SCÈNE IX
Nebrod, le Gè^\e du «al.
[Une lumière rouge êort des décombres; te génie du mal sous une figure gigantesque se dresse devant Nemrod,)
LE GÉNIE DV IfAL.
Me volciy que veux-tu?
NEMROD
Rends- moi ma fille.
LB GfiKIE.
Eh quoi !
ToBr te la rendre encor, ta fille est-eUc & moi ? Je ne puis que le mal pour venger ta puissance.
nEMROD.
fta*ai-je besoin de toi pour servir ma vengeance . Puisque j'ai condamné, je ne fléchirai pas. Mais iJ faut malgré moi Tarracher au trépas ; Le peux-tu?
LE GÉNIE
Je le puis en soulevant la terre»
Eo armant contre loi la révolte et la guerre.
NEMROD
Anne encor, si tu veux, ton enfer déchahié, Je saurai vaincre seul et mourir couronné.
LE GÉNIE
J^airoe de ton oraueil Taudace renaissante, Et je te couvrirai de mon aile puissante.
HEMROD.
Je n'en ai pas besoin. Je suis fort, je suis roi ! Me sauve <|ne ma fiOe, en ^opposant à moi. î>e ce que j^ai touIu puisque je suis l'esclave, Â mes ordres cruels lais surgir une entrave.
LE GÉNIE
Ce n'est pas moi qui sauve! et pourtant, par pitié. Je vais agir pour toi, puisque tu m*as prié.
Kcsaos»
le ne l'a! pas prié : J'ai déûé tes omlires.
Et mon oeil sans frémir soutient tes regards som-
[bres.
Tu regnes sur les morts, et moi sur les vivants, foe mon soalDe soulève en tourbillons mouvants; Et je te laisse, toi, soumis à ma couronne, Ramasser à mes pieds les morts qne je te donne.
Lfi GÉNIE.
Puis, jeté sou» les miens par un plus fort que loi» Je te ramassera^ superbe et puissant roi!
En attendant du sort la volonté fatale, Sers en la respectant ma puissance rivale; Comme toi je suis fier, et comme toi cruel.
Ll 6ÉNU.
Comme moi, par malheur, tu n^es pas immortel. (// s*en fonce bous la terre; des flammes sorteni des
décombres,)
hUH PU SECONP ACTE.