AD
Ah ! de Taffreux Nemrod j*entends la voix cruelle. Une vienl-il m'annoncer ? qu'a-t-on fait d'Ariel ? Eoos et lui d^jà m*attendent-ils au ciel 1 Vais-je mouror comme eux?
NEMROD
Je viens |>oar te les rôndre , Si tu veux m'obéir et si tu veux m'enlendre ; kofani, laisse parier ce vieillard odieux ; Toi, pleine d'avenir, sacrifie à mes dieux, uappelle à son devoir ton infortuné frère , ftt pour prix d*un eflbit je sauverai ton père«
Mon Dîeu, Inio-moi mourir digne de mes parents , Kf yréserve-nous tous du bienfait des tyrans ! i>auve-ooii8 du salut que Nemrod nous prépare !
NEMRODu
Ainsi ta veux loroer ma main d'être barbare ? i apporte le pardon pour te voir ne braver..,. *
gcs pardoys! loi cruel, où peux-tu les trouver? »iea même n en a plus pour balancer te» crimes^
MBMROD.
Et m je loi rendais son culte et ses victîmes^f
ADA
Si le sang peut paver pour le sang innocent , neîiirod, en sacrifice il faudrait tout ton sang. Va, Dieu n'a pas besoin de tes hoimeurs fuacUes*
HTSTERES SSO''
KLMROD.
De ses adorateurs je puis sauvor. les- restes.
ADA
Peux-tu rendre ki* vie' à ceux^ qul^ne sont, plus t Mais je n^écoMie pas lot 4ÎMou»-siq|^rfliis , Va-l'en.
NEHROD.
Je puis dit moins rendre la mort atlreuse ; Oseras-tu oraver la torture hideuse ?
ADA
Tes boanreaux malgré toi me donneront h mort , Et je succomberai sons leur premier effMrt.
NEMROD
Faut-H qu^à mes btenfaiu ton ^gnjûl s*eadarcisse 1
Le blenfan que {'attends de toi, ç*e8t le suppliée.
HEMROD,
Tu n^auras pas longtemps h l'implorer enoor.
ADA
Mon &me vers leelel prend d^à son essor.
NEMROD
De ton coif s décbiré les tourmonls vont Tabattre.
ADA
Pour remporter ie prix, je sais qu'il faut combattre. .
NcnaoD.
Et tu crois, raiMe enfant, pouvoir mt insister ?
aoa.
Sur mon Dieu, roi d'iin)otir, tu prétends remporter f-
NEHIIOD»
Je vais'tont préparer.
ADA
Prépare aussi ta tète Pour quand viendra la mort; la mienne est d^ii pt^le».
NESROD.
Tu sentiras bientôt les vengeances d^un roi.
ADA
J'ai pitié de ta rage , et vais prier pour toL
SC^E m.
AoA| puisAaiEL»
Tu triomphes par moi de ce tigre larondie , Seigneur, et ton esprit a parlé par na bouche ; Maintenant il me livre au poids de mes douleurs « Et je sens 4l«o mesyeux se remi^Ussent de plenr*».
Vot« d'Alllfc«
Âdaf
ADA
M'iappoHo-t-on ?
Ha soeur Ada?
ADA
QuVntendsio ?
Estree un rêve trompeur ou la voix d'un bon angef
ARiELr Éorîani des ruîmt à droite.
CesC ton frère^ c'est moi. Je te vois donc enfin !
ADA
Ciel!
ARIEL
Dé ces mura affreux qu'interrogeait ma rai deviné l'issue, et gnldc par ta plainte , J'ai rampéjusqu'à toi.
ADA
Mon frère l
Sal
SIYSTERÉÎS
SSl
ÀniEL.
Sois sans cr.ûiile :
Au moindre brait de pas que j'enunids s'approcher , Derrière ces débris Je saurai me cacher. Dans la prison voisine Enos est là qui veille , Et doit oe toute approche avertir mon oreille. Oh ! combien ses discours ont éclairé mon cœur ! Par son enthousiasme il calmait ma douleur , Quand de mon triste amour Timportune mémoire Du Dieu qu'on m'a rendu balançait la victoire. Mais les moments sont chers ; écoute, il me parlait D'uD- livre précieui pour lequel il trcmLlait ; 11 Tavait confié ce dépôt redoutable , Lorsque, pour me chercher dans la ville coupable, 11 te quitta naguère aux portes de Babel : Cest le livre d*Hénoch, Tun des neveux d'Abcl, D'un testament si saint seul trésor du prophète. Le destin dans ses fers TafOige et l'inquiète , Qu'en as-tu fait , ma sœur?
ADA
11 est en sûreté.
ARIEL
Ce mot apaisera ta vive anxiété , Noble Enos. Maintenant, toi que Dieu m'a rendue , Calme aussi les chagrins de mon &me éperdue ; Combats un souvenir dans mon cœur trop charmé ; *' ' toi, peul-ôtre, hélas! tu n'as jamais aimé.