S. (g.) sein; jig. cœur, bienveillance (de
oi H)- — dé7\ ■|••'77hOi= 1° se recommanda, implora protection, fit instances, supplia; se réfugia dans Tenceinte sacrée, église ou lieu d’asile; 2° en appela en justice contre qcpin à cause d’une offense, d’un dommage, d’une contravention 7'éelle ou supposée] v. g.
! ou î ou 'n’ïjâ;!' : - «par ou
devant le roi, ... le juge, ... le maître, j’en appelle contre toi, je porte plainte contre toi, je t’accuse...». — c- h.
‘ recommanda quelqu’un; 2^ en appela à..., eut recours à ... demanda un tel comme son juge ou j arbitre. — inf. 9'^Ç^/h91' ' recours ; appel ; recourir : à quelqu’un, comme on dit : se jeter dans le sein de
la miséricorde divine. — p. s. • lo solliciteur;
l’offensé, appelant. — p. c. s. ' l’appelant en
justice p7^ès de] le plaignant, sommant quelqu’un de se faire juge, de lui rendre justice. (Tout invoqué quelconque a l’obligation de l’accueillir, ou pour juger luimême, ou pour conduire au juge officiel l’offensé et l’offenseur.) — p. ad. p. ÿ”/]h(h'î' • celui contre qui a lienl l’appel, l’accusé, le réfugié à l’église. 1
''■/'îAJt ■ 71. inst. 1° corporal ou linge sacré qui recouvre 1 le • bois ou pierre sacrée, sur lequel sont posée; |
les espèces eucharistiques et les vases sacrés; .2® plate | forme d’un pic, ou place fortifiée {g.)] 3° petite boursi |
en cuir, porte-monnaie (qui se porte en poche), allas
• (de î). I
71. s. bien, fortune, richesse, propriété; (A. G.) trou | peau. — V. g. au remercîment = «qu’il vous il
rende!» pour un objet prêté, on répond par politesse :
! ( s. eTfit. h9 ) «c’ est votre bien», ii votre servic( 1
• 0^^ mieux cle î?"Ah 0 tout^ tout entier^ tout plein; v. g. ÿ”A ^ * «toute la terre^ Tuiii-
vers entier » ; ÿ ”Aïll»'f'î «la maison toute pleine».
''7.A • prudence, habileté; pl. * les intrig-ues,
les ruses, etc. — n. cojnp. 0*^A • li- «âge, fort
habile, h. de conseil, diplomate, tin politique = syn. ^
^Arh. : OU Af/iï • (^/O dégaina, tira du fourreau,
(ne se dit que pour Fépée, le sabre ou coutelas) = syn.
^iA»rnî- — P- 'f'^^Arh. b — e. ordonna de
dégainer... — inf. ‘ action de dégainer; état
d’être dégainé; r. g. •üT'Ç'Afh^' = ü resta ayant...,
ou étant dégainé (à l’actif ou au passif selon le sujet «il», l’hom. ou l’arme). — loc. dér. • exprimant le
«dégainer»; v. g. »n<^Arh- = h l’état de... — loc. v. ao
Ar7i î flA ï syn.
■ HA : loc. V. se défait, se désagrège, s’éfrange,
se dépèce (viande très-cuite ou gâtée). — d. de A/hA
rh.! = syn. :
^ArfiA • s. la langue (organe); de ArliA «'•
//oA/h^* î s. {g. et ar.) ancre (Dilman, col. 31).
:^Atf'hni' se rouvrit (une lésion cicatrisée);
la plaie s’est rouverte; la blessure est écorchée de nou-
veau. — cfr. anal. r/wArtl b ^t surtout • on Arh
Ét). î. — eid. d. Il” A/h'^J?’ balafré, écorché (par suite d’une blessure, entaille ou brûlure).
ji<^AA‘ ï interj. malheur â toi! (A. G.)
^ÀA * ÏIA • ^oc. V. sortit, fut extrait, fut tiré (v. g. un mor-
ceau de verre, un éclat de bois, une épine : }\Yi n : ^
Ov Ov V V ^
'JÎI'O î ^1*7^ «“ ^^A A -■ IIA -• «1’ épine sortit du pied»). — c. <w>AA * ^^flA > extraya, lit sortir.
Ï"AA» i. ad. mou, souple, bonne pâte, car la pâte bien
pétrie s’étend, s’allonge k volonté; de 0IAA**
clioisit^ fit sélection (se dit des animaux et des choses inanimées; mais non des hommes); 2° élagua, émonda (un arbre des branches inutiles). — p.
ao^trof^i ... — c. J\#/oA^®A: ht faire choix. — int.
la sélection se ht avec soin... iiif. J?”
