JUBAL, LES ESCLAVES
lUBAL.
Qui peut compter encor sur la toute-puissance ? Le peuple a de Nemrod renversé la vengeance ; Du malheur de Zelpha les pères ont frémi; Ses pleurs ont soulevé tout uu peuple ennemi ; £t, muette longtemps, la souffrance commune Semble emprunter la voix d'une grande infortune* Soit que Tubalcaîn le trahisse en secret, La garde pour Nemrod combat comme à regret. Quels cris! quel jour d'horreur! quelle sanglante
fféie!
Le roi court, il peut vaincre et prévoit sa déiaite ; 11 veut que ses trésors avec soin ramassés Près du trône avec lui périssent entassés... Esclaves, par pitié partages mes alannes. N'entend-on pas les cris et le fracas des armes? * Âvez-votts va Nemrod? saU-on s'il est vainqueur ?
UN ESCLAVE {dépwont un vase).
Que nous font les combats et les arme«, seigneur? S'il vient un nouveau maître, il nous 1 lissera vivre.: Si Ton nous fait mourir, le tn pas nous délivre.
JUBAL
Dieux ! mourir sous les coups d'un peuple révolté !
l'esclave.
Esclaves de Nemrod, liberté, liberté!
LES autres esclaves.
Nemiod est donc vaincu ?
l'esclave.
Yoyez, son Jubal tremble.
UN AUTRE ESCLAVE, à demi voix.
A leurs dieux irrités qu'on les envoie ensemble!
JUBAL
Inf&me ! que dis-tu ? Nemrod va revenir.
11 combat, il triomphe, il vient pour vous punir.