‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 86 sur 638 · BOIT · texte numérisé non relu

BOIT

panlon, avant la loi de (872, j'ignorais que je fusse un bouilleur de cru, et il y a un ministre à cùto de TOUS qui l'ignorait également. — M. Say : Vous auriez pu l'apprendre dans le rapport de M. Bocher, en (S5( ; il s'est servi de la même expression; elle n'a donc pas été inventée pour la circonstance, Jnurn. offic. t( déc. (875, p. («2((, {" col.

BOUILLIR. Ajoutez : — REM. Bouillir, qui n'est actif que dans la locution figurée : bouillir du lait à quelqu'un, est maintenant employé activement dans l'usage général. Ce lait nous arrive de la campagne plus ou moins falsifié, toujours étendu d'eau, représentant la traite du jour et de la nuit ; il faut le bouillir pour le conserver, Joum. offic. (2 avril (875, p. 2632, (" col.

BOUILLON'. ,4;'outei : ||8° Sorte de restaurant dont le mets principal était d'abord la soupe et le bœuf. Nous avons dîné dans un bouillon.

— HIST. Il xvi° s. Ajoutez : Boillon de poix, quantité de poix, de goudron, qu'on obtenait en faisant bouillir la poix, le goudron dans un vase de forme déterminée. MANTF.LUER, Gloss. Paris, (869, p. Ci.

BOUILLO.V-BLANC. — ËTYM. Ajoutez : On remarquera dans l'historique qu'Olivier de Serres dit qu'il y a plusieurs sortes de boui'/ions. BouiHon est donc un nom de plante ; mais d'où vient un pareil nom"? D'après M. Roulin, cette plante, qui a la fleur d'un beau jaune, est ainsi nommée du provençal bojnlh, moyeu, jaune d'ceuf.

t BOUILLOTTER (bou-Uo-té, Il mouillées), V. n. Bouillir tout doucement. Farine de maïs bouilloltant à petit feu dans la marmite, Lamartine, Gcncv. V.

t BOUINE (bou-i-n'), adj. f. Mouche bouine, le taon, dons l'Aunis, Gloss. aunisien , la Rochelle, (870, p. 75.

— ErVM. Bouine est pour bonne (voy. ce mot).

t BOULANtE (bou-lan-j'), s. f. Terme de meunerie. Il 1° Ce qui est moulu. L'éehaufl'ement de la boulange. || 2" L'action de cuire le pain. Le bois de boulange. || 3° Bois de boulange ou de boulanger, le bouleau.

t BOULANGEABLE (bou-lan-ja-bl'), adj. Qui peut être pétriet boulangé. Ladite garantie portait que les farines étaient des rondes de Lyon, de bonne qualité etboulangeables, Joum. ojjic. 2DJanv. (873, p. G5:i, 2' col.

t BOULBÈNE (boul-bè-n'),s. f. Nom, dans le sudouest de la France, des terres argilo-siliceuses, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 459. L'anis, la coriandre, l'absinthe, qu'on cultive dans l'arrondissement de Gaillac sur les boulbcnes légères, HEUZÉ, la France agricole, p. (6. Les boulbènes [de la Guyenne) de couleur cendrée sont argilosiliceuses plus ou moins caillouteuses.... les boulbènes [du Languedoc] ne contiennent pas de calcaire; elles sont plus ou moins légères et caillouteuses, ID. ib. Carte n' 5.

— REM. Ce mot est écrit bolbène dans Gasparin, Cours d'agriculture.

(. BOULE. Il 2° Tenir pied à boule.... Ajoutez : Quelques raisons qu'il ait de vous avoir mal reçu, tenez ici pied à boule; il n'empêchera pas que vous ne profitiez des bontés du prince, lesage, Gil Blas, XI, 3. Il 8°Fig. et populairement. La tête. Perdre la boule, ne plus savoir ce qu'on fait.

HiST. xvi° s. Ajoutez : La boule [enclume] à un meignan [chaudronnier], mantellieh, Glossaire, Paris, (869, p. (4.

t 2. BOULE. Ajoutez : — REM. On trouve quelquefois dans des livres récents : meubles en bois de boule; c'est un emploi vicieux; il n'y a pas de bois de boule. Dites : meubles de Boule.

BOULEAU. — ÊTYM. Ajoutez : D'après M. D'Arbois de Jubainville {Revue celtique, t. u p. (27), bout, qui est le primitif de bouleau, provient, non pas du latin biitula, où Vé n'aurait pu donner ou en français, mais de betiilla, forme gauloise qui nous est fournie par Pline {Ilist. nat. xvi, 30). Cette orthographe, que caractérise un suffixe fréquent en gaulois, la, lo, est indispensable pour expliquer le français boule pour bedoulle. Iletûlla est dérivé d'un thème be(u, qui explique aussi les diverses formes bretonnes: en gallois be</«, bedwen, en comique bedeven, en armoricain bezo, bezven.

f BOULEROT (bou-le-ro), s. m. Voy. ouÉiiOT.

BOULET. — HIST. Ajoutez : xiV s. Pour deux cent lie blosde pierre, de piet et demid'esquarrie, pour faire boules pour gester as engiens (1347), VAHIN, Archives administr. de la ville de Heims, 1. 11. 2' part. p. ((36.

