Dictionnaire de la langue Tigrai
Ces trois lettres sont des gutturales aspirées^ mais pas également fortes. Ainsi 0 est moins forte que fh et 'Ti; et de ces deux dernières lettres, *7 l’emporterait encore. Dans l’écriture, on les trouve souvent employées l’une pour l’autre. C’est pourquoi nous réunissons ensemble tous les mots qui commencent par l’une d’elles, en ayant soin d’employer en chaque mot celle qui est consacrée par l’usage le plus général ou fondée sur l’origine étymologique du ge’ez. Ü- Pi ’emière lettre de l’alphabet ge’ez. Jadis elle se
nommait :. Aujourd’hui on l’appelle
fh :. Troisième lettre de l’alphabet ge’ez. Elle est fortement aspirée et peut être comparée à l’aspiration des allemands dans le mot «haben», ou des anglais dans les mots «hand, hat».
Autrefois elle était appelée rhflJ-'j’: — aujourd’hui
on la nomme
:. Onzième lettre de l’alphabet ge’ez, dite autrefois
aujourd’hui est, en principe,
plus aspirée que fji mais pratiquement on en est arrivé k confondre l’une avec l’autre dans la prononciation et dans l’écriture.
U ! fl A • épela; .2° brait (l’ane), hennit = Ol) —
U " U- • Y,' flA ‘ épela, apprit l’alphabet (est plus correcte-
ment employé que O s flA !'•)• f luh -• n. canard, oie, poule d’eau.
UÜ î WŸ. : ou flA: l- on. rit bruyamment, aux éclats;
ricana de joie; fut content ostensiblement; 2° hennit, fit
fluh î HA : IM- ••
son braiment (Fàne) — V • — '• — c. — : j^flA • fit rire aux éclats.
" HA • loc. V. cria fort^ poussa des cris k gorge déployée; V. g. gardien des champs pour chasser les oiseaux, les sauterelles...
Vl)^^ ! HA î V. 1° n. est béant, débouché, ouvert, v. g. trou,
porte, bouteille = : v. g. i)\) : ; «k gueule
bée»; .2° a. ouvrit la bouche toute grande, bailla : v. g.
liU ! flA = ouvre la bouche davantage; c. — KHA ^ fit
ouvrir largement (v. g. la bouche). Adj. dér.
qui reste bouche béante; v. g. de stupeur ou bêtise; jig.
béat, idiot; ahuri, abasourdi (sobriquet injurieux).
rh-fh : ou bien ghOh : HA ' v. on. du cri du chien : il aboya «houh!».
iPlf* : loc. inter j. hoho!, équivalent de hue!, cri poussé par le laboureur pour exciter les bœufs k la charrue. —
Loc. V. Ifif: HAî cria hoho! = sgn. 11**7 «flA*-
71. d’ai^h., rumex alismafolius; espèce de plante de deux mètres, k fleurs rouges.
AuM : ^ « vanna, tamisa, agita le grain, secoua le van (AA ■)• O. ï fit vanner. — • fiit
vanné (le grain); le vannage se fit. — mf. vannage. — s. a. vanneur; /. van-
neuse. — n. mst. van, tamis = syn. r/D'JAT-i
aire, lieu du vannage.
V.A * nA ! loc. V. est en haillons ou loques; est déguenillé. yA»ï Alléluia (cfr. ÙAf 0-
'Y.A «■ IIA ! loc. V. rôda, alla çk et Ik.
"0^ sub.^ abbrév. de 0^(O •. (g.), est, existe; par corruption dans Tusage a perdu Taspiration de la première lettre l) : devenue :, dAii îiA-î il est; il est présent : 5® pers. sing. indic. pa7'fait avec le sens du présent. — Pour les autres pers. il prend les sufl*. pron. 'O- g- « tu. 0S pl 0SGIlt^ tu ^ GS ^ tu GS GtC.«»
2, il y est^ il y a, il y en a, opposé à h/\0 • n’est pas, n’existe pas; ne se trouve pas; il n’y a pas;
3° y. aux. des verbes à l’indic. prés., v. g. •
il veut bien. Il reprend le {} : au futur J&UA* ' ü se
trouvera; il y sera; il y en aura; au subj. qu’il
soit, etc.; k Vimpér. sois présent; tîif :
être, existence, subsistence. — u. s. dér. IM'B: essence,
substance. — ad. tJ/V* : pour présent, existant;
suppos. (phil.) n. d. UA*V-‘ et présence; l’avan¬
tage d’être ou d’exister; don de l’existence.
rfiArliA ■ grossit, engraissa, devint ou fut gras (la
queue du mouton); eut la queue grasse ou énorme de
graisse (le mouton). — n. ad. d. rh ArhA • mouton k queue grasse (espèce particulière qui se distingue des autres par le volume graisseux de la queue). — w. s. /h ArUiA ' chair blanche ou graisse de la queue...
'VA'VA" : n. s. petit sac ou poche de femme; bourse, réticule ou filet des civilisées.
|)AA • brait, hennit (v. g. l’âne) = Di) : ou UY. : HA :
2^ réji. s’entr’ouvrit, se crevassa, se fendit, s’enfonça (v. g. la terre); 3° a. entr’ouvrit (r. g. la fosse), enfonça,
déprima {v. g. terre molle). — c. j\UAA ' fit braire ; et
au fig. donna la femelle k l’âne. — p. '|•(MA • rét
entr’ouvert, affaissé, enfoncé, déprimé. — inf. •
crevassement, dépression, enfoncement. — s. a. IMA« ' q^i brait affollé (l’âne). — ad. d. : niais, fou. — loc. v. d.
«MAïflAï s’ est crevassé, s’est fendu (v. g. terrain) A. G. r/iAA* concr. brave homme, excellent, probe,
d’heureux caractère; ahst. bonté, bonne nature; 2^ ad. profitable, avantageux, v. g. un marché, une affaire; 3° 71. ad. légitime (épouse, enfant).
J'AAî louche; œil de travers; estropié, bancal,
tortu, fait de travers, etc... (membre, homme, etc.,.) = syn.