SCENE H
Ada. , Nemrod.
iNemrod descend leniement r escalier et vient contempler Ada endormie,)
NEMROD
FUe dort , et c'est moi que le chagrin tourmente ; tlapiive en ses gTa«deurs, mon àme se lamente, 3"ai peur que mon palais ne m'ent^de gémir. Et dans ce noir cachot cette enfant peut dormir. Siiis-je denc en effet le niailre de la terre , Moi qui veux à mes pieds asservir le tonnerre , El (jui viens, le cœur triste et la pâleur au front , Dans le fond d'un tombeau recevoir cet affront ? Elle dort ! et j'attends, moi son juge et son maître. Le réveil d'une esclave et son mépns peut-èlre! Quel est dune ce pouvoir qu'ils nomment la vertu? l'ar les pleurs de Zelpha mon cœur est abattu : Pourquoi l'ai-je exposée au mépris d'un barbare Qui par le même orgneil faimait et s'en sépare ? Jlélas ? de mon bonheur l'astre s'est obscurci , Nemrod rival de Dieu ! Que viens-tu faire ici ? K->-tu roi inaintf;nant, pour la nuit qui l'écouic Avouera ton cœur l'affreux tourment du doute? Non, je ne doute pas, je suis roL, je suis Dieul En vain mon diadème est un cercle de feu ! i'.it front qu'il a ridé sous son poids se relève , Va malheur à qui peut Fu'insulter... même en rèveî Captive, éveille-toi ? jeune fille, enleDds-Ui ?
iDx rêvant. Mon père !.,.. je suis digne encor Je ta vertu.
>F:Mr'.oi*.
Ton père n'est plus là, c'est Ujn roi qui t'appolie.
ADA
Ah ! de l'afFreux Nemrod j'entends la voix crmlle. Que vient-il m'annori/^;r ? qu'a-t-on fait d'Ariel / Enos et lui déjà m'attenJeiU-iJs an ciel ! Vais-jc mourir comme eux?
SF.MBOD.
Je viens jKjur le les rendre , Si lu veux m'obeir et si lu veux m'rnli iidre ; Enfant, lai-,s<; parler ce vieillard oïlicux ; ïoi, pleine d'avenir, sarrifie a nuri dieux. itapp4;llf: a son devrùr ton infortuné freie , tl |M)urj)rix irun efloit je t.au>efai ton père.
ADA
.Mon Uif-M, faiv4iiot mourir di^ne de mes parents ïil prexrrve nous tous du liienlaii des tyr.ins ! îviuw;-nou» du salut que Nemrod n<Mis prépare !
>KMttori.
Ainsi lu veux forr/r ma main d'être barLire ! l apporte U; par<l«n |»<»ur le voir me braver...
ADA
fV-s pardons' (oi rniel. où |M-Mx-tu les trouver' Wieu fn^.m>: n'en a plusp/Hir balancer le» crime».
NKIROD.
Kl M je lui n-ndai» son riili« et ses victime» ?
ADA
W le san;; peut payer pour le sang innocent , >•• iirml, fi, sacrifiée il faudrait tout Ion s.ing. > J, Dieu n'a pas l>eM)in de t'^ honneurs func.ki.
MYSTERES rJÔ'
M MUOU.
De ses adorateurs je puis sauvcT lé3 restes.
ADA
Peux-tu rendre la vie à ceux qui ne sont plus? Mais je n'écoule pas les discours superllus , Va- l'en.
NEMROD
Je puis du moins rendre la mort affreuse : Oseras-tu braver la torture hideuse ?
ADA
Tes bourreaux malgré toi me donneront la mort , Et je succomberai soas leur premier effoft.
NEMROD
Faut-il qu'à mes bieiifaits ton «rgweil s'endurcisse ?
ADA
Le bienfait que j'attends de toi, c'est le supplice.
NEMROD
Tl n'auras pas Icaigleimps à Vimidorer encor.
ADA
Mon àme vers lecielpread déjà swi essor.
NESOIOD.
De ton corps déchiré les tourments vont l'abattre.
ADA
Pour remporter le prix, je sais qu'il faut conibatlre. .
NEWROU.
Et lu crois, faiUe enfant, pouvoir me résister?