BRU
site pas à dériver broyer de l'ail, brechen {Jtanf brechen, broyer le chanvre), bas-ail. breken, angl. (0 break, golh. brikan. H en rapproche le provenç. briga, mictlc, es-brigd, émielter, briser, oii l'i est conservé. Ajoutons que le patois du Bcrry dit breyer, et que l'anglais to bray, broyer, est rattaché à l'anglo-sax. brakari.
BROY'EUR. Ajoute: :\l%' S. f. Broyeuse, machine propre à broyer les plantes textiles. X cette exposition seront admises les broyeuses, les teilleuses, les égraineuses, et, en général, toutes les machines agricoles spéci.ilement adaptées aux besoins de l'industrie des plantes textiles, Joum.offic.
28 avr. 4874, p. 2978, 2° Col.
I BRUC (bruk), s. m. Nom, dans les Landes, du produit du nettoiement des plantations de pins, produit employé comme litière. || On le nomme aussi soHtrage (voy. ce mot au Supplément).
BRUCELLES, — ÊTYM. Ajoutez : Dans le limousin de Nontron, bruct, pincer, M. Boucherie demande si brucelle ne proviendrait pas de vulsella, petite pince. M. Camille Cbabaneau, Rev. des langues romanes, 2" série, t. i, p, 363, cite le verbe brwci'r, pincer, qui existe actuellement dans le parler méridional, et qu'il lire d'une forme fictive vulsire, dérivée de vulsum, supin de vellcre, pincer. Cela est probable ; en tout cas brucelles appartient incontestablement au mùme radical que brucir.
t BRCGXON'IER (bru-gno-nié), s. m. Variété du pêcher (persica Ixvis, DC.) qui produit le brugnon,
t BRÛLAGE. Ajoutez : || 2* Action de brûler du vin pour en faire de l'eau-de-vie. Dans le Midi, il est toujours question de grands brillages, et. dans cette prévision , les acheteurs [de spiritueux du Nord] montrent de la réserve, Journ. o/Jic. 28 déc. 4 874, p. 8628, 2" coI, || 2« Action de briiler un combustible pour se chauffer ou s'éclairer. On comptait, entre antres [aiLX États-Unis], plus de 362 000 hectolitres [d'alcoolj, le tiers de la consommation française, pour le bri'ilage et l'éclairage, Journ. ofUe. 8 fév. 4874, p. 40y6, 2" col.
BRÛLANT. Ajoutez :\\6' Qni brûle, qui consume par le feu. Le 22 janvier on a brûlé mon livre à la Haye; on doit aujourd'hui le brûler à Genève; on le brûlera, j'espère, encore ailleurs; voilà, par le froid qu'il fait, des gens bien brûlants. J. J, RODSS. Lelt. à Mme Guyenel, 6 fév. 4 765. BRÛLÉ. Ajoutez : || 10" Enchère brûlée, enchère précipitée, hâtée dans des intentions plus ou moins frauduleuses. Le second des moyens employés pour frauder la ville et voler les expéditeurs, consistait dans les adjudications précipitées faites à bas prix, soit à un complice, soit à un acquéreur qui avait donné une gratification.... ces enchères brûlées, suivant l'expression consacrée, soulevaient peu de réclamations; car on se serait aliéné les crieurs, dont l'inlluence sur le marché était prépondérante. Gaz. des Trib. 26-27 mai 4876, p. 5io, 4"= col. || On dit aussi : C'est brûlé, c'est trop cher, on n'en peut approcher.
t BRÛLE-MAISON (brû-le-mê-zon), «. m. Celui qui met le feu aux maisons. (Les écrivains qui, sous l'empire, ont] caractérisé l'éloquence comme une espèce de brûle-maison, de désordre continuel, viLLEMAiN, Cours de littcralurc, xvm* s. 3° partie, p. 332 de l'ancienne édition, in-8°. \\Au plur. Des brûle-maisons.
t BRÛLE-PARFUM (brù-Ie-par-fun), s. m. Vase dans lequel on brûle des parfums. Un brûle-parfum, avec dragons et nuages en relief, le couvercle formé par un dragon tortueux , Journ. ofj'ic. 23 déc. 4 875, p. 40584, 3» col. Lc brûle-parfum de l'empereur était en or massif et du poids de cinquante à soixante livres, herveï de st-denis, SIém. sur le pays connu des anciens Chinois sous le nom de Fou-Sang, p, 4 4, Paris, 487G. Les Chinois en font [du nickel] des ustensiles de difi'érentes formes, des cuillers, des coupes, des brûleparfums, le Temps, 9 avr, 4 876, 2° page, 2» col. Il Au -jilur. Des brûle-parfums.
BRULER. Il 9^ .ijoutez :\\Au trésor et ailleurs, ne pas rappeler, écarter, mettre à néant les numéros qui ne répondent pas à l'appel, les articles dont on ne veut pas, etc. Il réclame à la compagnie [d'assurances contre l'incendiel le "payement d'une série d'articles qu'il avait présentés à un journal, et qui, n'ayant pas été jugés bons pour l'insertion, ont, selon la formule connue, été brûlés, r. vÉKOH, Journ. amusant, du 48 mars 4870, ||10" Ajoutez :\\ On dit que le tabac brùlo noir, quand la faculté combustible y est peu développée. Le tabac d'Alpérie brûle noir