‹ Dictionnaire de la langue TigraiChapitre 176 sur 188 · V. ÿ. ç-nni -, V'iiiï'^ -, ■' ou ç n ii · texte numérisé non relu

V. ÿ. ç-nni -, V'iiiï'^ -, ■' ou ç n ii

vn'Jïî, ‘T'n-J.'h. ! ou Ç’à’Vèi, Ç’à’i-ÿi ou ç-n-tK»;

Ç-li P ' «allons k ce village» — cfr.

var. De même avec les partie, pron. pers., v. g. ç

au lieu de ç-nh- ! OU *,’(]• : pour l’euphonie «vers lui», ^ht\ • «vers elle» ; Ç'fih : ou Ç-flli. î

ou ! /. «vers toi»; " «vers moi», etc., de

même au pl.

V'Orfi» ' t;. n. (g.) aboya, glapit (le chien, le chacal...); ru-

git (le lion), hurla, etc. ... = syn. ; ; — p. 'J'V'fl

Ji, : l’aboiement ou le hurlement retentit ; — c. hl-tt fit aboyer, hurler, rugir; — inf. hurle-

ment, aboiement, etc. — s. a. : aboyeur, hurleur;

chien qui glapit, lion rugissant.

iHA’ V. a. réprimanda, blâma, fit des reproches, se monça,

reprit avec colère; — p. fut semoncé; — c. ^

'jHAî fit...; — inf. reproche, réprimande; —

s « vnA.î qui semonce; — ad. p. 'l'VnA.ï digne de reproches, répréhensible; — n. inst. motif,

occasion de..., ou chose répréhensible..., mode ou manière de réprimander.

VflAIIA î — Wl/. î

inAflA: w flamba, flamboya; (c?eV. de nÀOAv)? —

/. re/7. 'h7n AllA ! s’ enflamma, fut en flammes on-

doyantes; — n. s. JflAîlA* flamme, lumière étincelante, flamboyante.

V'nA.(f ’ (ff- sistre, clochette ...) — vulg. homme à

voix de Stentor.

v-nA. n s., var. vulg. de b

in^ s n. (^.) 1° sens primitif : demeura, fut domicilié, eut son siège, fut assis; — de cette signification primaire «fut assis, siégea», il reste des traces dans quelque

usage social, v. g. dans la réponse «restez assis»,

que le nouveau venu, passant devant les autres réunis, fait au geste de se lever que ceux-ci font en disant

hn< = «soyez honoré», par politesse = syn.

2^ ce verbe est substantif et auxiliaire, comme le verbe

être en français : En tant que verbe substantifs :

est usité comme imparfait du verbe irrégulier substan-

tif(;Afiîï Cçf devenu par corruption usuelle h/i"' 3^ per s.

sing. indic. présent. Ainsi, txfi** i 3l) pers. il est, il existe;

b) impers, il y a, il y en a; = 3) pers. il était, il

existait; b) impers, il y avait, il y en avait. Avec les

suff. pron. per s. s JiA** ' ^1 remplacent le verbe

avoir, v. g. hA“>. : j’(en) ai, mihi est: j’avais,

j’en avais, mihi erat', — la locution «j’ai

le mien, le mien existe» diffère de «ü ®st

-à moi, c’est le mien», mei ou meum est', mais

î peut signifier les deux sens : «j’avais le mien, le mien existait; ou il était à moi, je l’avais, c’était le mien», selon le contexte. — En tant que auxiliaire, s’ajoute au verbe pour en faire l’indicatif présent, 9' • hà^ • il l’ait, il s’occupe... et >0^= s’ajoute

pour faire l’imparfait et le plus-que-parfait, v. g.

r.‘in/.: il faisait ; ?n.<;- ! vn/. ■ il avait fait. Formes

dérivées du verbe substantif : forme p. : fut posé.

placé; — c. posa, plaça, mit en dépôt; fit

poser, fit placer; 3° lit vivre, fit demeurer, conserva la vie i;. g. : h^nLh hfkC :

«que le Sgr. vous conserve, ô mon maître!» — mt. vn/. î piit soin à Faménagement, à rétablissement, k la conservation des biens ; pourvut k Tentretien de la

famille; — int. fréq. demeura ou séjourna qq.

temps, plus ou moins ; eut demi-domicile (selon son ca-

price); — int. fréq. c. fut attentif aux soins

domestiques ; veilla k Pordre de la maison, k ce que chaque chose fut k sa place, et chaque travail k son temps; pourvut k Pentretien de la famille; fréq^^f de }i

— inf- iTjnc: demeurer, demeure, perma-

nence; — s. a. qui est k demeure; survivant;

d’où usage traditionnel, habitude de la maison, coutume familiale ; 3° qui appartient au sens commun, au bons sens ; raisonnable, convenable ; chose admise par tout le monde, du consentement général ; — var. ad. s.

