‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 140 sur 194 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les précédents, Tubalcaîn (blessé et mourant),

TUBALCAÏN

Le palais est forcé.

Ils sont maîtres d^à de la seconde enceinte ; Tes guerriers sont captifi et la flamme est éteinte ; Uesrjîffl furieux commande aux révoltés, El dirige vers toi leurs pas ensanglantés. Ta QUe a disparu dans la mêlée ardente, £t moi je meurs.

NEMROD

Salut à ta grandeur mourante!

Tu meurs en combattanl et hdèle à ton roi ; S*il me restait des pleurs , ils couleraient pour toi I

TUBALCAÏN

Non, garde-les, r^emrod, à tes grandeurs passées! Pleure tes dieux» tes lois à jamais effacées; Pour te faire glisser j'ai répandu le san^, Et je tombe avant toi, mais en te maudissant

NEMROD

Que dis-tu? malheureux! quelle démence impie!...

TUBALCAÏN

Nemrod, Nemrod, il faut que ton crime s'expie. Le mien fut de servir quand j'aurais dû régner. De te craindre, et surtout, monstre, de l'épargner ! Car je te baissais, vois-tu, mais d*une haine Plus forte que Torgueil de ton &me hautaine. Pour me venger d un peuple impassible à tes pieds, J'armais tous tes dédains contre ces fronts pluycs, £t frappant du pouvoir ces rampantes racines, De ton chône royal j*avançais les ruines. Tu lombes et je meurs!., du sang! toujours du sang! Ah ! j'en vois ruisseler sur ton front pâlissant !.. Mes yeux en sont remplis... l'or de ce trône en sue. Ob ! malheur à la main qui se lève et qui tue ! Je sens ma chair frémir d'un tremblement glacé. Comme si dans mes os le gUive avait passé. Mon cœnr est torturé par d'horribles tenailles, 1:11 sous des mains de fer se tordent mes entrailles. Du san^ 1 inrtout du sang ! Nemrod, malheur à toi 1 Pour mieux te dévorer le glaive t*a fait roi. Et sa soif de ton sang ne sera pas trompée ! Uui règne par le fer périra par l'épéel

NENROO.

Achève, misérable, aciieve de mourir! . . .

" TUBALCAÏN

Pas encor..^|»^s encor ! j'aime à te voir souO^rir. Ils viennent! m'cutends-tu?,ta perte est luoû ouviagc,

n.STEKEg

J'ai sur fa tête infâme amoncelé Torage ! . . . Ah ! mon ftnie s'éteint... ma langue.... se roidit. Du sang! toujours du sang! . . . J^expire.... sois mau-

[dit!

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