A"7A ■ expertise, sélection... — s. a. </*>A''7A« ‘ ex-
pert, qui fait le choix... ad. p. •'{•i/*>A*^A« = susceptible de choix. — p. ad. p. mieux pour heu-
phonie îf”A5^” A ' préféré, de choix exquis, de meilleure qualité, de belle apparence; 2^ n. s. arbre émondé. — 01. s. ou 1° choix à faire
{v. g. « il y a du choix, selon le choix » A*^7«
A*!) 7 7'”A^^A - choix fait, v. g. tête choisie parmi le
bétail. — n. inst. #/»r/»A^A« • conditions, raisons du choix, expertise.
V. a. allongea la pâte, ou l’affina en la roulant entre les paumes de la main; amollit, façonna la pâte.
cfr. Wàà = et fDAA •
^AA ! (ffO remit, replaça; rendit, restitua; 2° répéta, redit; répondit, répliqua; 3° adapta, ajusta, v. g. deux objets ensemble, le fil dans le trou de l’aiguille,
« ÿ. ‘T.-rA..- h-n-- <w»c;ÇA ! enhla l’aiguille.
— p. 'It/dAAî est rendu, est restitué, est replacé; re-
vint, rentra, retourna... — int. 'I’^/dAAA ^ et re-
vint, se promena, déambula. — c. Jiîl”AA = ht rendre, ,
fit restituer; fit répondre; fit revenir... — c. int.
AsÎ! 1° ht aller et venir ; 2^ promena (qqun), conduisit en promenade. — inf. = reddition; retour; ré-
ponse, etc. — n. inst. = moyens de retourner...,
de répondre... — v. g. n. comp. ni. à m.
moyen qui facilitera le retour du pied; nnfig. le prix de sa démarche, de sa course, à un quémandeur importun. — s. a. répondeur; qui restitue... — ad. p. «-[«i/o
AA.» qui est sur son retour, qui retourne... — ad. dér.
syn. qui revient, revenant. — n. ad. j). int.
promeneur; qui va et revint périodiquement,
sans cesse (habitude). — n. s. S?'’ Art* ^ réponse, réplique;
retour; v. g. IL'fîA‘2 s^^ns retour, sans issue;
2^ inflexible, irréductible; 3° qui n’a qu’une parole, tenace, obtiné, opiniâtre... — n, s. {cimh^ ponse à une demande, à une lettre, h un message;
2° en deçà, préjj. v. g. î la région en deçà
du fleuve Mareb; 3° levée de séance, ordre de sortir de l’audience; licenciement; sortie de la réunion; éva¬
cuation de la salle. — loc. adv. dér. 4/*>A*rt‘ ' de nouveau,
encore, itérativement. — loc. réuersive ^'Art *
l’action ou mouvement de retour. — loc. v. ÿ”Art * îl A : flt retour, changea de disposition, d’humeur, de
projet. — c. 4 ♦ ♦ : }i(lA • Al revenir, ramena (au pr. et Jlg.)\ 2° flt diversion (v. g. à sa mauvaise humeur, etc ...) — p. ad. p. A*rt « rendu, remis, restitué {v. g. un prêt).
r7i>A‘l* ' levier, grande pince ou barre de fer. — de
/nA‘l»ï et «pAliî ou encore v. n. s’esquiva,
s’échappa, sortit spontanément, sans permission, sans avis, à la sourdine; se détacha (une partie d’un tout);
tomba, V. g. d’une sacoche... — p. 'f'r/i>A‘fe *" et ’\*aD : est détaché; est évadé; sorti du rang, de la place
qu’il occupait; se décrocha... — c. ht échap¬
per, flt évader, flt sortir ou tomber; v. g. de son cran un objet; décrocha... — inf. ou :
action de b. — n. ad. fugitif, évadé, esquivé;
détaché, décroché. — loc. v. dér. ou Î^^’A-'Î’ =
flA: glissa, s’échappa (v. g. d’entre les mains); s’enfuit,
s’évada. — n. inst. = issue, échappatoire, mo-
yen d’évasion. — n. dér. A4’» écheveau.
!^A‘k‘fc ' frappa, fustigea = S7jn. //<’AdUn *•
"VA'Tl- : loc. gram. c’est-à-dire: dire... (ceci^ ou que...)
(wih. inf. de }\ti' «dit»; v. g. ?t']| : à m.
«mon dire ceci quand je dis ceci...» — A'O « ''VA
Ovv V V • Ovv
à m. dire homme, qu’est-ce dire? Dire liomme, c’est-à-dire un animal raisonnable.
n. s. pinces, pincettes; petites tenailles, petit
étau = cfr. dijf. '|«^nT ' tenaille, étau.
