‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 91 sur 638 · BUC · texte numérisé non relu

BUC

— ÉTY.M, Ajoutes : Ce n'est pas seulement Fane, esp. qui a la forme uslar; elle est aussi dans l'anc. français : xn' s. Un grant brandon de fu [il] geta, Qui bien ot deux toises de let; Trestout a Piercheval urlet Et le sourcil et le grenon, Perceval le Gallois, V, 39838. Urlet est pour uslet.

BRÛLERIE, Il 1» Ajoutez : || Exploitation où l'on brûle des vins, des cidres, des marcs, des fruits, pour en faire de l'eau-de-vie, k la différence des distilleries oit l'on tire de l'alcool des mélasses, des betteraves, des grains, etc. |1 2» Action de brûler, de consumer par le feu. Il y a dans toutes ces brûleries [les Lettres de la Montagne brûlées à Genève, à la Haye] quelque chose de si niais et do si bète, qu'il faut être plus qu'enfant pour s'en émouvoir, j, j. Rouss. Lett. à M. D. 7 fév. 1765.

BRÛLEUR. Ajoutez : || 3° Se dit do l'endroit d'un fourneau oit la combustion s'opère. Je place sur un fourneau à gaz, dont le brûleur est à petits trous,,.. BOBIERRE, Acad. dcs se. Co)iiptes rendxis, t, lxxx, p. 473. Il 4° Terme de gazier. Bec de gaz. Rampe et appareil d'illumination formant une saillie spéciale, composés de tubes droits ou recourbés et sur lesquels sont greffés de petits brûleurs avec ou sans globe. Tari f annexé au décret du 28 juill, 1874 sur les droits de voirie à Paris. M. L. s'assura, avant de commencer les opérations, que tous les brûleurs do l'hôtel du Louvre étaient éteints, Cai. des Trib. 46 juin 4876, p. 583, 3' col,

t BRÛLOIRE (bru-loi-r'), s, f. Boite cylindrique de tôle, qu'on tourne sur un réchaud et qui sert à brûler le café,

t 2, BRUMAILLE (bru-mâ-U'), s. (. Dans le département du Cher, grande brumaille, la bruyère à balais, erica scoparia, Les Primes d'honneur, p. 365, Paris, 4874.

t BRUNISSANT, ANTE {bru-ni-san, san-t'), adj. Qui est de couleur brune. H n'est pas nuit, mais il n'est plus jour, et déjà les eaux brunissantes de la Neva annoncent l'heure du repos, DE maisire. Soir, de St-Pétersb. 3» entret.

t BRUNISSEMENT (bru-ni-se-man), s. m. Action de devenir brun. Le brunissement do la chevelure, gust. lagneau. Celtes, Paris, 4 873, p. 775.

I BRUTAGE (bru-ta-j'), s. m. Travail , dit aussi ébauche, qui consiste à. dégrossir le diamant, — - lïTY.M, Brut.

t BRUTISTE (bru-ti-sf), adj. Usité dans cette locution : ferblantier brutiste, ferblantier qui fabrique les ustensiles de ménage en fer-blanc brut. Opinion nat. 3 mars 4 876, 3" page, 4' col.

f BRUXELLES (bru-sè-l'), s. f. La capitale de la Belgique. || Point de Bruxelles, tnlle de Bruxelles, sorte de tulle fait en vingt mouvements par maille, Enijuète , Tr. de comm. avec l'Anglel. t. iv, p. 650. BRUY'ÈRE. ^IjoufÊï : || 5° Nom donné à la litière, de quelque végétal qu'on emploie le feuillage, que l'on dispose pour les vers à soie , lorsqu'ils- se disposent à. former les cocons. ||6° Racines de bruyère, souches avec lesquelles on fait des pipes. Quand les racines de bruyère peuvent être utilisées pour la confection des pipes, on obtient.ainsi un certain rendement qui favorise les«débroussaillements. Enquête sur les incendies des forêts, 4 869, p. 78.

f BRY (bri), s. m. Nom, dans la Charente-Inférieure, de l'argile employée à la construction des digues; c'est une argile gris bleuâtre très-compacte, Acad. des se. Compt. rend. t. Lxxiit, p. (224. Il On écrit aussi bri. Saintonge : les terres des marais ou bri sont très-argileuses, noirâtres et fertiles, iiEuzÉ, La France agricole, carte n" 5.

t BUAILLE (bu-â-U', U mouillées), s. f. Nom, dans l'Oise, de branchages, dits aussi faguette, servant au chauffage des fours, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 70.

