 29 janv. <876, p. 7ti, 3» col.
t BONUOMMEAU (bono-mô), s. m. Diminutif de bonhomme. Mais, le vûVant si sage et si fidèle, Le bonhommeau des coups se consola, la pont. Coc. t BO.MAU (bo-niô), s. m. Terme d'exploitation houillère. Cavité pratiquée dans le fond de la bure, au-dessous de la dernière veine recoupée, pour y laisser écouler les eau.x qui proviennent des travaux ou de la bure même. ||0n dit aussi bougnou. BO.VIFIER. .4jou(ci : — HIST. xvf s. Arislotc dict que bonifier quelqu'un c'est le tuer, en certaine phrase de son pais, mont, m, 3S(.
t BOX.\E-GR.Â.CE (bo-ne-grâ-s'), s. (. Toile dans laquelle les tailleurs enveloppent les habits qu'ils portent en ville.
t B0.\.VE-MA1\ (bo-ne-min), î. f. Synonyme de pourboire, ^lu piur. des bonne«mains.
BO.V.VET. Ajoutes .- — REM. Avoir la tête près du bonnet est une locution fort singulière; car. toutes les fuis qu'on a un bonnet sur la tête, la tète en est près. La première fois qu'on la rencontre est au ïvi' siècle; les Picards sont diU avoir la teste près du bonnet; et un autre dicton assure qu'ils sont mauvaises têtes. Mais cela ne nous apprend rien sur l'origine de la locution. On ne peut faire que des conjectures. En voici une : le bonnet dont il s'agit est un bonnet fâcheux, par exemple le bonnet vert des banqueroutiers, ou le bonnet des maris trompés, comme dans ces vers du Candaute de la Fontaine : La sottise du prince était de tel mérite, Qu'il fut fait m petlo confrère de Vulcan ; De là jusqu'au bonnet la distance est petite. En ce sens, avoir la tèle près du bonnet, serait ét,re tout près de faire banqueroute, ou d'être trompé par sa femme. Pareille situation met un homme de mauvaise humeur, et on fera bien de ne pas l'agacer Mais peut-être est-il plus simple d'expliquer cette locution ainsi : son bonnet est enfoncé, il lui échauffe les oreilles et lui rend la tête chaude; de là colère et emportement. En concordance avec cette explication est le passage suivant : xvi» s. 11 n'y a ni bonnet quarré,ni bourlet [au parlement à l'Université] que je ne fasse voler, s'ils m'eschauffent trop les oreiUes, Sat. Mén. p. loo.
-- HIST. Ajoutes : || iiu" s. Il vit en cette vision le benoict saint Loys en tel abit corne il l'avoit mainte foiz veu, c'est à dire en une chape à manches, un chapel de bonnet sus son chief, Miracles st. Loys, p. (74.
— ETY.VI. Ajoutes : Dans le haut-normand, c'est le diminutif de bon : ce cidre est bonnet.
t BOXXETEAC{bo-ne-to),s. m. Jeu de filou dans lequel il s'agit de deviner la place d'un as de cœur parmi trois cartes que le banquiste manie avec une maladresse affectée, mais après avoir eu soin d'escamoter et de remplacer par une autre carte 1 as de cœur. Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de faire connaître le jeu dit de bonneteau.... les victimes sont deux troupiers qui ont été alléchés par l'espoir de gagner au jeu du bonneteau, tenu par L..., des bijoux faux dont il avait une bolto pleiue, Cas. des Trib. 9 nov. (874, p («72 3- col. '
BONXRTFXR. Ajoutes. -WS' Filou qui pratique le jeu du bonneteau. Voyez comme la filouterie la plus aisée, la plus expliquée par les journaux la plus traquée par la poUce, la plus connue des plus niufs (le bonneteau, par exemple , peut encore être exploitée utilement.... le bonnetcur pratique d'ordinaire à la banlieue. Cas des Tnb. 7 fév. 1878, p. 127, 3- col
BONXE-VOGLIE. Ajoutes : -rem. On a dit
aussi bona-voglie. Tout beau, monsieur, ce bona-
TOghc [ce galérien] nous est plus nécessaire que
vous ne pensez, boindin, le Port de mer, se 3
BOKSOIB. Aioutei : ~ ren. On écrivait le plus
nos
ordinairement bonsoir «n deux mots. On dit bon soir, LA FONT. Hem. Lui donne le bon soir, pasc Pror. IX.
t BOXZESSE (bon-zè-s'), s.f. Religieuse, prêtresse de l'ordre des bonzes. 11 est défendu aux bonzes et aux honzesses de Fo de se marier, F. challnes Jnurn. o/pc. 4 déc. (874, p. 79t)(i, 2- col. '
t BOOK (bouk) , s. m. Terme de turf. Livre sur lequel les parieurs inscrivent leurs paris. || Avoir un excellent book, avoir combiné ses paris de manière à s'assurer de grandes chances de gain et peu de pertes relatives.
