oct. (876, p. I06(, ("COl
t 2. BRAME (bra m'), s. f. Terme de métallurgie. Miisse de fer préparée pour faire de la tôle. Pour la fabrication de nos grosses tûles de construction, .
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nous procédons ainsi : nous prenons des fers en barres;.... nous les mettons au four, nous les fondons pour obtenir une masse que nous appe Ions une brame, qui est destinée à passer sous le gros marteau pilon pour y recevoir sa forme déli nitive, puis à être représentée au feu pour y itro fortement chaufléo de manière à pouvoir être, sous le laminoir, convertie en une feuille de tôle. Enquête, Traité de comm. avec l'Ani/lel. 1. 1, p. 37. t BKAMÉE (bra-méc), s. f. Cri du cerf et de certains autres animaux. En nous voyant, elle [une vache) pousse une longue bramée, M"' de gaspa- RiN, Au boni de la mer.
— KLM. Bramer se dit du cerf; pourtant Marot l'a dit en parlant des bœufs ; Mme de Ga^parin peut s'appuyer sur cette autorité.
BIIAN. Ajoutez : |{ 5" Bran d'agacé, nom, on Belgique, de la gomme du cerisier, du prunier et des autres arbres qui portent des fruits à noyaux, ildii. critique, 20 mars 1875, p. 186.
BR.\NC\KO. Ajoute: :\\i' Nom qu'on donne dans les hôpitaux aux lits supplémentaires. Dans les cas urgents , elle [l'administration de l'assistance publique] n'hésito pas à faire dresser des couchettes supplémentaires, qu'en termes techniques on nomme des brancards, et qu'on installe momentanément dans le milieu des salles qui ne sont pas trop encombrées, UAxmz du camp, Rev. des Deuj-ilontles, I" aoilt 1870, p. 523.
t BIIA.NCAKDER (brankar-dé) , V. n. Faire l'oflico de brancardier d'ambulance.
t BRA.VC.\RDIER. Ajoutez : \\ 3" Homme qui va chercher les blessés sur des brancards.
BRANCUAGE.-ljouleï ; — REM. On trouve quelquefois branchage pour branchement. On construit en co moment, sous l'avenue de la Chapelle- Saint-Denis, un branchage d'égout collecteur d'une g»ande importance,... Journ. o//ic. 20 janvier t»75, p. 514, 3* col. C'est UD emploi tout à fait impropre et abusif.
— llisr. XVI* s. Ajoulex : Escourter et esclaircir le branchage de ce tige foisonnouit en trop de gaillardise, MONT, m, 08.
URANCHE. Ajouleî : || 13» Petite succursale d'une banque, d'une compagnie. Ces banques d'Ecosse ont de petites succursales, des délégations, des branches, comme on les appelle, dans chaque village, Journ. offic. 29 janv. («73, p. 648, 2° col. Attendu que les articles 31 des statuts de la b'-. ..chc l'Incendie et 35 de ceux de la compapn'. u assurances sur la vie stipulent l'un et l'f^ .; que le directeur peut être révoqué par l'asst i^iulée générale. Gaz. des Trib. 23 août <876, p. 82o, 4» col. ■Illi" Dans l'exploitation du bois de flottage, portion d'un coupon. Un coupon prend quatre branches dans lesquelles il entre six mises ou portions de o",72, plus deux petites mises de u",!! environ appelées acoulures, Mém. de la soc. centrale dagric. 1873, p. 266. [| 15° Terme d'hippologie. On ilit qu'un cheval a de la branche, quand il a le garrot bien sorti, la télé petite, et l'encolure longue et bien portée.
t llRAiVCHELLlONS. La définition est mauvaise; voici la véritable : Genre de petites sangsues ou hirudinécs à respiration branchiale et non cutanée, parasites des poissons et des tortues.
— ETYM. Branchellion de Savigny, contraction de branchiobdellion de Rudolphi, de branchiobdelle.
t BRANCHEMENT. Ajoutez : Les Lranchcments de plomb des services de prise d'eau pour usages divers, Journ. offic. <9 nov. <873, p. 7u57, 2" col.
t BRANCIUOBDELLE ( bran-chi-obdè 1' ), î. f. Genre de sangsues à respiration branchiale, parasites des crustacés et des mollusques.
— El YM. Branchie, et pôéDo, sangsue.
tBRANCUlPE (bran-chi-p'), s. m. Genre de
crustacés branchiopodes d'eau douce et salée.
— KTYM. Branchie, et itoû;, pied.
BRANDADE. — ETYM. L'étymologie véritable
est le provenç. brandar, remuer, agiter, à cause que la morue en brandade doit être agitée pendant toirt le temps de la cuisson ; le même que brandir. 1. BRANDE. Il 1° .4jou(ei ; On coupe dans ma commune, les brandes à l'âgo de huit ou dix ans, pour chauffer les fours ou les vendre à Casteljoux, et on n'arrache les troncs qu'après une période de quinze ou vingt ans, pour les carboniser, Enquête sur les incendies des Landes, p. 253. L'ajonc, le genêt, l'arbousier, la brande et le chêne sont six essences qui, réunies à l'aiguille du pin, forment un puissant aliment aux incendies, ib. p. 212.
