‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 55 sur 194 · EPHREM · texte numérisé non relu

EPHREM

Eprise du plus grand de nos médiUlifs, Londres appbuOissait à ces spécalalifs Qui dans le sein de TElre en qiiîtnui est visible, Ginlemplaîenl retendue, immense, inleliigible, Arcbéljpe, en qui seul je vois, sans le savoir, Les obiels qu'ici-bas de mes yeux je crois voir. Tool change. La raison change aussi de méthode. Ecrits, habillements, systèmes, tout est mode.

Lliomme dans tous les temps déplora ses mal-

Iheiirs.

Hoosseau • tu rappelais nn miroir de douleurs. Et ouand pour son portrait tu peignis la souffrance Il n y trouva que trop sa triste ressemblance. Il se trompait lui-m^me, et son peintre nouveau De cet objet de pleurs fait un riant tableau, c Eh ! pourquoi, nous dit-Il, rêveurs atrabilaires , c Vous plaire à vous forger des maux imaginaires? f Laplamtea-t-elleMonc tant de charmes pour vou»? f Pourquoi soupçonner Dieu d'un bizarre courroux ; « Et critiques chagrins de Touvrage d*un père,

< Où son amour éclate, y chercher sa colère ?

f Heureux membres d*un tf>ut sagement onlonné,

€ Au bonheur général chaque être est destiné.

« Il n*est point de désordre : et des mains de son

[maître c L'homme est sorti parfait autant quil le doit être. « Tout conspire pour lui, jusqu'aux séditions c Qu'élèvent si souvent de folles passions* f Reconnaissez, ingrats, que leurs secrets ravages

< Vous emportent au bien par d'utiles orages, c Tels, en se disputant le royaume des airs,

I Par leurs aflreu cembats les vents servent les

[mers, i

Philosophes profonds, vos chimères sont belles. Quels cœurs ne vont s'ouvrir k ces douces nouvelles? Et quoi ! lorsque la paix dans le mien veut entrer,

II se plaint, et c'est lui que j'entends soupirer. Qu'il se taise à l'instant; votre honneur le demande ; Qu'il soit heureux enfin quand Pope le commande. Malgré lui, malgré moi serais-je mécontent? Pour ce cœur toutefois dans ses plaintes constant , J'appelle en vain la joie : il la repousse encore. Caimez ces passions dont l'ardeur le dévore,

Et loin de me vanter leurs utiles combats. Délivrez-moi plutôt d'un bien dont je suis las. L'instant qui nous délivre est Tinstant du naufrage : ie le sais ; mais hélas ! ennuyé de l'orage, Irai-je demander mon repos à la mort!

Savants navigateurs, si c'est là votre port. L'asile est plus affreux pour moi que la tempête. Que Lucrèce, s'il veut, à sa lugubre fête Invite parmi vous son fameux traducteur , Qui, d un maître si cher parfait imitateur, Dans un lien, tissu par la mélancolie.

Immole sa jeunesse au dégoèt de la vie. Pour moi peu curieux de ce tragique honneur, le tremble k vos sermons, apôtres du bonheur; Et quand l'impiété qui vante son breuvage , Cher et dernier espoir des cœurs qu'elle encourage, Distillerait pour moi tout le suc des pavots, ie laisse sou nectar à ses tristes héros»

Aijourdliuî, djrez'vous , par nos pures lumières Nous voulons dissiper ces vapeurs meurtrières. Que peuvent élever dans les faibles mortels Vos rigoureux Pascals, misanthropes cruels, Qui, ne parlant jamais que de crime et de peine. Ne nous donnent pour nous que mépris et que haine. Eh ! pourquoi dégoûter les humains de leur sort? Entretenons plutôt Terreur qui les endort. N'en écartons jamais, imprudemment sévères. L'orteil et le mensonge , enchanteurs nécessaires, t Oui, pour attacher l'homme à sa condition, t Sans cesse à ses côtés marche l'opinion, f Dont l'art inépuisable en utiles merveilles « Sait ialter le savant dans ses pénibles veilles,

f Consoler l'ignorant dans son repos bonteox. € Faire danser i'avengle et chanter le boiteux, f Nous lui devons enfin ce nuage adhiiiraîÂe, f Que soidéve et grossit, complaisant cbariuble, f L'orgueil toujours fécond en charmantes vapean f Le plus cher des amis , le plus doux des trom-