BOl'LErlî. AjoxUez :\\i.' Terme de numismati- (ue. l.eltres bouletées, lettres terminées en l„.ul

BOU

t BOri.EVARDER (bou-lc-var-dé), v. n. Néologisme. Fréquenter les boulevards de Paris. Il y a des gens à qui la science vient en boulevardant, cher- BULiEZ,;(ci'. des Deux-Mondes, (5 janv. (876, p. 278. tBOULEVARDIER (bou-le-var-dié), s. m. Néologisme. Celui qui fréquente les boulevards de Paris, qui y flâne. M. Veuillot fouaille leurs rédacteurs [de certains journau.x] en masse et en particulier; il les coifl'e du sobriquet de boulevardicrs; ils sont ravis de cette coiflure, et essayent de faire entrer le nom dans la langue française, L. BATiSBONNE, Jnum.des Débats, 14 fcvr. (867.

f 2. BOULINAGE (bou-li-na-j'), s. m. Nom donné à une mauvaise bière, dite aussi braquet, qui se faisait dans le Hainaut. Elle est composée de son ou du marc du grain qui a déjà servi à faire deux ou trois sortes de bières ; on y ajoute quelquefois un peu de houblon, et on fait bouillir le tout pour en composer une liqueur qui est fort nuisible à la santé, BoisusLE, Corresp. des contrôl. génér. (686, p. 74.

BOULINGRIN, .ijoutez : — REM. L'exemple suivant mérite d'être inscrit dans le Dictionnaire. ■■ Le jeu de la boule, qui n'est en France que l'occupation des artisans et des valets, est tout autre chose en Angleterre; c'est l'exercice des honnêtes gens; il y faut de l'art et de l'adresse ; il n'est d'usage que dans les belles saisons, et les lieux où l'on joue sont des promenades délicieuses : on les appelle boulingrins; ce sont de petits prés en carré dont le gazon n'est guère moins uni que le tapis d'un billaid, hamilt. Gramm. xiii. "Cet exemple, qui explique très-bien l'origine du mot, n'est pourtant pas le plus ancien : boulingrin se trouve dans Mme de Sévigné,

t BOULOCHE (bou-Io-ch'), s. f. En Normandie, pâte qui renferme des pommes ou des poires cuites au four, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, («76, p. 48.

t BOULOISE (bou-loi-z'), adj. f. Terres bouloises, nom donné, dans le département du Cher, à des terres qui sont froides , les Primes d'honneur, p. 382, Paris, (874. Les terres bouloises sont calcaires, et elles sont situées sur les collines et les plateaux du Sancerrois; le sol des brandes est argilo- siliceux , G. heuzé, la France agricole, carte n° 5.

f BOULONNERIE (bou-lo-ne-ric), s. f. Objets pour boulonner. Visserie et boulonnerie, Almanach Didot-Bottin, (871-1872, p. 642.

t BOULONNIER (bou-lo-nié), s. m. Se dit, parmi les cloutiers, des ouvriers qui fabriquent des boulons, l'Opinion nationale, 30 mai 1876, 3» page, 3' col.

f BOULOTTER (bou-lo-té), r. n. Terme populaire. Vivoter, vivre tant bien que mal.

— ETYM. Boule : proprement faire aller la petite boule.

( . BOUQUET. Ajoutez : || lO" Bouquet de pieux, réunion de plusieurs pieux. Art^ 3 : Pour assurer le service de la navigation sous lapasserello, une passe-marinière de (2 mètres do largeur sera ménagée à (4", 50 du mur du bas port Henri IV; un bouquet de trois pieux sera battu en amont de la passe, de manière que les bateaux puissent s'y amarrer, en cas de besoin, Ordonn. de police,

25 mars (870. || 11» En termes de chasse, la réunion de tout le gibier tué. A la fin de la chasse on a formé le bouquet sur une pelouse dite Prato-Campagna; il se composait de 400 faisans, de 4( chevreuils.... en tout 500 pièces environ, le Figaro,

26 oct. 1875. Il 12° Terme d'hippologie. On dit d'un cheval élégant, qui porte la tête avec fierté et qui a de belles allures, qu'il a du bouquet.

— msr. Ajoutez : xv s. Auprès d'un jolys bouquet [petit bois]. L'orée d'une rivière. Je trouvay le filz Marquet Qui prioit s'amye chère. Chansons du xV siècle, publiées par G. Paris, p. (0. Je vous donray un bocquet De violecte joUie, t'b. p. (l. Cuydez que pour ung bouquet Vous ayez m'ammir entière"? ib.

3. BOUQUET. Ajoutez : C'est le palemonà dents de scie, palemon serratus.

t BOUQUETÉ, ÉE(bou Ue-té, tée), arfj". || l» Néologisme. Garni de bouciue^s, et, en particulier, de bouquets d'arbres. Des pentes rases ou bouquetées de cépées de hêtres, chateaubr. Mém. d'outrelombe (éd. de Bruxelles), t. v, Chemin du Saint- Gothard. || 2° Qui a du bouquet, en parhantdes vins. Le Bourgueil [vin rouge de la Ton raine] est bouqueté comme les vins bourgeois du Bordelais; il n le mérite de se conserver longtemps, Joum. offic.