— F.TY.M. Angl. book, livre.
BORD. — REM. On le trouve au sens d'espèce de
diamant. C'est une fausse orthographe pour bort (voy. ce mot au Supplément).
— HIST. xir s. L'escu qui flus est blans que neis [neige] 0 une boucle de fin or Orlé de pierres tuit li bor, benoît, Romande Troie, v. 2337». Il xiu* s. Ajoutes : Charles s'en va, le cuer ot moult irié.Et outre bort [de l'autre côté du gué], de duel mesaisié : Las, que diront, fait-il, François prisié? ADENES Li ROIS, les Enfances Ogiers, v. Soii.'i (c'est la ' reproduction de ces vers : Moult dolans s'est enz ou gué embatus; Outre l'emporte li bons destriers crenus, v. 2972; ce qui prouve que ou(re bort signifie bien à l'autre bord). Celte remarque est nécessaire, parce que bord au sens de rive est trèsrare; cet exemple d'Adenes est le seul que nous connaissions.
t 2. BORDAGE. Ajoutes : || Aujourd'hui, nom, dans le département d'Eure-et-Loir, des habitations agricoles, les Primes d'honneur, 1872, p. 6.
— ETYM. Même origine que borde (voy. ce mot au Dictionnaire).
(. BORDE. Ajoutes :\\S. m. Terme de marine. Le bordé, l'ensemble des bordages. Ce navire a reçu un double bordé en bois d'une épaisseur totale de 0",I5, recouvertd'un doublage en cuivre.... deux morceaux de cette plaque ont pénétré dans le bordé en bois.... le bordé est entièrement détruit autour de la plaque qui a reçu le choc Journ. offic. ("janv. (873, p. 6, ('• col. '
BORUfiE. Ajoutes -.Wi' Populairement. Courir des bordées, s'absenter sans permission, et, de là s'amuser à courir cabarets et mauvais lieux.
BORDEL. Ajoutes : — RE.M. Ce mot grossier a été employé par Corneille : Paris entier, ayant lu son cartel, L'envoie au diable et sa muse au bordel (en (637), Lexique, éd. Marty-Laveaux.
^ t BORDELAISE (bor-de-lè-z'), adj. f. || i- Se dit d'une futaille ou barrique usitée à Boideaux. La contenance de la futaille dite bordelaise est en minimum do 225 litres, Tableau annexé à la loi du (3 juin (866, concernant les usages commerciaux. Il î" Se dit de la bouteille d'une forme et d'une capacité particulière dans laquelle on met le vin d» Bordeaux.
t BORBELIÈRE (bor-de-liè-r'), s. f. Poisson du genre cyprin, ainsi dit parce qu'il se tient sur le bord des rivières.
t BORDE.'VIEXT. Ajoutes: || 2. Bois de bordement, bois de flottage que les ouvriers détachent des bords du ruisseau où il s'est arrêté. Ces bois de bordement, se trouvant mélangés avec toutes sortes de marques, arrivent tardivement et souvent détériorés aux ports de flottage, Mém. de la Soc. centrale d'agric. (873, p. 259.
BORDER. Il 7- Ajoutes : || En termes de marine, border de tant d'avirons, se dit aussi de l'embarcation qui reçoit tant d'avirons. Toutes les barques coralines sont construites sur le même modèle ; elles bordent autant d'avirons qu'il y a d'hommes à bord, Journ. offic. 3( oct i.S76 p. 78! I, 2' col. ' '
BOUDKREAC. Ajoutes : — HIST xvi* s. 11 [Cyrus] eut envie de justifier sa libéralité; et despeschant de toutes parts vers les grands de son estât quil avoit pailiculierement advancés pria chascun de le secourir d'autant d'argent' qu'il pourroit, à une sienne nécessité, et le lui envoyer par déclaration; quand tous ces bordereaux luy feurent apportez.... mont, iv, (o.
