‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 123 sur 233 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ESOS

(Tenant dnn.t ses bras la petite Ada endormie, et conduisant par la main le jeune Ariel. Il sort de la ville et se retourne pour en contempler les murs qut ne sont pas encore achevés).

Los voilà donc ros murs ! Voilà donc le ocrnicil

Ou dos rovos liiinia'iis se corrompra l'orgiioil !

C'f'si ici (|iio Ncnirod vciil parquer ses victimes,

pDiir nourrir de leur chair le rejtos de ses crimes!

F^ii vain pour les sauver ai-jo osé mille t'ois

Tourmeiiler leur sommeil el fatiguer ma voix.

J'ai vu des vérités la tristesse im|)()rlune

Sous leurs mépris d'un jour vi(!illir mou infortune,

lit df'-jà mon exil iTavance est ouldié !

Ta mort les avait vus iu},'rals el sans pitié,

0 mon (ils! si*ul amour que mail lai>M! ta mère!

Kl tu m'as livré seul aux ennuis t!c la terre;

Oue dis-jc?... si vers toi mon cceur prou son essor.

Tes enfants ici-l)as me reticnnenl cncor!

l'auvn; an;,'e! elle sonmicille el ne seul pas mes Jar-

|nics.

Tu pleures, toi 1... mon (ils!... Oh! viens... sois sans

j.ilarmes; 4i' dois vivr<; pour vous! sur mon sein voue froni N'a|)pn'Hdra |ias du moins l'insidcnce ou l'allronl, Kl vos co'uis dans l'exil, loin d'un lâche csclava^je, Snntironl d'im mai lyr palpiter i'herila^e! Mais le soleil se levé el sa st-renilc- Sendde sourire encore aux jours de lihert»'-; yu'<rsl-ce que Thounue esclave ou U'. rejilile innuonde hevanl 1 imnieusiii' (pie sa iuiniere iiiondeï lîien iif Irotildi- la paix de son cours solennel Il voit sous lui le lem|)s el sur lui rKiernel ! Mais la « ilé; paijiiie en murniuraul s'é-veille : Kch.'qtpons au tyran donl la cruautt'; veille! (i'est maintenaul Ahel cpii maicliera inist'-, I,a U-rre esl aux nnichanls : (lain s'esl reposé!

(i) (le dranu; é;lanl enlieremenl inédit et avant été yi(\mt'; par nous ii la dire<'lion dt; itliisieurs IJH-àlrCK, n<- pourra être ni re|irodiiil ni suiloiil rcpré-seiilé.

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