2 oct. (873, p. 6165, :(• col.

BOUQUETIN. Ajoutez : — lllST. xvi' S. Des cai.rici,rnr'î on lioiU|uetains vulgaires, qui est une

BOU

bcstode la prandcui- duii cerf.... pahadin, (liron de Savoye, tM2, p. 22.

BOl'QlîlNKRIE. Ajoute: : || 3* Ensemble, collection d» bouiiuins, de vieux livres. Les dictionnaires de Baj le, do Morcri, do Trévoux, la vieille Encyclopédie, n'ont plus grand'chosc à nous apprendre aujourd'hui ; il faudrait rajcuEiir celte bouquinerio surannée, ma.ximedu camp, Hev. des Deux- Mondes, 15 avril <873, p. 827.

t BOUUANE (bou-ra-n'), s. m. Le même que le mancône (voy. ce mot au Supplément).

t BOURB.VSSE (bour ba-s'), s. f. Nom des ma lières solides qui descendent au fond de la fosso d aisance ; on les nomme aussi fort bottelage, li- GEn, Fosses d'aisance, p. 2, Paris, <875,

— f.TYM. Bourbe, avec la finale péjorative asse BOURBEUX. Ajoute: : — IIIST. xvi* s. Elle [la

loi divine] nous tend les bras et nous receoit en son giron, pour vilains, ords et bourbeux que nous soyons, mont, i, 405.

BOURBIER. — IIIST. Ajoutez : xtii' s. Clers qui en tel borbier s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'orde borbo Plungiez et emborbés sera, Chron. des ducs de yormamiie, Appendice lu, t. lu, p. 83».

t BOURBONIEN. Ajoutez : — REM. Chateaubriand dit bourboniste et jamais bourbonien : Les femmes, particulièrement, étaient bourbonistes, Uéin. d'outre-lombe (éd. de Bruxelles), Torpeur de la légitimité, article de B. Constant, etc.

t BOURBOUILLE (bour-bou-l', U mouillées), s. f. Nom donné par les marins à une maladie de la peau, lichen vésiculîdre, qui est commune dans les pays chauds.

BOURDAINE. — HIST. xu' S. La borzaino e le genesl, Romania, oct. (872, p. 422.

1. BOURDE. — lllST. Ajoutes : \\ XVI» S. Que diray je d'une aultre belle bourde que les pauples anciens prinrcnt pour argent comptant? la iiotHE, Servitude volontaire.

t2. BOURDE. Ajoutez :\\2' Sorte de grande perche. Aller à la bourde, se dit d'une manière de naviguer, entre la Loire et la Vilaine, e. granoez, Voies navigables de France, p. 4U.

•t 4. BOURDE(bour-d'),s. f. BOURDIN (bourdin), s. m. nOURUELOT (bour-d»-lo), s. m. Espèce de tourte aux pommes, giteau dont il se fait une grande consommation dans plusieurs contrées de la Normandie «t particulièrement dans l'arrondissement de Cacn, H. MOisy, Noins de famille normanis, p. 4(.

t BOURDONNASSE (bour-do-na-s'), s. f. Ancien terme militaire. Lance italienne très-légère dont la hampe était creuse.

— EïV.M. Bourdon t.

BOURDONNEMENT. — HIST. xvf S. Ajoutez :

J'ay l'esprit tendre et facile à prendre l'essor : quant il est empesché à part soy, le moindre bourdonnement de mouche l'assassine, mont, iv, 257.

t 2. BOURG (bour), s. m. Usité dans cette locution : pastel bourg, pastel bitard, variété de pastel, qui doit être soigneusement extirpée des terrains où l'on cultive le pastel tinctorial. Un pastel bâtard qu'on nomme pastel bourg ou bourdaigne a la feuille velue, Instr. gén. pour la teinture, m mars tG7i, art. 265.

— ETYJl. Bourg paraît être le radical do 6ourgi'nc ou bourdaine (voy. du moins, ci-dessous, BOL'BG-ÉpiNE à l'étymologie).

BOURGADE. — HIST. xvi" S. Ajoutez : Et s'en allèrent en une autre bourgade, luc, ix, 56, Nouv. Tcslam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, ) 525.

t BOURGAGE (bour-ja-j'), s. m. Anciennement, faubourg. Coutume de la ville, du bourgage et de la banlieue do )3oulogne-sui--I.Ier.

I. BOURGEOIS. Ajoutez :\\T' Bourgeois considéré à différents points do vue. Le bourgeois du troupier, c'est tout ce qui ne porte pas l'uniforme. Le bourgeois du campagnard, c'est l'habitant des villes qui porte un habit. L'ouvrier qui habite la ville n'en connaît qu'un : le bourgeois de l'atelier, c'est son bourgeois à lui, ou, si vous l'aimez mieux, son maître, son patron. Les grands seigneurs comprennent dans cette dédaigneuse qualilication de bourgeois toutes ces petites gens qui portent dos habits d'Elbeuf première qualité tout comme dos comtes et des marquis, mais qui ne sont pas nés.... Le bourgeois du cocher de liacrê, c'est tout individu qui entre dans sa voiture.... Chez les artistes, le mot bourg»oii n'est plus une qualification, c'est une injure, iienhy monnieb, les Ùniiri/eois de Paris, Paris, (H5t, p. atl.HS" Dans l'Aunis, bourgeois, un poisson, l'ange de mer, squaluf squatina , Ghss. aunisien, la Rochelle, (870, p. 76. | DH'.T. nii LA LANGUE FRANÇAISE.

