‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 88 sur 638 · BRE · texte numérisé non relu

BRE

BR.WETTK. Ajou<« : Il Anciennement, ce moi désignait une sorte d'Atui <;ui se portait à la fente du haut-de -chausses et qui était d'une forme trèsindécente. Il Pantalon à brayctte, pantalon fendu par devant.

t BRtVK (brèk), s. m. Voiture ayant un siège sur le devant et deux autres derrière dans le sens de la longueur se faisant face ; c'est comme un petit omnibus découvert.

BREBIS.— ETYM. Ajoutes : Vervecem, au sens général de bête ovine : arietcm immaculntum de vervecibus, se trouve dans un texte du vi' siècle (voy. Rev. crit. 28 mai 1870, p. 347).

BRÈCUE. Ajoutes : || 8' Nom donné par Engramcllo à la noctuelle du bouillon-blanc, noclua ver~ basci.

t BRÉCIIÉ, ÉE (bréché, chée), adj. Qui a des brèches ; se dit, dans le Jura, d'une défectuosité dans les fromages. Suivant les circonstances, les fromages peuvent être brèches, éraillés, chailleux, mille-yeux, gercés, gaheau, Mém.Soc. gi!n. d'agric. 1874, p. 94.

BRÈCriE-DENT. Ajoutes : — HIST. xilf s. Guillelmus dictus brichedent. Charte, dans guérard, i'artul. de Notre-Dame de Paris, t. m, p. 87.

— ETYM. Ajoutes : M. Darmesteter, Format, des noms composés en français, p. 134, a discuté l'explication grammaticale de ce mot composé. « Bn',che-dent est-il composé de brèche, s. f. et de deni, de sorte que le sens serait une brèche de dent, et, par synecdoque, un homme qui a une brèche aux dents? Celle composition serait tout à fait irrégulière; d'ailleurs le genre de brèche-dent s'y oppose. U est plus simple d'y voir un composé verbal. Brècher a existé au sens de faire brèche. Un brèche-dent .serait donc celui qui brèche ses dents, c'esli-dire qui a les dents brèchèes. On ne voit pas, il est vrai, d'autres exemples de composés de la sorte où le verbe, au lieu d'indiquer une action présente, indique une action passée. Mais ce changement de temps s'explique et par l'imptissibilité d'exprimer la chose autrement et par la nécessité de suivre le procédé habituel de formation des composés verbaux. »

t BREDAI.ER. — ETYM. Ajoutes : 'Brédaltr, terme technique, est le même que le picard berdaler, gronder entre ses dents, qui est le même que l'anc. français berdeler, qui signifie marmotter entre ses dents, et qui est de même origine que bredouiller ( voy. bredouiller, au Dictionnaire et au Supplément).

BREDOUILLÉ. Ajoute: : || Fig. Qui parait bredouillé, en parlant d'un écrit, d'une lettre. Parère m'a écrit une lettre toute bredouillée de compliments et de proleslations, sÉv. Letl. à Urne de Grignan, s janv. (676, dans Lett. inédites, éd. Capmas, t. i, p. 395.

BREDOUILLER. Ajoutes : — HIST. xut* s. Ainz c'en ait dit deus misereles [misérérés]. Ont il dites et murmulées, Bauboiées et bredelées Et leur heures et leur matines, Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 485 (abbé Poquel). Que bredeler représente bredouiller, cela est prouvé par le picard, qui dit encore aujourd'hui berdeler.

t BREUON (breon), s. i?i. Terme d'histoire. 111° Dans l'ancienne Irlande, sorte de fonctionnaires religieux. Les brchons ressemblent extrêmement aux druides, e. de laveleïe, Rcv. des Deux- Slondes, 15 avril 1875, p. 788. || 2° Recueils de lois, dans l'ancienne Irlande. Les brehons , qui or* donne leur nom à ces recueils de lois [the brehon (aics|, offrent la plus grande ressemblance avec les druides de la Gaule, tels que César nous les fait connaître, E. DE laveleye, les Lois des brehons, p. 787.

t BRf;LAGE(brê-la-j') s. m. Terme de pontonnier. Disposition ayant pour but de fixer sur les corps de support les poutrelles destinées à porter le tablier d'un pont. Il Action d'établir cette disposition.

— ETYM. Le même que brcUage.

t BRËLER (brê-lé), V. a. Faire le brêlage.

— ETYM. Le même que brellcr.

t BREMNGUE (bre-lin-gh'), s. f. Une brelinguc, c'cst-àdiio une voiture qui a de l'âge, du service, des antécédents de fatigue et d'épuisement, h. tôpp- FER, iVoKU. Voyages en sig-zag.

— ETYM. Forme de berlingot (voy. ce mol), Irèsusilée à Genève et dans la Suisse romande.

t BRELOQUET (brc-lo-kè), J. m. Sorte de breloques. Spécialité de brcloquets, fantaisie et armoiries, Alm. Didot-Bottin , 1876, p. 703,

1 BBENAGE (bre-na-j'), i. m. Terme de féodalité.

BIIE

Obligation d'héberger les chiens du seigneur (proprement, oblià'ation de fournir du son pour les nourrir). Breuage vaut quinze niuids d'avoine par an, MICHELET, Urig. du droit, p. 25».