BUBE. Ajoutez : Il n'est point d'homme si bien composé, ni si sain, à qui quelquefois il no sorte quelque pustule ou quelque bube, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

2. BÛCUER. Il 3° Ajoutez : Il arrive grand nombre de Lyonnais démocrates que.... l'espoir de bûcher bientôt le Directoire et la clique des d'Anglas attire à Paris, dabœuf. Pièces, u, 4 07.

t BÛCIIERESSE {bù-che-rè-s'), adj. f. Serpe bûcheresse, serpe qui sert aux bûcherons, Gaz. des Trib. 8 mars I87l.

t BUCIIETRON (bu-che-tron), s. m. Nom, dans l'Indre, d'un vase en bois pour mettre le lait. Dans les petits ménages de l'Indre, on se sert encore du buchetron, employé indistinctement pour traire et pour baratter, journ, ojjic. 3 fév. 4875, p, 0I5, 2"col.i ■f BÛCUEUR (bù-cheur), s. m. Terme populaire d'atelier. Celui qui travaille fort et forme. || U sa

lui

dit aussi, dans les collèges, d'un ilevequi travaille assidûment.

BUDGET. Ajoute: : — KEM. Budget est un ]ieu plus aucien en français que les premières années du XII* siècle, témoin cet exemple : Dans le nombre des écrits qu'ils produisirent (en (761), ou en distingue deux, dont l'un était intitulé le Inidget, et l'autre l'état de la nation, H cm. sur rtulminislratinn, des finances de l'AnijUlerre , traduit de l'anglais,/niroducd'on, p. m, Mayencc , <768. Quant à son application aux recettes et dépenses de l'Ktat, ou le trouve pour la première fuis dans la loi du 2S avril )806, qui est intitulée : Loi relative au budget de l'État pour l'an (4 et tsue. La définition oflicielle du budget est : Acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de l'Etat, ou des autres services que les lois assujettissent aux mêmes règles. Décret du 31 mai )S62, art. 6.

t BUDGÉrAlREMENT (bu-djé-tè-re-man), aàv.

Au point de vue du budget. Il était impossible, budgétairemeut.... qu'une masse aussi considérable d'hommes restât sous les drapeaux, Journ. oH'ic.

27 juin. (872, p. 514), 3' Col.

t UCUGÉTEU (budjé-té), V. a. Porter, inscrire au budget. Les dépenses sont budgétées à 25 645 482 fr., Exlr.du Joum. détendue, dans Jourîi.

OiJic. 3 fév. (872, p. 780.

t BUE (bue), s. f. Nom, dans la Loire-Inférieure, d'une petite crucbe à large ventre, employée surtout à mettre de l'eau.

— ÊTYM. Voy. BUIE.

BUFFET. — Hisr. Ajoute: : xu' s. Deus vassialx ont appareilliez D'csmeraldes bien entailliez, Toz pleins de basme et d'aloès ; Sor un bufet de gargatés Les ont assis en tel endreit, Que ses deus piez (du corps d'Hector] dcdanz teneit, benoît de sainte- MOHE, iioman de Troie, v. (6723.

t ). BUFFETER. Ajoutez : — REM. On a dit aussi buvoler : Pour empêcher que les vins soient buvetés, défense aux déchargeurs de vins de percer les vaisseaux qu'ils déchargent , Ordonn. de Louis ilV concernant la jurispr. des prév. des march. xm, 6. Bufleter et buveter ont le même sens, mais ne sont pas le même mot. Le premier se rattache à bu/l'et , le second à buveur.

t BUFFETIER (hu-fe-tié), s. m. Celui qui tient un buffet dans une gare de chemin de fer. 11 y a quinze ans, R..., bufleticr à la gare de Saiut- Rambert,... s'apercevait que des vols fréquents étaient commis à son préjudice, Gaz. des Trib.

16 août (874, p. 784, 2' COl.

BUFFLE. Ajoute: ; — KEM. Il faut supprimer la citation de M. Maury. Le buffle est originaire d'Asie, et n'a jamais été introduit en Amérique, (.'est par erreur que l'on traduit par buftle le luf~ fr.lo des Anglais; il signilie le bison.

f BUFFLE, ÉE (bu-llé, fiée), adj. Garni de buffle, à semelle de bufAe. Chaussons de Strasbourg hiifllés et non bufllés. Etiquette chez un marchand, juill.- (876.

t BUFFLETIER (bu-fle-tié), s. m. Celui qui fait rie la buflleterie, uelmondi, Code des eonlrib. dir. Paris. (818. p. ((8.

t BUFFLONE (bu-flo-n'), «. f. Femelle du bufde. La bufflone a pour principal rôle de produire le buflle; accessoirement, elle donne quelques revenus par son lait et par les produits qui en dérivent; la bufllone est beaucoup plus laitière que la vache, Bulletin de la Soc. centrale d'agric. mars (87:1, p. 469.

