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Celui qui l'a juge n'esl-il pas votre père?
ZELPHA.
Oh ! pitié, jeune fille, et parlons de Ion frère : Que me font de Nemrod le litre et le courroux ? Mon père, nion ami, mou Dieu, c'est mon époux ! Oh ! si tu comprenais les douleurs d'une amante , Tu prendrais en [titié l'horreur qui me lourn\enle. Sœur d'.\riel, pourquoi détournes-tu les yeux ? Ai-je donc pu choisir ma pairie et mes dieux ? .Mais lui, je l'ai choisi, mon bonheur, mon beau sonf;e, Mon amour seul est vrai ; le reste est un mensonge ; El pour ce Irisle amour j'oublie en ce moment Mon père, mes gran !eurs. mes trésors, mou serment. Oh ! laisse-moi baiser tes chaînes tjue j'envie , Car les dieux de mon père ont tant flétri ma vie , Et m'ont fait près du trône un destin si cruel , Que je veux dans les fers croire au Dieu d'Ariel : Jusqu'à la porte sombre échappée. en silence , J'ai de les gardiens payé la complaisance ; Ceux de mon Ariel, plus nombreux et plus durs , N'offraient nulle espérance à mes elTorls peu sCirs ; Mais on dit qu'en ces lieux une ruine antique Avec son noir séjour dans l'ombre communique. An\ la retenant.
Voulez-vous l'amollir par un coiq>able feu , Et le rendre infidèle a son père, à son Dieu !
ZELPHA.
Je connais Mesraïm, e! jamais, je le jtn*c , Jamais un àche amour ne le rendra parjure. Mais ])uisqu'd veut mourir, joyeuse en tréi;iissanl , Pour le conlondre au sien j"ap|>or!e loul mon sang. Laisse-moi l'appeler, il saura me comprendre. Mesraïm !... Ariel!... dieux !...
ARIEL, se jetant dans ses bras.
Il vient de l'entendre !
Oui, de Ion saint amour j'accepte la grandeur , Ada ! viens embrasser mon épouse cl la sœur?