t BORDIER (bor-dié), adj. m. Fossé bordier fossé qui borde, qui sépare un terrain. Les parefeu, surtout lorsqu'ils sont pourvus de fossés bordiers, agissent utilement comme solution de continuité. Enquête sur les incendies des Landes (87)
BORDURE. Ajoutes : \\ 6- Bois de flottage qui léjourne sur les bords des ruisseaux. Pour prévenir les engagements, et en même temps pour que les bois ne séjournent pas sur les bords du ruis-
seau, la compagnie oblige les entrepreneurs à enlever tous les jours les bordures, Mém. de la Soc. centrale d agric. (863, p. 268.
tBORER (bo-rèr), s. m. Insecte très-nuisible des fn.l^J ?*!'• Le-borer,ce terrible insecte qui a été m rodu.t dans le pays [la Réunion] presque en même temps que la maladie faisait son apparition dans nos champs, et qui n'a aucun rapport avec elle [la maladie de la canne], éd. morin, Mnn dagnc. etc. (870-7(, p. 225. Le borer.... se transpoited un^ endroit dans un autre par ses papillons,
BORGNE. HIST. XII' s. Ajoutes : D'andous les lelz boirnes esteit, Mes point ne li mesavencil benoît. Roman de Troie, v. 53((.||xiu« s 11 est moult pale et louche et borgne des deus ienz Miracles st. Loys, p. (45. '
t BORNAL (bor-nal), s. m. Ancien nom des rayuns d une ruche. Puis, le portant [le miel] dans sa ruche, elle [1 abeille] l'accommode arlistemem, en séparant la cire, et d'icelle faisant le bornai dans lequel elle réserve le miel pour l'hiver suivant, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Traité de fatnour de Dieu, vi, 2.
BORNE. Ajoutes : -^ REM. Au fig. Sans bornes s écrit avec un s; cela du moins est le plus usité • mais rien n'empêche d'écrire : sans borne. '
BORNE. Ajoutes : — REM. On a dit borné en, au lieu de borné à. L'hostilité dont il menaçait l'Angleterre s'est bornée en une vaine démonstration d'abgenson, ,tf<!m. (860, 1. 11 p 333 '
BORNOYER. || 1= Ajoutes : Sa hauteur doit être telle, que, le globe posant dessus, le point de sa surface opposé à celui qui touche le cylindre doit se trouver dans le plan de la bouche du mortier; ce que l'on reconnaîtra en bornoyant ou en posant une règle sur la bouche du mortier, Rapp et instr. concem. les poudres de guerre, (7 germ an vu, p. (7.
t BORT (bor), s. m. Diamant transparent que des défauts rendent impropre aux usages de la bijouterie, Journ. offic. 7 déc. (875, p. (0093 c col.
— REM. On le trouve écrit bord. Bord ou diamant intaillable, m. legrand, r/«us(ra(ion, 29 juin (867 p. 4(4, (" col. '
t BORUSSIEN (bo-ru-ssiin), j. m. Nom d'une ancienne langue du nord de l'Allemagne, appartenant au rameau lotlique. Borussien est la formé première de Prussien.
BOSAX. — Etym. Arabe, boùsa; persan, boiiinA DEVic, Dict. étym.
t BOSCARESQCE (bo-ska-rè-sk'), adj. Mauvais synonyme de bocagcr, forgé p. J. J. Rousseau et nullement usité : Je vis bientôt, aux plaisanteries de celui-ci sur mes courses boscaresques.... Confess. IX.
t BOSCOT, OTTE (bo-sko, sko-t'), j. m. et f. Petit bossu, petite bossue. Tiens-toi donc mieux, tu as l'air d'un boscot.
t BOSSELLE.MENT (bo-sè-le-man), s. m. État de ce qui est bosselé. On peut dire que personne n'a examiné avec plus de sagacité et de rigueur ce qu'il [Élie de Beaamont] a nommé lui-même les bosselloments généraux de l'enveloppe terrestre daubrée, Inaug. du monum. d'Élie de Beaumont' dans Bull. Soc. centr. d'agric. t. xxxvi.p. 471. ' t BOSSES (bo-s'), s. f. pi. ou BOSSIS (bo-si),'s. m. pi. Il 1» Terres cultivables entremêlées aux marais salants, Enquête sur les sels, (868, t. i, p. 5o9. 112° Languettes de terre qui partagent le cobier des salines en compartiments.
t BOSSETIER. ^;ou/ei.||2'> Celui qui fait des grelots et bossettes. Tarifs des patentes, (858.
t BOSSEYEDR (bo-sè-ieur), s. m. Terme d'exploitation houillère. Ouvrier qui fait la voie dans les mines, la boise, et construit les murs latéraux à l'aide de pierres; synonyme de coupeur de mur!