• traditionnel, de tout temps, perpétuel, immuable ;

quand on a dit: ou c’est une chose

sacrée, intangible; — n. s. ad. (g.) ancien, pl. ou

sens collect. eu Ç-n<{.î i° le corps des anciens;

les principaux d’une localité; conseil municipal; 2^ élément inorganique, chose inerte, corps inanimé, {gram.)

tout substantif qui ne dérive pas d’un verbe ; — n. s. ^

ou v-ll/.. î ou ou enfin ' condition

d’existence, ou de vie; subsistance ou moyens de vivre;

position sociale, situation de fortune ; — n. inst.

tout ce qui sert k asseoir; — spéc. (i?- ^cn-

servé en usage) siège, chaise, banc; — var.

oü ■ 5 — n. inst.

int. moyens de subsister... (sgn. de V'fl/J* 0-

îi- s. léopard, panthère; pl. }i^’dC:j — ird-,

pl- Mrc i {g. 0

^nn ' V. a. [g.) importe principalement Fidée de son, de résonnance; lut à haute voix^ ht entendre sa voix, déclama, récita ; de Fusage originel de lire tout haut, ce mot signifia d’abord la lecture vocale ; puis le ton baissa peu a peu, la lecture à voix basse finit même par disparaître et devint lecture visuelle silencieuse ; et malgré l’absence de son retint la dénomination HUI = lut (des lèvres ou des yeux); 2° parla fort; fit annonce publique, fit assavoir à tout le monde; publia...; — /. c.

h-inn: a. lut, fit la lecture à haute voix, récita (s’emploie à présent, pour exprimer la lecture à tous ses degrés échelonnés de la vocale à la silencieuse) ; — p. 'J'VO •

lu (simili modo); — int. fréq. 1° concourut ou

prit part au concours de lecture ..., k qui lirait le mieux ;

2° la lecture fut réitérée plusieurs fois; — inf,

^1: lire ; lecture ; déclamation ; — s. a. inn.: lecteur

bruyant; grand parleur; — id. ac. : lecteur, dé-

clamateur (le plus usité); — n. s. lecture,

récitation ; 2° la leçon (à lire) terme liturg. ; — n. inst.

OU <n>çnfl,= ce qui aide, concourt k la lec-

ture; v. g. pupitre, chaire...; — n. s. d. ïnfL'f*' écho, répercuteur de la voix.

Ç'nïîv Ç-nl-p:, Ç'fl'l'/î cfr.suh. Ç-fJ •••

V'fl'V.î V. n. (g.) pleura, larmoya, versa des larmes, fut en larmes; — p. : 1° impers, il fut pleuré, ou versa

des larmes; les larmes coulèrent; c. 2° fit

pleurer ou verser des larmes; attendrit aux larmes...; 3° qqfois : pleura ; — n. s. ‘ (g-), : *, et

: larme, larmes ; pleurs.

: 71. s. (g.) prophète ; pl. • 5 de yflf • inus. ;

foimie p. 'l'ÎT'Of •* prophétisa; prédit (vrai ou faux);

— n. s. d. : prophétie, prédiction, oracle...; —

loc. d. comp. WKJP'V-' wî- à 7n. sucre des prophètes,

sucre candi ou crystallisé.

Ç'Th - . !

ÇV préf. partie, préposit. de^ à..., var. de s qu’elle remplace par euphonie, devant les suff. partie, pron. v.

Çf /?. î, V. g. ç-ï-^ : /»V^ A » ^mon

travailj mon travail à moi-»; pl. Ç'Tl’Ç v

«de nous, à nous, notre, le nôtre»; — lui,

à lui, son, le sien», var.de : ; pl. •, de

çp-r - -d’ eux, à eux, leur, le leur» ; — Ç'ih :, var.

de VJÎÎI * «de toi, à toi, ton, le tien»; — pl. Ç'I'ïl-P”

var. de ‘iT>Vl*r ! ‘de vous, k vous, votre, le vôtre», etc. ...

V’I'rhb • U. a., probabl^*^ var. de ! (c/r. 1“ : et yVù :

auquel correspond : ti^r. peau tannée, cuir, etc. ...)

