AI1II.I
Ma sœur Ada?
ADA
Qu'entends-je ?
Est-ce un rôve trompeur on la voix d'un bon ange?
AHin,, torlant des ritiiws à droite.
Cesl ton frire, c'est n»oi. h- le vois donc «ntin !
ADA
Ciel!
AIUII .
De cet murs affreux qu'interrogeait ma maia J'ai deviné l'issue, et guidé par la plainte. J'ai ranifx; jusqu'à loi.
AliA.
.Mou frérc 1
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AHIKL.
Sois snns onvinle :
An nirtindrc bniil do pas que jVnlcinls s'.ipprochtr , Derriori' ces di-hris ji; saurai ino radit'i . Pans la prison voisine Enos esl Ih qui veille , Va doil de toute approche avertir mon oro.lle. Oh ! combien ses discours ont éclaire mon cœur 1 Par son enthousiasme il calmait ma doideur , Onand de nmn triste amour l'imporlune mémoire Du Dieu qu'on m'a rendu balançait la victoire. Mais les momenls sont chers ; t'coute, il me parlait D'un livre précieux pour lo(|ucl il trt,inl.lail ; 11 t'avait confié ce dépôt redouiablc , Lorsque, pour me chercher dans la ville coupable, Il te quitta naguère aux porles de Babel : ("/est le livre d'IIénoch, l'un des neveux d'Al-el, Dun testament si saint seul trésor du projjhète. Le destin dans ses fers l'afflige et l'inquiète , yu'en as-lu fait, ma sœur?
ADA
11 est en sùrelc.
ABIEL
Ce mol apaisera ta vive anxiété , ^ohle Enos. Maintenant, loi que Dieu m'a rendue , <",aFme aussi les chagrins de mon âme éperdue ; Combats un souvenir dans mon cœur trop charme ; Mais toi, peut-être , helas! tu n'as jamais aimé.
ADA
Je n'ai jamais aime que le ciel cl mon père.
ARIEL
Ah ! lu ne peux savoir ce que je souffre !
ADA
Espère, Le ciel rendra sa force à tes humbles regrets ; Moi je suis faible aussi... j'avais peur... je pleurais ; Je sens en le voyant mon courage renaître.
AniEi,.
On ouvre cette porte....
ADA
Ah ! les bourreaux peul-êlrc !
Mon frère , à mon secours!... Non, fuis!...
AniEL.
Viens dans mes bras.
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Fuis, ( 'est pour moi qu'on vient : l'on ne le cherche pas; Retourne près d'Enos; répoiuls-iui du sainl livre. Ton sexe est le plus fort, c'est à loi de survivre. N'irrilons pas en vain la fureur des lyrans ; DérolKî les douleurs à mes yeux expirants. On entre, cache-loi du moins!...
ARIF.L
Grand Dieu ! c'est elle !
Oh ! soutiens maintenant ma verlu qui chmcdle ! Je braverais la mort, ce>t Zelpha (jne je crains ; rouniuoi me poursuit-elle au fond des souterrains ? Oh ! non, je ne pourrais soutenir sa présence !... M.iis sans <^tre aperçu l'admirer en silence , linlendre de sa voix la plaintive douceur , Me défends-»u, mon Dieu, ce douloureux bonheur ? (// u cache.)