— ETYM. Boiser, par l'intermédiaire de l'an-^ cienne forme bos, bois.
t BOSSILLÉ, ÉE (bo-si-llé, liée. Il mouillées) aiij. Oui présente des inégalités de terrain en forme' de bosse. L'inégalité des superficies bossillées qui diversifient la qualité des terres à l'infini, vauban Dîme. '
BOSSU.^;ou(eï: Il Proverbe. Jamais lard ni cuit ni cru n'a fait le cimetière bossu.
— HIST. Ajoutes : || xv s. Et le bonhomme trouve à l'oustel tout le mesnage bossu [en désordre], et met grand paine de mettre à point ce qui n'est pas bien, et briefment il a toute la peine Les (5 joyes de mariage, p. 82. '
t BOSTRVCIIE (hos-stri-k'), s. m. Genre de coléoptères qui vit autour des arbres à demi morts,
BOU
cous l'écorce à demi pourrie des vieux arbres et sur le bois coupe depuis quelque temps. L'hylobe s'attaque aux jeunes pius atteints de la sèche, tandis que les bostrychcs se jettent sur les vieux bois, Enquête sur les incendies des Landes, p <7.
— Etym. BonTpuxo;, cheveux frisés, à cause que les poils qui recouvrent la partie antérieure du corselet ont paru frisés.
BOT. Ajoutez :\\Àufém. Main bote, déformation congénitcile ou acquise des mains, consistant en une déviation qui correspond à celle du pied bot. Il Quelques-uns, à tort, disent main bol.
t BOTANIQUE.MKNT (bo-ta-ni-ke-man), oiU'. Au point de vue botanique. Vagarisla, dont la chenille, autrefois polyphage, ne vit plus que sur la vigne, depuis lintruduction en Australie de ce végétal, botaniquement très-éloigné des plantes qui composaient primitivement lo régime de l'iuseete, Journ. ollic. iodée. (874, p. 8(65, ('• col.
t BOTANOMANCIE (bo-ta-no-man-sie), «./■. Prétendue divination au moyen des plantes.
— HIST. XVI* s. Par botanomantie, j'ay icy des feuilles do saulge à propous, rab. m, 25.
— ETYM. BotivTi, herbe, et (lavieia, divination. (. BOTTE. Il 1° Ajoutez : Après que lesdits dro-
guets auront été foulés, l'envers sera paré par une seule tonte ; et l'endroit sera tondu deux fois, dont la seconde tonte se fera avec des forces appelées bottes, Arrêt du Conseil, (5 août (724.
3. BOTTE. — HIST. /ljou(ei:l|xVS.... Qui beuvront de vin autant comme l'en bouteroit en une bote Itonneaul, Les (5 j'oyes de mariage, p. 22.
BOTTELAGE. Ajoutez : \\ S' Fort bottclage ou bourbasse, nom donné aux matières solides qui descendent au fond de la fosse d'aisance, ligeh, Fn.ises d'aisance, y. 2, Paris, (S70.
BOTTER. Ajoutez : || 6' V. n. Se charger de boue, en parlant des roues d'une machine. Quand la terre est détrempée, quand les roues de la machine bottent, c'est-à-dire quand elles se chargent de terre, c. laure.nt, la Liberté, (7 sept. (868.
t 2. BOTTILLO.V (bo-ti-llon. Il mouillées), s. m. Pièce de cuir que les boyaudiers s'attachent au coude-pied. Bottillons, vaches, tiges chagrin, Prospectus d'une fabrique de chaussures.
— KTYM. Botte 2.
+ BOUBIE (bûu-bie), s. f. Le fou, oiseau (voy. FOU, n" (8).
— ETYM. Angl. booby, nigaud, elnom de l'oiseau. BOUC. Ajoutez : || 6° Nom, en Saintonge, de la
crevette ou crangon commun. Un petit crustacé connu des naturalistes sous le nom de crangon commun, sous celui de cardon, de crevette sur nos côtes du nord-ouest, et qui porte en Saintonge le nom de bouc; ce crustacé, moins gros que la chevrette ou bouquet qui figure à l'étalage de Chevet et de ses confrères, n'en est pas moins très-bon à manger, de quatbefages, Revue des Deux-Mondes, ib mai (853, p. 779.