BOU

Il 9° Nom d'une monnaie d'argent qui fut frappée sous Philippe le Bel, i{i()(.((e4'f/».annéo l«76,p. 168.

2. BOURGEOIS, adj. || 2" .l;ou(fî : Quoiqu'il |Boileau] pense que cet ouvrage [la Satire sur les femmes] est son chef-d'œuvre, le public n'est pas de son avis, et le trouve très bourgeois et rempli de phrases très-barbares, Mlle de Scudéry, p. 371, Rathery et Boulron, Paris, 1873.

BOURGEON. Ajoutez : — REM. Beaucoup d'horticulteurs se servent du mot bourgeon dans un sens tout à fait diiïérent do celui qui lui appartient réellement ; car ils l'appliquent à la branche déjA en partie développée, désignant sous le nom d'yeux, gemmes, boutons, les bourgeons véritables; cet usage introduitdans certaines descriptions un élément de confusion, bâillon, Dict. de botanique. Bourgeon

t BOURG-ÉPINE, BOURGUE-ÊPINE. — ÉTYM.

Ajoutez : M. Darmesteter, Formationdes mots composés en français, p. < 20, voit dans bourg ou bourgue le radical de bourgcne ou bourdaine. Cette opinion est fortement appuyée par pastel bourg (voy. DO URG au Supplément).

t BOURGOGNES (bour-go-gn'), s. f. pi. Nom d'une espèce de coifl'ure, au xvu' siècle. Plus de coiffures élevées jusqu'aux nues, plus de casques, plus do rayons, plus de bourgognes, plus de jardinières, sÉv. I.ett. d M. de Chaulnes, )5 mai (691.

t BOURGUIGNON, ONNE (bour-ghi-gnon, gnon'), adj. Il l" Qui est relatif à la Bourgogne, ancienne province de Franco. Nous avons quelques textes du moyen âge en dialecte bourguignon; ce dialecte est aujourd'hui un patois considérable. || 2° S. m. Nom donné par les marins à des glaçons détachés, avant-coureurs de la débâcle de la banquise dans les mers du Nord. Deux heures après notre sortie du froid [en Islande] , nous rencontrions les premiers bourguignons, comme les appellent nos pécheurs; ce sont les avant-coureurs de la banquise , glaçons détachés , de dimensions variables.... G. ARA&3N, ilcB. des Deux-Mondes, (5 oct.

t BOURGUIGNOITE (bour-ghi-gno-f), s. f. Casque léger, laissant le visage à découvert, et employé par l'infanterie au xvi° siècle.

t BOURJANOTTE. — ÉTYM. On trouve ce mot écrit bourjasotle dans le Nouv. voy. en Kspagne, ennn et ms par Peyron, Londres )782, t. ii, p. 99; cet auteur le tire de Burjazot, nom d'un petit village, à une lieue do Valence. Nitnez de Taboada écrit le mot français bourjazoue, et le mot espagnol burjalazos et burjasazoz (sic).

t BOURNEAU (bour-nô), s. m. Tuyau de conduite pour des eaux souterraines (Drôrae).

t BOURRAGE. Ajoutez : ||3 Terme de construction. Action de remplir des vides à l'aide de matériaux. Sous la voie [du chemin de fer de ceinture de Paris] on a dii combler les vides par des bourrages, Journ. des Débats, 2 oct. (866.

t BOURRAILLOUX (bou-ri-lloù, Il mouillées), s. m. Nom donné, dans la Vienne, au baudet, dit aussi gueniUoux, à longues oreilles et longs poils, qui est employé à la procréation des mules et mulets, les l'rimes d'honneur, Paris, (872, p. 302. Il On écrit au.ssi bourrayoux. Son corps est ordinairement couvert de longs poils laineux et brunâtres qui l'ont fait appeler guenilloux, bourayoux , HEUZÉ, la France agricole, carte n'M.

— ETYM. Bourre, à cause des longs poils.

t BOURRASQUEK (bou-ra-sk4), v. n. Néologisme. Se livrer à des emportements brusques, pescator [un drogman d'humeur impatiente] va bourrasquant de l'aube à la nuit. M™ de gasparin, Voyages à Conslantinojile, 2° éd. Paris, (867.

( . BOURRE. Ajoutez : || 8° Arbre à bourre, l'areca crinila, bâillon, Vict. de bot. p. 247. || 9° Terme rural. Geler en bourre, se dit d'une vigne atteinte de la gelée avant que les bourgeons soient sortis.

2. BOURREAU (bou-ro), s. m. Terme de salines. Sac garni de paille que met sur son épaule l'ouvrier qui porte un panier do sol.