[penrs. i

De la félicité voilà donc nos seuls gages. La vanité, l'erreur, des vapeurs, des nuages. Quoi ! vous que la raison éclaire de si prés. Vous pour oui la nature a si peu de secrets, Vous n'y découvrez point pour nous d'autres ri-

[chcsscs!

De nos enfants plutôt reprenons les faiblesses. Ne simt ils pas heureux, lorsqu'une goutte d'ean. Que leur sotifile pénètre au bout d'un chalumeau, A Taide d'une pâte à s'étendre docile , Etale la grandeur de son glohe fragile. Vide ouvrage du vent, que lèvent va briser? L'homme à tout âge enfant ne doit que s'amuser. Badinage, ou travail, qu'importe ce qu'il aime. Pourvu qu'il se dérobe à l'ennui de sol-même? Si telle est, selon vous, la route du bonheur, Laissez-inoi m'adliger : j'aime mieux ma douleur. J'aime mieux, de mes maux parcourant l'étendoe, A Tohjet qui m'attriste accoutumer ma vue; Ou plutôt j'aime mieux, plein d'un esprit flatteur, Me jeter dans le sein de mon consolateur.

Oui, Thomme est malheureux ; dès long temps In

[réprouves.

Et son consolateur, cher Rousseau, to le trouves. C'est celui qu'implorait d'une mourante voix , Ce saint roi de Juda, dont ta lyre autrefois Par des son& si touchants accompagnait les larmes. C'est celui qui souvent prend contre nmis les armes. Et qui, par ses rigueurs préparant ses bienfaits. Nous livre des combats pour nous rendre la pati. Peut-être que ce Dieu s'apprête à te la rendre * Contre ses ennemis tu viens de le défendre. Nous admirons ces vers qui les ont terrassés : Puissent-ils par lui-même être récoiopensés ! Que pour premier bienfait sa clénaence attendrie, Au gré de mes désirs te rende à ta patrie. D'un mortel courageux la patrie est partout; Mais ton courage enfin n'est-il donc pas à bout? Que tant d'amis pour toi qui soupirent sans cesse, Doivent de tes marais t'angmenter U tristesse ! Qui t'y retient encore, ô cher infortuné? Reviens , c'est trop souffrir : quel courroux obstiné Tant de gloire et d exil ne doit-il pas éteindre? Et sous tant de lauriers quel foudre T>eui-tu craiih

(dreî

ÉPOPÉE. (Voy. PoÉsv i&PiQUE.) EPHREM (saint),— diacre d'Edesse, l'un des plus vénérables parmi les Pères du désert, et qui sut unir les œuvres de miséricorde de la vie active aux grâces de la rie contemplative. Il se cachait lorsqu'on voulait rélever aux dignités de l'Eglise, et se montrait pour soigner les malades et consoler les ailligés lorsqu'il survenait quelque fléau. Ses exhortations étaient si pénétrantes, que les riches d*alors se laissaient entraîner par lui à se faire les serviteurs des pauvres. Sa'ntEphrem a laissé un grand nombre d'opuscules de piété qui attendent encore un bon traducteur. Les orientalistes» versés dans la connaissance de la langue syriaque, ne trouvent rien au-dessus de 1 onction et mènae de réiégance de ce Père dans sa langue originale : la version grecque ne rend qu'une partie de ces beautés, et renferme pour* tant des passages pleins d*éloquence« Saiiii

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