BL'GRANE. Ajoutez : || Bugrane, arbrisseau, ononis fruticosa. L., arbrisseau à grandes (leurs purpurines, MATHIEU, Reboisement des Al,pes, Paris, (875, p. 82.

t uruOT. Il 1" Ajoutez : Les étamines virées simples, autrement dites jaspées, auront la chaîne de 35 à 36 portées de 28 fils ou biihots chacune. Arrêt du Conseil portant règlement pour les manufactures d'Amiens, (7 mars (7(7. || 3° En Normandie . buhot ou buhet, qui signifie sac ou étui, a pris le sens particulier de la corne, contenant de l'eau , que les faucheurs su.spcndent à leur ceinture, pour y placer leur pierre à aiguiser, a. MOisv, Noms de famille normands, p. 48.

t BUllOrrE (bu-o-f), s. f. Nom, en Normandie, de la petite limace, u. Moisy, Noms de famille normands, p. 48.

t BULSSONNANT, A\TE (bui-so-nan, nan-t'), adj. Oui pousse en buisson. L'arbuste [brouté| n'en continue pas moins à vivre, il prend seulement l'aspect buissonnant, h. paré, Enquête sur les incendies de forêts, p. 21.

lUK

\ BUISSONNEMEXT (bui-so-ne-man), s. m. Action de buissonner, de produire des buissons. Les prédilections dos populations pour les mises en défonds temporaires, les barrages, les digues, le gazonnement et le buissonnement, do préférence au reboisement proprement dit,... chevandier, Jouni. oflic. (8 janv. (875, p. 453, 3' col.

t BUISSONNER. Ajoutez : || 3" Il se dit aussi des papillons et des oiseaux qui se retirent dans les buissons. Elle [une variété de papillons] ne buissonne pas, elle reste à l'extrétnilé des brunches de moyenne hauteur, carteron, Premières c/ias.çcs. Papillons et oiseaux, p. 65, Hetzel, (866. C'est |lc gorge-bleu] un oiseau solitaire à chant plaintif qui buissonne tout seul, ID. tb. p. 80.

t RUISSONNET. Ajoute:: — HIST. xvi* s. Ou pas à )jas, le long des buissonetz, Allois cherchant les nids des chardonnetz, marot, Œuvr. t. i, p. (76. Une gaye bergère, à l'ombre d'un buissonnet, ses brebietles gardoit, hab. v, 7.

BUISSONNEUX. ^;oi((fi : || 2» Qui est en forme de buisson. C'est [le pseudo-styrax hispidxtm] un arbrisseau très-ramifié, buissonneux, à branches nombreuses.... Bel), horticole, (5 août (875, n» (6, p. 307. Sous cette terre nue et rocailleuse de la truffière, au pied de ces chênes buissonneux qui forment à. peine les rudiments d'un taillis,...!. E. plan'Chon, i?eii. des Veux-Mondes, (5 avril (875, p. 921. Quel que soit le prix d'une eau qui remue, d'un nuage qui vole, d'un arbre buissonneux que le vent tourmente, FROMENTIN, Us llaîtrcs d'autrefois, p. 245.

— HIST. XVI' s. Traversant un long boys buissonneux et mal aysé à suivre les sentiers. Don l'iorcs de Grèce. f° cxlv, recto.

nUISSONNIER.— MIST. xvi" s. Ajoutez: Une putain bui.ssonniere, mont, h, (4.

t BULBUL (bul-bul), s. m. Nom du rossignol dans l'Orient.

— ETYM. Persan, boulboul, rossignol.

+ BULGARE (bul-ga-r'), s. m. Idiome parlé en Bulgarie, et appartenant au rameau slave; il a subi des altérations profondes. || Ancien bulgare, nom donné par Scbleicher au slavon ecclésiastique.

t BULLETINIER (bu-le-ti-nié), s. m. Celui qui fait un bulletin dans un journal, le National, 24 nov. (873.