"?,A'ÿ ï n. 5. 1° cure-oreilles; 2^ instrument pour colorer les yeux.
r/wAhj ï ou ♦ ‘i,: [g.) i° a. emplit, remplit; .2° n. abon-
da, fut plein, regorgea, déborda...; 3^ p. f.
fut pleine (an. femelle). — c. |iÿ”Ah» • fil remplir, rendit plein, combla... — p. ' ost rempli, est
comblé, est plein. — inf. faire et être plein;
remplissage. — p. ad. p. = rempli, plein; in-
tégral. — n. s. ou ‘ plénitude, inté-
gralité, totalité; le tout; v. g. ' on son tout,
en sa totalité ; abondance, regorgement, comble. — ah.
vulg. : n. s. et ad. tout, quotité et quantité. — adj.
■ pleine, grosse, (femelle d’animaux laquelle a un
fœtus). — adv. comp. ’ et 'flîl”A*?i • pleinement,
entièrement. — n. inst. • ee qui sert à remplir, remplissage, bouche-trou. — 7i. spéc. '/• pleine
(a7i. femelle).
(g- r/oAO: ivit celeriter) o^ad. mus. — Pfo7'me dér.
n. réfl. s’ échappa, s’évada, s’enfuit (v. g. bête,
quand on veut rapprocher) — syn. Jiÿ*’Ani '■ — 2^^ forme
dér. '/•^'VA'V, pi’it avec soi, emporta, s’empara de. — c.}\
"7 A'i. • confia à quelqu’un pour porter ailleurs, fit trans-
porter... — inf.n. î^'’ÿ**AA
iw A/*: n. s. espèce de prune sauvage, bonne à man¬
ger.
^ATi! —
(g.) domina, prévalut, Femporta, eut le dessus (après une lutte physique ou morale); dompta (au pr. et au lig-); Gut autorité; maîtrisa^ etc. — p. est dominé, dompté, maîtrisé... — c. •' fit
dominer, établit commandant, préposa...; 2^ sc fit un dieu, déifia, se fit une idole, adora, donna le culte divin k ..., V. g. : jhAh - — c. h
^Alî ï assujettit, par force, fit dompter; rendit maniable, docile, assouplit (v. g. caractère intraitable). — frèg. h î essaya de prévaloir; prévalut a diverses reprises, par intermittence... — inf, domination; 2° culte
divin. — s. a. * dominateur. — ad. p. •
domptable, que Fon peut maîtriser. — p. ad. p.
’lfj : dominé. — n. s. 9”Ail. î domination, empire, pou-
voir, puissance. — n. inst. • moyens de do-
mination. — n. s. h9'’i\ïl Dieu, le Seigneur; d’où Ji
' (am/z. passé en Tigrai) : Fêtre divin, divinité,
déité; en Tig. Fexpression régulière est '
I «Fêtre Dieu». — n. s. (g.) ! divinité, essence di¬
vine, Fêtre divin (terme admis dans le langage des tigréens lettrés).
espèce de fer; matière ferrugineuse.
<7»AÎ1'[‘ = fixer Fattention ou le regard ; 2° mira, visa;
pointa (arme)... — {forme pass.) a. • observa,
remarqua, regarda attentivement. — c. ?%//*» A h'ï* ' fil
remarquer; indiqua, montra. — inf. Ah'l* ' obser-
vation; indication. — s. a. observateur; h
aoAhil^ indicateur. — n. s. 9'^AWl'' signe, marque, in-
dice, note. — n. s. </»Ah'V • instrument de signal, trom-
pette très longue, k son grave. — n. inst. : in¬
dicateur, moyen d’indication; moyen ou lieu d’observation.
î bùton, ou barre en bois pour bâcler une
porte (se met en travers contre les battants fermés d’une
porte et s’enfonce dans des trous ménagés exprès dans les deux murs latéraux).
6st beau^ a belle mine ou ligure (de Aï) 9’)- — ^^AYIÔ' (90 l^specÀes^ belle forme^ beauté; 2° ligure^ minej visage^ apparence (avantageuse); (on se sert de ce terme pour les apparences ou espèces sacramentelles de la Sainte Eucharistie): 3° maillet^ morceau
de bois qui sert de marteau. — ad. #y»A5lî(^y^V ' ou
corr. de belle mine; beau de forme; bel
homme; autre vav. ^‘’AÏIUV rn»At». : n. s. ruban^ bande d’étoffe fine dont on se ceint le froiit^ il la naissance des cheveux : soit en guise d’ornemenb de livrée festivale; soit plutôt pour arrêter l’écoulement du beurre dont la tête est ointe. — Là est la raison et l’origine de cette coutume de toilette abyssine (de hM • sépara).
"7A.^ ; V. a. implora, présenta requête, lit instance [amli.).
— O. intercéda, intervint. — p. 'L^'VA^lï l’O-
eut la requête, accueillit la demande. — inf. :
intercession, requête, supplication. — ?î. inst. *
moyen de présenter sa requête, intermédiaire = syn. tn*
•'lh% : amJi. usité en Tfp. offrande, cadeau à l’effet d’ob-
tenir bon accueil, faveur... — n. s. ''VA^- ^ <lon, présent accompagnant la supplique.