— ETYM. Jiran, son.

t BRE-VÊE (brenéo). s. f. Dans l'Aunis, pdt6c pour les besliau.\ composée principalement de bran ou son. Oloss. aunisien, p. 77.

— ETYM. Bren ou bran, son.

t BRE-MER (bre-nié), s. m. Anciennement, officier chargé de lever le droit de brenage. || On disait aussi bernier.

1 BKE.\TE (bran-t'), s. m. Coléoptère de la famille des rhynchophores : ils sont la plupart eioliques, H. pelletier, Petit dict. d'enlomol. p. 69, Blois, 1868.

BRÉSIL. — REM. Au lieu de la remarque, mettez ceci : L'Académie observe qu'on dit aussi b.is de Brésil. Cette observation a besoin d'explication ;. car, telle qu'elle est, elle ferait croire que le brésil tire son nom du Brésil, tandis qu'au contraire c'est le Brésil qui tire son nom du brésil. On peut écrire bois de brésil ou bois de Brésil. Dans le premier cas, ce sera du bois de l'arbre brésil ; dans le second cas, le bois do Brésil ou de Fernambouc désignera particulièrement la cxsalpinia echinala, Lmk.

BRÉSILLÉ. .ijoufei: — REM. Mandez-moi si vous dormez, si vous n'êtes point brcsilléc, sÉv. t3 nov. J676. M. Régnier dit en note : Brésillée , devenue rouge, c'est l'explication que M. Lillré donne du mot; un des sens de brésiller est teindre avec le bois rouge appelé brésil. Nous devons toutefois ajouter que ce mot signifie aussi • rompre par petits morceaux, » et « réduire en poudre à force de sécheresse, » et qu'en comparant ce passage à quelques endroits des lettres suivantes , on pourredt être tenté de prendre ici brésiller duus cette seconde acception; voyez particulièremeul : Parlez moi de TOUS, ma chère enfant ; comment vous portez-vous? votre teint n'est-il point en poudre ? éles-vous belle quand vous voulez? sÉv. 4 déc. 1675; et : J'approuve vos bains, ils vous empêchent d'être pulvérisée, SÉV. ♦ sept. 1676.

BRÉSILLER. — ETYM. Àjoules : En Normandie, on dit d'un mets trop salé, qu'il est brésilU de sel.

t BRESSAN, ANE (brè-san, sa-n'), adj. Oui appartient à la Bresse, ancienne province de France. Le patois bressan.

t BRESTE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Le plaisir y est singulier de voir les oisillons.... le braver et se moquer de lui [le duc ou la chouette], et, au bout de tout cela, se sentir pris par les griffes avec le brei ou bien par le glu, dont ils se trouvent empestrés en leur pennage, o. de serres,

t BRETÊCBE. Ajoutes : — REM. La définition complète de la bretéche est : Ouvrage de charpente en saillie sur des faces de maçonnerie, s'ouvrant, à la partie inférieure, par de larges mdchicoulis, et latéralement aussi bien que de front, par des créneaux revêtus de volets.

t BRETON' (bre-lon), i. m. Nom d'un idiome néo-cehiiiue parlé en Basse-Bretagne.

t BRETTER. |1 1* Ajoutes : En avril 1679, lorsque le Huget présenta son état de dépenses, l'intendant Arnoul écrivait à Colbcrt que le bas-relief n'était que dégrossi, et que la figure de Milon n'était pas entièrement finie, et qu'il y en avait une partie qui n'était encore que kreltée, c'est-àdire ébauchée, j. dumesnil, Bist. des amat. français, t. II, p. .168.

t BREL'II.LES. AjouUi : || i'Au sing. Brouille de Classe, partie grossière de la filasse. D. Avec quoi avez-vous mis le feu? — R. Avec des allumettes, de l'amadou, de labreuille de filasse et de la paille (interrogatoire d'un incendiaire en 1778), Cas. des Trib. 11 juin l«76, p. 670,4' col. Interrogé oii il a acheté les allumettes, l'amadou, le briquet, la pierre à fusil et la filasse avec lesquels il a mis le îen, a dit qu'il les avait chez lui, qu'il les y a pris, qu'il ne s'est servi que de breuilles de Classe et de paille qu'il a prise dans le grenier de Pierre Hébert, ib. p. 671, 2' col.

i BREl'LE (brcu-1'), s. /'.Nom, dans le Calvados, d'une bricole que l'on met aux vaches et aux taureaux, pour les empêcher d'atteindre les branches des pommiers et de manger les fruits, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 48.

BREVET. — HIST. Ajoutez : || xiV s. Par dessus Dieudonné (un saint personnage].... Yavoilunbrievetau Dieu commandement (jui devisait non nom

Page 1