— ÉTY.M. Bourre; bourreau a ici le sens de bourrelet. Il Ejfacei le n" 8 do bourbeau.

BOURRÉE. Ajoutez :\\i' Dans l'Aunis, sorte de jonc analogue à la rouche, qui pousse dans les terrains humidi^s, et qui est employée comme litière, Gloss. aunisien, la Rochelle, 1870, p. 70.

BOURRELIER. — ETYM. Ajoutez : 11 y a eu une forme picarde singulière, gorrellier : xv° s. Le raestier des gorrelliers, Bec. des monuin. inédits de l'Iiist. du tiers état, t. iv, p. 201.

BOUURKR. Ajoutez : |{ 6» Bien remplir. Bourrer une malle de linge.

Bor

\ I. IiniRRET, KTTE (bou-rè, rc t), s. m. et f. Dans le Puy-de-Dôme, nom donné aux animaux de 1 espèce bovine âgés d'un an, les l'rimes d'honnrur, p. 116, Paris, 1874.

— ETYM. Bourre.

t 2. UOURRF.T (bou-rè) et BOURROT (bou-ro), s. m. Nom du caneton en patois normand, n. moisv, Noms de famille normands, p. 41.

— HIST. XV s. Chascun se pare Et veut aller à la tentare. Et semblent bouhoureaux en mare, a.

CHARTIEH, Poésies, p. 605.

t BOURRETAIRE (bou-re-tè-r.'), s. m Cardeur do filuselle.

— ErY.M. Bourrette.

t BOURBILLON (bou-ri-llon, H mouillées), s. m. Petit amas de bourre qui se forme dans la soie grége.

BOURRIQUE. Ajoutez 1 || 3» Populairement. Faire tourner quelqu'un en bourrique, l'abrulir, lui faire perdre la tète.

— Util. Le masculin hourri, âne, mâle de la bourrique, est usité dans le patois normand, H. moisy, Noms de famille normands, p. 42.

t BOURROICHE. — ETYM. Bourroiche est le même que bourriche (voy. ce mot).

BOURRU. — REM. Bourru a eu le sens de bizarre, singulier, et s'gst appliqué ainsi aux choses mêmes. Ce sonnet est bourru, si jamais il en fut, MALii. Lexique, éd. L. Lalanne. Imagination bourrue, ID. ib. C'est une comédie de votre part [persécution dirigée contre les protestants par des hommes sans religion], et une tragédie pour nous qui souffrons; et il résulte de tout cela quelque chose de fort fâcheux, et en mémo temps de fort bourru, BAYLE, La France toute catholique.

BOURSE. .Ijoutez : — REM. Le nom do bourse ne lui est pas venu [àl'éditice ainsi appelé], comme on pourrait le croire, de la nature des affaires qui s'y traitent, mais de ce que ces réunions de marchands, dont ou attribue l'invention aux habilanls de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette villa devant la maison d'une famille dont le nom était Van der Bourse, boutard, Dict. des arts du dessin, Bourse.

t BOURSILLEMENT (bour-si-lle-man. Il mouillées), s. m. Action de boursiller. Bientôt les assemblées, devenuas onéreuses par ces boursillements, étaient devenues moins fréquentées, de montai- GLON, Ilist. de l'Acad. de peinture (Mém. attribués à U. Testelin), t. i, p. 72.

BOURSOUFLER.— ETYM. Ajoutez : M. Fr. Demme, de Bucarest, indique un rapprochement avec le roumain, qui a huzumfla, bouder, de buzeumftate, lèvres enflées; le radical buze se trouve dans lo languedocien pout-ous, baiser.

[ BOUS (boa), s. m. pi. Des bous do sucre, du sucre qui a bouilli, dormoy, Hev. contemporaine,

(5 août (870, p. 489.

— ETYM. Bouillir.

t liOUSQUER. Ajoutez : \\ 2» v. n. Faire le métier de bousqufur. Il est bon à bousquer.

t BOUSyUEUR (bou-skeur), s. m. Nom donné, à Nantes, à des ouvriers qu'on emploio à remuer des fardeaux , et qui ne sont pas occupés à un ouvrage ayant nécessité un apprentissage quelconque.

t BOUSTIEAILLE (bou-sti-fâ-ll". Il mouillées), s. f. Terme populaire. La bonne chère. Aimer la boustifaille.

BOUT. Ajoutes : \\ 11° Bouts de table, objets do service qui se mettent au bout de la table. || 14° X tout bout de champ, voy. champ, n* (4.

BOUTARCUË. — ETYM. /l;oi((ei : Esp. botngra; de l'arabe bnutarka, mémo sens, lequel parait formé, d'après Et. Quatremère, do l'article copte boit et du grec lipr/o; ou Tâpi/ov, poisson salé, fumé, DEvia, Dict. élym.

t BOUTASSE (bou-tas-s'), s. f. Nom, dans lo Lyonnais, d'une pièce d'eau. Des empreintes de pas sur le sol détrempé par les pluies le conduisirent jusqu'à un pré appartenant au sieur G.... et au milieu duquel se trouve une de cts pièces d'eau appelées boutasses dans le pays, Gaz. des Trib. 27 août

(876, p. 837, 3° COl.

