F,MI10D
Sache les mériter pour qu'ils le, soient rendus .\ mon litre *le roi des hommages sont dus: Que ton superbe front devant inui s'humilie.
EN os.
Viens donc fouler aux pieds celle lèle avilie; Si je n'avais, helas! que leurs jours h sauver, Je saurais avec eux mourir cl le braver.
M.MROD.
11 succombe... à genoux!...
ENOS
0 pleurs, tourments d'un père!
Il •nds-lcs-inoi , j'oluis...
NFMiion.
A genoux, It-nii-raire!
K.NOS
Ji; n'adore que Dieu !
NEMROn.
Fléchis (Icvanl le roi , Fléchis, on pour jamais...
ENOS
0 mon Dieu !
( Il tombe U ^cnoits la maiim lev<'ex au fiel, puis se tournant vert Memrod : )
llcnds-Ies moi.
MEVKOD.
F.4:ndez-hii ses enfants.
ARir.i..
0 mon |HTe!
MYSTERES
Ma nilc!
Ne pleure pas, c'est moi !... Malheureuse faïuiilel
ARIEL
Père, où donc allons-nous?
t.NOS.
Mourir!... Pauvre Aricl!...
NEMItOD.
Maintenant, écoulez rinierprète du ciel.
Enos, relève- loi! pen|>le, a genoux!... silence! Le prophète sacré qu'écouta voire enfance Va nous parler cncor.
ENOS
Tu le veux , j'y consens; Mais pour étendre .tu loin mes débiles accenis. Laisse-moi de ce pont gra\ir encor la pierre, El jure d'exaucer mon iini(|ne prière; Jure (pie jusqu'au bout lu m'entendras parler. Pour (pie ma voix au moins s'élève sans trembler.
NESIUOD.
Tu seras écouté, j'en jure par moi-même.
ENOS, montant sur le pont arec ses enfants dans ses bras :
Voici donc ma parole : Anallicme! anathème Sur toi , sur la couronne et sur tes vils llalteurs! Anatbème au tron|)eau (jui , las de ses pasteurs, A des loups dévorants livrant sa destinée. Engraissera pour eux sa mollesse cncliaiiu;e. Vous êtes à genoux , courbe/, vos fronts plus bas, El quand je vous maudis ne vous redresse/, pas. Pour mes derniers enfants quand j'implorais cet
[ homme, Que je n'ose appeler comnie l'enfer le nomme , (.ourbé, pour les reprendre à son pouvoir honteux. J'allais me relever pour nu»nrir avec eux ! Nemrod , tu crois trop lot savourer le parjure Dans le sanglot des c(enrs (pie ta rage torture! PoiuHinoi donc es-tu pâle? On dirait (|iie c'est toi Q-.n vas subir mon sort cl (|iieje suis ton roi! (lest qu'il est dans la mort une majesté sainte Qui sur les cœurs pervers l.iit descendre la crainte; (l'est (pie j** \ais l'attendre au delà de ces bords , Où sous la main de Dieu s'inclinent tous les morts. .Vdieii! la solitude attend tes funérailles, El le ver du trépas se promet r s entrailles.
NEMUOD.
Cardes, saisissez-les!...
ENOS
Bourreaux , n'avance/, pas!
Je puis vous échapper si vous faites un pas. Du Seigneur (pii nous voit redoute/ la jiislii'e, El laissez-moi linir mou dernier sacrilice. Enfants infortunes, pauvre couple innocent Que me laissa mon (ils loiil couverts de son sang, !'iiis(pril n'est plus pour vous d'asile ipie la tombe. Sur l'infâme oppresseur que votre sang retombe. ( // einb)asse ses enl'nnts.)