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t BR.\ND1N (brandin), j. m. Nom donné aux chevaux de l'arrondissement de Saint-AmanJ (Cher); ils sont légers et excellents, les Frimes d'Iionneur, p. 366, Paris, 1874.
t BRAXDISSEDR (bran-dl-seur), s. m. Néologisme. Celui qui brandit. Hérauts d'armes et brandisseurs des insignes royaux au sacre de Bonaparte, ils rempliront les mêmes fonctions au sacre de Charles X, chateaubr. Jft'm. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. ui. Suite des Cent-Jnurs.
I. BRANDON.— ËTYM. Jjouleï : D'après M.d'Arbois de Jubainvillc [Rev. celtique, t. ii, p. 12S), brondon vient non pas de l'ancien haut-allemand braiU, tison, encore moins de l'allemand moderne Brand, incendie, mais du franc brand, dont l'existence est prouvée par le nom propre Cltildebrandus, et qui a le sens do brûler, d'incendier.
BR.\NLE-BjVS. — ÉTVH. .Ijoutez : En cas de combat, le capitaine fait arborer le pavillon, ôter les dunettes, les cloisons, les coffres, les branles, et fait tout porter à fond de cale, enfin fait mettre en ordre tout le vaisseau, Corresp. de Colbcrt, t. III, 1!, p. 313.
BRANLER. — lllST. || xvi* S. Ajoutez .-Tous chalanssont tenus de bransler [suspendre la marche], arriver, venir à la chambre de ladite recepte , MANTELLiER, Glossaire, Paris, 1869, p. I4.
t BRANTARD (bran-tar) , S. m. Dans le canton de Vaud, ouvrier qui porte la brante.
t BRANTE (bran-t'), s. f. Dans le canton de Vaud, hotte ou baquet en bois qui sert à transporter à dos d'homme le raisin.
t BRANTÉE (bran-tée), s. f. Dans le canton de Vaud, une pleine brante.
BRAQUE.MART. Ajoutez : — REM. La définition précise de braquemarl est : épéo courte, large, plate, à deux tranchants très-aigus.
t BRAQL'ER (bra-ké), V. a. En Picardie, biner les pommes de terra (comp. bracage, au Supplément).
t 2. BR.\Ol'ET (bra-kè), s. m. Voy. boblinage 2. BRAS. Il ll°.4jow(ej ; Il Bras ou genou do l'aviron, la partie depuis le point d'appui jusqu'à la main du rameur.
BRASIFR. — HIST. Ajoute: : || xvf s. [Scevola] pour "". ,iitrer quel il esloit, s'estant faict apporter ur .,rasier, veit et souffrit griller et rostir son ,ias, jusques à ce que l'ennemy mesmc, en ayant horreur, commanda oster le brasier, mo.nt. i, .1(17. t BRASSEMENT (bra-se-man), s. m. Action de brasser la bière.
— HIST. xiv s. Le brasscmcnt de la cervoise et godale (1385), VAR1.N, Arc/iiMS admin.de la ville de Reims, t. m, p. 650.
BRAVE. — ETYM. Ajoutes : Comme il n'y a, sur l'origino de ce mot, que des conjectures, il convient d'ajouter ici celle de M. J. Storm, Romania, avril 1876, p. 170 : Brave est récent dans le frai>çais; il appartient au provençal, à l'italien et à l'espagnol. Reprenant l'idée de Ménage, M. Storm le tire du latin rabidus, enragé, par l'épenlhèse d'un 6 (brabidus), comme dans b-ruire et b-rairc. De brabidus vient l'ancien ital. braido, homme leste, agile. Braido a donné brado, qui conserve le sens primitif : bue brada, taureau sauvage. D'autre part, brabidus, par l'intermédiaire fictif de fcratîio, est devenu bravo. En espagnol, on a brotn'o et bravo : caballo bravo, cheval sauvage, non dressé, io.5 Indios bravos, les Indiens sauvages, mares bravas, mers agitées. En proven(;aI, cavalh braidiu , cheval fougueux, hennissant. M. .Slorm rappelle des emplois latins de rabidus avec le sens roman de brouo : rabidum Pelorum, Lucain ; rabies cwlique marisque, Virgile ; rahidi canes, Lucrèce ; rabidi leones , Horace. D'après cette théorie de M. Storm, le thème brabidus (rabidus) no serait pas étranger à la langue d'oc, oii il se trouverait sous la forme broidir, crier, hennir, brat'di/', criard, hennissant.
BR WERIE. Ajoutez : || 2° De braverie, par bravade, en guise d'exploit. Une bande de femmes équipées en amazones lui firent, do braverie, une salve de mousquetados, malii. Lexique, id. L. Lalanne.
BRAVOURE. Ajoutes : — REM. Bouhours, Doutes surla langue frawaise, p. D4, dit que disculper et bravoure nous viennent peut-être do Mazarin. M. Allou, Essaisurl'univcrsatilédela langue fiançaise, in-8°, 1828, cite, p. 426, un livre publié ù Bruxelles en 1701, et dont l'auteur dit que « bra. voure , venu avec Mazarin, .parut d'abord trèsbizarre, et causa un grand désordre dans la république des lettres. >