SCÈNE V
Les précédents, Enos.
(Enos entre pur où Ariel est entré.)
ENOS
Tu lardes bien, mon fils: oh !.. vers vous c'est à peine Que ma lente vieillesse avec effort se iraine ; .Mais j'ai voulu moi-même aussi la voir cncor , Mes enfimls ! .Von .Vda, qu'as-lu fais du In-sor ? <'.'esl moi, ne craignez rien, sous C(^ pierres niuelles J'ai fait ranq»er vers vous mes doideurs inquiètes. Mais que vois-je? est-ce un rêve, une erreur t!e uicsi
[sens''
La fille de Nemrod aux bras de mes enfants !
ZELPHA.
Nemrod veut désormais que .sa fille périsse , Puisqu'il a condamné mon époux an supplice.
ARIEL
Père, elle esl exilée cl veul nous suivre au ciel.
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Elle abjure ses dieux pour le Dieu dAricl.
ARII L
Pour ne p'us la quilier j'allais servir un mai'.re ; A Iborrille llaal j'avais pu me souiiieitrc: «■/él.iit plus (pie mourir ; je ne m'étonne pas Quelle ose par amour affronter le trépas.
ENOS
Jeune fille, vos mains sont bien lendres encore Pour porter les liens dont im marlyr slioiicic,
S'ô HÏSIKRES
El souc l:ii:t ('."oiT.cmcnls comment le fer jaloux Trouvera-l-il jamais la place de ses coups ?
ZF.LPHA.
rii bien! pour essayer mes mains encor peu sûres, J ' briserai les iiaîiids de ces \aiiie5 pjrures ; bi je ne puis alors les perler comme vous , Je traînerai n.cs fers en rampiint à genoux , Tourvu que Mesiaim d'un regard m'eiicouvagc.
ESOS.
10 crois à voire amo^r, mais j'ai !)eur de votre âire.
ZKI.PilA.
Voire Dieu n'est-il pas lout-puissant ?
EXOS.
A ses lois Voulez-vous VOU6 soinneare? y croy«ï-vous?
ZEM'HA.
J'y crois !
<; est le Dieu d'Ariel.
E.NOS
Oh ! pour toucher celle âme , Que n'ai-je ici le livre écrit en trails de flamme '! i'.ur Dieu nous a parlé, ma fille, et ses discours Sf.iil gravés sur l'airain pour demeurer toujours. l.a lu le verrais bien, mourir po\ir lui c'est vivre ; tiar lui... ma chère Ada, qu'aft-tu fait du saint livre?