— en tigré, V'I'rh • pluma (épila) (Munzinger) — mit la peau de bœuf, k tremper dans l’urine recueillie des bestiaux, en guise de tanin; .2° exhala l’odeur d’urine ou de tan, l’odeur spéciale du tannage, v. g.

aux abords des tanneries; — n. s. V'/lrh ' (pour 0 tanin ou similaire : v. g. urine des bestiaux, le lait, le

lin, graine de morelle, etc...; — n. s. {g. V'if-ii:)

peau tannée, cuir; peau de bœuf tannée que l’on étend en guise de natte, pour s’accroupir ou se coucher; — tigré : peau préparée avec le poil (d’Abb.).

: V. a. (g.), var. de V'ivh.

! 1° V. n. sourdre, sortit de terre; s’ouvrit une

issue, un œil, v. g. •iS’.i : «7JE, : une source, d’où jaillit ; se fendit, fit fissure ; 2° fut blessé, eut une blessure,

une brisure (spécialement k la tête); — c. blessa k la tête, fendit le crâne (cette nuance d’expression «k la tête» vient de ce fait que les abbyssins, au combat et dans les rixes k l’arme blanche ou au bâton [massue], visent k frapper l’adversaire k la tête; d’où les blessures, entailles, lésions sont le plus souvent k la

tête) ; — inf. : lésion (aet. et pass.).

: V. n. [g. V'f”ï ï extraxit, dempsit; 2*^ decrevit) sortit, sauta avec bruit, fit explosion, éclata (v. g. le

îrVflï: — Vîlrtî

bouchon cbune bouteille); c. fit sauter. fit

faire explosion; — inf. ; bouillonnement ex-

plosif...; — n. s. d. (g.) petite montée, petite

colline...; — ad. qui fait explosion.

ou : 1° a. secoua, balança; 2° n. oscilla, balança, au gré du vent; v. g. tige de fleur, etc. — loc.

d. : ou ! exprimant le balancement, Toscillation (v. g. dans la danse molle, les oscillations des

épaules et du torse) ; — loc. v. : ou : HA • et

! HA ! oscilla debout (v. g. la danseuse), exécuta les oscillations de la danse molle (sorte de tango) ; plia, balança, se courba, v. g. le roseau au vent.

n. jjr. 1° ville de Ninive; 2° jeûne dit des ninivites, qui dure trois jours; il précède de trois semaines le t carême oriental.

I exprimant frivolité ou légèreté de langage...;

t — loc. V. : HA ! parla trop ou inconsidérément,

l bavarda, dit des niaiseries ; 2° var. de AAji ' ou AA^

i j&-nA! exécuta le chant de la danse, c/r. anal, avec I les mots précédents.

i çA-nAï loc. V. tomba de haut; tomba de tout son long,

f fut renversé rudement; — v. dér. agita, fit tom-

t ber, renversa.

î loc. r., impératifs 2^ p. s. m. = viens, approche, f. ï,

} 'iO- : venez, approchez, 2^ p. pl.; m. et f.'s — loc. usuelle

I comp. : pour'JO^V’ «venez-nous-en; allons-nous-en»

I — formé de et de : suff. pron. p.pl. «nous».

{ Vhrt î «■ {g- •■) fut petit, moindre (de taille, d’âge,

% de condition); — var. Hhii- se rapetissa, devint ou fut

I le plus petit, le moindre; fut trop petit..., trop jeune

\ pour V. g. une charge ; pour figurer, etc. ; — p. -l'Ç

h/l- fut rapetissé, fut ravalé, fut dégradé, amoindri,

diminué, avili; — c. h'ihù •• amoindrit, rapetissa, diminua... — var. hiïfiD : infrà ; — inf. 9”T'htl ■ amoin-

drisseinent, être trop petit, pas k hauteur; — jp. ad. p.

petit (h. ou cli.\ aliàs 'Jh-ïf ' ; enfant ou petit garçon, jeune, poussin ; — var. diminutive "J^i. (f

et 'îh.B'-f- 'iiilii' - et ihff-f-: ou et

petit, menu, ténu; et adv* un peu, un petit

peu; autre diminutif adv^ ; —

« s ou petitesse (h. et ch.)' :2° jeu¬

nesse, jeune âge; enfance, adolescence (notez que les abyssins appelle^ewnesse ou âge encore inconscient jusqu’à

vingt-cinq ans) ; — n. ad. « cadet, mineur, in¬

férieur (d’âge, en parlant comparativ* des enfants; —

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