BOUCAN. Il 1" Ajoutez : \\ Sorte de gril en bois, sur lequel les boucaniers faisaient cuire un animal entier; à cet effet on coupait quatre fourches de la grosseur du bras et d'environ quatre pieds de longueur; on les plantait en terre de manière qu'elles fissent un carré long d'environ quatre pieds sur trois pieds de large; on posait la traverse sur les fourches, et on arrangeait sur les traverses les gaulettes qui faisaient le grillage, p. labat, Nouv. voij. aux lies franc, de l'Amérique, t. iv, ch. ix. Il Boucan de cochon, repas champêtre fait dans les bois à l'imitation des boucaniers, le p. labat, ib.
— ETYM. Ajoutez : M. Roulin pense qu'il vient du mot caraïbe toucacou» ou boucahoui, blesser avec une flèche (raym. breton , Dict. franç.-caraïbe, p. 44) ; le mot a passé au sens du gibier tué à la chasse; puis de là au gril sur lequel on faisait cuire ce gibier.
t 2. BOUCAN (bou-kan), s. m. Terme populaire cl très-bas. Vacarme, tapage.
— ETYM. Il est fort douteux que boucan, instrument de cuisine des boucaniers, soit le même que boucan, terme populaire, signifiant bruit, vacarme. En effet on trouve bocan et boucan dans des textes du XV" siècle : D'envoyer un bourlet à monseigneur le prince, pour mettre sur son armet, lequel vient de bonne main ; je vous pri luy en faire le présent de ma part; car je suis trop bocan pour porter telles chouses à l'apetil des filles ((49»), marche- GAY, Lett. missices originales du chartrier de Thouars, p. (75. Je vous avois escrit que je vous manderois des nouvelles qui ne sont ]i.-is de boucan; je vous tiendrai promesse, ib. p. 176. Ce bo-
BOU
cnn ou boucan parait signifier populaire, vulgaire ; l'élymologio en est ignorée.
t BOUCANER (liou-ka-né), «. n. Terme populaire cl bas. Faire du boucan, du tapage. || Activement. Gronder, tracasser. S'ils s'avisent de ne pas ramper, comme des lézards verts, devant les petits tyranneaux qui les boucanent à la journée, L. du P. Duchéne, l'Ami du soldat, p. 3.
— ETYM. Voy. BOUCAN 2 au Supplément.
t BOUCHALÈS (hou cha-lès'), s. m. Nom d'un cépiij'e noir dans l'Ariége, les l'rimes d'honneur, Paris. (87:i, p. B05.
BOUCHE II 3' Ajoutez : || X demi-bouche, en s'exprimant avec réserve. Les gens de bien qui voyaient les violences de M. le premier pré.sidont en conçurent de grandes amertumes, et néanmoins, comme il est tout puissant en toute la Normandie, n'osaient parler de son procédé qu'à demi-bouche, fr. garasse. Mémoires, publiés par Ch. Nisard, Paris, 186(, p. 34. Il 14° Bouche de lièvre, mcrcl/ius cantarellus, champignon.
— REM. .<l;oute2 : Il 2. Molière a dit dans ma bouche pour : moi parlant : Enfin, ma chère, enfin, l'amour que j'eus pour lui Se voulut expliquer, mais sous le nom d'autrui ; Dans ma bouche, une nuit, cet amant trop aimable Crut rencontrer Lucile à ses voîux favorable, Di'p. am. u, (. On dirait aujourd'hui par ma bouclte.
BOUCUÉE. — ETYM. Ajoutez : Patois langued. boucada; ital. boccata ; d'un latin fictif buccal», de bucco, bouche.
t BOUCUEMENT. Ajoute: : Art 2... Toute réfection d'eniluits ou bouchement de crevasses nécessitera l'obtention préalable d'une permission de voirie, Arrêté du préfet de la Seine, dans Journ. offtc. 12 mars, p. (867, 2' col.