— REM. On a dit autrefois buUetiniste. 'Voici ce qui peut avoir fourni le prétexte d'un aussi plat mensonge aux builetinistes parisiens, beaumarch. dans L. DE LOMÉNiE, Bcaumarchais et son temps, t. Il, p. 675.

fBULL-TKRRIER (boul-tè-rié), s. m. Chien qui chasse le rat. Une grande battue dans laquelle ont été engagés dix bull-terriers du Jardin, a été immédiatement organisée,... le Jardin entretient pour cette chasse une véritable meule de ratiers pur sang,... Journ. offic. 22 oct. 1874, p. 7(46, 3° col.

f BULOT (bu-lo), s. m. Il 1° Nom du buccin sur les côtes picardes et normandes. || Z'Bulot à pattes, coquille de bulot habitée par un bernard-l'ermitc.

f BULU (bou-Iou), s. m. Sorte de bambou à bois si dur qu'il donne des étincelles sous la hache qui le coupe.

— ETYM. Malais, boûiouh, devic, Dic(. êtym. BURALISTE. Ajoutez : || 2° Receite buraliste,

voy. RECETTE au Supplément.

2. BURE. Xjoulez ; Il Maître bure, puits d'extr.nction. 1| Bure awx pompes, puits d'épuisement. Il Bure aux échelles, puits de descente. || Bure d'acrage, puits d'appel.

— REM. Dans le pays wallon, on fait aussi ce mot du masculin, et alors on l'écrit bur.

2. BUREAU. Ajoute: : — KEM. J. J. Rousseau a nommé bureau à tabac ce que nous nommons aujourd'hui bureau de tabac {Confess. via et ix, t. xv,

p. (72 et 232, édit. DUPONT, (824).

BUREAUCRATIE. Ajoutez .- — REM. Ce mot date de la moitié du xvm° siècle. Il [Gournay] en faisait [des bureaux] une quatrième ou cinquième forme de gouvernement sous le titre de bureaucratie, GRIMM, Correspondance, t. iv, p. (1 ((764). Le véritable esprit des lois en France est cette bureaucratie dont feu M. de Gournay se plaignait tant, ID. tb.

t BUREAUCRATI.SER ( bu-rô-kra-ti-zé ) , v. a. Soumettre au régime bureaucratique. Si grave que fut cette dernière innovation au point de vue financier, je ne m'y arrêterais pas, si les dispositions de la loi de (869 n'avaient eu pour résultat de bureaucratiser le service des enfants assisté.?, suivant une expression très juste de M. llusson, l'ancien directeur de l'Assistance publique, 0. d'haus- SQKVILI.E, Rev. des Deux-ilond., ("oct. (876, p. 488.

Ht'T S 5

I BL'REAUMANIE (bu-ro-ma-nic), s. f. Majiiede tout faire par les bureaux. Feu M. de Gournay [Gournay est mort en (795], excellent citoyen, disait quelquefois : « Nous avons en France une maladie qui fait bien du ravage ; cette maladie s'appelle la bureauniauie, » gkimm, Correspondance,

t. IV, p. (( ((764).

t BURET (bu-rè), s. m. Nom, en Normandie, du toit à porc ou porcherie, ii. moisy, A'ohis de famille normands, p. 5o.

— ETYM. Le même que buroti (voy. ce mol).

t IIURGUET (bur-gbè), s. m. Ancien nom, dans le département du Nord , d'un puisard. Attendu qu'il consto qu'Anlhoine-Guillaume a par requête remontré et supplié le magistrat [de Lille] qu'il lui soit accordé de pouvoir faire une voussure sous lo fiégard au-devant de sa maison, et qu'il lui soit permis en outre de faire faire un burguet joignant à. sa dite maison pour prendre en ladite voussure, Gaz. des Trib. 6 sept. (876, p. 869, 4" col. Leurs burguets, puisoirs, î'b. Que cependant et jusqu'en (794 notamment, la ville n'a pas moins continué comme par le passé à accorder des permissions d'établir un certain nombre de burguels, ib. p. 870, ('° col.

— ËTY.M. Bas-lat. burca, burga, cloaque (vuy. aussi DU CANGE au mot burgum].

f BURINEUR (bu-ri-neur), s. m. || 1» Ouvrier qui burine, qui emploie le burin. || 2° Instrument qui remplit l'office de burin. Ces mêmes outils glissants dont nous avons déjà parlé, les uns limeurs et burineurs dans divers sens, les autres mortaiseurs, coupeurs et perceurs dans la direction verticale, etc. PONCELET, Travaux de la conxmission française sur l'industrie des nations, t. m, p. 64.

t BURLE (bur-l'; s. f. Terme vieilli. Plaisanterie, moquerie. Je crains, s'il trouve la fenêtre fermée, contre la parole qu'il a reçue d'elle, qu'il j.o s'en aille, pensant que ce soit une hurle, cïrano, Péd. joué, III, 5.

