‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 147 sur 194 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Enos, Ariel, Ada.

ADA

Qui m'instruira du sort de ma triste famille? Où retrouver Enos pour lui rendre sa fiUe? J'ai vu brûler au loin de lu^bres flambeaux, Et je croyais marcher au nulieu des torobedox* Quel deuil rend la cité morne et silencieuse, Quand je crois la trouver libre et victorieuse? Car un bruit au désert parvenu jusqu'à moi

g53 MYSTERES

ira dil qu'une révohe a renversé le roi, El je ne vois partout que des fronts qui prissent; Parfoutàmon aspect les citoyens frémissent, Et le mot de faniAme à leur bouche échappé M'expliquait mal l'effroi de leur regard trompé. ilm que vois-je?un vieillard, un jeune homme,

[à mon père î

CNOS.

Ada ! ma fille Ada !

▲RIEL

C'est ma sœiirl

ADA

Oui, mon frère , Oui , mon père , c'est moi. Quoi ! vous verser des

[pleurs !

Quel est donc cet objet de vos saintes douleurs? On m'a dit qo*en ce jour le peuple vous délivre; ik voici Je reviens, Rapporte le saint livre.

▲RIEL

0! qu'as-tu f;iii? retourne, oh! retourne au déserti Ah ! c'est assez pour nous d^me erreur qui nous perd, le ciel à notre H)i ne doit pas de miracle ; Nous pouvons mourir , nous ! mais sauvons les ora-

[cies.

ADA

Qu'enlends-je? ain^i ce bruit me trompait.

ARIEL

11 en est temps encor...

Tu peux fuir,

ADA

Je reste pour mourir.

ENOS

Oui, reste uMîntenant, c'est Dieu qui le renvoie;

Que le livre sacré devant nous se déploie :

Le jugement de Dieu provoqué par le roi

HécJame ponr lémoin le livre de la loi ;

Que Nemrod triomphant le regarde, et qu*il tremble ;

Aujourd'hui nous vaincrons, ou nous mourrons en-

[semble !

Regarde! ce bourreau prodigue de son sang En a déjà verse ce qu'il eut d'innocent, Ce cadavre sanglant hier était sa fille !

▲RIEL

Ma Zelplia méritait de changer de famille.

ADA

Les anges maintenant sont, ses frères et sœurs. Oh ! laissez-moi sur elle épancher quelques pleurs.' EUe a donc succombé sous les coups de son père?

ARIEL

EUe est morte pour moi.

Sœur digne de mon frère.

Attends encore un peu, nous allons te revoir. Mais reçois cïependant ce funèbre devoir.

{Elle s'agenouille dun» le tombeau au jried du corps

de Zelpha.)

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