‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 121 sur 194 · AD · texte numérisé non relu

AD

Ah ! de Taffreux Nemrod j*entends la voix cruelle. Une vienl-il m'annoncer ? qu'a-t-on fait d'Ariel ? Eoos et lui d^jà m*attendent-ils au ciel 1 Vais-je mouror comme eux?

NEMROD

Je viens |>oar te les rôndre , Si tu veux m'obéir et si tu veux m'enlendre ; kofani, laisse parier ce vieillard odieux ; Toi, pleine d'avenir, sacrifie à mes dieux, uappelle à son devoir ton infortuné frère , ftt pour prix d*un eflbit je sauverai ton père«

Mon Dîeu, Inio-moi mourir digne de mes parents , Kf yréserve-nous tous du bienfait des tyrans ! i>auve-ooii8 du salut que Nemrod nous prépare !

NEMRODu

Ainsi ta veux loroer ma main d'être barbare ? i apporte le pardon pour te voir ne braver..,. *

gcs pardoys! loi cruel, où peux-tu les trouver? »iea même n en a plus pour balancer te» crimes^

MBMROD.

Et m je loi rendais son culte et ses victîmes^f

ADA

Si le sang peut paver pour le sang innocent , neîiirod, en sacrifice il faudrait tout ton sang. Va, Dieu n'a pas besoin de tes hoimeurs fuacUes*

HTSTERES SSO''

KLMROD.

De ses adorateurs je puis sauvor. les- restes.

ADA

Peux-tu rendre ki* vie' à ceux^ qul^ne sont, plus t Mais je n^écoMie pas lot 4ÎMou»-siq|^rfliis , Va-l'en.

NEHROD.

Je puis dit moins rendre la mort atlreuse ; Oseras-tu oraver la torture hideuse ?

ADA

Tes boanreaux malgré toi me donneront h mort , Et je succomberai sons leur premier effMrt.

NEMROD

Faut-H qu^à mes btenfaiu ton ^gnjûl s*eadarcisse 1

Le blenfan que {'attends de toi, ç*e8t le suppliée.

HEMROD,

Tu n^auras pas longtemps h l'implorer enoor.

ADA

Mon &me vers leelel prend d^à son essor.

NEMROD

De ton coif s décbiré les tourmonls vont Tabattre.

ADA

Pour remporter ie prix, je sais qu'il faut combattre. .

NcnaoD.

Et tu crois, raiMe enfant, pouvoir mt insister ?

aoa.

Sur mon Dieu, roi d'iin)otir, tu prétends remporter f-

NEHIIOD»

Je vais'tont préparer.

ADA

Prépare aussi ta tète Pour quand viendra la mort; la mienne est d^ii pt^le».

NESROD.

Tu sentiras bientôt les vengeances d^un roi.

ADA

J'ai pitié de ta rage , et vais prier pour toL

SC^E m.

AoA| puisAaiEL»

Tu triomphes par moi de ce tigre larondie , Seigneur, et ton esprit a parlé par na bouche ; Maintenant il me livre au poids de mes douleurs « Et je sens 4l«o mesyeux se remi^Ussent de plenr*».

Vot« d'Alllfc«

Âdaf

ADA

M'iappoHo-t-on ?

Ha soeur Ada?

ADA

QuVntendsio ?

Estree un rêve trompeur ou la voix d'un bon angef

ARiELr Éorîani des ruîmt à droite.

CesC ton frère^ c'est moi. Je te vois donc enfin !

ADA

Ciel!

ARIEL

Dé ces mura affreux qu'interrogeait ma rai deviné l'issue, et gnldc par ta plainte , J'ai rampéjusqu'à toi.

ADA

Mon frère l

Sal

SIYSTERÉÎS

SSl

ÀniEL.

Sois sans cr.ûiile :

Au moindre brait de pas que j'enunids s'approcher , Derrière ces débris Je saurai me cacher. Dans la prison voisine Enos est là qui veille , Et doit oe toute approche avertir mon oreille. Oh ! combien ses discours ont éclairé mon cœur ! Par son enthousiasme il calmait ma douleur , Quand de mon triste amour Timportune mémoire Du Dieu qu'on m'a rendu balançait la victoire. Mais les moments sont chers ; écoute, il me parlait D'uD- livre précieui pour lequel il trcmLlait ; 11 Tavait confié ce dépôt redoutable , Lorsque, pour me chercher dans la ville coupable, 11 te quitta naguère aux portes de Babel : Cest le livre d*Hénoch, Tun des neveux d'Abcl, D'un testament si saint seul trésor du prophète. Le destin dans ses fers TafOige et l'inquiète , Qu'en as-tu fait , ma sœur?

ADA

11 est en sûreté.

ARIEL

Ce mot apaisera ta vive anxiété , Noble Enos. Maintenant, toi que Dieu m'a rendue , Calme aussi les chagrins de mon &me éperdue ; Combats un souvenir dans mon cœur trop charmé ; *' ' toi, peul-ôtre, hélas! tu n'as jamais aimé.

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