BOUCHERIE. — HIST. Ajoutez : || xvf s. Estant environné de toutes parts par les Arcadiens, aprez en avoir faict une grande boucherie,luy et les siens feurenttoutsmis au fil de l'espée, mont, i, 244.
t BOUCUOTEUR (bou-cho-teur), s. m. Celui qui dirige un bouchot ou parc à moules, c'est-à-dire un enclos fait de forts pioux enfoncés dans la vase, dont les intervalles sont clayonnés avec des fascines ou branchages, Journ. of^c. (2 sept. (876, p. 6918, 2' col.
t BOUCUURE. Ajoutez : Le chemin était devenu, grâce à la végétation luxuriante des bouchures |dans le Nivernais], une véritable charmille, la Parisienne s'enfonçait sous cette voûte de verdure, th. BENTZON, fleu. des Ceui-jl/ond. ("juin (876, p. 549,
BOUCLE. Il l' Ajoutez : \\ Chez les sélaciens ou placùïdes (raies, requins, etc.), boucles, grains volumineux, à pointe tournée en arrière ; elles ont la structure de l'ivoire des dents et sont implantées dans la peau. || 8° Ajoutez : Élément dos nuuds, forme que prend une corde qu'on courbe en la pliant et dont on fait passer un des brins sur l'autre.
BOUCLER. Ajoutez : || 9* Chez les protestants, fermer, clore, en parlant du canon des livres saints. La tradition voulut même lui [à Ksdras] attribuer l'honneur d'avoir bouclé, c'est l'expression technique, c'est-à-dire clôturé définitivement le canon ou la liste des livres sacrés de l'Ancien Teslamenl, A. réville, Hev. des Deux-Mondes, (•' mars (872, p. (ï9. Il Uoucler se dit, à Cenèv», pour clore, terminer.
t BOUCLETEAD (bou-kle-tô), t. m. Lanière de cuir reployée sur elle-méma, qui relient une boucle.
BOUCLIER. — HIST. Ajoutez : || xjV s. X plusieurs compagnons jeuans de l'espée et dou boukclor alans à une fieste..., caffiaux. Régence d'Aubert de Bavière, p. 64.
BOUCON. — ETYM. Ajoutez : Le sens propre de Inucon est bouchée, morceau, sans aucune signification malfaisante. La signification malfaisante est venue par une spéoialisation .semblable à celle qui , do poison, boisson (lat. potionem), a fait poison, substance délétère. Aussi trouve-ton boucon au sens de morceau et même de morceau préféré dans cet exemple de Brantôme : Il [François I"] ne s'y arrosta pas tant qu'il n'en aymast d'autres; mais celle là estoitson principal boucou, Henri II.
BOUIIER. — ETYM. Ajoutez : Le radical bod, qui se trouve dans bouder et dans plusieurs mots, est (ongénère du radical pot, qui est dans pote (voy. I'Otk), et dans l'angl. lo pout, bouder. Ce radical bod est aussi dans le roumain bot, museau, botos, effronté, qui met son muse:iu oit il n'a que faire.
BOUDIN. Ajoutez ; jj 8" Terme de l'industrie des laines. En;;iM oui sert au boudinage. Nous nous
BOtJ
servons de machines continues et do machines à ploques ou boudins, EntjUiHe, Traité de comm. avec l'Anijlet. l. ui, p. 170. 11 y a la cardo brisoir, la carde repasseuse et la cardo à boudin, tb. p. 46.
— UEM. Tourner eu eau de boudin est une locution qui n'est pas d'aujourd'hui. Pour faire tourner en eau do boudin la constitution, (26'ic(lre du P. Duchéne, p. (. Do plus, contrairement à co qui est dit dans le Dictionnaire, l'eau de boudin e.st, non pas l'eau dans laquelle on lave les tripes à boudin, mais l'eau qui se produit quand le sang du boudin se décom])ose et se tourne en eau.
t BOUniNEUSE (bou-di-neû-z'), adj. f. Terme do l'industrie des laines. Cardo boudincuse, cardo servant à opérer le boudinage, £»iyué(c. Traité de comm. avec l'Anglel. t. m, p. 140.
t BOUDINIER (bou-di-nié), s. m. Fabricant de boudins, belmo.ndi, Code des contributions directes,
t BOUDRILLON (bou-dri-llon. Il mouillées), s. m. Homme de petite taille; terme de plai.santeric appliqué au duc de Saint-Simon, qui était fort petit. L'orgueil insupportable Du petit Mirmidon, Boudrillon. Le rend impraticable Jusque dans sa maison, Boudrillon, Chanson satirique du temps {ill!>), voy. ciiÉHUEL, Saint-Simon, considéré comme historien de Louis ÀlV, p. 1U3, 1(I4, 1(3 cl 116, (4(.
— ETYM. Dérivé de bout (d'homme).
BOUE. Ajoutez : —REM. J. J. Rousseau dit : traîner par les boues, dans les boues; co qui n'est jias conforme à l'usage. On fait circuler.... dans Genève une lettre avec laquelle on achève de me traîner par les boues, }. 1. Rousseau, Lett. d M'"' de Chenonceaux, 6 février (765. Le sexe dévot y [à Neuchilel, où les dames s'élaient déclarées en sa faveur] traîne les ministres dans les boues, ID. Lett. dd'Ivernois, 8 avril (765.
BOUEUX. Ajoutez : — REM. Pour ancre boueuse ou de loue, qui est une faute, voyez, pour la lectification, toueuse au Supplément.
BOUFFANT, ANTE. |1 1° Ajoutez : |j Fig. Plus honoré de la qualité de simple académicien que de tout ce que la maîtrise pouvait oflrir de grades plus relevés ou plus boutfants, de montaigloh, llist. de l'Acad. de peinture {Mém. attribués d U. Teslelin), t. II, p. ((8.
BOUFFI. Ajoutez : \\ 4° Terme de pêche. Harengs bouffis, harengs qui restent quelque temps dans la saumure, par opposition à harengs saurs, ceux (jui y restent longtemps. Suppression des distinctions établies par l'ordonnance de (816 en ce qui concerne les harengs saurs, bouffis ou craquelots, J. DEi.AHAis, Notice historiqm sur l'écorayc, Dieppe, 1873. p. 74.
t BOUFFISSAfiE (bou-fi-sa-j'), s. m. Se dit, par opposition à saurissage, des harengs qu'on ne sale pas profondément, qu'on n'expose à la fumée que pendant douze ou quinze heures, et qu'on place dans des cheminées, tandis que, pour les saurir, on les étend tout autour de l'appartement. Lecture est donnée d'un article additionnel au règlement, et ayant pour objet spécial la répression de la fraude qu'exerceraient des saleurs qui sont en même temps craquelotiers en donnant au hareng de trois nuits une autre préparation que celle du bouffissage prescrite par la loi, j. delahais, Notice historique sur l'écorage, Dieppe, 1873, p. 64.
t BOUFFISSEUR (bou-fi-seur), s. m. Celui qui pratique le bouffissage. Règlement arrêté, lo i:i septembre 1821, par la chambre du commerce [de Dieppe] et par messieurs les .saleurs, marayeurs et bouffisseurs réunis en assemblée générale de commerce, i. delahais. Notice historique sur l'écorage, Dieppe (H73, p. 6(.
t BOUFFONESQUE (bou-fo-nè-sk'), adj. Qui a le caractère de la bouffonnerie. Humeur plaisante et bouffoiiesque, naudé, le Mascural.
t BOUFFONNEUR (bou-fo-neur), s. m. Celui qui bouffonne. Je me suis aujourd'hui trouvé au speclade du midi, pensant y voir quelque farce ou quelque boufTonneur, malh Lexique, éd.L. Lalanne.
BOUGER. Ajoutez :\\t' V. a. Mettre en mouvement. Elle [la matière] ne bougera, si personne no la bouge, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Vingtdeux chariots à quatre roues ne l'auraient jamais pu bouger de là, rac. Lexique, éd. P. Mcsnard. Il Rapprochez cet emploi do se bouger cité de Molière.
— ETYM. Ajoutez : Saintong. s'ébouijer : Allons, mes amis, ébougez-vous donc un petit, dira un maître à ses ouvriers. On remarquera que la plus ancienne forme, qui ne rcmojilc pas au delà du xiv siècle, est se bouger, v. réfléchi.
Bor
t BOtJGERIK (bou-je-ric), s. f. Nom de la chambre, do la pièce où l'on resserre dilTérenls objets, dans le département de Meurthe-et-Moselle. 11 se glissa rapidement dans la cave.... puis il passa dans la bougerie, où il savait que sa victime devait venir chercher des fruits et des liqueurs. Cas. des Trib. «7nov. 4875, p. 4)05, 4' COl.
t BOCGXOU (boH-gnou), s. m. Terme d'exploitation houillère. Synonyme de boniau. La cage contenant les vingt et une victimes, fut précipitée au fond; elle brisa le plancher et plongea dans le bougnou, qui contient en ce moment plus de 60 mètres d'eau, Eztr. du joum. de Charleroi, dans Gaz. des Trib. 8 cet. <872, p. <09), 4* col.
I BOl'GOR (bou-gor), s. m. Nom, en Sibérie, de tertres artificiels, qui parais-sent avoir été des sépultures.
t BOUI BOCI, s. m. || t' Nom, dans le Jura, d'un misérable taudis. || i° Nom donné à de chétifs théâtres. Tous ces théâtriculeS; qui, sous la dénomination non moins bizarre que caractéristique de boui boui, ont surgi sur tous les points de Paris, l'Indépendance belge, 5 oct. f86S. Meyerbeer, chose inouïe! descendant de son Olympe musical pour aller vider un bock dans un boui boui du passage JoufTroy, s'écriait.... ph. .^ïdebhand, l'Illustration,
<5 nov. (873, p. 3)5, 3' COl.
— REM. M. Éman Martin, Courrier de Vaugelas, i" mai )S7.'>, p. 3, a réuni sur ce mot, dont l'orthographe a varié, quelques documents historiques : C'est en l'année <854 que ce mot parut pour la première fois dans une œuvre littéraire, Paris anecdote, un petit volume écrit par Privai d'Anglemont, et voici Us lignes de la page 34, où il se trouve : ■ tes impresarii des marionnettes y établissent leurs quartiers généraux. Ceux-ci ont importé toute une industrie dans la rue du Clos- Bruncau. Ils y font vivre toute une population qui rappelle de loin certains personna^-es des contes fantastiques d'Hoffmann. Elle est tout» employés à la fabrication des f^ntoccini. Il y a d'abord le sculpteur en bois qui fait les tètes... Enfin, le véritable magicien de ce monde, celui qui ensecréle les bouisbouis. Enserréter un bouisbouis consiste à lui attacher tous les fils qui doivent servir à le faire mouvoir sur le théâtre : c'est ce qui doit compléter l'illusion. » Théophile Gautier, quia été, sinon le premier, du moins un des premiers, je crois, à faire usage de bouts bouts, pour désigner un théâtre de bas étage, avait prédit la fortune du nouveau vocable dans ce passage cité par P. Larousse {Gr. Dicl. du SIX' siècle) : «Aussi, chaque soir, 'des files de voitures entrentelles devant ces tréteaux sans prétention, qu'on nomme bouigs-bouigs , un nom peu académique, mais qui finira par prendre sa place dans le dictionnaire. »
f B0U1LL.\RD (bou-llar. Il mouillées), s. m. Un des noms populaires du peuplier noir, h. fliche, Hanuel de bolan. forest. p. 225, Nancy, <873.
1 3. BOUILLE (bou-U', ({ mouillées), s. f. || l' Nom, dans le Jura, de hottes de bois dans lesquelles on porte le raisin vendangé, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 284.11 2" Dans la Suisse romande, vase qui sert aux laitiers à transporter leur lait.
■)• 2. BOUILLEAC (bou-llô, Il mouillées), s. m. Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc, les Primes d'IionTieur, (869, p. 319.
t BOCILLÉE (bou-Ué, Il mouillées), s. f. Action de faire bouillir une certaine quantité de liquide. On entend par distillation la bouillée des matières premières; par rcctifitation, la bouillée des flegmes, Loi belge du 27 juin (842, sur les distilleries, art. t"; § 2.
(. ROUILLER. Ajoutez : .... les différents procédés de pèche qui devront être prohibés, tels que la pèche au feu, au harpon et à la fouanne, en bouillantavec bouilles «t rabots, sous les'chevrins et saules, en rompant la glace, Ctrc. des {ords, du 28 juin (829, n° 221.
t BOUILLET (bou-llè, U mouillées), t. m. En Normandie, espèce de bouleau avec des petites branches duquel on fait des balais, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, (876, p. 47.
— RTYM. Ane. franc, boui (voy. dolleau).
t BOUILLEUR. /Ijoufei : |1 Bouilleur de cru, propriétaire qui fait bouillir les produits de son propre CPU. Qu'e.sVce qu'un bouilleur de cru? c'est un propriétaire qui distille chez lui son vin, son cidre, ses fruits quelconques, afin d'en faire de l'eaudc-vic, le Temps, «3 déc. <87B. M. Say, ministre:
— Ce n'est pas nous qui avons inventé cette dénomination.— M. Mc.'Ireau : — Je vous demande