‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 146 sur 194 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

(De< jeunes yi//e« en dtuxi el portant dei lampes allur mée* apportent le corpt de Zelpha.) -

Les précédents, Jubal, jeunes filles en deuil, musiciens.

JUBAL aux muêiciens.

Marquez ie pas d'un ion plus lugubre et plus lenU ...Assez! arrélez-vous !

ARIEL («e penchant ver» le corps).

Zelpha ! ce n'est plus elle !

ENOS

Non I mais lève les yeux, son Ame est immortelle.

JUBAL

Criminel, dont l'orgueil sait cacher son effroi. Ecoutez maintenant la volonté du roi.

MYSTERES

SiiS

Prouvé par ses dieux il a jugé le vêlre, Et vous laisse le choix d'en adorer un autre. Il regarde en pitié voire immense abandon. Et ne vous devra pas l'outrage d'un pan!oD. Il te rend, Mesraim, celle qui fut ta femme, Telle qu'il la devait à ton amour infâme. Maintenant, si tu veux affranchir au cercueil Ces restes que Nemrod veut couvrir de son à u.l, Renonce à des liens que la nature abhorre. Et fuis dans tes déserts, il en est temps encore. A ces restes muets si tu veux rattacher» Votre lit nuptial doit être le bûcher.

Mais Nemrod ne veut pas déshonorer sa ploirc. En usant contre toi des droits de la vicloirc. 11 te méprise trop pour daigner te punir. Et te craint assez peu pour oser te bannir. Toi, vieillard, va cacher la colère impuisïîaiiie. Et reproche à ton Dieu sa force languissant. A moins que, pour venger la gloire de ton Dieu, Tu veuilles te soumettre à l'épreuve du feu. En un mot, ce bûcher que Baal fera juge Dans Babel niainleiiant est votre seul refuge. Nemrod sera vaincu mieux que par tes discou.'^, . ^^i le feu te respecte el conserve tes jours. Mais je ne pense pas que votre orgueil affronte Des trahisons du ciel la douleur el la boute. Ainsi donc vous fuirez un trop juste courroux, Et Nemrod généreux sera quitte envers vous.

ENOS

Esclave, tu peux dire à celui qui t'envoie Que son impiété me comblerait de joie, Si j'aimais la vengeance au-dessus du Seigneur, Et si la haine en moi pouvait vaincre Thorreur. Le voilà donc moulé de blasphème en bbspbème Jusqu'à braver la foudre et s'en prendre à Din

[même!

Eh bien! à ses fureurs dussé-je succomber. Avant ma mort du moins je veux le voir tomber. J'accepte le défi qui lui sera funeste; Son heure va venir, je l'attends et je reste.

ARIEL

Va dire â l'assassin de tout ce que j'aimais Que la mort à Zelpha m'miira pour jamais.

JUBAL

Dv'posez donc ce corps sur ce bûcher sans gloire,

Les feux seront brillants quand la nuit sera noire.

Du faite des palais déjà l'ombre descend,

Et bientôt de l'airain le cri retentissant

Réunira le peuple au lieu du sacrifice.

C'est vous qui le voulez ! que le sort s'accomplisse!

ENOS

C'est de Dieu que le sort doit accomplir la toi.

JUBAL

Cependant la mort ccde aux volontés du roi ; Puisque vous le bravez, renoncez à la vie.

ARIEL

Va, je vofs le supplice avec un œil d^envie; A ma Zelpha si chère il doit me réunir.

JUBAL

Soit, les bourreaux, le peuple et le roi vooi venir.

(// sort avec te cûrtéqe,)

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