"■/A-ï ! n. s. fricot; mets composé de (lait) et de
’ (farine d’orge grillée).
"VAT ' (^^6 : 9. par contract. litt.) ou ^'VA^H • u. s.
troc, trafic, échange de marchandises en nature; à la
différence de ou : vent, achat, à prix d’ar-
gent, tpp: {cfr. fflAm: p., rar. invers. de A^»m•■)
f/i>Ani ■ U. le poil tomba, la chevelure tomba, la cal¬
vitie Commença; 2^ a. écorcha, pela, épila, égratigna, dé-
chira la peau = cfr. </»Arlini = ^2/u. — p.
est chauve; perdit la chevelure; perdit le poil, v. y. une
chèvre galeuse; fut épilé; fut écorché. — c. }i7**Artl ^ j° ht tomber le poil, les cheveux, pela...; 2° fig. s’évada, s’enfuit, déserta, v. g. serviteur ou soldat qui s’échappe soudain; une bête qui se détache et s’enfuit du parc,
etc.... = syn. — cfr. dér. anal. b
— inf. la tombée des cheveux; épilation; écor¬
chure; évasion, désertion, fugue... — s. a. épileur; qui fait tomber le poil, la barbe, les cheveux.
— ad. p. • sujet k la calvitie, menacé de perdre
les cheveux; qui perd le poil, etc.... — p. ad.p.
écorché; sans poil, pelé... — n. ad. sans cheveux,
chauve. — u. spéc. dér. : peau (de bête, bœuf,
chèvre, etc.) épilée; dont on a fait tomber le poil; toison pelée (non-tannée). — u. inst. " ce qui
cause, occasionne la tombée des cheveux, du poil, etc.
— V. dér. par corrupt. arracha le poil, les
cheveux, la barbe; épila; pela...
^Anirtl î dépassa; prit de l’avance en courant
= syn. : et "• — ^Artl • h/r.
2° fatigua; fustigea = sy^i. ‘ d
0oç«nc.: n. s. — var. de rw>'ÿnCb h/*7\
éventail, ou objet similaire qu’on
agite sur le feu, ahn de l’embraser. — var. :.
ÛD0DÇ : n. d^aî'hre^ sorte de grand acacia, a frondaison épaisse qui pousse dans les vallées humides et chaudes; on dit aussi 0000"} ; et fiorm — n. comp. - anao pays de l’acacia; — n. pr. d’un village où abonde cet arbre, dans la valée de l’Insaba, riv. du Tigré sep^'^'f n. s. disqualihant, personne de rien, méprisable;
de vile condition, ignoble. — n. comp. 1° enfant d’une mère ignoble, ...d’une prostituée, etc... (tres-mjurieux)’ 2° fiàx 'fllb ‘ ■■ vil esclave, for¬
ban, etc. ...
ODODÇ : — aDfi :
OTDi/Df : V. a. cribla le grain, vanna. — p. :.
— inf. vannage. — s. a. ODO^f^z,/. ao^f^V'
cribleuse, vanneuse. — n. inst. : tout moyen de
cribler, en gén. — n. spéc. cfr. crible, tamis, van.
inst. intermédiaire de fiançailles : celui qui fait la demande de mariage au nom d’un autre. On
serait tenté de prendre pour radie, sens
confirmerait l’étymologie; mais la double corruption de
fh et de ^ serait exagérée, l’étymologie est dans </oK‘
vint, approcha, dont le c. réc. est nir l’un vers l’autre, rapprocha (les parents, l’un demandeur, l’autre sollicité).
! graminée, herbe, sorte de trèfle (recherché par les mulets, etc.
0Pf}: ou OD'ff ! et mieux hydromel (fer¬
menté); à la difl*. de OCït hydromel non-fermenté, ou eau miellée; 2° se dit aussi pour le vin, mais pour le
distinguer on ajoute habituellement le nom • vigne,
raisin; d’où n. comp. ffli&î'. - "7.^1* OU v.d. : a. fit de l’hydromel; 2° débita de l’hy¬
dromel, et par extens. fit et débita de la bière, de l’eau-i< de- vie, etc.... — p. : fut fait et débité (le
fl : de eommerce). — c. fit fermenter et de
biter ou vendre (les boissons). — inf. i pré
paration et débit de boisson. — s. a. f/oYi'î’ : débitan de..., /. !; car le plus souvent c’est une femm»
qui fait ce métier; d’où la réputation inhérente d' «poissarde», hardie de langage et de moeurs. — n. s brasserie, fabrication et débit de boissons i buvette, etc....; 2° hydromel de commerce, ou fait pou la vente; d’où le sens de qualité relative, douteuse (]: