‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 57 sur 194 · III. Le mystère de la Nativité · texte numérisé non relu

III. Le mystère de la Nativité

César Auguste avait atteint le faite du pouvoir auquel il a été permis à Tbomme de monter, et de là il regardait autour de lui le monde soumis par les armes de Rome, et Rome elle-même, qui, maîtresse de l'univers, ne reconnaissait que lui pour maître» 11 ordonna un dénombrement général de ses sujets, et c'est alors qu'au fond de la Judée, de la petite ville de Nazareth, partit un homme du peuple, nommé Joser^, avec sa femme, dont la grossesse était déjà avancée, pour se faire inscrire à Bethléem, leur ville natale ; un ouvrier pauvre et voyageur sur une terre où il ne possédait rien, tel est lé père apparent du Sauveur du monde. 11 arrive avec Marie vers le soir, et ne trouve de place nulle part, parce qu'il était pauvre et

2ue les riches avaient envahi jes hôtelleries* 'est ainsi que le pauvre peuple trouve un représentant sublime en la personne même du Fils de Dieu. Enfin Joseph et sa compagne s'arrêtent dans une étable abandonnée ; ce qu'il y avait de plus juste et de plus saint au monde est réduit à partager la deuïeure des animaux, et c'est là qne, dans le plus Ç*and abandon, à minuit, dans une saison rigoureuse, naît cet Enfant qui doit détruire toutes les puissances et enchaîner toutes les

Kincipautés de ce monde, pour remettre mpire universel entre les mains de Dieu son père.

Aussitôt des voix chantent dans le ciel : Gloire à Dieu^ et paix sur la terre aux Aon»mes de bonne volonté; une grande lumière illumine les ténèbres et éveille de pauvres pasteurs ; mais les grands du monde ne peuvent la voir, car entre eux et lé ciel s'élève la inuraille dorée de leurs palais. Le pauvre peuple est convié le premier à venir adorer dans la crèche le Sauveur du monde, et une étoile messagère annonce le salut aux sages de l'Orient, qui veillent dans l'attente d un astre nouveau. Tableau tout à la fois doux et sublime, gracieux et sombre, touchant et magnifique ! Un monde corrompu, qui dort dans sou faste et sa décfépitude, couvert d'uneprofondè nuit, etquélque part, dans une

EVANGILE

F.YANGILE

étable abandonnée» une jeune et modcsto mèreavecun religieux vieillard qui veillent près d*un enfant nouveau-né ; une grande lumière qui illumine les campagnes, et de pauvres bergers qui se lèvent et se hâtent, pleins d*esperance, en écoutant chanter les anges ; une étoile qui part en sillonnant le ciel, et des sages de TOrient qui la saluent sur de lointaines hauteurs; paciQque et mystérieuse transition entre deux mondes, révolution toute divine qu*une paix universelle a préparée, et qui commence par le sourire d'une mère et le sommeil pur d un enfant I

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