IH.I1R0D
Yenge mon amitié.
As-tu les yeux sans pleurs et la main sans piiié ?
tobaixaIh.
Je n'eus jamais d'épouse, et n'ai point de famille*
RCVROD.
Eh bien, U faut loi-môme immoler...
TUBALCAÏR.
Qui?
KEIIROD.
Ma fille; A moins que son retour sincère et repentant N'expie aux yeux de tous un forfait éclatant. Elle a trahi mes dieux pour s'allier »u cnme. Prêtresse repentante, ou rebelle victime. Elle doit ou répandre ou racheier son sang, Consacrer ou subir le glaive obéissant.
Ordonner d'Ariel ou souffrir le supplice. Subir enfin sa peine ou remplir son office. Qu'on orne ces captifs de cyprès et de fleurs. Je consacre leur tète à tous les dieux vengeurs. Allez, que la trompette annonce ma justice, Et que le peuple accoure à ce grand sacrifice.
IBLPBA»
Adieu, je vais mourir ; adieu, mon Arld ; Mon père me condamne
ARlEt.
Et Dieu t'ouvre le cieL (/ff êortent.)
SCËNE Yin.
Nebroo, les Fawtômes.
HEMROD.
Ma fille! Il est donc vrai, j'ai condamné ma fille, Et je vais rester seul, sans appui, sans famille! Les ombres de la mort environnent mes yeiix. Mais que lui voulaient donc ces bourreaux funeai T Où la conduisent-ils? au'a-t-eUe fait? barbare! C'est moi : je me souviens... ah! mon cspntsegarc. Ma Zelpha : qu'on Farréle. Ah ! son sang va ja;l ir. Mais c'est le mien! je sens tout mon cœur défaillir. Qu'on la sauve! courez!., personne! où sont rocs ^ [armes?
Qu'on épargne mott sang et qu'on prenne me» U^
[mes»
Quoi, tu pleures, Nemrod! qu'a»-Ui doiir insensé? ^ "^ (// tombe oêMit,)
(Vn fantbme iort de dessous une dalle gui u wulfM, etpas$e Untement âevani Nemrod, jmu va se perdre entre les fUUrs maulfs du souierrmn).
iE FANTÔIIE.
Nemrodj ton heure approche et ton r^ne est passe.
* NEHROD.
Non, je suis roi toi^rs, je veux... je règne encore. L'astre de mes grandeurs n'a lut qu à son aurore.
ON SECOND FANTÔME (de même).
Nemrod, u grandeur penche et touche à son défUi^
m TROISltEWB FANTÔME.
L'oppressevr de Babel sera jugé demam.
UN QOATRifelie FANTÔW-
mte^oi, te tcmp» fuit : finis u ^o?"* /«O^wJ^i-. El demain son sommet sera perdu dans mer»
TOUS A tA F»».
Pleure, pleure, Nemrod î pleure, pleure, îw»^ Le lemps fuit, la tourpcnchc, et ton règne est pasaft
LE PREMIER
Kcmrod, rcconnais-lu-la voix de tes victime^r
MYSTERES
LE 8EC050 {motHrant un pmgnaré qui lui travene
le sein).
Nemrod, r«connais-tn le premier de tes criâtes? rieure. pleure, Nemro J, pleure, pleure, insensé ! Le temps Tuit, la tour penche, et ton règne et passé.
VEMROD.
Qui donc me parle ainsi ? quoi ! j'aurais peur des
{ombres !
Vains fantômes, fuvez dans vos cavernes sombres.
{Il lire $on épée,) Ce çlaive saura Men vous chasser (levant moi. Esclaves? les enfers n'oni^ils donc pas un roi? Diieir^hii tpie Nemrofl rapiiclle et le défîe Parcesaug qu'à Baal mon orgueil sacrifie.