BOUTE-KEU. Ajoutez : || B° Terme d'exploitation houillère. Ouvrier de choix chargé do faire sauter les mines à la poudre. M.... surveillant boule-feu à la compagnie des mines de Bélhune, Journ. Offic. U sept. 1874, p. 6522, 3° col.

t HOUTEILLAN (bou-tè llan, Il mouillées), s. m. Ncjrn d'un cépage rouge, dans les Basses-Alpes, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. lui.

BOUTEILLE. Ajoutez .■ — kkm. On lit dans J. J.

r.or

HRA

Rousseau : »e savais i(uc.... malgré les manfruvre-et les bouteilles de MoiitmoUiii, la plupart des an cieus étaient bien disi>osés pour moi, Confess. xu, 2' partie. Comme itre dons la bouteille est une locution qui signifie rtre dans le complot, on s'est quelquefois mépris sur le sens de ce passage. Bouleilles y est pris, non au fij^uré, mais au propre. Le pasteur et professeur du Uontmollin. qui avait une c^ve bien garnie, était accusé par Housseau d'avoir voulu gagner les membres de son consistoire en leur faisant boire ses meilleurs vins.

— HIST. Ajoutes .-xir s. La vicz boitille, ST behn.

BOUTEB. Àjoulei : || 8' Boutei dessus, mettez dessus, et, quand la situation restreint et particularise le sens, mettez votre cbapeau, s'est dit dans le langage populaire du xvu* siècle. Valère à Sganarelle : Mais , monsieur, couvrez-vous, s'il vous plaît; le soleil pourrait tous incommoder. — Lucas à Sganarelle : Monsleu, boutez dessus, mol. lléd. malgré lui, I, 6.

— K.TYM. Ajoutez : D'après M. D'Arbois de Jubainville (Revue celtique, t. u, p. as), bouter vient non pas du moyen-allemand bôzen, qui a subi la s.'condc substitution de la dentale, mais d'un mot franc bautan et par contraction botan, qui avait é.happé à cette substitution, comme le vieux Scandinave baula et l'anglo-saxon bedian, dont l'eii égale ait.

BOLTEROLLE. Ajoutes : || *• En général, renfort de métal dans lequel est creusé un écrou.

t BOLTEROCE. Ajoute: : \\ i' Borne qui empêche que les essieux des voitures ne brisent les gardcfuus ou les angles des bâtiments; c'est là le vrai nom et le vrai emploi des bornes dans les villes, qui n'y bornent rien.

— REM. Le Complément du Dictionnaire de l'Académie et le Dictionnaire de BeschercUe font ce mot du féminin, mais il est masculin dans les exemples suivants : Hommes, femmes et clievaux se débattaient dans la neige [sur la route du Guthard]; enfin chacun put sortir, on se comptait sur la route, lorsqu'on vit près d'un bouteroue le conducteur Renner couché sur la neige.... extr. du Journ. de Genève, dans Journ. offic. 30 nov. <874, p. 7874, 3' col. Depuis que je vous ai tu prendre un petit monsieur par le milieu du corps et le poser délicatement sur un bouteroue , mes idées à votre égard ont changé, v. cuerbuuez, Re\). des Deux- Uondes, t" déc. 1874, p. 485.

— HIST. xiif S. Andri Boule-roe, géraud, Pons sous Philippe le Bel, p. (45.

BOUTE-SELLE. Ajoutes : — REM. Le boutc-sclle avertit les cavaliers non de monter à cheval, mais de bouler la selle, c'est-à-dire de seller le cheval. C'est à la sonnerie à cheval que l'on monte.

•f BOUTEUR (buu-teur), s. m. Terme dexploiUtion houillère, ouvrier qui déblaye le charbon abattu, et le pousse le long des tailles.

BOUTON. Ajoutes :{\6" Nodosité qui se forme dans les fils. Les filés anglais ont une supériorité remarquable sur les nôtres; ils sont très-réguliers, bien nets, sans boutons, et d'une très-grande force. Enquête, Traité de comm. avec VAnglel. t. iv, p. 503. Il 7" Boutons du Nil, nom donné par les voyageurs à une maladie de la peau, lichen vésiculaire, commune dans les pays chauds. || 8" Bouton d'Alep, ou de Bagdad, ou de Biskara, maladie cutanée dont les habitants d'Aiep, de Bagdad et d'autres villes en Syrie, et de Biskara en Afrique, sont aflectés une fois en leur vie, et qui atteint les étrangers résidant momentanément en ces villes; c'est un tubercule qui s'accroît pendant quatre ou cinq mois, s'ulcère et finit par se fermer en laissant une cicatrice indélébile.

BOUTONNER. Ajoutes : \\ 4° Terme de salle d'armes. Toucher de coups de fleuret. Fonblanche : Ne faites pas attention I vieux jeu ! (il le boutonne) touché, dix louis (à chaque coup de fleuret, une tache blanche sur l'babitj.... voilà une garniture de boutons qui ne vous va pas mal, bayabd et JAIKE, le Réveil du lion, u, 7. (Cette locution vient de ce que le bouton du fleuret, étant frotté de craie, marque de ronds blancs comparés àdes boutons celui qui est touché.)

T BOUTRK (bou-tr), s. m. Sorte de petits navires arabes qui font le cabotage entre nos colonies de Mayotte, de Nossi-bé et Zanzibar .... Que .a traite était encore pratiquée dans les parages de Zanzibar et qu'elle se faisait sur des bâtiments arabes qui sont autorisés à porter le pavillon fran fais: ce sont de très petit» navires appelés houtres, et qui portent un assez grand nombre d'hom-

mes, soit comme équipage, soit comme passagers. dans la navigation entre la Grande Tei re, iMayolte et Zanzibar, amiral totuuau, Journ. offic. 7 déc.

1872, p. 7597, 2* COl.

t 2. BOUVKAU (bou-vô), s. m. Terme d'exploitation houillère. Galerie de traverse qui recoupe la couche de houille; et, spécialement, galerie percée à partir des puits d'extraction ou d'aérage et recoupant la veine.

t BOUVELKUH (bou-ve-leur), s. m. Terme de houillère. Ouvrier qui creuse les houveaux ou galeries à travers bancs.

t BOUVKTÉ, t.K (bou-ve-té, tée), adj. Travaillé avec le bouvet. Jeudi soir on a trouvé sur la grève une certaine quantité do boites en fer-blanc, parfaitement bouvctées et portant l'étiquette d'un marchand de comestibles anglais, Afranc/iin, 29oct.

BOUVREUIL. — ËTYM. Ajoutes: D'après M. Gaston Paris, Mém. delà Soc. de linguisl. t. i, p. ssr., bouvreuil est pour bouvercuil, équivalant à houreret ou bouverou, petit bouvier, ainsi dit paixe que cet oiseau suit volontiers le laboureur qui conduit la charrue dans les champs.

t liOUVRIL (bou-vril), s. m. Lieu, dans les abattoirs, oîi on loge les baufs.

t BOX (boks'), s. «1. Stalle d'écurie ou compartiment de wagon pour un cheval seul.

— KTYM. Angl. box, boUe.

BOYAU. Il S" Ajoute: : || Boyau de mine, petite galerie. || Boyau de tranchée , portion d'une tranchée comprise entre deux angles.

— REM. Le patois normand dit la boillc , en parlant des viscères des animaux, H. Moisv, Noms de famille normaruls, p. 32. On rapprochera facilement cette forme de celle de plusieurs exemples de l'historique.

— HIST. Ajoutes :\\xiv° S. Heudous li orfèvres avoit fait chever [caver, creuser] un bouel souz terre, contre un bouel que Pierre a en sa maison (1303), VARiN, Archives admin. delà ville de Reims, t. n, ("partie, p. 28. ||xv' s. Ajoutes: Je n'ay mangé que tout à point t Encor y a-t-il ung boyau vuyJe, Rec. de farces, p. 319.

t BRABANT (bra-ban), s. m. Petit araire à avanttrain supporté ou non sur roues ; ce qui le caractérise essentiellement, c'est qu'il n'a qu'un mancheron au lieu de deux, et qu'il est très-léger, fonctionnant dans les sols très-meubles du Brabant. M. L.... cultivateur à Chauny, faisait fonctionner un brabant attelé do doux chevaux, dans i^Çic pièce de terre à lui appartenant, le Rappel du 5 janvier (876. || Brabant simple, et double brabant, noms, dans le Pas-de-Calais, de deux espèces de charrue, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 87. La Picardie opère des labours profonds avec la charrue dite double brabant, heuzé, la France agricole, p. (o.

t BRACAUE (bra-ka-j'), s. m. Nom donné, dans la Flandre française, au sarclage des blés et des avoines, les Primes d'honneur, p. 78, Paris, (874.

— ETYM. L'origine prob.ible est l'ail. Broche, jachère, culture de jachère ; on veut dire qu'on traite les blés comme une jachère en y détruisant les mauvaises herbes.

BRACELET. — HIST. Ajoutes : ||xii' S. X tant à la tiere se met L'enfes, et de son bracelet [au propre : petit bras) Parmi les gambes embraça Son oncle et les pies li baisa, Perceval le Gallois,

t BRACIIYCÉPHALIE (bra-ki-sé-fa-lie) , s. f. État de brachycéi'hale. La brachycéphalie de certains crânes.

— ETYM. Brachycéphale.

t BRACUYSIfiTÙOI'E (bra-ki-mé-tro p'), adj. Qui est afl'ecté de brachyniélropie.

t BKACHYMfilROI'lE (bra-ki-mé-tro-pic), s. f. Terme d'optique et de physiologie, synonyme de myopie.

— ETYM. Bfixoî» court, (lirpov, mesure, et û>\, œil.

t BR.\CIIY\K (bra-chi-n'), s. m. Coléoptère de lafamille des carnassiers, qui, poursuivi, lance à son ennemi une vapeur caustique. Nous avons en France plusieurs es)ièces de bracbyne, le brachyne escopette, le bracbyne pétard, le bracbyne bombardier, H. PELLETIER, i'cd'l dict. d'entomologie, p. 28, Blois, (868.

BRACON.NER. Ajoutas :\\i' Y. a. l'rendre du gibier ou du poisscii par braconnage. Cet instrument |lator|iillc| devient en usage pour braconner du poisson, JuucH o//ii; 20 sept (872, p. 6217, I (" col.

BRACONNIER. Ajoute: : || 3° Celui qui avait pour mission de faire lever le gibier. Ne pourront aussi aucuns braconniers, à raison de ladite prise |d'un loup), exiger ni prendre quelque prolit... Chartes du pays et du comté d'IIainaut, 23 oct 1717, Magasin pittoresque, (8!.», p. 23. || 4° Br.icon nier de pèche, celui qui poche en contravention. Se; habitudes de braconnier de pèche, signalé comme un incorrigible et audacieux destructeur de poisson, Gas. des Trib. 28 oct. (876. p. IU52, 4° col.

— HIST. xiv° s. .Ajoutes : llh avoit eu en ses joucnes jours falkenirs et brakenirs, chiens e' ■sceaux, hemricoiirt, dans les Vraycs Chroniques de J. Lebel, préface, p. x.

t BRACONNIÈRE (bra-ko-niè-r'), s. f. Lames articulées qui, dans les armures à plates, défcnden' le ventre et le haut des cuisses. Le tout était or dinairement en toile légèrement matelassée et gar nie de mailles sous le plastron, aux emplacements des rotules et des creux des genoux et à la bracoiinière, a. demmin, Journ. offic. 27 févr. (869, p. 2,'>6, 5' col. La braconnière ou jupe de plates (do lames de fer plat) n'apparaît que sur les derniers sceaux équestres ((5(6), a. maury, Rcv. des Deux -il ondes, (5 oct. (874, p. 9io.

— ÉlYM. Forme dérivée de braca (voy. braies, et comparez drayette).

t BRAGUE. Ajoutes : — HIST. xvi« s. H [Eleus Hippias) feut si curieux d'apprendre encore à faire sa cuisine, et son poil, ses robbes, ses souliers, ses brages, pour se fonder en soy autant qu'il pourroit et sûubstraire au secours estrangier, mont, iv, 97.

t BRAGUER (bra-ghé), v. n. Terme vieilli. Se vanter, faire le fendant.

— HIST. xvrs. Et que peut-estreon voit mainte qui brague. Qui beaucoup près n'est point si bonne bague, cl. marot, i, 405.

— Etvm. Norm. brague, vif, emporté, propre ment qui fait du bruit ; wallon, bragars, les jeunes gens qui, enrubannés, empanachés, l'épée au colé, font les honneurs d'une fête de paroisse (xvi" s L'autre sera querelleux avec ses voisins, et rude à ses sujets, et n'aprouvera autre vie que celle qui consiste à faire le braguard en la maison, langue, ((6) ; angl. to brag , se vanter, braggart, vantard, du norois braka, faire du bruit, faire de l'étalage, dont le radical se confond avec le gothique brikan, rompre. De la sorte, braguer et brigue remonteraient à une racine commune (voy. BRIGUE au Supplément).

( . BR.AI. Ajoutes : || 2° Arbre à brai, un arbre de Manille dont le nom scientifique est inconnu, c' qui fournit une résine employée dans les constructions navales, bâillon, /Jtc(. rfe bot. p. 247.

t BRAIDISME ( brè-di-sm' ) , s. m. Synonyme d'hypnotisme, du nom de James Braid , médecin anglais, qui a publié en (843 un livre sur ce sujet. M. J. P. Philips, ajoutant aux idées de J. Braid les siennes propres, a réuni.... dans son Cours théorique et pratique de braidis:ne, imprimé en (860, des faits qui..., alfred maury, la Magie et l'Astrologie, 2» part. p. 434, (861.

(. BRAIES. — HIST. Ajoutes : || xvi' s. Platon dict que qui eschappe,brayes nettes, du maniement du monde, c'est par miracle qu'il en eschappe, MONT, iv, (32.

t BRAILLÉ, EE (bra-llé, liée , îî mouillées), part, passé de brailler 2. Se dit des harengs salés et remués avec la braille (voy. braille et brailler S au Dictionnaire). Harengs brailles en vrac... harengs brailles en tonnes, Monit. univ. 3u sept.

(867, p. (266, 6" col.

(. BRAILLER. — HIST. |1 XVI» S. Ajoutes : Pour moy, je l'ay passée [la gravellc) jusques à cette heure avecqucs un peu meilleure contenance, el me contente de gémir sans brailler, mont, m, 20(.

•)- BRAILLËRIE (bri-Ue-rie, Il mouillées), s. f. Action de brailler.

— HIST. XVI' s. Ils [MM. de Guise] commanaerentsi modestement.... que, par deux ou trois doux mots qu'ils disoient, le monde se rcculoit de soy mesmes.... plus cent fois que par une infinité de brailleries, poussemens et impatiences, brant. Duels.

BRAISE. Ajoutes : || 4° Dans l'argot des ateliers, de la braisé', de l'argent, c'est-à-dire de quoi fane bouillir la marmite. Là, ce dernier, pour montrer qu'il n'entrait pas en ménage sans braise, exhiba à son pays deux billets de (oo fr., Gas. des Trib.

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