‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 131 sur 194 · JUBAL, LES ESCLAVES · texte numérisé non relu

JUBAL, LES ESCLAVES

lUBAL.

Qui peut compter encor sur la toute-puissance ? Le peuple a de Nemrod renversé la vengeance ; Du malheur de Zelpha les pères ont frémi; Ses pleurs ont soulevé tout uu peuple ennemi ; £t, muette longtemps, la souffrance commune Semble emprunter la voix d'une grande infortune* Soit que Tubalcaîn le trahisse en secret, La garde pour Nemrod combat comme à regret. Quels cris! quel jour d'horreur! quelle sanglante

fféie!

Le roi court, il peut vaincre et prévoit sa déiaite ; 11 veut que ses trésors avec soin ramassés Près du trône avec lui périssent entassés... Esclaves, par pitié partages mes alannes. N'entend-on pas les cris et le fracas des armes? * Âvez-votts va Nemrod? saU-on s'il est vainqueur ?

UN ESCLAVE {dépwont un vase).

Que nous font les combats et les arme«, seigneur? S'il vient un nouveau maître, il nous 1 lissera vivre.: Si Ton nous fait mourir, le tn pas nous délivre.

JUBAL

Dieux ! mourir sous les coups d'un peuple révolté !

l'esclave.

Esclaves de Nemrod, liberté, liberté!

LES autres esclaves.

Nemiod est donc vaincu ?

l'esclave.

Yoyez, son Jubal tremble.

UN AUTRE ESCLAVE, à demi voix.

A leurs dieux irrités qu'on les envoie ensemble!

JUBAL

Inf&me ! que dis-tu ? Nemrod va revenir.

11 combat, il triomphe, il vient pour vous punir.

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