— ■ ETYM. Ital. burla, bourde.

BURLESQUE, .ijoutez : — KEM. Bouhours, Doutes sur la langue française, p. 5(, dit : «Burlesque, dont M. .Sarasin se vantait d'avoir usé le premier. » Sarasin se trompait, mais peut-être avaitil raison pour la vogue assurée au mot burlesque dans la première moitié du xvii° siècle.

t BUROMER(bu-ro-nié), s. m. Se dit, en Auvergne, du berger qui habite un buron, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 633. C'est à cette heure [le matin] que les buroniers et les bergers s';(ppellent et se saluent de montagne en montagne [en Auvergne], iiEuzÉ, iœ France agrt'c.p. (7

t liURSAlRE. Ajoutez : Â Pondichéry, les vases à coKserver l'eau prennent une forme bursaire qui n'est pas sans élégance.... Journ. offic. 24 août

t 2. BUSE. Ajoutez : \\ 2* Canal en bois. Pour ne pas dessécher complètement le bief [de la Uièvre], situé entre la rue Geoflroy-Sainl-Hilaire et lo bureau de l'hôpital, les ingénieurs élablirentsous la voûte de l'égout collecteur une buse en bois dont le débit peut être réglé à volonté et aumojen de laquelle on cfiTectue lo remplissage du bief. Gaz. des trib. du (7 sept. (873, p. 894, 4" co.. L'égout Montmartre, qui traversait le fossé dans une de ces auges de bois que l'on nomme techniquement une buse, maxime du camp, Jiei». des Deux-ilondes, i" juil. (873, p. 8. || 3° Terme de génie militaire. Buse de gabions, réunion d'un certain nombre de gabions placés bout à bout, et traversés par une perche. On construit des ponts militaires avec des gabions ainsi disposés.

2. BUSQUER (bu-ské), V. a. Busqucr fortune, voy. fortune, n" 2.

— ETYM. Esp. buscar, chercher.

I BUSSE. Ajoutez : || Busse d'Anjou, contenant 269 litres.

— HIST. xvi" S. Pour pippo ou bus, mantellier. Glossaire, Paris, (869, p. (5.

t BUSSERIE (bu-se-rie), s. f. Nom donné, dons l'Indre, au merrain destiné à Issoudun, les l'rimes d'honneur, Paris, (873, p. 226.

BUT. Il 4" Ajoutez : \\ Être à but, se dit do personnes qui n'ont aucun avantage l'une sur routrc. Pour qu'un uon>me pût se plaindre avec raison de l'infidélité de sa femme, il faudrait qu'il n'y eût que trois personnes dans le monde ; ils seront toujours à but, quand il y en aura quatre, montesq. Lett. pers. 38.

BUITEE. Ajoutez : \\ 2° Buttée des terres, résistance qu'oppose un massif de terre à une force qui tend à le refouler.

I 2. BUTXOIR. Il i' Obstacle mis pour arrêter.

5G BLV

La locomotive alla donner avec violence contre le butloir idans la gare de GandJ, qui fut, malgré sa force énorme, culbuté sous le choc, Jotirn. offic. 3 mai <876, p. 3UG0, <" col.

t BCVAYTE (bu-van-t'), s. f. Nom donné, dans la Gironde, à la piquette, ks Primes d'honneur, Paris. 1870, p. 432.

X Bl'VERIE (bu-ve-rie), s. f. Réunion, partie où l'on boit. La brasserie Lang fut une des premières «.il lun vit s'organiser les longues buveries, s'iustiiller les buveries fourmillantes, oit, à certaines bi-urcs, il n'y avait plus place pour un coude sur

nrv

la table do chêne, hà.mme bide, l'Opinion nalinnale, I» juillet (876, p. 3, 4' col.

— Erv.M. Bui-fur. Buverie est un demi-néologisme; l'ancienne forme est beuverie (voy. au Supplément).

t Bl'VETER (bu-ve-té), v. n.Voy. buffeter.

Bl'VErrE. Ajoutez : || 4* Nom, dans l'Oise, d'une boisson faite avec le marc de raisin, les Primes d'honneur, Paris, <8"2, p. 68. || 5° Sorte de casier dont les compartiments reçoivent des flacons, et qu'on place sur les comptoirs des cafés, des liquoristes, etc.

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